Actualités

Publicité
Actualités

Des experts proposent d’échanger la gestion de l’offre contre le bois d’œuvre

WASHINGTON – Des experts du libre marché suggèrent d’offrir aux négociateurs américains, lors des prochaines renégociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), un commerce plus ouvert pour les produits laitiers, en échange d’un commerce plus prévisible du bois d’œuvre. Mettre fin à un certain protectionnisme dans ces industries avantagerait les consommateurs des deux pays et stimulerait la productivité économique, tout en rendant les entreprises plus prospères, affirment des chercheurs de l’Institut économique de Montréal dans un rapport publié jeudi. «Les barrières commerciales n’ont jamais enrichi qu’un petit nombre au détriment de la vaste majorité, peut-on y lire. Éliminer celles qui subsistent dans les secteurs agricoles sous gestion de l’offre et celui du bois d’œuvre et s’assurer de ne pas en élever de nouvelles serait profitable tant pour les consommateurs que pour les producteurs». Les législateurs américains ont déjà indiqué qu’ils feraient pression sur l’administration Trump pour accroître les échanges commerciaux des produits laitiers, pendant que le bois d’œuvre fait face à de nouvelles menaces tarifaires. Or, ces industries partagent des similitudes. Les deux secteurs sont exclus de l’ALÉNA actuel et emploient plus de 200 000 personnes au Canada. Cependant, l’industrie du bois d’oeuvre est fortement tributaire des exportations, contrairement à l’industrie des produits laitiers. Le document propose ainsi d’ouvrir les deux secteurs en démantelant le système de gestion de l’offre. Le rapport avance que le démantèlement du système entraînerait une baisse des prix au supermarché, en plus de rendre l’industrie plus innovatrice et concurrentielle à l’échelle internationale. Les experts citent en exemple la Nouvelle-Zélande. «Ce pays a pratiquement triplé sa production depuis qu’il a libéralisé son industrie laitière. En comparaison, la production canadienne de lait n’a pas bougé depuis les années 1960», affirment-ils. Cependant, le lobby canadien du secteur laitier conteste plusieurs des changements proposés, faisant notamment valoir que le système assure une stabilité des prix. Selon la proposition avancée, l’abolition des quotas pour les produits laitiers devrait être conditionnelle à l’élimination des subventions des produits laitiers américains, bien qu’elles soient moins importantes que d’autres types de subventions agricoles aux États-Unis, comme les céréales. Le document conclut que les avantages d’un accord sont évidents pour le bois d’oeuvre, soit préserver 24 300 emplois directs et indirects dans le secteur forestier, augmenter les exportations et éviter une hausse moyenne de 1300 $ US du prix d’une maison américaine.

Actualités

Réforme des travaux: l’opposition à Ottawa dit vouloir se battre jusqu’au bout

OTTAWA – L’opposition à Ottawa promet de mener une lutte sans merci pour contrer la réforme de la procédure parlementaire mise de l’avant par le gouvernement libéral. On a eu droit mercredi après-midi, à la Chambre des communes, à une autre démonstration du bras de fer dans lequel comptent s’engager les partis d’opposition. À coup de questions de privilège et de points d’ordre, les députés conservateurs et néo-démocrates ont en effet retardé de 30 minutes le dépôt du budget fédéral. Et à l’issue du discours du ministre des Finances Bill Morneau, dans le foyer de la Chambre des communes, ils ont garanti que ce n’était là qu’un début. La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, et le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, ont été on ne peut plus clair là-dessus. D’un ton sans appel, le chef du NPD a assuré que «l’ensemble des partis d’opposition» utiliseraient «tous les outils parlementaires à leur disposition pour essayer d’infléchir ce gouvernement». Le whip du gouvernement en Chambre, Pablo Rodriguez, a regretté jeudi les tactiques procédurales auxquelles ont recours ses adversaires politiques tant en Chambre et qu’en comité. La bataille est engagée depuis mardi au comité parlementaire qui se penche sur la réforme des travaux, où les députés de l’opposition s’adonnent à de l’obstruction parlementaire. «Nous, ce qu’on suggère, c’est d’aborder une discussion. Alors s’ils ne veulent même pas discuter, ça, c’est leur choix», a dit le whip sur les modifications au règlement que proposent les libéraux. «On n’avance pas des éléments spécifiques, on dit qu’on va discuter. C’est une main tendue pour le faire, alors c’est à eux de décider s’ils veulent oui ou non discuter», a plaidé M. Rodriguez. Les libéraux proposent notamment dans cette réforme que le premier ministre participe seulement une fois par semaine à la période des questions, comme c’est le cas au Parlement britannique. Ils suggèrent aussi de revoir la demi-journée de travail du vendredi, soit en l’abolissant, soit en répartissant le temps des séances du vendredi sur d’autres jours de séance. L’opposition estime que ces changements lui enlèveraient des pouvoirs et réduiraient les possibilités de demander des comptes au parti au pouvoir.

Actualités

Andrew Potter quitte son poste de directeur à McGill dans la foulée de son texte

MONTRÉAL – Le professeur Andrew Potter a annoncé jeudi qu’il démissionnait de son poste de directeur de l’Institut d’études canadiennes de l’Université McGill dans la foulée des critiques qui ont suivi la publication d’une lettre d’opinion qu’il a signée dans le magazine anglophone Maclean’s. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Potter a indiqué qu’«à la lumière des réactions négatives provoquées par (sa) chronique», il avait remis sa démission à l’établissement universitaire. Il y demeurera toutefois comme professeur agrégé. Dans le texte publié lundi sur le site internet du magazine, le professeur Potter écrivait que la tempête de neige qui s’était abattue sur le Québec la semaine dernière révélait «le malaise qui ronge les bases de la société québécoise». Selon M. Potter, les camionneurs qui ont refusé le remorquage sur l’autoroute 13 et l’absence d’une personne chargée de les forcer à dégager la voie démontrent un manque de solidarité au sein de la société québécoise. Cette méfiance peut également se constater, selon l’auteur de la lettre d’opinion, dans les restaurants où l’on «vous offre deux types de factures» en fonction de paiements en argent comptant ou de manière électronique. Il ajoutait que cette méthode à deux factures était aussi utilisée par des médecins de famille ou des cliniques d’échographies. Les condamnations ont été nombreuses, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, ayant notamment affirmé qu’il dépeignait une image négative de la province et qu’il était fondé sur des préjugés. L’Université McGill s’était également rapidement distanciée du texte du professeur et avait déclaré sur Twitter qu’elle «n’endossait d’aucune façon les propos tenus par Andrew Potter». M. Potter avait rapidement regretté ce qu’il qualifiait «d’erreurs et d’exagérations» et avait présenté ses excuses dès le lendemain de la publication. «Je regrette profondément plusieurs aspects de ma chronique — son utilisation maladroite d’anecdotes, son ton et la façon dont elle semble critiquer profondément la province entière, a-t-il réitéré jeudi matin. Ce n’était pas mon intention et cela ne reflète pas mon opinion du Québec, et j’ai le coeur brisé devant la façon dont cette situation a évolué.» «Cet emploi (à l’Institut d’études canadiennes) représentait le rêve d’une vie, mais j’en suis venu à la conclusion que la crédibilité de l’Institut sera mieux servie par ma démission.» Le conseil d’administration de l’Institut d’études canadiennes de l’Université McGill (MISC) a déclaré par communiqué avoir accepté la démission de son directeur, démission qui prend effet immédiatement. Il a indiqué qu’il ne ferait aucun autre commentaire à ce sujet.

Actualités

Enquêtes de la SQ et du BEI sur le décès d’une jeune femme en Montérégie

MONT-SAINT-HILAIRE, Qc – Le dossier de la mort d’une jeune femme de 18 ans survenue peu après qu’elle ait été trouvée grièvement blessée dans une maison de Mont-Saint-Hilaire en Montérégie, mercredi, est désormais entre les mains du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) et de la Sûreté du Québec (SQ). Une consoeur de travail du dépanneur où oeuvrait Daphné Boudreault, la victime, a affirmé dans des entrevues à des médias d’information que la jeune femme lui avait dit mercredi matin qu’elle craignait son ancien copain. Cette personne a ajouté que des policiers de la Régie intermunicipale de police Richelieu/Saint-Laurent avaient rencontré la jeune femme apeurée de même que son ex-conjoint en journée mais qu’ils auraient dit être impuissants à agir. Mme Boudreault aurait affirmé aux agents qu’elle avait peur du jeune homme. Après son travail au dépanneur, Mme Boudreault s’est rendue à la résidence qu’elle avait partagée avec son ex-copain avant d’emménager chez son père, tout récemment. C’est à cette résidence qu’elle a été trouvée blessée; son décès a été constaté plus tard à l’hôpital. La Régie intermunicipale de police Richelieu/Saint-Laurent a ensuite annoncé qu’elle détenait un homme considéré témoin important; il a été interrogé. La Sûreté du Québec (SQ) a plus tard été impliquée dans l’enquête et ce sont ses agents de l’unité des crimes contre la personne qui se pencheront sur les événements tragiques. Pour sa part, le Bureau des enquêtes indépendantes examinera le travail des agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu/Saint-Laurent. Peu avant la découverte de la jeune femme blessée, son ex-copain aurait mis en ligne des vidéos où il lui souhaitait du malheur. Il s’agirait d’un homme âgé de 22 ans mais il n’a pas encore fait l’objet d’accusations criminelles.

Actualités

Deux enfants gravement blessés à Chapais, après une collision avec une voiture

CHAPAIS, Qc – Deux enfants qui glissaient sur un traîneau ont été gravement blessés lorsqu’ils se sont retrouvés sur une route et ont été happés par un véhicule. L’accident s’est produit mercredi vers 16h30, à Chapais, dans le Nord-du-Québec. La conductrice n’a pas pu éviter la collision avec les enfants. Les victimes sont une fillette de sept ans et un garçon de huit ans. Les blessures du garçon sont plus sérieuses et on craindrait pour sa vie.

Actualités

Autochtone tué en C.-B.: la police devrait être mieux outillée en santé mentale

BURNABY, C.-B. – Un jury dans l’enquête du coroner recommande que le service de police de la commission de transport de la région de Vancouver travaille de plus près avec les fournisseurs de soins en santé mentale. L’enquête fait suite à la mort d’un homme qui se serait infligé de multiples coups de couteau avant d’être tué par balle par une policière dans un supermarché il y a plus de deux ans. Naverone Woods, âgé de 23 ans, a été atteint mortellement par balle par une policière de la commission de transport à l’intérieur du supermarché à Surrey, en Colombie-Britannique, le matin du 28 décembre 2014. Il était membre de la Première Nation Gitxsan et avait vécu à Terrace et Hazelton dans le nord de la Colombie-Britannique. Le jury a entendu des témoignages pendant trois jours et a fait huit recommandations, mercredi, pour tenter d’empêcher des drames similaires à l’avenir. Il a recommandé que la police de la commission de transport implante un programme similaire à l’initiative Car 67 de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Surrey, qui permet la collaboration des agents de la GRC et d’une infirmière spécialisée en santé mentale lors d’appels pour des interventions impliquant des personnes souffrant de problèmes psychiatriques et affectifs. Le jury a appelé à ce que le service de police réexamine les circonstances de la mort du jeune homme pour déterminer des moyens d’éviter des pertes humaines lors d’événements similaires dans l’avenir. Il a aussi recommandé que des services de transport collectif dans la région de Vancouver mettent en place des formations pour leur personnel en ce qui a trait aux gens avec des problèmes de santé mentale ou en état d’ébriété, en plus d’assurer aux employés un accès direct au 911, possiblement par l’entremise d’un «bouton d’alarme». Selon ce qui a été entendu à l’enquête, Naverone Woods avait paru agité et s’était précipité sur les portes fermées d’un autobus plus tôt dans la journée de sa mort. Pamela McKinnon, la policière ayant atteint l’homme par balle, a témoigné qu’un collègue et elle-même avaient brandi leurs armes et avaient crié à plusieurs reprises à Naverone Woods de jeter ses couteaux au sol, mais qu’il n’avait pas semblé entendre ou réagir. Lorsque Naverone Woods a fait un mouvement soudain en direction de l’autre agent, Mme McKinnon a dit avoir ouvert le feu à deux reprises, atteignant le jeune homme la seconde fois.

Publicité
Actualités

Le gouvernement fédéral augmente l’aide aux athlètes dans son budget

CALGARY – Les athlètes canadiens vont voir une augmentation sur leur chèque mensuel. Les meilleurs athlètes au pays reçoivent un montant pour couvrir les frais liés à l’épicerie, au logement et aux fournisseurs de services grâce au Programme d’aide aux athlètes. Il s’agit d’un système d’allocation de subsistance qui plafonnait à 1500 $ par mois depuis 2004. Mercredi, le gouvernement fédéral a annoncé dans son budget l’ajout de cinq millions $ supplémentaires par année dans le Programme d’aide aux athlètes lors des cinq prochaines années, ce qui représente une augmentation de 18 pour cent. Une aide relative aux frais de scolarité et aux besoins spéciaux provient aussi du Programme d’aide aux athlètes. Cependant, si les 18 pour cent sont appliqués uniquement sur l’allocation de subsistance, les athlètes détenant une carte de niveau senior recevront 270 $ de plus par mois. Quelques centaines de dollars de plus par mois sont significatifs pour la biathlète Rosanna Crawford, qui pourra ainsi acheter une plus grande quantité de produits biologiques qui l’aident dans la récupération après l’entraînement. Le lugeur Justin Snith pourra mettre l’argent supplémentaire dans son assurance automobile. La spécialiste du skeleton Mirela Rahneva soutient qu’elle pourra travailler quelques quarts de moins comme serveuse et passer plus de temps sur la piste de Calgary. «Les finances sont serrées et ç’a toujours été comme ça, a déclaré Snith, qui est âgé de 25 ans. Nous demandions plus d’argent depuis longtemps et c’est énorme de finalement obtenir cette augmentation.» Le kayakiste olympique Adam van Koeverden, vice-président de la commission des athlètes du Comité olympique canadien, faisait partie du groupe menant la charge pour augmenter le financement du Programme d’aide aux athlètes. Puisque le montant d’allocation n’avait pas changé depuis plus d’une décennie, il demandait une augmentation de 24 pour cent pour compenser l’inflation pendant cette période. «C’est un énorme pas dans la bonne direction, a noté van Koeverden. Mais le travail n’est pas fini. La politique est un jeu qui bouge lentement et c’est énorme de déplacer des millions de dollars. «Je peux vous dire que mon rêve était de 2000 $ par mois. Je pense que les athlètes méritent 2000 $ par mois.» Environ 2000 athlètes qui participent aux sports olympiques et paralympiques, et qui font partie du top-16 mondial ou qui sont jugés ayant le potentiel pour en faire partie, reçoivent une allocation mensuelle. Un athlète de première année ou classé dans le programme de développement recevait 900 $ par mois — un montant qui sera aussi augmenté. Crawford, de Canmore, en Alberta, avait écrit une lettre à Blake Richards, le député de la circonscription de Banff-Airdrie. Elle a plaidé pour une augmentation et l’a invité à se rendre au centre d’entraînement. «Le coût de la vie est élevé à Canmore, mais c’est ici que je dois m’entraîner pour espérer rivaliser avec les meilleures au monde, a-t-elle mentionné. Nous avons des installations de classe mondiale ici.» Rahneva, d’Ottawa, a remporté cinq médailles sur le circuit de la Coupe du monde cette saison, dont une d’or. Elle prenait un café avec le patineur de vitesse Vincent de Haitre quand ils ont appris la nouvelle. «Ça va me permettre de passer moins de temps au travail et de pouvoir me concentrer sur la prochaine saison, a expliqué Rahneva. Et elle sera importante puisque je devrai me qualifier pour les Olympiques. «Je n’étais pas certaine si nous allions obtenir une augmentation. Dix pour cent ou 18 pour cent, peu importe, c’est incroyable.» Le Comité olympique canadien et le Comité paralympique canadien ont publié mercredi des communiqués félicitant le gouvernement fédéral pour l’augmentation du financement des athlètes.

Actualités

Procès de l’ex-entraîneur Bertrand Charest: la preuve de la défense est close

SAINT-JÉRÔME, Qc – Bertrand Charest ne nie pas avoir eu des relations sexuelles avec certaines des jeunes skieuses qu’il entraînait, mais il ne se reconnaît pas dans le portrait que la Couronne et ses victimes alléguées ont dressé de lui, a déclaré l’un de ses avocats, mercredi. À sa sortie de la salle d’audience, Me Antonio Cabral a expliqué que l’ex-entraîneur de ski avait choisi de ne pas témoigner à son procès pour agressions sexuelles puisqu’il maintient la déclaration qu’il a faite aux policiers en 2015. Dans cette déposition filmée, M. Charest reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec deux de ses présumées victimes, des relations qu’il avait qualifiées de consensuelles. Me Cabral ajoute toutefois que son client nie encore à ce jour que «ce comportement était généralisé aux 12 victimes». La présentation de la preuve de la défense s’est conclue, mercredi au palais de justice de Saint-Jérôme, avec le témoignage du troisième et dernier témoin. Un ancien adjoint de Bertrand Charest a expliqué à la cour que l’accusé entretenait des liens très «intenses» avec ses élèves et qu’il faisait parfois des commentaires sur leur physique. Alexandre Lussier, qui a accompagné l’équipe pendant la saison 1995-1996, a admis que les commentaires que Bertrand Charest faisait sur le physique des filles le rendaient mal à l’aise. Mais il a ajouté qu’aucune des athlètes n’était jamais venue se plaindre auprès de lui des agissements de leur entraîneur. La défense avait préalablement présenté le témoignage de la soeur de l’accusée et de l’ancien dirigeant d’une association régionale de ski qui avait repêché Bertrand Charest. En s’adressant aux journalistes, mercredi, Me Cabral s’est dit persuadé d’avoir réussi à démontrer au juge que M. Charest «manquait peut-être de jugement dans certaines situations, mais ce n’est pas quelqu’un qui recherchait la gratification sexuelle à travers ces comportements». Selon l’avocat, «c’est un comportement qui était généralisé de la part de M. Charest, peu importe (…) si c’était avec des hommes ou des femmes, il agissait comme ça un peu de la même façon avec tout le monde». Bertrand Charest fait face à 57 chefs d’accusation, notamment d’agressions sexuelles, envers 12 plaignantes âgées de 12 à 19 ans au moment des faits allégués, durant les années 1990. L’ex-entraîneur de ski, aujourd’hui âgé de 51 ans, est aussi accusé d’abus de confiance puisqu’il était alors en situation d’autorité face à ses présumées victimes. Les plaignantes soutiennent que l’accusé les a agressées sexuellement alors qu’il était leur entraîneur avant et pendant son passage au programme de développement de l’équipe féminine de ski au sein de l’organisme national Canada Alpin, de 1996 à 1998. Le procès se poursuit jeudi, alors que la Couronne et la défense tenteront notamment de clarifier l’emplacement d’une compétition de ski qui a été évoquée au cours du procès. Le juge devrait également indiquer si les plaidoiries finales seront livrées dans la salle d’audience ou par écrit.

Actualités

Le budget fédéral fait des heureux et des mécontents

Le budget fédéral déposé mercredi a fait des heureux, mais aussi des insatisfaits. Voici quelques réactions d’organismes, d’associations et de syndicats à ce deuxième budget du ministre libéral des Finances Bill Morneau. ——— LES HEUREUX Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) Il félicite le gouvernement pour sa décision de conserver des règles fiscales équitables sur les achats au détail, que ceux-ci soient effectués auprès de détaillants canadiens ou en ligne auprès de marchands de l’étranger. Selon la règle actuelle, les biens importés d’une valeur inférieure à 20 $ sont exempts de taxes de vente et de droits de douane. Les commerçants en ligne étrangers ont fait pression sur le gouvernement canadien pour que ce seuil passe à 200 $ dans le budget 2017, mais leur démarche n’a pas été couronnée de succès, à la satisfaction du CCCD. Le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) Le RQOH accueille favorablement le budget. En annonçant la somme de 11,2 milliards $ sur 11 ans pour le logement abordable, «le gouvernement du Canada prend la mesure de sa responsabilité dans ce dossier», a déclaré Stéphan Corriveau, directeur général du RQOH. ——— LES MITIGÉS La Société canadienne du cancer (SCC) Le budget fédéral respecte l’engagement pris par le gouvernement d’investir 11 milliards $ dans les soins à domicile, les soins palliatifs et la santé mentale au cours des 10 prochaines années, se réjouit la SCC. Si la Société est heureuse de constater une plus grande flexibilité dans les critères d’admissibilité aux prestations de compassion, elle est inquiète de la décision de réduire le nombre de semaines d’admissibilité de 26 à 15 pour les proches aidants. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) «Nous sommes heureux que les rumeurs concernant une possible hausse de l’imposition des gains en capital ou des revenus des PME ne se soient pas concrétisées. Cela étant, il n’est pas rassurant de savoir que plusieurs mesures fiscales clés pour les PME feront l’objet d’une révision en profondeur, incluant celles liées au traitement fiscal des gains en capital et des entreprises où plusieurs membres d’une même famille sont impliqués», indique Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI. Par ailleurs, même si le pire a été évité, le budget prévoit tout de même une hausse des cotisations à l’assurance-emploi de l’ordre de trois pour cent pour les travailleurs et les employeurs en 2018, ajoute-t-elle. L’organisme salue aussi d’autres mesures, comme des initiatives facilitant l’embauche de travailleurs étrangers temporaires. L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) Elle se réjouit que le gouvernement réinvestisse dans les services publics, mais juge que les crédits accordés sont nettement insuffisants pour les rétablir. «Ce budget, c’était l’occasion d’améliorer considérablement les services publics. À part accroître le financement dans certains secteurs, dont l’inspection des aliments et les programmes d’infrastructures de transport, les libéraux n’ont pas fait ce qu’on attendait d’eux», déplore Robyn Benson, présidente de l’AFPC. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) «C’est un budget qui comporte une grande inquiétude au niveau des finances publiques. Le milieu des affaires n’aime pas les budgets qui sont déficitaires. Le budget et les projections faites par le ministre ne laissent pas entrevoir de retour à l’équilibre budgétaire au cours au moins des cinq prochaines années et encore plus inquiétant est le ratio de la dette sur le PIB qui continue de se détériorer. Ce que ça veut dire, c’est qu’on reporte sur les contribuables du futur, que ce soit des particuliers ou des entreprises, la responsabilité de rétablir l’équilibre budgétaire», a dit en entrevue Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM. Il salue toutefois les choix faits par le fédéral d’investir dans l’innovation, notamment dans certains «créneaux porteurs et importants» pour Montréal, dont l’intelligence artificielle, les technologies vertes et la génomique. Le syndicat Unifor Le budget apporte des changements positifs, estime Unifor — pour faire croître et renforcer une économie qui aide les travailleurs et leur famille —, mais le rythme est encore trop lent. Comme mesures venant en aide aux parents travailleurs, le syndicat a souligné notamment la hausse du financement aux services de garde, une nouvelle stratégie nationale en matière de logement et les programmes de développement des compétences, en particulier ceux qui ciblent les femmes et les communautés autochtones. Équiterre Selon l’organisme environnemental, le financement déjà alloué en 2016 et 2017, ainsi que les nouvelles enveloppes annoncées mercredi dans le budget, permettront d’opérationnaliser les engagements pris pour contrer les changements climatiques. Et si Équiterre salue les nouveaux investissements pour moderniser le réseau de distribution d’électricité, pour mettre à jour le Code national du bâtiment et appuyer les rénovations écoénergétiques, et le financement pour les bornes de recharge pour les véhicules électriques, il est déçu de voir peu de progrès sur la promesse du ministre Morneau d’éliminer les subventions à la production d’énergies fossiles au Canada. ——— LES MÉCONTENTS La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) La FTQ espérait mieux du budget. Les mesures annoncées en assurance-emploi pour les proches aidants sont plus que timides. En ce qui a trait à la fiscalité, les sommes allouées pour lutter contre l’évasion fiscale sont un pas dans la bonne direction, mais le gouvernement fédéral aurait pu faire mieux pour aller chercher des revenus additionnels. La FTQ déplore qu’il n’y ait rien non plus dans le budget pour rétablir la livraison postale à domicile, de même que pour l’industrie forestière et le bois d’œuvre. L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) Selon l’IRIS, le gouvernement n’offre pas de plan structurant pour l’économie: «il se contente plutôt de mesures fragmentées et excessivement timides». «Le gouvernement se vante dans son budget de promouvoir les énergies propres et de combattre les changements climatiques. Or, il déçoit de nouveau à ce chapitre. Il réduit ses dépenses de 750 millions $ cette année et de 500 millions $ l’année prochaine dans la prévention des changements climatiques, et supprime le crédit d’impôt pour le transport en commun, qui prive les contribuables de 150 millions $», relève aussi l’IRIS. La Fédération canadienne des contribuables (FCC) Aaron Wudrick, directeur fédéral de la FCC, s’est dit «heureux que ce budget ne contienne pas une hausse inattendue du déficit comme ce fût le cas en 2016». Il déplore toutefois que le budget ne contienne rien pour combler «l’immense trou fiscal que le gouvernement a créé l’an passé». «Nous ne savons toujours pas comment le gouvernement compte retrouver l’équilibre budgétaire et cela a de quoi inquiéter les contribuables d’aujourd’hui et de demain. Nous savons désormais que la dette fédérale atteindra les 756 milliards $ d’ici 2022. Cela représente 143 milliards $ en paiements d’intérêts seulement, au cours des cinq prochaines années.»

Actualités

Budget Morneau: le Québec se montre «extrêmement déçu et préoccupé»

QUÉBEC – Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao, et le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, affichaient des mines sombres, mercredi, en commentant le dernier budget fédéral, en fin de journée. Le Québec, ont-ils indiqué en point de presse, est «extrêmement déçu et préoccupé» de constater que le gouvernement Trudeau a totalement ignoré ses priorités en matière de financement de trois grands projets d’infrastructures de transport collectif. Le gouvernement québécois avait annoncé ses couleurs en disant s’attendre à voir Ottawa financer de façon substantielle trois grands projets de transport en commun présentement sur la table à dessin: le train électrique (REM) et la prolongation vers l’est de la ligne bleue du métro, à Montréal, et le Service rapide par bus (SRB), à Québec. En point de presse mardi, le premier ministre Philippe Couillard avait dit qu’il voulait voir «un signal fort» dans le budget fédéral, sous forme d’engagements précis, chiffrés et fermes rattachés à ces trois grands projets de transport collectif québécois qui s’annoncent fort coûteux. Or, ce signal n’apparaît nulle part dans le budget Morneau, a dénoncé le ministre Moreau, qui a cherché dans ce document, en vain, quelques lignes indiquant que le gouvernement fédéral serait «au rendez-vous» pour payer une partie de la facture. Le signal attendu, «nous ne le retrouvons pas», a-t-il résumé. Le ministre Moreau demande aux députés québécois du caucus libéral fédéral de rendre des comptes sur le peu de place faite aux revendications du Québec dans le budget déposé mercredi à Ottawa. De son côté, le ministre Leitao a dit que le budget comportait des aspects «positifs», mais il semblait avoir de la difficulté à en trouver. Il est demeuré vague et a cité la reconnaissance du principe de l’asymétrie comme un point positif. Une autre priorité budgétaire du Québec qui a été mise de côté: le choix de Montréal pour installer le futur siège social de la Banque des infrastructures du Canada. Encore là, il n’y a rien dans le budget qui indique qu’Ottawa va préférer Montréal à Toronto ou Calgary, ses deux rivales. Québec aurait pourtant souhaité lire «un message plus précis» annonçant les intentions d’Ottawa dans le budget, a noté le ministre Moreau, qui s’expliquerait mal que Montréal ne soit pas «favorisée» au moment du choix. Pour sa part, l’opposition officielle a accueilli le budget fédéral comme une véritable gifle pour le Québec. «Le premier ministre Couillard a été complètement ignoré par (le premier ministre) Trudeau», a commenté en point de presse le porte-parole en finances, le député Nicolas Marceau. Il estime que le dernier budget Morneau est «une insulte» pour le Québec, alors que ses demandes n’ont pas eu l’écho souhaité, qu’il s’agisse du secteur forestier ou en matière de financement d’infrastructures de transport collectif. Selon lui, il n’y a donc strictement rien dans ce budget pour le Québec, qui espérait notamment d’Ottawa des garanties de prêts pour l’industrie forestière, au moment où le gouvernement américain se montre de plus en plus protectionniste. Du côté de la Coalition avenir Québec, le critique en matière de finances publiques, François Bonnardel, a renchéri pour dire qu’il n’y avait «absolument rien pour le Québec dans ce budget». Il rend le premier ministre Couillard responsable, parce qu’il «n’a pas été en mesure de porter ses demandes avec aplomb» à Ottawa.