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Concentré d’actualité: un résumé des nouvelles incontournables de la semaine

Hausses de salaires des dirigeants de Bombardier, riposte du président Trump aux attaques chimiques en Syrie, triple meurtre à Shawnigan: le résumé de La Presse canadienne.

MONTRÉAL — Hausses de salaires des dirigeants de Bombardier qui passent mal, une riposte brutale du président Trump aux attaques chimiques en Syrie et un triple meurtre à Shawnigan ont notamment marqué l’actualité de la dernière semaine. Voici un résumé des nouvelles incontournables, selon La Presse canadienne.

1) La saga Bombardier se poursuit, sans répit

Les augmentations de la rémunération des hauts dirigeants de l’entreprise québécoise ont continué à faire des vagues durant la semaine.

Si le premier ministre Philippe Couillard s’est dit satisfait des ajustements apportés — le géant des transports ayant subséquemment annoncé le report d’un an du versement des bonis prévus de 2019 à 2020, entre autres choses — la grogne ne s’est pas pour autant estompée dans la population.

Une manifestation citoyenne a eu lieu dimanche dernier à Montréal devant le siège social de Bombardier. L’opposition a présenté quatre motions à l’Assemblée nationale pour dénoncer la gourmandise des dirigeants: les libéraux majoritaires ont refusé de débattre trois d’entre elles et voté contre la quatrième. La première du Parti québécois demandait au premier ministre d’adresser une requête officielle aux dirigeants de Bombardier afin qu’ils renoncent à l’augmentation de leur rémunération pour 2016 parce que l’aide financière importante accordée à l’entreprise  — une injection massive de plus de 3 milliards $ de fonds publics — aurait dû limiter l’attribution des bonis à la direction.

2) Triple meurtre à Shawinigan

Trois meurtres et trois scènes de crime: un drame familial a secoué mercredi soir cette ville de la Mauricie. Sylvain Duquette, âgé de 51 ans est accusé d’avoir abattu sa belle-soeur, une amie de celle-ci et la conjointe de son père mercredi soir. Il est aussi accusé d’avoir séquestré son père et d’avoir tenté de le tuer, avant de mettre le feu à la résidence.

Deux meurtres ont été commis dans une résidence, le troisième homicide dans une autre maison à proximité et l’accusé a été arrêté dans une station-service vers minuit. L’homme a comparu jeudi après-midi et il a été formellement été accusé sous six chefs. Il demeure évidemment détenu.

3) Des attaques chimiques en Syrie choquent et… Donald Trump largue ses missiles

Une attaque au gaz chimique qui a fait en Syrie au moins 86 morts, dont plusieurs enfants, a choqué la communauté internationale. Aux États-Unis, la réaction a été fracassante: le président américain a autorisé jeudi les tirs de missiles — quelque 60 Tomahawks — contre la base aérienne de Shayrat d’où avaient décollé les avions qui ont effectué le bombardement aux armes chimiques, a-t-il soutenu.

Selon lui, la riposte était dans l’«intérêt vital de la sécurité nationale» à la suite de l’attaque chimique qu’aurait perpétrée le régime de Bachar el-Assad contre ses propres citoyens. Le Canada a appuyé pleinement cette «intervention limitée et ciblée» et a de plus exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à appuyer une résolution condamnant l’attaque. Le gouvernement Couillard a aussi cautionné les frappes américaines.

4) Le Canadien de Montréal champion de la division Atlantique

Quatre jours après avoir confirmé leur qualification en séries éliminatoires, le Tricolore a remporté le championnat de la division Atlantique en battant les Panthers de la Floride par un score de 4-1 lundi soir. Ces deux rendez-vous sur la glace — avec la même formation floridienne — ont permis au Canadien de Montréal d’atteindre autant de jalons importants dans leur marathon vers les plus grands honneurs dans la Ligue nationale de hockey. Artturi Lehkonen a été la grande vedette de la soirée avec une performance de deux buts et une aide.

5) Hydro-Québec, la cigale qui a trop engrangé

La société d’État a été un peu trop gourmande ces dernières années et a trop facturé aux Québécois. Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a reconnu mercredi qu’Hydro-Québec avait imposé aux abonnés des tarifs d’électricité plus élevés que nécessaire depuis 2008.

Malgré cette surfacturation, on ne parle pas de remboursement pour l’instant: le gouvernement souhaite plutôt qu’Hydro-Québec modère ses ardeurs et soit modeste dans ses demandes d’augmentation tarifaires. Bref, on s’attend à ce qu’elle allège les factures futures des citoyens, qui ont contribué, à leur insu, à accélérer le retour à l’équilibre budgétaire. Depuis 2008, au total, les abonnés ont payé en trop 1,4 milliard $ pour de l’électricité jamais consommée.

6) La dénonciation obligatoire de la maltraitance envers les aînés

Dans ce dossier, Québec a fait volte-face: il propose désormais la dénonciation obligatoire des cas de maltraitance dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Après avoir résisté, le gouvernement libéral a déposé jeudi des amendements à son projet de loi 115. Au moment de son dépôt en octobre, il avait été qualifié par plusieurs de «coquille vide» parce qu’il n’obligeait pas le signalement des mauvais traitements. Aucune sanction pénale n’apparaît toutefois dans la mesure législative pour punir ceux qui maltraitent les personnes âgées.

La «clip» de la semaine

Les Québécois avalent de travers les hausses salariales que se sont octroyées les hauts dirigeants de Bombardier, même après l’annonce du report à 2020 du paiement d’une bonne partie de leur rémunération. Avec quatre motions présentées à l’Assemblée nationale par les partis d’opposition pour condamner la situation et y apporter des correctifs, le sujet a continué à dominer l’actualité cette semaine.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a critiqué à la fois gestion de la controverse faite par Bombardier et celle du premier ministre Philippe Couillard, mardi dernier, jour où son parti a tenté de présenter sa première motion à ce sujet. Sa citation:

«Chaque jour qui passe nuit à Bombardier. Le premier ministre aurait dû voir ça plus tôt et dire: ‘Écoutez: il faut arrêter l’hémorragie’, dès les premières heures. Vous avez fait une grave erreur, vous devez la corriger immédiatement pour qu’on passe à autre chose» — Jean-François Lisée