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Un dangereux fuyard tient en haleine les policiers pendant quatre heures

MONTRÉAL — Un fuyard considéré armé et dangereux a tenu en haleine les policiers pendant quatre heures dimanche au centre commercial La Grande place des Bois-Francs, à Victoriaville, pour finalement se rendre vers 21h30. Depuis samedi, Jimmy Côté, 44 ans, était recherché pour possession d’armes volées. C’est un appel du public qui a permis aux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) de localiser l’individu au centre commercial. Lorsque les policiers sont entrés en contact avec le suspect, celui-ci, armé d’une arme de poing, les a menacés et a aussi menacé de se suicider selon la SQ. L’homme, qui a un passé criminel, devra faire fasse à plusieurs accusations.

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L’activiste métisse et sénatrice retraitée Thelma Chalifoux est morte

ST.ALBERT, Alb. — L’activiste métisse et sénatrice retraitée Thelma Chalifoux est morte. La fille de Thelma Chalifoux, Debbie Coulter, a déclaré que sa mère est décédée vendredi soir dans une maison de soins à Saint-Albert près d’Edmonton, ajoutant que la santé de sa mère déclinait depuis quelques années. Elle avait 88 ans. Thelma Chalifoux a été nommée à la chambre haute en 1997 et a siégé jusqu’à sa retraite en 2004, alors qu’elle avait 75 ans. L’ancienne sénatrice est née à Calgary en 1929, elle avait dit, lors de sa nomination au Sénat, qu’elle avait élevé sept enfants, et qu’elle avait donc l’habitude de travailler dur.

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Bas-Saint-Laurent: un garçon de 6 ans meurt écrasé sous une pelle mécanique

MONTRÉAL — Un garçon âgé de 6 ans est mort dimanche après-midi, écrasé sous une pelle mécanique sur le terrain d’une résidence à Saint-Jean-de-Dieu dans la région du Bas-Saint-Laurent. Des travaux avaient lieu sur le terrain lorsque l’enfant s’est retrouvé coincé sous la pelle mécanique. Selon la Sûreté du Québec, tout porte à croire que l’évènement serait de nature accidentelle. Un expert en reconstitution d’accident s’est rendu sur place afin d’établir les circonstances de ce décès.

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Le Québec veut étendre son rayonnement international, dit Couillard

QUÉBEC — Le Québec doit multiplier les démarches de toutes sortes pour accroître son rayonnement et son influence sur la scène internationale, a fait valoir le premier ministre Philippe Couillard, dimanche. Sous sa gouverne, le Québec tente d’élargir le cadre des relations diplomatiques, pour faire en sorte qu’il déborde des initiatives bilatérales strictement politiques. C’est sous cet angle qu’il faut voir l’importance du colloque sur la sécurité alimentaire qui se tient jusqu’à mercredi à Québec, a-t-il fait valoir, lors d’une mêlée de presse en marge de l’événement. «Le Québec est actif à de nombreux niveaux et de plusieurs façons, dont sur le plan des organisations multilatérales», comme celles chapeautées par les Nations unies, a-t-il commenté. Ainsi, l’an dernier, le gouvernement du Québec avait organisé avec l’Unesco un colloque international sur la lutte à la radicalisation et cette année on a recommencé avec un colloque international sur la sécurité alimentaire à l’heure des changements climatiques, en partenariat avec la FAO, l’organisme des Nations unies qui s’occupe d’agriculture et d’alimentation. Voilà, dit-il, une façon pour le Québec «d’avoir un impact concret sur la scène internationale», en créant des liens en dehors des cercles diplomatiques habituels, tout en offrant une vitrine à l’expertise du Québec, notamment universitaire. Le colloque, qui regroupera divers experts de la scène internationale, se poursuit jusqu’à mercredi au Centre des congrès de Québec. Les experts seront invités à partager le fruit de leurs recherches. Préoccupés par la faim dans le monde, les organisateurs visent à trouver des moyens d’adapter les techniques agricoles de demain au réchauffement planétaire, pour en minimiser l’impact sur les populations. La communauté internationale se préoccupe de plus en plus du fait que l’objectif consistant à nourrir une population mondiale sans cesse croissante, dans un contexte de changements climatiques accélérés, constituera un défi de taille à relever. À n’en pas douter, le système agricole subira le contrecoup de ces bouleversements climatiques, avec un impact difficile à évaluer. Dans ses remarques d’ouverture, la directrice générale adjointe chargée des ressources naturelles de la FAO, Maria Helena Semedo, a dit que le colloque «devait favoriser la réflexion» sur ces questions cruciales. «Il est urgent d’agir», a-t-elle lancé, en rappelant que la faim dans le monde était un phénomène en croissance et «un des principaux défis de notre temps», en cette ère de réchauffement climatique, particulièrement en Afrique. Pas moins de 850 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, un chiffre qui risque seulement d’augmenter dans les années qui viennent.

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Mise en opération de la cimenterie McInnis lundi: Couillard se veut rassurant

QUÉBEC — Le projet industriel réputé pour être le plus polluant de l’histoire du Québec, la cimenterie McInnis, de Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, entrera officiellement en activité, lundi, en présence du premier ministre Philippe Couillard. Ce dernier se présentera sur place en se faisant rassurant, rappelant que ce projet fort controversé sur le plan environnemental n’empêchera d’aucune façon le Québec d’atteindre ses objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre (GES). Même si la nouvelle cimenterie générera 1,76 million de tonnes de GES par année, le premier ministre Couillard dit assumer «totalement, totalement» ce projet, d’abord initié par l’ex-gouvernement Marois en 2014. Lors d’une mêlée de presse, dimanche, tenue en marge d’un colloque international sur la sécurité alimentaire, il a fait valoir qu’il fallait voir le projet dans son ensemble, «incluant la nécessité pour les régions de se développer complètement», notamment par la création d’emplois. Le Québec veut réduire de 20 pour cent d’ici 2020 ses émissions de GES, par rapport au niveau de 1990. À elle seule, la cimenterie McInnis fera grimper de 6 pour cent le total estimé de GES produits par le secteur industriel québécois. L’annonce de lundi survient quelques jours après l’engagement renouvelé du premier ministre Couillard de faire du Québec un chef de file dans la réduction des gaz à effet de serre. Or, la cimenterie viendra hypothéquer cet objectif, avec sa production annuelle de 2,2 millions de tonnes de ciment destiné au Canada et aux États-Unis. Le premier ministre se dit aussi rassuré par le fait que la nouvelle cimenterie devra se soumettre à la bourse du carbone, un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES. Le système vise à fixer un plafond confidentiel d’allocations gratuites, ce qui permet aux entreprises d’émettre une quantité définie de GES. Au-delà de ce plafond, les entreprises doivent soit acheter des droits supplémentaires de polluer ou réduire la quantité de GES produits. Comme Ciment McInnis soutient posséder des équipements très performants sur le plan environnemental, l’entreprise pourrait donc en principe revendiquer le droit de polluer gratuitement, au moins pour une bonne partie de sa production. L’entreprise affirme que la technologie privilégiée pour son usine gaspésienne émettra 20 pour cent moins d’émissions que les installations semblables en Amérique du nord. Son projet consiste à utiliser un combustible moins polluant, en remplaçant graduellement le charbon par de la biomasse. La cimenterie devait coûter au départ 1 milliard$, une estimation majorée de près d’un demi-milliard supplémentaire l’an dernier. Une portion importante de la facture, soit 450 millions $, provient de fonds publics: Investissement Québec a consenti un prêt de 250 millions $ et une participation de 100 millions $ dans l’équité, et la Caisse de dépôt et placement, y est allée d’une somme de 100 millions $.

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La GRC assure qu’elle n’est pas impliquée dans une collision mortelle

LLOYDMINSTER, Sask. — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a dit dimanche qu’elle ne poursuivait plus un camion volé lorsque celui-ci a percuté une fourgonnette, tuant trois femmes d’Edmonton. Deux femmes âgées respectivement de 37 et de 35 ans sont mortes vendredi sur l’autorité 16, un peu à l’est des limites de l’Alberta et de la Saskatchewan. Une troisième femme, âgée de 53 ans, est morte plus tard. Selon la version policière, des agents du détachement de Maidstone, en Saskatchewan, enquêtaient sur la présence de trois véhicules suspects vendredi. Le conducteur de l’un d’entre eux, un camion à plate-forme, s’est enfui lorsque les policiers ont tenté de l’intercepter. Les agents se sont lancés à la poursuite du véhicule. Ils en ont averti leur supérieur qui, après avoir examiné la situation, leur a ordonné d’y renoncer. La collision serait survenue environ 35 minutes après la fin de la poursuite. La GRC soutient qu’il n’y avait aucun véhicule de police à proximité de la collision. La quatrième passagère de la fourgonnette a été hospitalisée à Edmonton. Un homme de 26 ans a été arrêté et demeure détenu en attendant que des accusations soient portées contre lui.

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900 interventions médicales au marathon de Montréal, 24 transports en ambulance

MONTRÉAL — Les coureurs d’endurance ont grandement souffert des effets de la chaleur qui s’est abattue sur Montréal, dimanche. Neuf cents participants du demi-marathon se sont présentés à la clinique mise en place par les organisateurs. En moyenne, de 500 à 600 interventions sont pratiquées chaque année par des températures avoisinant les 15 à 18 degrés Celcius, selon le coordonnateur médical de l’événement, Eddy Afram. Cette comparaison vient démontrer la pertinence d’avoir annulé l’épreuve-reine — le marathon — qui aurait nécessité trois heures de course supplémentaires dans une très grande chaleur, a insisté M. Afram en entrevue avec La Presse canadienne. Selon lui, le maintien de la tenue du demi-marathon était «le meilleur des compromis et une bonne course de consolation pour ceux qui n’ont pas pu faire le marathon». Le mercure doit grimper jusqu’à 28 degrés Celsius, et à 38 degrés si l’on tient compte du facteur humidex. Pour faire face à la canicule automnale, le demi-marathon et la course de 10 km ont commencé plus tôt. De plus, 18 stations d’eau supplémentaires et un système d’arrosage à la ligne d’arrivée ont été installés, des serviettes imbibées d’eau froide ont été distribuées et près de quatre tonnes de glace ont été acquises. Les effectifs médicaux ont aussi été révisés à la hausse. En incluant l’équipe de médecine sportive et les intervenants préhospitaliers, plus de 300 intervenants étaient mobilisés. Malgré des apports soudains de patients, l’équipe médicale n’a jamais dépassé les 50 pour cent de sa capacité, selon les organisateurs. «Normalement, de 60 à 70 pour cent de nos interventions sont d’origine musculo-squelettique, donc de médecine sportive : des crampes, des foulures, des blessures, a indiqué Eddy Afram. Avec la température, on a eu beaucoup de cas de chaleur à l’effort.» En plus de la clinique mise en place par les organisateurs, des équipes d’Urgences-santé étaient présentes en grand nombre pour assurer les premiers soins tant aux coureurs qu’à la population venue les encourager. Les paramédicaux ont effectué plus d’une vingtaine de transports vers la clinique et cinq autres vers des centres hospitaliers, a affirmé le porte-parole de l’organisme, François Lebel. Dix ambulances supplémentaires avaient été envoyées sur les lieux de l’événement, et un poste de commandement a été érigé pour ne pas nuire aux opérations régulières.

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Sur le Radar: le commerce international sera dans la mire des observateurs

Que nous réserve l’actualité cette semaine ? L’équipe de Sur Le Radar se penche sur la question. BOEING VS BOMBARDIER La dispute commerciale entre Boeing et Bombardier pourrait se transporter sur la scène politique alors que le département américain du Commerce annoncera mardi s’il impose ou non des mesures punitives sur les CSeries envoyés au sud de la frontière. La plupart des analystes financiers, ainsi que l’avionneur québécois, s’attendent à ce que les autorités américaines annoncent l’imposition de droits préliminaires. ALÉNA Parlant de dispute commerciale, le troisième tour des négociations sur le renouvellement de l’Accord sur le libre-échange de l’Amérique du Nord (Aléna) se poursuit jusqu’à mercredi à Ottawa. Les produits laitiers pourraient faire l’objet d’âpres débats entre les délégations. PROCÈS NORMANDEAU C’est lundi que l’on doit apprendre la date du début du procès de l’ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau, accusée de complot, de corruption, de fraude et d’abus de confiance. IMMIGRATION La ministre québécoise de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Kathleen Weil, annonce lundi une série de mesures dont l’objectif est de favoriser la francisation des personnes immigrantes. ESSENCE La Cour suprême rend jeudi son jugement relativement à l’un des recours collectifs entrepris contre les sociétés pétrolières au sujet du prix de l’essence. Elle annoncera alors si elle accorde sa permission à Daniel Thouin et à l’Association pour la protection automobile pour qu’ils assignent en interrogatoire au préalable l’enquêteur-chef du Bureau de la concurrence afin de l’interroger sur tous les faits pertinents au litige se rapportant à l’enquête Octane, lancée à la suite d’allégations faisant état d’un complot ourdi par des pétrolières et des détaillants en vue de fixer le prix de l’essence à la pompe dans certaines régions du Québec. OSCAR Téléfilm Canada annonce lundi le film qui représentera le Canada pour l’obtention de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. L’an dernier, l’honneur avait été décerné à «Juste la fin du monde» de Xavier Dolan. Il n’avait pas été sélectionné parmi les finalistes par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences qui décerne les Oscars. IMPACT L’Impact de Montréal, qui tente toujours de se qualifier en vue des séries éliminatoires de la MSL, dispute deux matches cette semaine. Après avoir accueilli mercredi le New York FC au stade Saputo, il se rendra à Commerce City pour y affronter samedi les Rapids du Colorado.

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L’Agence mondiale antidopage renégociera pour demeurer à Montréal

PARIS — Le siège social de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est en voie de rester à Montréal. L’organisation internationale renégociera avec les instances gouvernementales canadiennes une entente jusqu’en 2031. À l’issue des représentations, dimanche, à Paris, le comité exécutif de l’AMA a écarté l’option de lancer un appel d’offres pour déménager le siège social dans un autre pays, selon la délégation canadienne. Les représentants canadiens ont pu convaincre les membres du comité exécutif de garder le siège social dans la métropole, à la condition que des négociations soient entreprises pour «bonifier» l’entente actuelle qui lie Montréal à l’AMA jusqu’en 2021. Dans un communiqué dressant le bilan de la rencontre, l’AMA confirme qu’elle renégociera «un accord qui sera soumis au conseil en novembre 2017». Le comité exécutif prendra donc sa décision définitive à l’occasion d’une réunion prévue à Séoul. Lors de la réunion du comité exécutif en mai 2017, l’AMA dit avoir demandé à Montréal de détailler son offre de renouvellement de l’entente, précise le communiqué. L’AMA comptait également dès lors «évaluer le coût et les impacts d’un appel d’offre ouvert afin de trouver une nouvelle ville-hôtesse». L’équipe canadienne était composée de Montréal International, du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, de la ministre québécoise des Relations internationales, Christine St-Pierre et du maire de Montréal, Denis Coderre, qui y a participé via une vidéo. En entrevue à La Presse canadienne, les ministres Garneau et St-Pierre se sont dits très satisfaits d’avoir franchi cette étape. Ils se réjouissent que le comité exécutif ait décidé de ne pas accepter les soumissions d’autres villes ou pays. «L’agence est reconnue à travers le monde pour l’excellence de son travail, a expliqué avoir plaidé M. Garneau. La ville de Montréal est parfaitement située parce qu’il y a un milieu universitaire riche en recherche. Il y a l’Institut Armand-Frappier (à Laval) qui est accrédité pour faire les tests antidopage. La qualité de vie et les conditions de travail sont vraiment excellentes à Montréal. Tous ces éléments ont eu leur influence.» «On est arrivé avec une attitude très factuelle», a affirmé la ministre St-Pierre. Elle a indiqué que son équipe travaillait sur le dossier depuis six mois et que la décision de se rendre à Paris n’a pas été décidée sur un coup de tête, même si ce n’est que la semaine dernière que l’opération ait été dévoilée au public. «J’étais très fier de l’équipe canadienne, a lancé le ministre Garneau. Ce n’est pas souvent que tous les ordres de gouvernement sont réunis pour une cause commune.» Les deux ministres ont refusé de fournir des détails sur ce qui pourrait être négocié, mais sont dits optimistes qu’elles soient un succès. «Il y a beaucoup de bonne volonté d’un côté comme de l’autre», a ajouté Mme St-Pierre. Les représentations de dimanche devant le comité n’ont duré que 45 minutes, mais la délégation canadienne avait effectué un travail de coulisses qui s’est avéré fort positif, selon les deux ministres. L’Agence mondiale antidopage a été créée en 1999 et ses bureaux montréalais, où oeuvrent aujourd’hui 85 employés, ont ouvert leurs portes en 2001.

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Le vaccin contre le VPH continue de susciter des craintes chez les parents

MONTRÉAL — Vacciner ou ne pas vacciner? Alors que la rentrée scolaire est encore toute récente, plusieurs parents d’élèves de quatrième année doivent maintenant décider s’ils consentiront ou non à l’injection du vaccin contre les virus du papillome humain (VPH) pour leur enfant, une décision qui continue de susciter craintes et hésitations. Le programme de vaccination contre les VPH vise notamment à prévenir les cas de cancer du col de l’utérus. Pour 2016-2017, ce sont 58 429 enfants âgés de 9-10 ans qui ont reçu au moins deux doses de vaccin contre les VPH, selon des données fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Pour l’ensemble de la quatrième année du primaire, la couverture vaccinale contre les VPH s’est élevée à 73 pour cent chez les filles, proportion identique à celle de l’année précédente, souligne le ministère. Du côté les garçons, pour qui la couverture était offerte dans les écoles pour la première fois l’an dernier, on a observé un taux de 69 pour cent. L’objectif du MSSS est une couverture vaccinale de 90 pour cent. Ève Dubé, chercheure et anthropologue à l’Institut national de la santé publique du Québec, souligne toutefois que les cas d’enfants non vaccinés ne sont pas tous des cas où les parents ont refusé la vaccination. Dans certains cas, le formulaire de consentement n’a tout simplement pas été retourné, que ce soit par oubli, en raison de problèmes de littératie chez certains parents qui font en sorte que le formulaire est mal compris, ou encore par manque de temps pour s’informer. Le vaccin contre les VPH a été testé par les autorités sanitaires du Canada et d’ailleurs dans le monde, qui ont conclu à son efficacité et à son innocuité. Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale de l’Organisation mondiale de la santé a réitéré, au cours de l’été, que le vaccin anti-VPH est «extrêmement sûr». Malgré tout, certaines craintes persistent. «Ce qu’on entend le plus souvent (de la part de parents), c’est la couverture médiatique négative qui a entouré (la campagne de vaccination), souligne Mme Dubé, dont les recherches s’intéressent aux causes des refus de la vaccination. Dès le début du programme, il y a eu des commentaires un peu négatifs. (…) Tout ça, c’est inquiétant pour le parent. On invoque beaucoup ça, il y a un peu de désinformation dans les médias par rapport à ce vaccin-là.» Le directeur du département d’oncologie de la Faculté de médecine de l’Université McGill, Eduardo Franco, insiste sur l’innocuité du vaccin et, surtout, sur son efficacité pour contrer les VPH et, du même coup, le cancer du col utérin. «Après le contrôle du tabagisme, je considère la vaccination contre les VPH comme étant la plus grande conquête de l’humanité contre le cancer», tranche-t-il, précisant par la suite que «c’est la première fois que nous pouvons enfin songer à utiliser le verbe « éradiquer » pour un type de cancer». «Avec la vaccination contre les VPH et les méthodes modernes de détection du cancer du col de l’utérus, nous pouvons finalement éliminer un type de cancer.» Vacciner des enfants contre une ITS Pour certains parents, l’hésitation à vacciner vient d’un inconfort à l’idée de protéger leur jeune enfant d’une infection transmissible sexuellement, puisque le virus se transmet lors de relations sexuelles, rapporte Ève Dubé. Or, c’est entre 9 et 11 ans que le système immunitaire répond le mieux au vaccin contre les VPH, et il est préférable que l’enfant soit vacciné avant d’être exposé à la maladie, donc avant les premières relations sexuelles. Pour ce qui est des effets secondaires, ils demeurent rares et minimes. «Le risque d’anaphylaxie a été caractérisé comme étant approximativement de 1,7 cas par million de doses et la syncope a été reconnue comme une réaction courante à l’injection, associée au stress ou à l’anxiété. Aucune autre réaction indésirable n’a été identifiée», indiquait l’Organisation mondiale de la santé dans un rapport datant de l’été dernier. Mme Dubé souligne de son côté que certains cas d’effets secondaires rapportés dans les médias n’ont pas été démontrés comme étant effectivement liés au vaccin, mais ont quand même contribué à susciter la crainte chez certains parents. «Tout ce qui touche à la santé publique a des effets secondaires. Il n’y a pas de vaccin parfaitement sécuritaire, mais les avantages sont monumentalement plus grands que les risques des effets secondaires, qui sont infinitésimaux», conclut le Dr Franco. ———— Que sont les VPH? La famille des virus du papillome humain (VPH) compte plusieurs types de virus, dont plus de 40 sont transmissibles sexuellement. Parmi ceux-ci, il y a les VPH à faible risque de cancer, dont certains causent des condylomes, ainsi que les VPH à risque élevé, qui peuvent causer le cancer. La plupart des hommes et des femmes qui ont une vie sexuelle active auront une infection à VPH à un moment ou à un autre de leur vie. Une personne peut être infectée par plus d’un type de VPH au cours de sa vie. Elle peut aussi être infectée plus d’une fois par le même type de VPH. Quels types de cancers les VPH peuvent-ils causer? Les cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, de l’anus et de la gorge. Source: ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

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L’ONU se penche sur le racisme envers les Afro-canadiens

NEW YORK — Le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies se prépare à discuter d’un rapport qui aborde les problèmes des Afro-canadiens et qui formule des recommandations au gouvernement fédéral, incluant de présenter des excuses pour la période d’esclavage et de considérer d’offrir des réparations pour les injustices historiques. Un groupe de travail de l’ONU va déposer lundi son rapport final sur l’état des droits de l’homme des citoyens canadiens de descendance africaine. Le document est fondé sur des consultations menées auprès de fonctionnaires du gouvernement et de groupes d’intérêts lors d’une mission à Ottawa, Toronto, Halifax et Montréal en octobre 2016. Le rapport affirme que le racisme contre les personnes noires «se trouve au coeur» de nombreuses institutions canadiennes, ce qui contribue aux inégalités en santé, logement, éducation et emploi en plus d’alimenter la surreprésentation des Afro-Canadiens dans le système judiciaire criminel. Le groupe de travail onusien dénonce les conditions socioéconomiques «déplorables» de la communauté noire en Nouvelle-Écosse. Il soutient aussi que le gouvernement provincial ne va pas assez loin dans sa démarche d’accorder des titres de propriété aux loyalistes noirs s’étant réfugiés en Nouvelle-Écosse. Le rapport encourage Ottawa à adopter des mesures spéciales envers les Canadiens noirs pour corriger les disparités. Des mesures semblables à celles implantées pour les Peuples Autochtones. On recommande au Canada de créer un ministère des Affaires afro-canadiennes et de développer une stratégie contre le racisme contre les Noirs dans le système de la justice criminelle. L’esclavage a existé au Canada à partir du XVIIe siècle et a été officiellement aboli dans les colonies britanniques dans la décennie 1830.