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Le ministre Hussen accorde un sursis de deux ans à une famille péruvienne

OTTAWA – Une famille montréalaise a réussi à éviter l’expulsion de justesse. Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a accordé un sursis à la famille de Victor Pablo Reategui Arevalo.

La famille péruvienne était déjà à l’aéroport lundi matin lorsque la nouvelle du sursis de deux ans lui a été communiquée par le député bloquiste Mario Beaulieu.

Arrivés en 2011 au Québec, M. Reategui Arevalo et son épouse Gloria Maria Pella Gil de Pinedo avaient présenté une demande de statut de réfugiés qui leur a été refusée. Depuis 2015, ils avaient épuisé tous leurs appels et continuaient à vivre à Montréal, sans statut, mais avec des visas de travail.

Vendredi dernier, ils s’étaient présentés au parlement à Ottawa, accompagnés du député Beaulieu, pour faire une ultime tentative, invoquant des raisons humanitaires. Leur fils de 17 ans a des troubles cardiaques, diagnostiqués en 2012, et soignés par des médicaments qui ne seraient pas disponibles au Pérou.

Ce dernier effort a porté fruit. Le ministre Hussen leur accorde un sursis de deux ans pendant lesquels ils pourront à nouveau présenter une demande de résidence permanente pour des raisons humanitaires. Leurs permis de travail sont également renouvelés.

«C’est tout à fait logique. Ce sont des gens qui n’ont aucun dossier criminel, qui sont bien intégrés, qui parlent français, qui travaillent. Et puis, le fait que leur fils a des problèmes de santé (…), je pense que ça justifie (l’intervention du) ministre», a commenté le député Beaulieu, enchanté de la tournure des événements.

Il était midi moins une lorsque M. Beaulieu a rejoint au téléphone M. Reategui Arevalo, déjà à l’aéroport de Montréal.

«Quand il a compris qu’ils ne partaient pas, il était très content. Il m’a passé à son frère pour être sûr qu’il comprenait bien», a relaté M. Beaulieu.

«Ce qui est dommage, c’est qu’on en échappe peut-être (d’autres cas) comme ça parce que les gens n’ont pas le réflexe de faire des démarches ou (d’aller) voir leur député», s’est-il inquiété.