Actualités

Les 3600 médecins résidents entérinent une entente de principe de six ans

MONTRÉAL — Les 3600 médecins résidents du Québec ont entériné à 98,5 pour cent l’entente de principe qui était intervenue le 30 mars avec le gouvernement du Québec.

La dernière des quatre assemblées des membres a eu lieu mardi après-midi à Québec. Toutes ont voté dans des proportions de 97 à 99 pour cent en faveur de l’entente de principe qui avait été conclue quant au renouvellement du contrat, a souligné au cours d’une entrevue le docteur Christopher Lemieux, président de la Fédération des médecins résidents du Québec.

«On est très satisfait du résultat final. Évidemment, il a fallu faire des concessions, mais au final, le résultat pour nous est tout à fait satisfaisant. Et, comme on le voit dans le résultat du vote, les membres sont d’accord avec tout ça», a commenté le docteur Lemieux.

Fait inusité: cette entente aura une durée de six ans. Comme la précédente entente était échue depuis mars 2015, elle aura donc cours jusqu’en 2021. C’est d’ailleurs parce que trois années s’étaient déjà écoulées, au moment où l’entente de principe a été conclue, que les parties ont convenu de prolonger l’entente jusqu’en 2021, plutôt que jusqu’en 2020 comme les secteurs public et parapublic.

Les clauses

Sur le plan de la rémunération, les médecins résidents ont obtenu les mêmes augmentations salariales que l’ensemble des syndiqués des secteurs public et parapublic, soit 5,25 pour cent pour les cinq premières années de leur contrat de six ans. Ils ont également obtenu les mêmes montants forfaitaires.

Pour la sixième année du contrat, ils ont obtenu une clause remorque, qui leur accordera donc la même augmentation qu’obtiendront les syndicats des secteurs public et parapublic.

Un exercice de relativité salariale sera fait également pour accroître la rémunération au premier échelon et pour répartir les hausses dans l’échelle salariale.

La Fédération des médecins résidents a également fait «un gain majeur» au chapitre des prestations pour congés parentaux, puisque celles-ci seront désormais calculées en tenant compte des primes, et non plus seulement sur le salaire de base. Ces primes peuvent représenter 20 pour cent de la rémunération.

De même, les horaires de garde seront limités à 16 heures, soit le statu quo. «Le ministère a retiré ses demandes; il nous demandait de faire plus que des 16 heures», ce que les médecins résidents refusaient catégoriquement, a rapporté le docteur Lemieux.

D’autres gains touchent les frais de scolarité et les frais de déplacement pour soins à domicile.

La fédération regroupe les quatre associations de médecins résidents provenant des facultés de médecine des Universités de Montréal et McGill à Montréal, de l’Université de Sherbrooke et de l’Université Laval à Québec.