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Pour leur anniversaire, les soeurs Dionne souhaitent le financement de leur musée

SAINT-BRUNO-DE-MONTARVILLE, Qc — Alors qu’elles s’apprêtent à souffler leurs 83 bougies dimanche, Cécile et Annette Dionne ont seulement deux voeux d’anniversaire. Les dernières survivantes des quintuplées Dionne souhaitent que les divers ordres de gouvernement s’assurent que leur lieu de naissance, à North Bay, en Ontario, bénéficie d’une source de financement constante après son déménagement imminent. Dans une rare entrevue, les soeurs identiques ont également signalé qu’elles aimeraient que le Canada en fasse plus pour prévenir la maltraitance d’enfants. Nées le 28 mai 1934, à proximité du village ontarien de Corbeil, les soeurs Dionne sont devenues les premières quintuplées canadiennes à survivre plus de quelques jours. Le gouvernement de l’Ontario les a enlevées à leurs parents pour les placer dans un hôpital spécialisé où elles ont passé les neuf premières années de leur vie comme attraction touristique, gonflant ainsi le trésor provincial de 500 millions $. En raison de leur propre expérience d’exploitation, elles demandent à Ottawa d’en faire plus pour les enfants à travers le pays. «(Dans notre cas), il y a eu des grosses lacunes, des abus», a lancé Annette. En entrevue avec La Presse canadienne, Cécile a ajouté que pour leur anniversaire, sa soeur et elle souhaitent que les autorités prennent le temps de prendre soin des enfants et de se montrer à leur écoute. «C’est ce qui nous a manqué», a-t-elle poursuivi. Les dernières des quintuplées continuent d’attirer l’intérêt du public. Carlo Tarini, un militant et expert en communications qui travaille avec elles, affirme que des lettres leur sont adressées aujourd’hui encore. L’an dernier, après qu’un de ses fils l’eut privée de sa part du dédommagement financier que leur verse le gouvernement ontarien, Cécile Dionne, sans-le-sou, a de nouveau fait la manchette. Des gens lui ont même fait parvenir des chèques, indique M. Tarini. Les soeurs demeurent proches, se tournant souvent l’une vers l’autre lors d’une conversation pour se demander «qu’en penses-tu, p’tite soeur?». Bien qu’elles se voient rarement en personne, elles se parlent au téléphone plusieurs fois par jour. «Je réalise que quand je commence à m’ennuyer un petit peu, je prends le téléphone», explique Annette. «On vit au jour le jour, on essaie de prendre bien soin de soi et faire le nécessaire pour réussir tout ce qu’on veut accomplir», a-t-elle ajouté. Les soeurs, qui évitent normalement les médias, vivent séparément dans le Grand Montréal. Elles se sont à nouveau retrouvées sous les projecteurs cette année en raison de l’avenir incertain de leur maison natale devenue musée. En avril, le conseil municipal de North Bay a décidé de déplacer la cabane de bois rond où les quintuplées ont vu le jour vers un emplacement riverain, quelques kilomètres plus loin. Les deux soeurs exhortent les autorités à assurer une source de financement constante pour le bâtiment après son déménagement. Pour ce faire, Annette et Cécile Dionne interpellent directement la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly. Elles soulèvent la question du financement après que le musée eut mis la clé sous la porte en 2015, faute de fonds municipaux — mais aussi en raison d’un faible intérêt du public. Elles font valoir que le bâtiment relève de l’histoire canadienne et mérite d’être reconnu en conséquence — une «obligation morale», ont-elles insisté dans une lettre à l’intention de législateurs locaux. Or, les gouvernements ontarien et canadien signalent n’avoir reçu aucune demande formelle de financement. «Nous discutons avec la Ville de North Bay», a déclaré le porte-parole de la ministre Joly, Pierre-Olivier Hébert. Le président des Amis du Musée des quintuplées Dionne, Jeff Fournier, affirme que l’enjeu du financement à long terme constituera une priorité une fois le déménagement terminé, au mois de juin. «Nous croyons qu’il s’agit d’un site historique national, le bâtiment en soi renferme beaucoup d’histoire pertinente — pas juste pour North Bay et l’Ontario, mais pour le Canada en entier, soutient M. Fournier. Donc nous ne voyons pas pourquoi les gouvernements provinciaux et fédéraux n’embarqueraient pas.» Jeff Costen, porte-parole de la ministre ontarienne du Tourisme, Eleanor McMahon, rapporte que la province reconnaît le rôle important qu’ont joué les quintuplées dans l’histoire de North Bay et de l’Ontario francophone. Par courriel, il a signalé que le ministère suit le dossier et est prêt à venir apporter son soutien, ajoutant que le gouvernement fédéral pourrait aussi prêter main-forte. «Dans le cas présent, nous savons que la ministre Joly s’implique dans le dossier et a exprimé sa volonté de collaborer avec la Ville de North Bay et avec les autres acteurs concernés pour soutenir la préservation continue des collections du musée», a déclaré M. Costen.

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Les Beaucerons disent préférer Maxime Bernier à son parti

SAINT-GEORGES-DE-BEAUCE, Qc — En Beauce, région vallonnée riche en entrepreneurs et en camions «pick-up», les électeurs disent voter pour le candidat, et non le parti politique. Depuis 2006, l’agrégat de villages au long de la rivière Chaudière est représenté sur la scène fédérale par le conservateur Maxime Bernier, largement pressenti comme meneur dans la course à la direction du parti, qui aboutira samedi. Dans sa ville natale de Saint-Georges, métropole de 30 000 habitants et coeur entrepreneurial de la région, l’homme d’affaires et amateur d’art Marcel Drouin soutient que les gens de la place aiment «Maxime» plutôt que les conservateurs. «Ce n’est pas la voiture, c’est le cheval qui la tire que l’on appuie, a-t-il exposé. La région n’est pas excessivement conservatrice. Demain matin, si un cheval libéral aussi bon que Maxime arrive, on vote pour lui.» Bien que les Beaucerons ne semblent pas conservateurs dans l’âme, il n’est pas étonnant que le candidat favori — et peut-être même le plus libertarien de la course — soit issu de leur coin de pays, qui s’étire du sud de la ville de Québec jusqu’à la frontière avec le Maine. Les Beaucerons se décrivent comme férocement indépendants. D’ailleurs, ils n’hésitent pas à souligner qu’ils ne sollicitent jamais l’aide du gouvernement et qu’ils croient en l’entrepreneuriat et la solidarité. «Les Beaucerons sont habitués à ne pas demander», soutient Marcel Drouin, qui préside le comité organisateur d’un festival local parrainé par l’Organisation internationale de la Francophonie. «Ils sont très entrepreneurs, très créatifs aussi», a-t-il poursuivi, ajoutant que son festival de sculpture se donne notamment pour mission de stimuler l’entrepreneuriat. À 25 kilomètres au sud de Saint-Georges, au-delà de vastes étendues verdoyantes parsemées de milliers de pissenlits chatoyant sous l’éclat du soleil, Fabien Roy détient une érablière avec quelque 8000 entailles. L’agriculteur a de bons mots pour Maxime Bernier, avec qui il avait fréquenté l’école, malgré le fait qu’une de ses promesses électorales consiste en l’abolition du «cartel» du sirop d’érable. La production de sirop d’érable au Québec est soumise à un système de quotas sous l’égide d’une fédération de producteurs qui en fixe également le prix. M. Roy dit aimer le système actuel pusiqu’il lui garantit un prix pour son sirop — mais il aime également Maxime Bernier. «Peu importe les défauts qu’il a, il fait ce qu’il dit, ce que la plupart des politiciens ne font pas», a-t-il avancé. La campagne de Maxime Bernier repose sur une série de promesses pour le moins peu orthodoxes telles qu’abolir la taxe sur les gains en capital ou encore mettre fin à l’implication fédérale dans les réseaux de santé des provinces en leur accordant des points d’impôts. Il s’est aussi engagé à abolir la gestion de l’offre qui détermine les prix du lait, des oeufs et de la volaille en plus d’en protéger les producteurs face à la concurrence étrangère. Même si la Beauce regorge de fermiers, leur nombre ne fait pas le poids sur le plan politique, estime Fabien Roy. «Le pourcentage du vote des agriculteurs, c’est (relativement) très petit. Mais il y a combien de gens qui bénéficieraient de la baisse du prix du lait?», a soulevé l’acériculteur. Du côté de Saint-Georges, Jean-François Lambert prête main-forte à l’épicerie de sa fille, qui est également propriétaire du restaurant branché avoisinant. M. Lambert croit lui aussi que les Beaucerons appuient le candidat et non sa formation politique, mais il ne compte pas accorder son vote à Bernier. «Je crois qu’il n’est même pas ministrable, a-t-il lancé. Je pense que c’est plutôt un opportuniste.» Debout devant un étalage garni de bières artisanales québécoises, il a toutefois reconnu que M. Bernier «s’implique beaucoup en Beauce» et que sa famille est «honnête» et «travaille beaucoup pour le comté». Son père, Gilles Bernier, y avait été élu sous la bannière des progressistes-conservateurs en 1984 et en 1988, puis en tant que candidat indépendant en 1993. Jean-François Lambert croit également que les propositions de Maxime Bernier ne détonnent pas en Beauce. «C’est particulier (ici) parce qu’on a tout le temps été oubliés, a-t-il avancé. Il faut se retrousser les manches ensemble si on veut quelque chose. On ne s’est jamais fié aux gouvernements.» Sur la même rue se trouve Kelly Veilleux et sa boutique de vêtements —eux aussi pour la plupart québécois. L’entrepreneure qui a pignon sur rue depuis maintenant trois ans dit avoir invité Maxime Bernier à l’ouverture de sa boutique. «Il est venu, a-t-elle indiqué. Pour lui, c’est important, je pense, les ouvertures (de PME).» La jeune femme de 26 ans affirme qu’elle voterait sans doute pour lui s’il briguait le poste de premier ministre. Kelly Veilleux se dit fière d’être entrepreneure. «Ça donne une liberté, a-t-elle exposé. J’ai toujours voulu avoir (mon entreprise). Il faut être tenace.» Maxime Bernier affronte 12 autres candidats pour succéder à Stephen Harper. Les membres du Parti conservateur du Canada désigneront leur nouveau chef par un vote préférentiel dont les résultats seront divulgués samedi, dans le cadre d’un congrès à Toronto.

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Trans Mountain: Kinder Morgan annonce sa décision finale d’investissement

VANCOUVER — Le géant de l’énergie Kinder Morgan ira de l’avant avec le projet de 7,4 milliards $ Trans Moutain s’il obtient le financement escompté de son premier appel public à l’épargne (PAPE). Conjointement avec sa filiale canadienne, Kinder Morgan a fait l’annonce de cette décision d’investissement définitive, jeudi, précisant qu’elle est conditionnelle à la réussite du PAPE. Avec pour objectif d’amasser 1,75 milliard $, Kinder Morgan a offert 102,9 millions d’actions au coût individuel de 17 $. Ce premier appel public à l’épargne, qui doit se conclure le 31 mai, pourrait s’avérer l’un des plus importants de la Bourse de Toronto. Le porte-parole de Kinder Morgan, Dave Conover, affirme que l’entreprise est confiante d’atteindre sa cible. Ce PAPE survient dans un climat d’incertitude politique suscité par les élections provinciales de Colombie-Britannique. Les verts y détiennent depuis la balance du pouvoir et pourraient faire enliser le projet, qui a déjà obtenu le feu vert d’Ottawa. Les libéraux et les néo-démocrates poursuivent actuellement les pourparlers avec les verts, dont le chef, Andrew Weaver, avait déjà affirmé qu’il relève du devoir de sa formation politique de mettre frein au projet. Avant la tenue du scrutin, les libéraux au pouvoir avaient négocié une entente de partage des recettes sur 20 ans avec Kinder Morgan, d’une valeur de près de 1 milliard $. Selon M. Conover, un nouveau gouvernement devrait prendre «des mesures assez considérables pour rejeter ou passer outre» l’accord existant. Trans Mountain bénéficie de l’appui de la première ministre albertaine, Rachel Notley, qui soutient que les opposants au projet ne devraient pas tenir en otage l’économie d’une autre province. Le nouvel oléoduc acheminerait le pétrole albertain jusqu’à la côte de la Colombie-Britannique. Jeudi, le président de Kinder Morgan Canada, Ian Anderson, a déclaré par communiqué que les travaux d’expansion — qui tripleraient la capacité de l’oléoduc existant — pourront s’amorcer dès l’automne.

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Une saison des ouragans qui s’annonce animée

HALIFAX — Le Centre canadien de prévision des ouragans signale que les températures chaudes des eaux et la faiblesse, voire l’inexistence, du courant El Niño contribueront à une saison des ouragans qui s’annonce anormalement «animée». Le météorologue d’Environnement Canada Bob Robichaud relève que selon les statistiques publiées par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), entre 11 et 17 tempêtes nommées devraient survenir. De celles-ci, cinq à neuf pourraient devenir des ouragans et deux à quatre pourraient s’avérer de force majeure. M. Robichaud a ajouté qu’une moyenne de 35 à 40 pour cent des tempêtes qui se forment dans l’océan Atlantique atteignent la zone d’intervention du Centre canadien, établi par Halifax. Ainsi, quatre à six tempêtes pourraient frapper le Canada cette année. Or, une seule pourrait rendre cette saison particulièrement éprouvante et ce, «indépendemment du nombre de tempêtes». Ainsi, les Canadiens de l’Atlantique devraient se préparer au pire en préparant des trousses d’urgence et en mettant en place un plan familial, a indiqué le météorologue. Parmi les facteurs de l’intensification de cette saison des ouragans — qui s’étire officiellement du 1er juin à la fin novembre — figurent les températures élevées des eaux de l’Atlantique au cours des six dernières semaines. Le phénomène El Nino pourrait toujours survenir, a ajouté M. Robichaud, précisant toutefois que l’on ignore si les conditions nécessaires à son éclosion se réuniront à temps pour la période forte de la saison des ouragans, soit durant les mois d’août, de septembre et d’octobre. Un fort courant El Nino — qui réchauffe les eaux de l’Océan Pacifique — peut enrayer les ouragans qui se forment dans l’Atlantique. La région de l’Atlantique est dans une «période active» au chapitre des ouragans depuis 1995, toujours selon le météorologue, laquelle pourrait durer jusqu’à 30 ans.

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Construction: plusieurs manifs, une loi spéciale et l’Alliance prête à négocier

Pendant que des milliers de grévistes de la construction manifestaient dans plusieurs villes du Québec, jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a fait savoir qu’il donnait jusqu’à lundi matin aux parties pour s’entendre sur le renouvellement des conventions collectives, à défaut de quoi il enclenchera le processus d’adoption d’une loi spéciale. «J’ai demandé que le gouvernement prenne des dispositions pour être prêt à agir lundi», a affirmé le premier ministre lors d’un point de presse à Jérusalem, où il se trouve en mission, rappelant que le conflit engendre des pertes de 45 millions $ par jour pour l’économie québécoise. Et le porte-parole de l’Alliance syndicale, Michel Trépanier, a indiqué en milieu de journée, jeudi, être prêt à reprendre la négociation avec les parties patronales «dans les prochaines heures». Les 175 000 ouvriers de la construction du Québec en étaient à leur deuxième journée de grève générale illimitée jeudi dans tous les secteurs: résidentiel, génie civil et voirie, institutionnel, commercial et industriel. Des manifestations, organisées par l’Alliance syndicale, ont eu lieu à Montréal, Québec, Sherbrooke, Rimouski, Saguenay, Sept-Îles, Paspébiac et Cap-aux-Meules. À Montréal, ils étaient près de 3000 à se rassembler, puis à marcher pendant deux heures entre les différents bureaux des associations patronales, dans le nord-est de la ville. «Nos emplois, nos familles, c’est pas négociable et ça ne le sera jamais. Aujourd’hui, on est cinq centrales syndicales ici, on est des dizaines de métiers, mais on est un, on est l’industrie de la construction. Puis on est en train de dire: touchez pas à nos familles», a tonné au porte-voix Yves Ouellet, directeur général de la FTQ-Construction, au départ de la manifestation de Montréal. Cette négociation des quatre conventions collectives dans l’industrie de la construction a ceci de particulier qu’elle a pour thème central la conciliation travail-famille. Il est aussi question des salaires, bien sûr, mais les questions de flexibilité de la main-d’oeuvre, des heures supplémentaires et des horaires, sont centrales. La manifestation s’est déroulée sans anicroche, hormis les traditionnels autocollants appliqués dans les vitres des édifices et sur un véhicule d’un agent de sécurité. Aucun incident n’a été rapporté, même si les ouvriers sont demeurés une bonne demi-heure devant les bureaux de l’Association de la construction du Québec et même si c’est une fois sur place qu’ils ont appris que le premier ministre Couillard annonçait l’enclenchement du processus menant à une loi spéciale pour mettre fin à leur débrayage, pourtant légal. De son côté, le premier ministre Couillard n’a pas voulu préciser si l’Assemblée nationale pourrait être rappelée dès lundi pour déposer le projet de loi ou si le processus serait mis en branle lundi pour un dépôt en Chambre mardi. Le porte-parole de l’Alliance syndicale, Michel Trépanier, s’est dit désolé de voir la menace d’une loi spéciale se concrétiser. «On trouve ça tout le temps malheureux quand un gouvernement sort l’épée de Damoclès d’une loi spéciale.» Négos bientôt En fin d’après-midi, la ministre du Travail, Dominique Vien, annonçait par communiqué la nomination d’un conciliateur «pour aider les parties à s’entendre sur les clauses communes aux quatre secteurs de l’industrie de la construction». Plus tôt jeudi, les représentants de l’Alliance syndicale avaient rencontré la ministre Vien à Québec jusqu’à 12h15. «La ministre nous avait demandé de lui présenter un calendrier et un plan de match pour la négociation; c’est ce qu’on a fait», a rapporté M. Trépanier en entrevue. La ministre s’en serait montrée satisfaite; l’Alliance se dit maintenant prête pour «un retour aux tables dans les prochaines heures» avec les associations patronales. À l’Association de la construction du Québec, le représentant patronal, Éric Côté, a exprimé son souhait de voir les négociations reprendre au plus vite. «On a vu l’ultimatum du premier ministre. Je pense qu’on n’a pas le choix: il faut recommencer à négocier. Il nous reste quatre jours. Sinon ce n’est pas nous qui allons décider des conditions. Et ni les travailleurs ni les patrons ne seront contents de ce qu’il y aura dans une loi spéciale», a-t-il opiné. À l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le vice-président aux communications, François-William Simard, se dit aussi prêt à recommencer à négocier. «Le message du premier ministre a été très clair. Pour nous, le meilleur des scénarios, c’est d’en arriver à une entente négociée. Il nous reste quelques jours pour le faire. Chaque heure qui est perdue compte.» Dans le secteur résidentiel, les parties ne sont «pas très loin d’une entente», a rapporté M. Simard. Mais M. Trépanier, du côté syndical, a déjà répliqué que si c’était le cas, les ouvriers n’auraient pas déclenché leur grève mercredi matin.

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Les médecins spécialistes exigent le retrait du projet de loi 130

MONTRÉAL — La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) en a marre des réformes désordonnées du ministre de la Santé, Gaétan Barrette: elle exige le retrait du projet de loi 130 et envisage des recours judiciaires si rien n’est fait pour laisser aux médecins la marge de manoeuvre nécessaire à leur travail. Mais outre ce plus récent projet de loi, c’est le cumul de toutes les lois et directives du ministre qui mettent le feu aux poudres. Selon la présidente de la FMSQ, Diane Francoeur, les réformes de M. Barrette ces dernières années n’ont donné aucun résultat positif. Les médecins spécialistes disent vouloir lutter pour minimiser les dégâts de ces multiples changements, qui ont des effets négatifs sur les patients, selon eux. «Ce n’est que le début», a lancé Mme Francoeur. «Tant qu’il y aura des menaces du ministre de la Santé qui empêcheront les spécialistes de pratiquer la médecine adéquatement, nous allons poursuivre. Il y a 10 000 médecins spécialistes, si on a besoin de 10 000 poursuites, on va le faire», a-t-elle ajouté. Le projet de loi 130, déposé en décembre, va porter un grand coup à l’autonomie professionnelle des médecins, notamment en octroyant bon nombre de pouvoirs additionnels au ministre, fait-elle valoir. De plus, une directive ministérielle fait en sorte que le projet est appliqué comme s’il était déjà loi, a-t-elle dénoncé en point de presse à Montréal, jeudi. Mme Francoeur y voit «une violation potentielle des droits et privilèges des membres de l’Assemblée nationale du Québec». Dans le projet 130 intitulé «Loi modifiant certaines dispositions relatives à l’organisation clinique et à la gestion des établissements de santé et de services sociaux», le pouvoir est aussi donné aux directions des centres hospitaliers de punir les médecins dont la pratique ne répondra pas aux besoins de l’établissement et à son fonctionnement optimal au jour le jour. Il y a une concentration de pouvoirs incroyable et un interventionnisme notable du ministre, selon la présidente de la FMSQ. «La population doit réaliser que les décisions susceptibles d’affecter un patient dans son hôpital local sont prises à distance par le ministre ou un fonctionnaire, à Québec», ajoute Mme Francoeur. Les spécialistes plaident qu’ils doivent avoir la marge de manoeuvre nécessaire pour dispenser les soins selon les normes de pratique reconnues et avoir le pouvoir de dire non. Sinon, les patients en paient le prix, avance la Fédération. Par exemple, Mme Francoeur a expliqué que récemment, des médecins ont été félicités par les gestionnaires d’un hôpital pour avoir accepté d’hospitaliser des patients avec des diagnostics qui ne relevaient pas de leur spécialité. Par exemple, un cardiologue pouvait avoir admis un patient qui avait des problèmes relevant de la gastro-entérologie, a-t-elle illustré, soulignant que cela est loin d’être dans le meilleur intérêt du patient. D’autres directives ministérielles ont affecté la pratique médicale, par exemple le non-remplacement des médecins en congé de maternité ou de paternité et les demandes visant «à vider les urgences», pour que les statistiques soient plus reluisantes. Pour l’instant, la Fédération a envoyé trois mises en demeure, notamment au sous-ministre associé, Michel A. Bureau, et aux présidents des conseils d’administration ainsi qu’aux PDG des centres hospitaliers pour certaines décisions qu’elle juge illégales, outrepassant les pouvoirs du ministre. Notamment lorsque les administrateurs ont été informés qu’ils devaient gérer différemment certains cas, comme les remplacements et l’exercice en résidence, a expliqué le conseiller spécial retenu par la FMSQ, Lucien Bouchard. En ce qui concerne le projet de loi 130, Me Bouchard a indiqué qu’il fallait attendre de voir la suite des travaux à l’Assemblée nationale avant de décider si un recours judiciaire devrait être entrepris. Il a écorché au passage le ministre Barrette, soulignant qu’une réelle réforme doit répondre à un plan d’ensemble, alors qu’ici, tout a été fait «en pièces détachées». «Ce n’est pas une réforme, c’est la préparation du désastre!», a lancé M. Bouchard en point de presse. «C’est un ministre qui contrôle tout, il nomme tout le monde, il nomme les dirigeants, danger d’intimidation, manifestement d’intimidation, de représailles possibles, les dirigeants locaux n’ont plus aucune espèce de liberté, d’autonomie, pour dire: ‘non, on ne peut pas le faire parce que les besoins de notre milieu ne s’y prêtent pas’, notre conseil d’administration n’est pas d’accord. Il n’y a plus de conseil d’administration! Sinon qu’une majorité de gens nommés par le ministre selon ses desiderata», a ajouté l’ex-premier ministre Bouchard. Réagissant en fin de journée à la sortie publique de la FMSQ, le ministre Barrette assuré qu’il n’a pas l’intention de retirer le projet de loi 130, exposant toutefois que ce dernier sera modifié, comme la procédure normale d’étude de tout document de la sorte présenté à l’Assemblée nationale le prévoit. «Ce que je réponds et qu’il faut retenir, c’est que le projet de loi 130, contrairement à ce qui est dit par la FMSQ, ne touche d’aucune manière l’autonomie professionnelle des médecins», a-t-il fait valoir en entrevue téléphonique alors qu’il prenait part, jeudi, à un forum portant sur les soins à domicile. Il a soutenu que le projet de loi qu’il met de l’avant touche plutôt «le bon fonctionnement» du réseau dans lequel oeuvrent les médecins. «En aucune manière ce projet de loi là ne vient attaquer ou atteindre l’autonomie professionnelle (…), les soins que les médecins donnent à leurs patients.» Le ministre n’a en outre pas voulu commenter la possibilité qu’un recours judiciaire soit déposé contre le projet de loi 130. ll s’est toutefois permis de répondre à l’invective dirigée contre sa réforme par Lucien Bouchard. «Si M. Bouchard veut parler de désastre, je vais parler de son désastre à lui. Rappelons qu’il est le premier ministre qui a mis à feu et à sang le système de santé québécois dans les années 1990», a dit M. Barrette, ajoutant estimer qu’il est «ironique» que celui-ci agisse à titre de conseiller de la FMSQ. La FMSQ regroupe plus de 10 000 médecins spécialistes dans 59 spécialités médicales.

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Flot de critiques contre l’enquête nationale sur les femmes autochtones

OTTAWA — Les critiques s’accumulent sur l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées à moins d’une semaine des premières audiences. À l’exaspération des familles, s’ajoutent des tensions internes. Selon nos sources, les cinq commissaires auraient de la difficulté à s’entendre sur la façon de procéder. La commissaire québécoise, Michèle Audette, reconnaît que les «gens ont beaucoup de pression sur les épaules» à cause de leur mandat «unique, particulier et intense», mais ajoute ne pas sentir de tensions dans l’équipe. «Oui, des fois, il y a des petites étincelles, des petits débats d’idées ou de valeurs qu’on a ici entre commissaires, mais toujours dans un esprit de bien faire», a affirmé Michèle Audette en entrevue à La Presse canadienne, soulignant que les employés font «tout pour que ça avance». En début de semaine, des familles de victimes ont menacé de boycotter les travaux de la commission lors d’une conférence de presse à Ottawa. Les premières audiences de la commission débuteront à Whitehorse le 29 mai, mais elles ne reprendront ensuite qu’à l’automne. La militante mohawk Ellen Gabriel déplore la lenteur des travaux. «Ça semble être une farce», a-t-elle affirmé en entrevue à La Presse canadienne, jeudi, faisant ainsi écho aux propos de Bill Wilson, le père de la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, rapportés la veille par CBC. «Je ne sais pas ce qui se passe, mais toutes les choses que les familles de ces femmes autochtones ont demandées ne se sont pas concrétisées», a-t-elle dit. Ces commentaires s’ajoutent à une lettre ouverte signée la semaine dernière par une cinquantaine de militants et d’organismes autochtones qui faisait état de plusieurs problèmes et demandait aux commissaires de redresser la situation. Michèle Audette défend le travail effectué à ce jour. «On a commencé le 7 septembre à partir d’un décret et il a fallu analyser 13 autres décrets des provinces et territoires, bâtir une équipe, mettre en place un toit qui n’existait pas, un processus qui n’existait pas, des politiques et des façons dans une diversité culturelle incroyable, a-t-elle énuméré. Ce n’est pas homogène la culture autochtone.» De nombreuses discussions avec les organismes nationaux et des rencontres informelles avec les familles ont également eu lieu au cours des derniers mois pour préparer les travaux de l’enquête. La commission a jusqu’au 1er novembre 2018 pour soumettre ses recommandations au gouvernement, mais doit remettre un rapport provisoire dans six mois. Les commissaires reconnaissent qu’elles ne seront pas en mesure de respecter cet échéancier. «Nous avons entamé ces discussions-là et assez rapidement, nous allons avoir le montant et le temps», a affirmé Michèle Audette. L’enquête dispose d’un budget de 53,8 millions $. Son mandat vise à examiner les causes systémiques de la violence envers les femmes autochtones au pays. Pas le moment d’abandonner Si les critiques se multiplient, d’autres voix estiment que les commissaires doivent prendre le temps de faire les choses pour ne pas commettre d’erreurs. C’est le cas de Bernie Williams, une militante autochtone du Downtown Eastside de Vancouver, qui a elle-même perdu des membres de sa famille. «J’ai besoin de croire que nous aurons justice», a-t-elle confié.

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Chasseurs furtifs: Ottawa verse encore 30 millions $ pour demeurer dans le coup

OTTAWA — Le gouvernement canadien a discrètement versé une nouvelle contribution annuelle de 30 millions $ pour le développement du chasseur furtif américain F-35, afin de demeurer dans le coup. Le ministère de la Défense nationale indique que le paiement, versé au Pentagone à la fin d’avril, porte à 373 millions $ US l’investissement total du Canada depuis 1997 dans le programme d’avion de chasse du département américain de la Défense et de Lockheed Martin. Ce versement annuel permet au Canada de demeurer pendant encore un an membre du club des neuf partenaires dans le projet — avec l’Australie, le Danemark, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Turquie et les États-Unis. Ces partenaires peuvent soumettre des offres pour les contrats de milliards de dollars liés à la fabrication et à l’entretien des avions de chasse, mais aussi bénéficier de rabais s’ils décident d’en acheter. Ce dernier argument n’était pas très porteur l’an dernier lorsque le gouvernement canadien a payé sa contribution annuelle: les libéraux avaient en effet promis en campagne électorale, en 2015, qu’ils n’achèteraient pas de F-35. Pour expliquer la contribution annuelle, le gouvernement libéral faisait plutôt miroiter les importantes retombées économiques dont profite l’industrie aérospatiale canadienne. La porte-parole du ministère de la Défense, Jessica Lamirande, a ainsi soutenu jeudi dans un courriel que les entreprises canadiennes ont obtenu des contrats de 926 millions $ US liés au F-35 depuis 20 ans, dont 114 millions $ l’année dernière seulement. Plutôt que les Hornet Or, cette «carte de membre» annuelle pourrait aussi s’avérer payante maintenant que le gouvernement libéral a menacé la semaine dernière d’annuler l’achat projeté de 18 chasseurs Super Hornet du géant américain Boeing. Ces Hornet devaient appuyer temporairement l’aviation canadienne le temps de compléter le long processus d’acquisition des nouveaux appareils qui remplaceront les CF-18 vieillissants. Boeing accuse son rival canadien Bombardier de pratiquer le dumping en vendant à des transporteurs américains ses avions commerciaux «CSeries» en deçà du prix, grâce à des subventions fédérales. Boeing soutient de son côté qu’elle ne concurrence pas Boeing dans ce marché. Le F-35 devient donc une solution de rechange américaine au Super Hornet pour appuyer rapidement l’armée de l’air canadienne. D’autres modèles de rechange sont de conception européenne — le Gripen de Saab, le Typhoon du consortium Eurofighter et le Rafale de Dassault — et Ottawa privilégie une conception américaine. Lockheed Martin, jusqu’ici discrète sur le programme canadien d’acquisition des Super Hornet, voit maintenant l’occasion de se glisser par la porte entrouverte. La Commission américaine sur le commerce international, qui a entendu les plaidoiries de Boeing et de Bombardier la semaine dernière, ne devrait pas se prononcer avant le 12 juin. Le cas échéant, ce serait au département du Commerce de décider s’il doit imposer des sanctions à Bombardier.

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L’entente secrète sur l’accession à l’indépendance est mise sur la glace

MONTRÉAL — L’entente secrète sur l’accession à l’indépendance conclue entre les quatre partis souverainistes se retrouve désormais sur la glace, et ce, jusqu’à nouvel ordre. La présidente des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau, a d’ailleurs utilisé l’expression «période de refroidissement», jeudi, en présentant l’entente en question, pour indiquer qu’une pause était nécessaire afin de laisser la poussière retomber à la suite du désistement de Québec solidaire. «Il y a des fois où ce genre de distance-là est absolument salutaire», a-t-elle déclaré en conférence de presse, ajoutant que le lien de confiance était sévèrement fragilisé. «J’espère que ça nous permettra de reprendre confiance les uns dans les autres», a-t-elle dit. Visiblement secouée et déçue de la tournure des événements, Mme Carbonneau n’a toutefois pas été en mesure d’expliquer pourquoi Québec solidaire, qui avait signé l’entente de principe en avril, a fait volte-face, mais elle a clairement laissé entendre que la position de la formation politique avait changé en cours de route. «Il y a un monde de différence entre ne pas avoir pris position et prendre ses distances par rapport au contenu. (…) On comprend qu’il y a un problème d’envergure sur l’entente», a-t-elle dit. Mme Carbonneau a fait valoir que cette entente n’était pourtant qu’une proposition de travail qui n’était pas définitive puisqu’elle prévoyait que les quatre partis signataires — Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS), Option nationale (ON) et Bloc québécois (BQ) — présentent la proposition à leurs congrès respectifs pour être soumise à la discussion des membres avant d’être finalisée. «Il ne s’agit pas de déposséder les congrès et les délégués des formations politiques de leur pouvoir de se prononcer là-dessus», a fait valoir la présidente. Cette entente devait être rendue publique peu de temps après sa conclusion, en avril, mais le représentant de QS, Andrès Fontecilla, qui en avait été l’un des signataires, a écrit aux OUI Québec pour les aviser qu’elle ne satisfaisait pas le comité de coordination de sa formation politique et que celle-ci s’en dissocierait si elle était rendue publique dans sa forme originale, ce qui a complètement pris de court l’organisation. «Je ne m’attendais pas à quelque problème d’envergure que ce soit, a indiqué Mme Carbonneau. Autrement, ce sont des choses qui se disent.» Réagissant par communiqué en après-midi, la nouvelle porte-parole de QS Manon Massé a reconnu «qu’il y a eu un certain imbroglio» relativement à la signature de l’entente sur l’accession à l’indépendance, ajoutant qu’il revient à son parti d’en «assumer la responsabilité». La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques fait toutefois valoir que «la délégation qui représentait QS aux OUI Québec a mal évalué la situation en signant de bonne foi la proposition de travail». Mme Massé souligne qu’il est primordial pour QS de faire la distinction entre la question des «pactes électoraux pour 2018» et celle du chemin visant à faire l’indépendance. Face à un document qui juxtaposait ces deux objectifs, la porte-parole soutient que QS a eu le «devoir moral de répondre à la population». «De l’aveu même du Parti québécois, qui a relégué à un second mandat la question d’un référendum sur la souveraineté, ces pactes électoraux n’avaient pas l’objectif de faire l’indépendance, expose Mme Massé. On parle de deux choses très distinctes! C’est pourquoi nous avons remis à un congrès ultérieur tout débat sur la question des modalités d’accession à l’indépendance.» Estimant qu’il n’y avait plus aucune raison de garder le document secret, Mme Carbonneau avait convoqué les médias, plus tôt jeudi, pour en dévoiler le contenu. L’entente prévoyait la mise sur pied, suivant l’élection d’une majorité de députés souverainistes, d’une assemblée constituante chargée de rédiger un projet de constitution pour un Québec indépendant et de tenir un référendum à la fois sur la souveraineté et la nouvelle constitution. Il s’agit là de grands principes directeurs, les détails et la mécanique de la démarche n’étant pas encore élaborés, mais Claudette Carbonneau soutient qu’il s’agissait là d’un précédent historique. «C’est la première fois dans notre histoire qu’on va remettre dans les mains du peuple québécois le soin de rédiger une constitution qui répond à ses valeurs et à ses aspirations», a-t-elle dit. Mme Carbonneau refuse toutefois de se décourager et demeure convaincue que la démarche est nécessaire et doit regrouper l’ensemble des forces souverainistes. «La convergence, ça ne se fait pas à moitié. (…) On ne me fera pas faire de demi-mesures en matière de convergence: on a besoin d’une unité forte de l’ensemble des indépendantistes», a-t-elle martelé. Elle n’a toutefois pas proposé d’échéancier pour une reprise des discussions entre les partis. _______ Extraits de l’entente: «Le démarche d’accession à l’indépendance du Québec est fondée sur le principe de souveraineté populaire et comprend: – l’adoption d’une loi fondamentale transitoire qui servira de cadre légal au Québec et qui balisera sa démarche vers l’indépendance; – la mise en place d’une Assemblée constituante chargée d’élaborer un projet de constitution d’un Québec indépendant à la suite d’une vaste consultation publique; – une consultation référendaire qui permettra aux Québécois de se prononcer tant sur le statut politique du Québec que sur le projet de constitution d’un Québec indépendant élaboré par l’Assemblée constituante.» «La composition de l’Assemblée constituante doit assurer une représentation équitable de la société qui tienne compte des critères suivants: – Parité hommes/femmes (seuil de 50 pour cent de femmes) – Représentativité des régions administratives – Représentativité des groupes sociaux – Représentativité de la diversité – Représentativité de la minorité anglophone historique

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La région de Charlevoix va accueillir le sommet du G7 en 2018

QUÉBEC — La région de Charlevoix accueillera le prochain sommet du G7 en 2018. La députée libérale de la circonscription à l’Assemblée nationale, Caroline Simard, a dit jeudi avoir obtenu des «confirmations officieuses» et une autre source a confirmé à La Presse canadienne la tenue de ce forum à La Malbaie. Le Canada avait déjà été sélectionné en avril pour accueillir ce sommet des sept pays les plus industrialisés, mais le lieu n’avait pas encore été précisé. Il semblerait que le Manoir Richelieu, à La Malbaie, serait le seul endroit qui pourrait accueillir ce type de forum, selon ce qu’a laissé entendre la députée dans un entretien téléphonique jeudi. La direction de l’établissement n’a toutefois rien voulu confirmer en après-midi. Dans une entrevue téléphonique à La Presse canadienne, Mme Simard anticipait déjà les bénéfices à venir pour sa région. «De tels événements engendrent non seulement des retombées économiques énormes, mais aussi des retombées touristiques: c’est plus de 1000 journalistes qui se déplacent habituellement pour ce genre d’événement, donc cela constituerait une vitrine exceptionnelle pour Charlevoix», a-t-elle plaidé. Toutefois, ce type de grande rencontre internationale soulève maintenant des enjeux difficiles à solutionner en matière de sécurité, ce qui pourrait d’ailleurs compliquer la vie des citoyens de La Malbaie qui habitent à proximité. Mais la députée de Charlevoix-Côte de Beaupré fait confiance au travail des forces de l’ordre. «Ce sont des événements qui doivent bénéficier d’une sécurité accrue, a-t-elle reconnu. Et certainement que les organisateurs s’en chargent et s’assurent de la sécurité autant des citoyens que des participants.» À ce titre, la Sûreté du Québec a pour sa part indiqué qu’elle ne détenait aucune information concernant la tenue du G7 dans Charlevoix l’an prochain. De même, l’Office du tourisme de la région a affirmé ne pas du tout avoir été mis au courant. Le premier ministre Justin Trudeau devrait en faire l’annonce officielle dans les prochains jours, alors que le G7 de cette année s’ouvre à Taormine, en Sicile, en Italie. Sur place, l’entourage du premier ministre n’a pas voulu confirmer l’information, mais ne l’a pas démentie non plus. Samedi cependant, une conférence de presse est prévue au Fairmont Manoir Richelieu, avec les ministres fédéraux Jean-Yves Duclos et Diane Lebouthillier. Rappelons que le G7 est un club très sélect qui comprend les États-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Le Canada a déjà accueilli cinq fois le sommet du G7, la première fois à Montebello (Outaouais) en 1981. En 2002, le sommet avait eu lieu à Kananaskis, en Alberta, sous haute surveillance.

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Un homme est arrêté relativement à la mort du chien enterré vivant

MONTRÉAL — La Sûreté du Québec indique qu’un homme a été arrêté pour cruauté envers un animal relativement à un chien qui est mort après avoir été retrouvé, cette semaine, enterré vivant à Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie. La sergente Ingrid Asselin a affirmé que l’homme dans la quarantaine s’est rendu aux enquêteurs lui-même. Il a été interrogé et libéré sous promesse de comparaître à une date ultérieure. Mme Asselin a précisé que les policiers enquêtent toujours dans ce dossier et qu’ils attendent le résultat de plusieurs tests menés sur le chien de race boxer. La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a dit que le chien était extrêmement déshydraté quand il a été emmené pour obtenir des soins. Selon la directrice de la division locale de la SPCA, il semblerait que le chien ait été étranglé et frappé à la tête au moyen d’un objet contondant. L’animal semblait être dans un état stable, mais il a succombé à ses blessures mercredi après-midi. Un homme marchant dans un champ de Saint-Paul-d’Abbotsford, mardi, a entendu un chien gémir et a vu sa patte sortir de la surface du sol, a rapporté la SPCA. L’animal a été enroulé dans un drap, mais on ne savait pas pendant combien de temps il était resté enfoui dans la terre.