Nouvelles allégations de condescendance portées contre le ministre Kent Hehr
Actualités

Nouvelles allégations de condescendance portées contre le ministre Kent Hehr

OTTAWA — Une femme de Calgary qui fait partie d’une action collective intentée contre le gouvernement fédéral ajoute sa voix à celles de victimes de la thalidomide qui ont accusé le ministre libéral Kent Hehr de condescendance et de manque de respect.

Jennifer McCrea fait partie d’un groupe de femmes qui estiment avoir été privées de prestations lorsqu’elles étaient en congé de maternité. Elle soutient qu’en octobre 2016, lors d’un bref entretien à ce sujet avec M. Hehr, son député libéral local, il aurait été «très condescendant».

Lorsqu’elle lui a demandé pourquoi Ottawa s’acharnait à vouloir se battre contre des femmes malades, M. Hehr, qui était alors ministre des Anciens Combattants, aurait répondu que «c’est comme demander à quel moment vous avez cessé de battre votre femme».

Mme McCrea soutient que de tels propos sont inacceptables, à plus forte raison de la bouche d’un député. Elle a décidé de raconter son expérience cette semaine seulement, lorsqu’elle a entendu des victimes de la thalidomide évoquer elles aussi la condescendance de M. Hehr, qui a été nommé l’été dernier ministre des Sports et des Personnes handicapées.

Dans un communiqué publié jeudi matin, M. Hehr, qui est lui-même paraplégique, explique qu’il s’est senti piégé par la question directe de Mme McCrea et qu’il est lui-même quelqu’un de direct. Il admet toutefois que ses propos peuvent être «parfois abrasifs, voire inappropriés». Le député lui présente ses excuses et rappelle encore une fois qu’il souhaite entreprendre une démarche personnelle pour s’améliorer.

Plus tôt cette semaine, dans l’affaire des victimes de la thalidomide, M. Hehr s’était excusé, mais il suggérait aussi que ses propos avaient été «dénaturés».

Selon Fiona Sampson, une survivante de la thalidomide qui avait participé à cette rencontre avec le ministre des Personnes handicapées, en octobre, M. Hehr aurait dit que «tout le monde au Canada avait une histoire larmoyante» et que «plusieurs personnes avaient des difficultés au Canada — les personnes handicapées, les gens pauvres —, pas seulement (eux)».