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Les conditions météo s’amélioreront graduellement jusqu’à mercredi matin

MONTRÉAL — Les conditions routières en raison du «cocktail météo» continuaient d’être difficiles mardi soir un peu partout au Québec, mais devaient s’améliorer graduellement au cours de la nuit. Mercredi matin, des routes pourraient bien sûr être encore partiellement glacées. Les précipitations auront cessé dans la grande majorité des régions, mais des vents de l’ouest — jusqu’à 70 kilomètres/heure dans certains secteurs — risquent de causer de la poudrerie avec la neige au sol, a prévenu mardi en fin d’après-midi Jean-Philippe Bégin, météorologue à Environnement Canada. Mardi soir, il était surtout question de pluie verglaçante intermittente sur le sud du Québec, incluant Montréal, et pour les secteurs près du fleuve, soit de Montréal à Trois-Rivières. Au cours de la nuit, la pluie verglaçante se changera en neige à nouveau, «sans accumulation significative», a indiqué M. Bégin. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord et dans toute la Gaspésie, la neige modérée à forte et la poudrerie continuaient de sévir, mardi soir, et la visibilité était nulle dans certains secteurs. «Cela doit se changer en pluie verglaçante et en pluie vers le sud, Gaspé et la baie des Chaleurs, et en neige teintée de grésil plus au nord», a affirmé le météorologue à Environnement Canada. «La pluie pour le sud du Québec va se changer en pluie verglaçante, puis en neige en fin de soirée. On parle de poudrerie, on parle de visibilité réduite en soirée jusqu’à demain (mercredi). Reporter les déplacements qui ne sont pas essentiels ce soir serait une bonne idée», a indiqué pour sa part Caroline Marquis, porte-parole du ministère des Transports du Québec, mardi en fin d’après-midi. Mme Marquis a indiqué qu’il y avait eu beaucoup de sorties de route, particulièrement sur l’autoroute 15 en direction nord, sur l’autoroute 30, et sur l’autoroute 10 en approchant de la 30. Sur l’autoroute 15 dans le secteur de Mirabel, vers 18h30, un homme a perdu la vie alors que la camionnette dans laquelle il se trouvait, côté passager, est entrée en collision avec une structure de signalisation qui enjambe l’autoroute. Le conducteur de la camionnette a perdu la maîtrise du véhicule notamment en raison des conditions routières difficiles, a précisé Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Les intempéries causaient aussi d’importantes interruptions des services d’électricité dans certains secteurs. À minuit mercredi, plus de 64 000 clients étaient sans électricité, la majorité étant en Montérégie, en Outaouais et sur l’île de Montréal. Mercredi, la tendance sera au dégagement côté météo. «Ce qui va retenir l’attention demain (mercredi), ce sont les vents modérés du secteur ouest qui vont causer un facteur de refroidissement éolien non négligeable», a souligné M. Bégin. Mardi avant l’aube, cinq commissions scolaires de l’île de Montréal avaient annoncé que toutes leurs activités seraient suspendues pour la journée en raison des mauvaises conditions climatiques. La pluie verglaçante qui tombait depuis lundi soir dans le sud-ouest et le centre du Québec avait rendu les chaussées et les trottoirs glissants dans la région métropolitaine. Les élèves touchés fréquentaient les écoles primaires et secondaires de langue française de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, et celles de langue anglaise de la Commission scolaire English-Montreal et de la Commission scolaire Lester-B.-Pearson. En plus des établissements scolaires, les services de garde, les garderies et les bureaux administratifs étaient fermés mardi pour les élèves et le personnel. Tous les cours en formation professionnelle et à l’éducation des adultes avaient aussi été annulés.

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Transport scolaire: des syndiqués à la CSN rejettent les offres patronales

MONTRÉAL — Dans le secteur du transport scolaire, des travailleurs syndiqués à la CSN ont rejeté mardi soir les offres patronales et ont reconduit un mandat de grève. Lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN (STTT-CSN) ont rejeté les plus récentes offres patronales à 98 pour cent et ont reconduit leur mandat de grève, a indiqué le syndicat par communiqué. Ce mandat pourrait être mis en œuvre les 30 et 31 janvier prochains si aucune entente ne survient entre les parties d’ici là, a-t-on affirmé. Le syndicat a soutenu que de «trop maigres avancées» avaient été réalisées, et que les résultats obtenus mardi soir réaffirmaient «un refus catégorique de laisser l’employeur imposer des conditions salariales qui appauvrissent» les membres. Carole Laplante, présidente du STTT-CSN, a fait valoir que «les patrons étasuniens de First Student, qui possèdent Transco, n’ont pas du tout l’intention d’améliorer (les) conditions de travail». Selon le syndicat, l’employeur propose un gel des salaires pour les deux premières années. Le 30 octobre, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation. Le conflit de travail pourrait toucher près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires, a soutenu le syndicat. «La lutte du STTT-CSN représente bien la problématique vécue dans le domaine du transport scolaire où nous retrouvons un grand nombre de bas salariés qui touchent un revenu annuel sous les 20 000 $ et une rémunération hebdomadaire de moins de 500 $. (…) Le gouvernement du Québec doit régler cette injustice salariale qui existe dans notre secteur depuis trop longtemps», a soutenu Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

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Un père et sa fille retrouvés sans vie après un accident de VTT en C.-B.

CAMPBELL RIVER, C.-B. — Les corps d’un père et de sa fille ont été retrouvés sans vie, à la suite d’un accident de VTT. Le duo avait tenté sans succès de franchir un ruisseau sur l’île de Vancouver. Une opération de sauvetage avait été mise en branle pour retrouver les deux victimes. Selon Paul Berry, membre de l’équipe de sauvetage de Comox Valley, une troisième victime adolescente prenait aussi place sur le VTT tombé dans le secteur Woods Creek, près de Campbell River, dimanche. Des résidants du secteur, alertés par des cris, ont toutefois pu porter secours à la troisième victime et la sortir des eaux pour l’amener en sécurité. Le corps de la jeune fille adolescente a été découvert en soirée dimanche, alors que celui du père a été repêché des eaux lundi matin à la reprise des recherches. Selon Paul Berry, le trio avait l’habitude de traverser le ruisseau à cet endroit, une manoeuvre plutôt facile dans des circonstances normales. Toutefois, la pluie et des chutes de neige la nuit précédente auraient fait augmenter le débit. Il a tenu à rappeler à toute personne qui s’aventure dans des endroits reculés de faire attention aux conditions météorologiques changeantes qui peuvent transformer une région familière en une zone dangereuse.

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Un homme perd la vie dans un accident sur l’autoroute 15 à Mirabel

MIRABEL, Qc — Un homme a perdu la vie dans un accident de la route survenu, mardi vers 18h30, sur l’autoroute 15 dans le secteur de Mirabel, dans les Laurentides. L’homme était assis du côté passager dans une camionnette qui est entrée en collision avec une «superstructure», a expliqué Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Il s’agit de la structure de signalisation qui enjambe l’autoroute. Le conducteur de la camionnette a perdu la maîtrise du véhicule notamment en raison des conditions routières difficiles, a précisé M. Tremblay. «Comme l’impact est survenu du côté passager, celui-ci n’a eu aucune chance et serait mort sur le coup», a déclaré le porte-parole. Quant au conducteur, il a été transporté dans un centre hospitalier de Saint-Jérôme pour des blessures mineures. L’autoroute 15 Sud était complètement fermée à la circulation entre les kilomètres 31 et 28.

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PTP: des munitions pour protéger la gestion de l’offre auprès des Américains?

MONTRÉAL — Les agriculteurs québécois estiment que la version amendée du Partenariat transpacifique fournit d’autres munitions aux négociateurs canadiens pour ne rien céder sur la question de la gestion de l’offre alors que se poursuit à Montréal la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). L’Union des producteurs agricoles (UPA) et les Producteurs de lait du Québec ont rappelé que ce sont les États-Unis qui avaient décidé l’an dernier de se retirer de cette entente commerciale, qui prévoyait des concessions dans le système canadien qui régit les productions de lait, d’oeufs et de volaille. «Dans sa stratégie, le Canada doit demeurer ferme et dire aux négociateurs américains « si vous voulez un accès un marché canadien, il se trouve à travers le PTP »», a expliqué le président de l’UPA, Marcel Groleau, mardi, au cours d’un entretien téléphonique. C’est en octobre dernier que les États-Unis ont réclamé la fin définitive du système de la gestion de l’offre d’ici les dix prochaines années dans le cadre de la modernisation de l’ALÉNA, une idée qui, selon Ottawa, est vouée à l’échec. De l’avis des deux associations, il n’est peut-être pas trop tard pour que les Américains puissent changer leur fusil d’épaule afin de rejoindre le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), dont la version amendée comprend le Canada et les dix autres membres du PTP — le Japon, le Mexique, l’Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Annoncée mardi, la nouvelle mouture accorde au Canada un accès élargi au gigantesque marché japonais. Avec le départ des États-Unis, le Japon devient le joueur central de cette alliance commerciale qui regroupe onze pays dans deux hémisphères, et qui comprend les deux voisins des Américains, mais pas la Chine. Cet accord commercial, qui pourrait être paraphé au début du mois de mars, fera en sorte que le Canada offrira un accès de 3,25 pour cent à son secteur laitier, 2,3 pour cent au marché des oeufs et 2,1 pour cent à celui du poulet. «Notre message, c’est que ce sont les Américains qui ont fait pression dans le PTP pour avoir accès à notre marché, a dit le porte-parole des Producteurs de lait du Québec, François Dumontier. Le Canada a fini par dire oui et les États-Unis se sont retirés. Il n’est pas question de payer une deuxième fois dans l’ALÉNA parce que les Américains se sont retirés du PTP l’an dernier.» M. Groleau a abondé dans le même sens, estimant que l’administration Trump avait tout simplement pris une «mauvaise décision» en tournant le dos au PTP, estimant qu’il était trop tard pour demander de nouvelles concessions ou l’abolition de la gestion de l’offre afin de moderniser l’ALÉNA. La semaine dernière, une coalition de producteurs avait dévoilé une étude commandée au cabinet PwC suggérant que de 58 000 à 80 000 emplois — dont 26 000 au Québec — seraient menacés chez les producteurs d’oeufs et de volaille au pays advenant la disparition de la gestion de l’offre. Ces chiffres s’ajoutent aux quelque 24 000 postes qui, selon une enquête commandée au Boston Consulting Group (BCG) par Agropur en 2015, seraient en jeu dans le secteur laitier. Satisfaction et inquiétudes Si certains peuvent être préoccupés par la version amendée du PTP, le président de l’UPA a souligné que l’accord marquait des avancées pour les producteurs de porc, de boeuf et de sirop d’érable, notamment. Le Japon constitue le deuxième marché en importance des producteurs de porc du Québec. «On ne se réjouit jamais des brèches dans la gestion de l’offre, mais plusieurs de nos membres vont avoir accès à de nouveaux marchés», a-t-il dit. L’inquiétude était plus palpable du côté des producteurs laitiers, qui estiment que plus de 80 pour cent des impacts financiers de la nouvelle mouture du PTP risquent de se concrétiser même si les États-Unis ne sont plus dans le portrait. M. Dumontier a signalé que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, deux importants producteurs de lait, risquent d’avoir les yeux tournés sur le marché canadien pour des produits comme le beurre et le fromage. «Nous avons écopé dans l’accord de libre-échange avec l’Union européenne et c’est encore le cas cette fois-ci, a-t-il dit. Nous ne sommes pas contre les traités commerciaux, mais pour notre secteur, il n’y a pas d’ouvertures supplémentaires.» Les Éleveurs de volailles du Québec se sont dits fortement déçus que les «concessions» faites par le gouvernement canadien dans le cadre du du PTPGP à 11 pays pour le secteur de la volaille n’aient pas été «ajustées afin de refléter le retrait des États-Unis de l’accord original». L’organisation a souligné que les États-Unis étaient le seul pays à demander des accès supplémentaires pour la volaille pendant les négociations initiales du PTP. «Cet accès supplémentaire de 2,1 pour cent des marchés est majeur pour la filière avicole québécoise. C’est maintenant l’équivalent de plus de 10 pour cent de la production canadienne qui sera importée», a affirmé par communiqué, mardi soir, le président des Éleveurs de volailles du Québec, Pierre-Luc Leblanc. M. Leblanc a affirmé que les producteurs de volailles déploraient cette brèche supplémentaire à «un juste équilibre entre l’utilisation de nos ressources et les besoins des consommateurs». «Le gouvernement canadien ne doit plus concéder nos parts de marché, notamment dans le cadre de l’ALÉNA, sans mettre en péril la stabilité du système actuel et ainsi nuire à nos entreprises et à l’économie d’ici», a soutenu le président des Éleveurs de volailles du Québec.

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L’agence des transports de Toronto visée par des pirates de la Corée du Nord

TORONTO — Metrolinx, l’agence des transports de la région de Toronto, affirme avoir été la cible d’une cyberattaque de pirates informatiques en provenance de la Corée du Nord. La porte-parole de Metrolinx, Anne Marie Aikins, assure que les données personnelles des clients de l’agence gouvernementale ontarienne n’ont pas été compromises. Les pirates informatiques n’auraient pas non plus été en mesure d’atteindre les systèmes d’opération qui gèrent le trafic des trains et des autobus. Pour des raisons de sécurité, Mme Aikins soutient qu’elle ne peut pas dévoiler à quel moment l’attaque a eu lieu, ni l’objectif visé par les pirates informatiques. Anne Marie Aikins reconnaît tout de même que les événements se sont produits récemment. La porte-parole de Metrolinx insiste pour dire que «l’incident est clos», tout en affirmant que les autorités poursuivent leur enquête. La Corée du Nord a été montrée du doigt relativement à de nombreuses cyberattaques récentes à travers le monde. Les autorités américaines ont tenu responsable la Corée du Nord pour les ravages du rançongiciel «WannaCry». Le virus a infecté des centaines de milliers d’ordinateurs partout dans le monde en plus de paralyser une partie du système de santé britannique en mai dernier.

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Entente sur la culture: Couillard accueilli en grande pompe à la Cité interdite

PÉKIN, Chine — Un des poids lourds du gouvernement central chinois s’est engagé, mardi, à promouvoir les échanges culturels avec le Québec. Pour une toute première fois, le puissant ministre chinois de la Culture, Luo Shugang, a déroulé le tapis rouge pour un chef de gouvernement provincial, en accueillant le premier ministre Philippe Couillard dans les salons feutrés du palais Janfu, à l’intérieur des murs de la Cité interdite. Les deux hommes ont signé une entente de coopération culturelle en présence de fonctionnaires et d’interprètes dans le somptueux salon Jingyi, où le président américain Donald Trump avait lui-même été accueilli l’année dernière, lors d’une visite officielle en Chine. Sous les lustres et entourés d’oeuvres d’art chinoises, MM. Couillard et Shugang ont échangé sur la qualité de l’air à Pékin, qu’ils trouvent grandement améliorée, avant de s’offrir des cadeaux — une toile pour M. Couillard et un tableau fait de bois recyclé pour le ministre. «Les arbres sont importants chez nous», a fait savoir M. Couillard par la voix d’une interprète. «Notre entente de coopération est une graine qui un jour deviendra un arbre», a répondu M. Shugang, le sourire dans la voix, en promettant de se rendre un jour à Montréal. L’entente-cadre devrait favoriser le rayonnement de la culture québécoise en Chine et vice versa. Elle pourrait entre autres faciliter les déplacements de groupes tels que l’Orchestre symphonique de Montréal et les Grands Ballets canadiens en Chine, croit M. Couillard. Elle permet aussi des échanges entre musées, un rapprochement entre les différents festivals et une plus grande mobilité des artistes pour fins de perfectionnement. «Lorsque l’on vient ici sous le parapluie d’une entente signée avec le gouvernement central, ça a énormément de poids», a déclaré le premier ministre quelques minutes après la rencontre, en précisant que la Chine comprend très bien la nature de la fédération canadienne et la place qu’occupe le Québec. «(L’entente) ouvre maintenant une autoroute littéralement pour nos entreprises culturelles pour les prochaines années. Elles entrent par une porte qui est une porte que les autres gouvernements fédérés n’ont pas», s’est-il félicité. Cet entretien officiel très sélect s’est déroulé après que M. Couillard eut rencontré en privé le ministre chinois de la Science et de la technologie, Wan Gang. La rencontre en haut lieu s’est soldée par le renouvellement d’une entente pour les appels de projets de recherche conjoints, la Chine étant particulièrement intéressée par les travaux québécois en intelligence artificielle et en physique quantique. Le Québec est le partenaire de plus longue date du ministère de la Science et de la technologie de Chine, soit depuis 1995. Depuis 2007, la Chine et le Québec ont financé conjointement 17 projets de collaboration et d’innovation dans le domaine scientifique, pour un montant de 15 millions $. Par ailleurs, l’entreprise québécoise Cinco, qui se spécialise dans les technologies de réalité virtuelle et de réalité augmentée, a signé mardi une entente avec le géant chinois BeiAo, d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le président-directeur général de Cinco, Nicolas Marullo, a dit espérer pouvoir aider BeiAo à obtenir un important contrat lié aux Jeux olympiques de 2022 à Pékin. L’entreprise montréalaise, qui fait déjà affaire avec Ford et Sephora, cherche à offrir aux consommateurs une «expérience» publicitaire de très haut niveau. Lors de l’annonce, le premier ministre a enfilé un bandeau lui permettant en quelque sorte «d’entrer» dans le contenu. «Le consommateur veut vivre de meilleures expériences et il y a une énorme compétition pour un consommateur qui a tout vu, qui n’est plus intéressé à beaucoup de choses», a affirmé M. Marullo en entrevue, en ajoutant que son entreprise est l’une des seules au monde qui permet aux marques de forger des liens émotionnels avec leurs consommateurs. M. Couillard poursuit sa mission commerciale et culturelle en Chine, pour quatre jours. Il se rendra aussi à Hangzhou et Shanghai. Une délégation de 140 entreprises l’accompagne, en grande majorité composée d’intervenants du milieu de la culture et du divertissement.

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Le chef péquiste Jean-François Lisée ne craint pas un putsch de PKP

TROIS-RIVIÈRES, Qc — Le chef péquiste Jean-François Lisée est prêt à dérouler le tapis rouge pour Pierre Karl Péladeau et ne craint pas un putsch de sa part. Il réagissait mardi ainsi aux déclarations de son prédécesseur, grand patron de Québecor, qui n’a pas écarté un retour à la tête du Parti québécois. Au cours d’une émission de radio à Radio-Canada mardi matin, M. Péladeau a déclaré qu’il était «en réserve de la République» et que sa fille l’avait incité à retourner en politique. En point de presse à Trois-Rivières plus tard, M. Lisée a dit que la venue de PKP dans son équipe de candidats était souhaitable, en vue des élections générales d’octobre. «La porte est grande ouverte», a-t-il dit dans le hall du quotidien Le Nouvelliste. «Le chef et les militants seraient très heureux. (…) Pour moi, c’est souhaitable, ensuite, c’est à lui de voir.» M. Lisée a dit avoir toutes sortes d’échanges avec le magnat de la presse et que l’un et l’autre s’envoient des signaux, mais a ajouté qu’il essaie de «ne pas lui mettre de pression». Lui trouver une circonscription ne serait «pas un problème», a précisé également le chef péquiste. La sortie de Pierre Karl Péladeau intervient au moment où la formation souverainiste est au plus bas selon ce que suggèrent les derniers sondages, sous les 20 pour cent, tandis que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral sont au coude-à-coude en cette année électorale. M. Lisée a été élu chef du PQ au terme d’une course à la direction en octobre 2016, après la démission en mai de M. Péladeau pour des raisons familiales. Un putsch? Le chef péquiste a laissé entendre qu’il ne craignait pas qu’on le pousse vers la sortie pour réinstaller M. Péladeau à la tête de la formation. Quand des journalistes lui ont dit que des élus péquistes souhaitaient ravoir M. Péladeau comme chef, M. Lisée a demandé: «Avez-vous des noms?» Il a minimisé le risque de voir son autorité sapée et d’être supplanté par le baron de la presse. «Il n’y a pas un chef du Parti québécois qui ne souhaite pas s’entourer de personnes fortes. Moi, je ne serai pas là pour trois mandats.» Au cours de l’entrevue à l’émission «Médium large», M. Péladeau a souligné que «le Parti québécois a actuellement un chef, et c’est Jean-François Lisée et moi j’ai toujours été attentif à la collégialité». «Je laisse le soin à mes anciens collègues pour lesquels j’ai énormément d’estime de faire le travail politique sur le terrain et le travail parlementaire qui l’accompagne», a-t-il indiqué. Problèmes éthiques Jean-François Lisée estime par ailleurs que les problèmes éthiques soulevés notamment par le précédent jurisconsulte de l’Assemblée nationale sont réglés et sont chose du passé, puisque M. Péladeau avait déjà manifesté le souhait d’aller plus loin pour éviter les critiques. Quand il était à la tête du PQ, le patron de Québecor n’avait pas confié ses actions dans son empire à une véritable fiducie sans droit de regard, puisqu’il refusait que le fiduciaire puisse décider de vendre ses actions. Le jurisconsulte Claude Bisson estimait qu’un élu s’exposait à un conflit d’intérêts s’il interdisait au fiduciaire la vente de ses actifs. Caucus Rappelons que le PQ tient un caucus présessionnel de ses députés d’une durée de deux jours à compter de mercredi à Shawinigan. Il revêt une importance particulière à la suite du départ annoncé la semaine dernière de trois de ses poids lourds, soit Alexandre Cloutier, Agnès Maltais et Nicole Léger. D’autres élus ont aussi fait savoir qu’ils étaient en réflexion, notamment Nicolas Marceau.

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Le N.-B. propose des congés pour les victimes de violence conjugale

FREDERICTON — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick souhaite modifier la Loi sur les normes d’emploi afin d’autoriser les congés pour violence familiale ou violence entre partenaires intimes. Les libéraux de Brian Gallant veulent aussi offrir la sécurité d’emploi aux aidants naturels qui devraient quitter temporairement leur travail pour s’occuper d’un proche malade. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Croissance démographique, Gilles LePage, a expliqué mardi que les mesures visant les victimes de violence conjugale s’harmonisent avec ce qui se fait déjà au Manitoba, en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan. La Loi sur les normes d’emploi permettrait maintenant à une victime de violence conjugale d’obtenir des congés pour être soignée, pour consulter les services sociaux et les services juridiques, ou encore pour trouver un nouveau logement. Le président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Nouveau-Brunswick, Patrick Colford, s’est réjoui de cette initiative. Le gouvernement consultera les intervenants au cours des prochaines semaines afin d’obtenir leurs commentaires et leurs recommandations quant aux modifications proposées à la loi. «Il est essentiel que les dispositions législatives sur les normes d’emploi du Nouveau-Brunswick soient constamment modernisées afin de maintenir un marché du travail concurrentiel et de répondre aux besoins des employeurs et des employés», a estimé le ministre LePage.