La N.-É. et l'Î.-P.-É. se positionnent à leur tour sur la vente de marijuana
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La N.-É. et l’Î.-P.-É. se positionnent à leur tour sur la vente de marijuana

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont toutes les deux fixé à 19 ans l’âge minimal pour acheter de la marijuana, comme pour l’alcool, mais elles ont choisi des approches différentes pour la vente au détail.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a annoncé jeudi que la marijuana serait vendue, comme au Québec, dans des magasins exploités par sa société des alcools mais dans des commerces distincts.

Par contre, en Nouvelle-Écosse, les produits du cannabis seront vendus dans les magasins de la société des alcools. Le ministre de la Justice, Mark Furey, a soutenu jeudi que ces magasins ont prouvé qu’ils peuvent vendre des produits soumis à certaines restrictions en protégeant efficacement la sécurité publique. Le ministre a par ailleurs plaidé que la Régie des alcools de la Nouvelle-Écosse dispose déjà de l’infrastructure pour assurer la vente de marijuana a l’échelle de la province.

En choisissant de faire magasin à part, l’Île-du-Prince-Édouard souhaite quant à elle éviter d’encourager la consommation combinée de marijuana et d’alcool. Mais le ministre de la Justice de Nouvelle-Écosse estime que sa province pourra lutter contre ce phénomène en formant son personnel et en affichant des mises en garde.

Les deux provinces ont aussi annoncé qu’elles assureront la vente de marijuana en ligne. La Nouvelle-Écosse permettra par ailleurs la possession simple de 30 grammes de cannabis par personne, et la culture à domicile de quatre plants au maximum.

La chef des progressistes-conservateurs de la Nouvelle-Écosse, Karla MacFarlane, a qualifié de «honteuse» l’approche des libéraux. Elle soutient que le gouvernement de Stephen McNeil a opté pour la vente dans les succursales de la société des alcools simplement pour faire des économies, sans tenir compte des conséquences sur la santé publique. Le chef néo-démocrate, Gary Burrill, appuie la décision du gouvernement de confier la vente au détail à la Régie des alcools, déjà habituée à promouvoir la modération.

Les provinces canadiennes ont jusqu’ici adopté une variété d’approches en matière de vente au détail: le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario optent pour leur société des alcools, l’Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador font confiance au secteur privé, et la Colombie-Britannique privilégie un système mixte.