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Myanmar: Amnistie apprécie l’effort canadien, toujours insuffisant toutefois

MONTRÉAL — La récente rencontre entre le premier ministre Justin Trudeau et la dirigeante du Myanmar, Aung San Suu Kyi, est un pas dans la bonne direction pour résoudre la crise des réfugiés rohingyas au Bangladesh. C’est ce que soutient la directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone, Béatrice Vaugrante. Mme Vaugrante croit également que le Canada a envoyé un «bon signal» en nommant un émissaire dans ce dossier, soit l’ancien ministre Bob Rae. Elle attend maintenant son rapport. Mme Vaugrante aurait par ailleurs souhaité que le premier ministre Trudeau fasse également pression sur la junte militaire toujours au pouvoir au Myanmar. Justin Trudeau a eu un entretien qualifié de «franc» avec Aung San Suu Kyi, en marge du récent forum de l’APEC, au Vietnam. Selon Bob Rae, qui a assisté à la rencontre, Mme Suu Kyi aurait exprimé sa détermination à discuter avec les autorités du Bangladesh pour permettre le retour des réfugiés rohingyas au Myanmar et à reconstruire sur la base du plan proposé par l’ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan. M. Rae a cependant rappelé que le Canada souhaite que le Myanmar joigne le geste à la parole. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déjà qualifié la crise des Rohingyas de «nettoyage ethnique», comme l’ont également fait les Nations unies.

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Consultation sur la place des femmes en politique: l’opinion des citoyens demandée

MONTRÉAL — Une consultation en ligne est lancée pour déterminer la place des femmes en politique. Les membres de la Commission des relations avec les citoyens de l’Assemblée nationale du Québec entendront prochainement les témoignages de citoyens et d’organismes sur le sujet, lors de consultations. Parallèlement à ces auditions publiques, la Commission a décidé de tenir une consultation en ligne afin de favoriser la participation au débat du plus grand nombre de personnes. Les réponses reçues permettront aux parlementaires de mieux comprendre les facteurs qui constituent une entrave ou une motivation à l’engagement des femmes en politique provinciale. Les membres de la Commission invitent toutes les personnes intéressées par le sujet à remplir le questionnaire en ligne sur le site internet de l’Assemblée nationale. Afin d’alimenter leur réflexion, la Commission a réalisé un document de consultation qui dresse un portrait de la situation, cerne les différents enjeux qui y sont rattachés et présente des pistes de réflexion reliées à cette question. Le président de la Commission, le député caquiste Marc Picard, explique que la réflexion doit être non partisane pour déterminer ce qui pourrait inciter et aider les femmes à se présenter aux élections provinciales. L’objectif est de proposer, à la fin de l’exercice, des actions efficaces et concrètes afin de favoriser leur participation. Il s’agit d’une question essentielle pour l’avenir d’une démocratie plus représentative, a déclaré M. Picard.

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Rassemblement québécois de solidarité pour la Catalogne, samedi, à Montréal

MONTRÉAL — Des représentants de quatre formations politiques québécoises, de mouvements souverainistes et de syndicats, de même que de simples citoyens, se rassemblent samedi, à Montréal, pour démontrer leur solidarité envers la Catalogne. La chef bloquiste Martine Ouellet, le député péquiste Stéphane Bergeron et le député solidaire Amir Khadir, de même que la présidente des Organisations unies pour l’indépendance, Claudette Carbonneau, participeront notamment à la réunion. Cette coalition québécoise soutient la population catalane et le gouvernement de Carles Puigdemont, destitué par l’État espagnol. Elle appelle l’Espagne à respecter la démocratie et condamne du même souffle les poursuites qualifiées d’abusives qui continuent de s’abattre sur les leaders catalans, de même que tout recours à la violence. La Coalition a pour objectif de s’assurer que le droit à l’autodétermination de la Catalogne soit reconnu par la communauté internationale, à commencer par les gouvernements du Québec et du Canada. Le rassemblement de samedi, qui se tiendra en après-midi au Collège de Maisonneuve, débouchera sur une Déclaration publique de solidarité.

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Défilé du Père Noël samedi sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal

MONTRÉAL — Des milliers d’enfants assisteront samedi à l’arrivée officielle du Père Noël au centre-ville de Montréal. Le 67e Défilé du Père Noël de Destination centre-ville se mettra en branle dès 11h sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues Du Fort et Saint-Urbain. Le défilé rassemblera une vingtaine de chars allégoriques incluant, bien sûr, ceux de la Fée des étoiles et du Père Noël. De nombreux artistes, musiciens, danseurs et amuseurs de foule seront également de la fête. Cette année, la Fée des étoiles sera incarnée par l’animatrice et chroniqueuse Vanessa Pilon. Encore une fois, pour une 21e année, la Corporation d’urgences-santé pose un beau geste en mobilisant bénévolement une centaine de ses employés, dont plusieurs paramédics, afin de permettre à une cinquantaine d’enfants en provenance de quatre centres hospitaliers montréalais et à leur famille d’assister au défilé. Ils les transporteront sur la rue Sainte-Catherine, parfois en ambulance, et s’occuperont de leurs petits besoins durant l’événement. Il s’agit de jeunes patients du CHU Sainte-Justine, de l’Hôpital de Montréal pour enfants, du Centre de réadaptation Marie-Enfant et de l’Hôpital Shriners pour enfants.

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Les risques que Harkat pose des gestes violents sont faibles, dit un psychiatre

OTTAWA — Un psychiatre qui traite le suspect de terrorisme Mohamed Harkat depuis huit ans affirme qu’il est peu probable que le réfugié algérien commette un acte de violence. Durant une audience de la Cour fédérale du Canada portant sur les conditions de libérations de Mohamed Harkat, le Dr Colin Cameron a déclaré que son patient était pour la démocratie et avait exprimé du dégoût pour les attentats terroristes. Mohamed Harkat, qui est surveillé de près par l’Agence des services frontaliers du Canada, veut obtenir la permission d’utiliser internet à l’extérieur de sa maison et de voyager librement au Canada. Les autorités ont demandé au tribunal de rejeter ces demandes, soutenant que Mohamed Harkat représente toujours un danger près de 15 ans après son arrestation. Au terme des deux jours d’audiences, vendredi, la juge Sylvie Roussel a dit vouloir rendre sa décision rapidement sur l’assouplissement ou non des conditions de Mohamed Harkat. L’homme âgé de 49 ans avait été incarcéré à Ottawa en décembre 2002 parce qu’il était soupçonné d’être un agent dormant d’Al-Qaïda. Il nie toute implication avec des organisations terroristes. Le gouvernement fédéral tente de déporter l’ancien livreur de pizza en utilisant un certificat de sécurité, un outil juridique permettant de chasser du territoire canadien les présumés terroristes ou espions ne détenant pas la citoyenneté. Mohamed Harkat dit craindre d’être torturé s’il retourne en Algérie. Selon son psychiatre, il ferait fréquemment des cauchemars à ce sujet. «Je suis formé pour être très suspicieux envers les gens. Je lui ai posé beaucoup de questions très pointues», a témoigné le Dr Cameron en cour. Le juge de la Cour fédérale Simon Noël avait statué en 2010 qu’il y avait des raisons de croire que Mohamed Harkat représentait une menace pour la sécurité nationale et qu’il maintenait des liens avec le réseau terroriste associé à Oussama Ben Laden. L’avocat du gouvernement fédéral, David Tyndale, a cité le juge Noël de manière répétée pour justifier l’importance de demeurer vigilant envers lui. Mohamed Harkat a été libéré de prison en juin 2006 sous de sévères conditions qui ont été légèrement assouplies par la suite. Il habite désormais avec sa femme, Sophie, et il a accès à un ordinateur branché à internet chez lui. Il doit se rapporter en personne toutes les deux semaines à l’Agence canadienne des services frontaliers. S’il veut quitter la région de la capitale nationale, il doit fournir son itinéraire complet cinq jours à l’avance à l’Agence des services frontaliers.

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Philippe Bourke est le nouveau président du BAPE

QUÉBEC — Le vice-président du développement stratégique et des affaires publiques de Réseau Environnement, Philippe Bourke, a été désigné président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Sa nomination — annoncée lors du conseil des ministres, mercredi — entrera en vigueur lundi. À titre de président du BAPE, il assumera l’administration et la direction générale de l’organisme. Il succède à Pierre Baril, dont le mandat vient de se terminer. M. Bourke est biologiste de formation et détient une maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec de 1996 à 2017, et membre du Comité-conseil sur les changements climatiques de la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, il a notamment siégé à plusieurs conseils d’administration dont, entre autres, celui du Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD). En vertu du nouveau processus de sélection des membres, le choix de M. Bourke s’est fait à la suite des recommandations d’un comité indépendant composé de deux membres issus du gouvernement et d’un représentant du public apte à juger des qualités requises pour exercer la fonction de membre du BAPE. Les membres de ce comité étaient respectivement le scientifique en chef du Québec, Rémy Quirion, le conseiller au bureau de la sous-ministre de la Justice du Québec, Me Michel Paquette, ainsi que l’ancienne sous-ministre de l’Environnement, Madeleine Paulin. «Homme de terrain, il saura sans doute faire preuve d’une écoute attentive à l’égard des préoccupations de la population, alors que la nouvelle Loi sur la qualité de l’environnement adoptée en mars dernier prévoit notamment une participation accrue du public dans les processus d’autorisation des projets», a fait valoir par communiqué la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon. Le BAPE est composé d’au plus cinq membres, dont un président et un vice-président nommés pour un mandat de cinq ans, qui peut être renouvelé par le gouvernement.

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Le politicien inuit Paul Quassa est désigné premier ministre du Nunavut

IQALUIT, Nunavut — Un politicien inuit d’expérience a été choisi comme quatrième premier ministre du Nunavut. Paul Quassa a été choisi par ses collègues de l’assemblée législative à la suite d’une courte campagne et d’un vote. M. Quassa est membre de l’assemblée législative du Nunavut depuis 2013, et a été plus récemment ministre de l’Éducation. Il a été l’un des négociateurs de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut et a aussi été à la tête du groupe supervisant l’accord. En vertu du gouvernement de consensus au Nunavut, les membres de l’assemblée sont choisis lors d’élections générales, les plus récentes s’étant tenues le 30 octobre. Ces membres désignent le premier ministre et le cabinet dans leurs rangs après une présentation par les candidats et une période de questions. Le nouveau premier ministre est chargé de déterminer les titulaires de chacun des ministères. Il n’y a pas de partis politiques à l’assemblée du Nunavut et les membres n’ayant pas de rôle dans le cabinet agissent en quelque sorte comme l’opposition pour examiner les pièces législatives. Le prédécesseur de Paul Quassa, Peter Taptuna, avait choisi de ne pas briguer un nouveau mandat.

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Production du cannabis: l’UPA évalue les retombées économiques à 700 millions $

QUÉBEC — Une production québécoise du cannabis entraînerait des retombées économiques de l’ordre de 500 à 700 millions $ par année, évalue l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui souhaite l’appui du gouvernement. «Je l’ai dit à M. (le premier ministre Philippe) Couillard, il y a un potentiel économique pour nous, a déclaré le président de l’UPA, Marcel Groleau, en marge du Sommet sur l’alimentation, vendredi. On sait maintenant qu’à partir du mois de juillet ce sera légal au Canada, donc ça prend un signal clair aux producteurs qui voudront investir dans ce domaine-là. «On ne veut pas que le train nous passe sous le nez», a-t-il ajouté. L’UPA croit que le gouvernement doit se servir de ses surplus d’hydroélectricité pour offrir au secteur serricole des tarifs privilégiés. Ainsi avantagé, le Québec a le potentiel de produire du cannabis pour exporter dans le reste du Canada et à l’international, selon M. Groleau. «On sait que la tendance à la décriminalisation de la marijuana, c’est quelque chose qui va se poursuivre ailleurs également. Si on a une expertise, on a des coûts d’énergie abordables, on a un secteur performant, on fait de la recherche et du développement, on peut très bien occuper ce marché-là», a-t-il poursuivi. L’Ontario compte 38 producteurs de cannabis, tandis que le Québec en a deux. En mêlée de presse, le premier ministre Couillard a vite tempéré les ardeurs. «Entendons-nous, on ne fera pas de politique particulière pour la culture du cannabis», a-t-il dit, en ajoutant ne pas avoir «demandé d’avoir ça dans (son) mandat». «Ça ne faisait pas partie de mes grandes priorités», a-t-il ajouté. Le gouvernement Couillard a déposé, jeudi, son projet de loi pour encadrer la légalisation du cannabis. La drogue sera vendue par une nouvelle filiale spécialisée de la Société des alcools du Québec (SAQ), il sera interdit d’en faire pousser chez soi et ce sera tolérance zéro en matière de conduite automobile. Mais rien, pour l’instant, sur la production en serre du cannabis. Il est même impossible de dire si la substance sera considérée comme une denrée agricole, a indiqué le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, en entrevue vendredi. «Pour l’instant, le statut juridique n’est pas clair. Il est produit actuellement sous une législation fédérale et actuellement on est en analyse pour éclaircir la juridiction de cette production-là», a-t-il dit, tout en précisant vouloir faire de la production locale. Politique bioalimentaire Le Québec se dotera d’ailleurs d’une politique bioalimentaire «ambitieuse» au printemps, a confirmé le premier ministre Couillard. Le chef du gouvernement participait, vendredi, au Sommet sur l’alimentation, qui sert à convenir des fondements de cette politique. Les 200 participants étaient invités à réfléchir sur les façons de répondre aux attentes des consommateurs à l’égard de la santé et de l’environnement, d’accroître les activités des secteurs de production, de capture et de transformation alimentaire, et d’augmenter la présence du Québec sur les marchés du Canada et de l’étranger. «Cette politique sera une pièce importante dans le plan économique du Québec, a déclaré M. Couillard. Il faut rappeler à la population du Québec que oui, on fait des avions chez nous, on exporte de l’aluminium, mais notre secteur bioagroalimentaire demeure un de nos secteurs économiques les plus importants et notamment, dans nos exportations.» Les cibles seront atteintes seulement si le gouvernement accepte d’injecter au moins 250 millions $ sur cinq ans pour aider l’industrie à se moderniser, a averti M. Groleau. Le Québec doit innover et se tourner vers l’avenir en répondant notamment aux besoins des «milléniaux» (âgés entre 11 à 33 ans), qui composent le quart de sa population. Selon M. Lessard, cette génération privilégie les mets «éthiques et ethniques». Elle recherche de la transparence et veut acheter des produits d’entreprises engagées socialement. Somme toute, les Québécois préfèrent la viande blanche et les légumes frais au boeuf, au porc et aux légumes en conserve, le vin à la bière. Lorsqu’ils en boivent, les Québécois se tournent vers la bière artisanale, a relaté M. Lessard. Ils cherchent essentiellement à consommer moins de gras et de sucres. Vendredi, des manifestants du groupe Vigilance OGM ont réclamé la mise en place de l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM). Des militants ont distribué des canapés au saumon aux participants qui avaient le choix entre du saumon garanti non-OGM et d’autres non identifiés tels que retrouvés au Québec. Le ministre Lessard a indiqué que les entreprises qui le désirent peuvent recevoir la certification «sans OGM», mais celle-ci n’est pas obligatoire. Pour sa part, le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière d’agriculture, André Villeneuve, se désole du fait que le Québec importe toujours 85 pour cent de ses légumes. «Ce n’est pas normal, a-t-il affirmé. Le premier ministre tantôt disait: On s’en va en Chine développer nos marchés, parfait, mais il faudrait peut-être regarder ce qu’on a dans notre cour!» «Après près de 15 ans au pouvoir, le gouvernement libéral n’a toujours aucun plan en matière d’agriculture et d’alimentation», a conclu la députée Sylvie D’Amours, de la Coalition avenir Québec (CAQ). _____________________________ Industrie bioalimentaire du Québec en chiffres: – 8 pour cent du PIB de l’économie – 10 pour cent des exportations – 12 pour cent de l’emploi total – le Québec possède 5 pour cent des terres cultivables au pays – 38 pour cent des recettes du marché proviennent des productions sous gestion de l’offre – le consommateur moyen consacrait 13,5 pour cent de ses dépenses aux aliments et boissons en 2015

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Le Monument national de l’Holocauste à Ottawa sera ouvert toute l’année

OTTAWA — Le Monument national de l’Holocauste récemment inauguré ne sera finalement pas fermé pour l’hiver. La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a affirmé sur Twitter que la structure en béton à l’ouest de la colline du Parlement demeurera ouverte toute l’année. Mme Joly n’explique pas comment la question du déneigement a été résolue. La Commission de la capitale nationale a annoncé le mois dernier que le monument, qui avait ouvert ses portes un mois plus tôt, serait fermé pour l’hiver — comme c’est le cas pour la majorité des autres monuments de la CCN — afin d’éviter le risque de dommages pouvant résulter du déneigement. Le monument, qui a pris dix ans à voir le jour, devait au départ inclure un toit et un système de fonte de la neige, mais cela a été abandonné pour réduire les coûts. Des groupes juifs et des partis d’opposition avaient demandé pourquoi le gouvernement fédéral, qui a payé environ la moitié des coûts de 9 millions $ pour le monument, ne pouvait pas trouver une manière de maintenir l’établissement ouvert toute l’année après avoir mis tant de temps et d’argent dans sa création. La question du déneigement constituait une deuxième source d’embarras pour le gouvernement concernant le Monument national de l’Holocauste. La plaque devant l’établissement ne faisait d’abord aucune mention du peuple juif dans sa description des atrocités commises par les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale; elle a dû être refaite.