Une entreprise offre des gilets blindés pour les chiens policiers de Toronto
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Une entreprise offre des gilets blindés pour les chiens policiers de Toronto

TORONTO — Une entreprise a offert de donner des gilets blindés aux chiens de la police de Toronto afin de les protéger des armes blanches.

Le directeur de la Police de Toronto, Mark Saunders, a annoncé récemment à la Commission de police de la métropole qu’une entreprise privée, qui ne souhaite pas être identifiée, avait offert d’acheter 18 gilets blindés pour chiens à la suite d’un incident survenu l’an dernier à Toronto. Un chien policier avait alors été gravement blessé par un suspect armé d’une machette.

L’escouade canine de la Police de Toronto, créée en 1989, compte aujourd’hui 33 chiens et 22 policiers. Les gilets blindés pour chiens permettent de protéger les organes vitaux internes de l’animal contre les coups assénés par une arme blanche. On peut aussi y ajouter un blindage à l’épreuve des balles. 

Selon le chef Saunders, le donateur a déjà commandé les gilets et est prêt à assumer la facture de plus de 22 000 $. Dans une note, M. Saunders rappelle aux membres de la Commission de police de Toronto que les chiens font partie intégrante du service et qu’il serait seulement raisonnable de les protéger contre les blessures.

Le porte-parole du fabricant à Edmonton, Duncan Horner, a indiqué que l’entreprise avait justement commencé à produire le gilet blindé à la suite du décès d’un chien policier dans cette ville albertaine en 2013. Le défi consistait à concevoir un blindage assez souple pour permettre au chien de conserver son agilité.

Selon M. Horner, la Gendarmerie royale du Canada, la police d’Edmonton et la Police régionale de Durham, à l’est de Toronto, ont déjà équipé leurs chiens policiers de gilets blindés.

À la suite du décès du chien policier d’Edmonton, «Quanto», le gouvernement fédéral avait adopté la Loi sur la justice pour les animaux qui fournissent de l’assistance («Loi de Quanto»), en vigueur depuis 2015. Elle prévoit une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour «quiconque, volontairement et sans excuse légitime, tue, mutile, blesse, empoisonne ou estropie» un animal d’assistance policière ou militaire, mais aussi un chien guide ou un chien d’assistance pour personnes handicapées.