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Le premier ministre irlandais Varadkar au défilé Fierté Montréal: «fantastique»

OTTAWA — L’organisation de Fierté Montréal se réjouit de la présence du taoiseach (premier ministre) irlandais Leo Varadkar, qui est ouvertement homosexuel, au défilé de dimanche. «C’est fantastique», a lancé mardi en entrevue téléphonique le vice-président de Fierté Montréal, Jean-Sébastien Boudreault. La présence du dirigeant irlandais est d’autant plus significative qu’il a été «élu chef dans un pays qui vient tout juste de légaliser le mariage entre conjoints du même sexe», a-t-il ajouté. Le message que sa participation au défilé envoie est «quelque chose de très positif», selon M. Boudreault. «Plus des gens d’influence feront leur ‘coming out’, plus l’homosexualité sera banalisée. On combat comme ça, toujours de plus en plus, les phobies — la transphobie, la biphobie, la lesbophobie, l’homophobie», a-t-il fait valoir. Le premier ministre Varadkar marchera aux côtés de son homologue canadien, Justin Trudeau, qui participe à l’événement depuis plusieurs années consécutives. «Il le faisait dans le temps qu’il était simple député, et il le fait depuis qu’il a été élu premier ministre», a souligné Jean-Sébastien Boudreault à l’autre bout du fil. «On est très fiers de son soutien, a-t-il ajouté. C’est un appui qui est authentique.» Âgé de 38 ans, Leo Varadkar est devenu en juin dernier le plus jeune taoiseach de l’histoire de l’Irlande, et le premier dirigeant ouvertement homosexuel du pays. Selon le bureau de Justin Trudeau, ce sera la première fois qu’un chef de gouvernement étranger prendra part à un défilé de la fierté avec un premier ministre canadien au Canada. Les chefs du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, et du Bloc québécois, Martine Ouellet, ont confirmé qu’ils déambuleraient aussi dans les rues de la métropole. Le nouveau leader du Parti conservateur, Andrew Scheer, n’y sera pas, a-t-on confirmé mardi à son bureau. «En toute honnêteté, je crois que nous ne l’avons pas invité», a souligné M. Boudreault. «On a longtemps invité les membres du Parti conservateur, mais à un moment donné, on a compris que ça ne servait pas à grand-chose», a-t-il laissé tomber. Les députés conservateurs Sylvie Boucher et Maxime Bernier devraient pour leur part être présents au défilé, a-t-on spécifié au bureau d’Andrew Scheer. Le bureau du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, n’a pas annoncé si ce dernier serait au défilé. Il était présent l’an dernier. Fierté Montréal organise cette année la toute première édition de Fierté Canada, qui est présentée en collaboration avec la Société des célébrations du 375e anniversaire de la métropole.

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Québec élargit la portée du projet de loi 62, mais permet les exceptions

Québec élargit la portée de son projet de loi sur la neutralité religieuse aux municipalités et aux sociétés de transport. Interdira-t-on le voile à bord des autobus? Non, les accommodements raisonnables seront toujours permis. La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a déposé, mardi, les amendements à son projet de loi 62 en commission parlementaire. On peut y lire notamment que les municipalités, les communautés métropolitaines, l’Assemblée nationale et les sociétés de transport devront se conformer à cette loi si elle est adoptée. En vertu de cette pièce législative controversée déposée en 2015, on ne peut donner ou recevoir un service de l’État qu’à visage découvert. Cependant, la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) ont longtemps reproché aux libéraux de permettre des exceptions au nom des accommodements raisonnables. Or dans un amendement du gouvernement, on formule les conditions auxquelles des accommodements seront permis. «On ne peut pas dire qu’il n’y a aucun accommodement possible, que ce soit pour les différents motifs de la Charte (canadienne des droits et libertés)», a déclaré la ministre dans une conférence de presse à l’Assemblée nationale en après-midi. «On ne peut pas faire ça sans porter atteinte au principe même de la Charte», a-t-elle poursuivi. Une demande d’accommodement pour motif religieux serait ainsi traitée si: – elle est sérieuse; – elle respecte le droit à l’égalité homme-femme; – elle respecte la neutralité religieuse de l’État; – si elle est raisonnable, c’est-à-dire qu’elle n’impose aucune contrainte excessive, eu égard au respect des droits d’autrui, à la santé et à la sécurité des personnes, au bon fonctionnement de l’organisme, ainsi qu’aux coûts qui s’y rattachent. Le voile à bord des transports en commun Les journalistes ont posé de nombreuses questions sur ce qui pourrait arriver dans les bibliothèques municipales ou les transports en commun, si un chauffeur d’autobus pourrait par exemple refuser de faire monter une personne entièrement voilée à bord. Mme Vallée a répliqué qu’elle n’était «pas ici aujourd’hui pour analyser chaque cas d’espèce, parce qu’on pourrait être ici jusqu’à 17h00». Elle a dit qu’elle verra concrètement «comment tout ça évoluera» une fois que le projet de loi sera adopté. La ministre a par ailleurs estimé que le projet de loi une fois bonifié par ces amendements fera consensus. Toutefois, les partis d’opposition ont donné un tout autre son de cloche à l’étude en commission parlementaire en après-midi, en livrant une bataille pouce par pouce au gouvernement, en opposant notamment leur conception de «laïcité» à celle de «neutralité religieuse» des libéraux. Amendements de l’opposition Les oppositions ont également présenté des amendements mardi. Le Parti québécois propose entre autres qu’«un membre du personnel de l’État ne peut porter un tchador, un niqab ou une burka dans l’exercice de ses fonctions au motif qu’ils représentent un symbole d’oppression qui va à l’encontre du droit à l’égalité entre les femmes et les hommes». L’amendement reprend le libellé d’un projet de loi déposé par l’ancienne députée libérale Fatima Houda-Pepin. La CAQ a aussi déposé cet amendement. «On n’a pas peur des mots, tout simplement, a déclaré la porte-parole du PQ en matière de laïcité, Agnès Maltais, en conférence de presse. (…) L’article (actuel) de la loi permet toutes les possibilités d’accommodements, sauf quelques exceptions. Si cet article n’est pas modifié, la loi fait reculer le Québec.» Autant le PQ que la Coalition avenir Québec veulent interdire le port de signes religieux par les agents de l’État en situation de coercition, policiers, procureurs, gardiens de prison, conformément aux recommandations de la commission Bouchard-Taylor. La CAQ prône aussi que «les services de l’État doivent être donnés et reçus à visage découvert, sans qu’aucune exception ne soit accordée pour des motifs religieux». Québec solidaire veut quant à lui faire adopter un amendement selon lequel la loi sur «aura pour effet de mettre fin au financement public des établissements scolaires à caractère confessionnel». La partie gouvernementale a contesté la recevabilité de cet amendement, en invoquant notamment que les partis d’opposition ne peuvent déposer des amendements ayant une incidence financière. La présidence rendra sa décision à une séance ultérieure.

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Course à la direction du NPD: le député Roméo Saganash appuie Niki Ashton

OTTAWA — Les annonces de nouveaux appuis dans la course à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD) se multiplient à quelques jours de la date limite pour le recrutement de nouveaux membres. Le député Roméo Saganash est le dernier à afficher ses couleurs en donnant son soutien à Niki Ashton. La députée manitobaine «incarne l’avenir du NPD», écrit-il dans un message destiné à convaincre de nouveaux militants d’adhérer à son parti. Il souligne également le travail de Niki Ashton avec les militants autochtones, écologistes, féministes et les milléniaux. Roméo Saganash est le seul député québécois à soutenir la candidature de la députée fédérale originaire du Manitoba qui compte 10 appuis d’élus provinciaux et fédéraux. Le codirecteur de la campagne de Peter Julian, François Soucy, a également joint l’équipe de Niki Ashton. Peter Julian s’est retiré de la course le 6 juillet parce qu’il avait de la difficulté à obtenir assez de financement pour continuer. Lors de sa conférence de presse, M. Julian avait indiqué qu’il se rallierait à l’un des quatre candidats restants. Son choix ne serait pas encore arrêté. Peter Julian avait reçu les appuis de 12 députés et ex-députés, dont cinq du caucus québécois du NPD. Il s’agit d’Alexandre Boulerice, de Pierre-Luc Dusseault, de Robert Aubin, de Brigitte Sansoucy et de François Choquette. «Il y a encore un terrain qui est assez fertile au Québec, a noté François Soucy en entrevue. Peter Julian est celui qui avait le plus d’appuis de députés québécois et ils n’ont pas encore donné leur appui (à un autre candidat).» Il veut les convaincre de se joindre à la campagne de Niki Ashton, qui à son avis a une bonne compréhension du Québec et présente des idées similaires à celles de Peter Julian — comme la gratuité scolaire jusqu’à l’université. «Peut-être que le Québec ne décidera pas du sort du prochain chef du NPD, mais il un gros mot à dire pour la prochaine élection et elle comprend que ça passe par (le Québec)», a-t-il affirmé. Résolument à gauche, Niki Ashton se réclame de Bernie Sanders, candidat défait à l’investiture démocrate aux États-Unis. Yvon Godin appuie Guy Caron Le candidat à la direction du NPD Guy Caron a pour sa part annoncé mardi un appui de taille, celui de l’ex-député fédéral Yvon Godin. Cet ardent défenseur de la langue française a annoncé mardi qu’il se rangeait derrière le seul candidat québécois de la course. Yvon Godin a représenté la circonscription néo-brunswickoise d’Acadie-Bathurst durant 18 ans à la Chambre des communes. Il a souligné la maîtrise des deux langues officielles de Guy Caron et son travail en tant que porte-parole en matière de finances à la Chambre des communes. «Guy a bien défendu le côté économique au Parlement et je pense que c’est important, a-t-il expliqué en entrevue. Notre parti voit le côté économique et social. Je pense que Guy a une bonne base des deux côtés, ce qui est important pour nous autres.» À son avis, Guy Caron est le candidat le mieux positionné pour unir le NPD. Ce nouvel appui s’ajoute aux 10 autres obtenus par le député de Rimouski depuis le début de sa campagne à la direction. De ce nombre, seulement deux sont issus du caucus du NPD, soit les députées Ruth Ellen Brosseau et Anne Minh-Thu Quach. Il ne reste plus que quelques jours pour le recrutement de nouveaux membres du parti. La date limite est le 17 août, soit un mois avant le début de la période de vote en ligne. Quatre candidats aspirent à remplacer Thomas Mulcair à la tête du NPD. Il s’agit de Charlie Angus, Niki Ashton, Guy Caron et Jagmeet Singh. Le prochain débat est prévu à Montréal le 27 août. Le dévoilement du premier tour de scrutin est prévu au début du mois d’octobre.

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Des conservateurs pressés de se distancier du média controversé The Rebel

OTTAWA — Des politiciens et des entreprises font face à de la pression pour se distancier du média controversé The Rebel relativement à sa couverture des manifestations explosives en Virginie en fin de semaine dernière. Certains détracteurs affirment que le traitement par le site de nouvelles des violences à Charlottesville reflète son soutien persistant à l’extrême-droite. Le cofondateur Ezra Levant a tenté d’éclipser ces critiques, mais ses efforts n’ont pas empêché l’un des autres fondateurs du média, Brian Lilley, de quitter l’organisation tard lundi. Entre autres choses, M. Lilley s’est demandé ce que The Rebel faisait à un événement qu’il a décrit ni plus ni moins comme un «rassemblement suprémaciste blanc et antisémite». La décision de M. Lilley a été saluée par certains partisans conservateurs, dont plusieurs sont sous pression pour désavouer le site de nouvelles, qui est perçu comme étant lié tant au parti conservateur en Alberta qu’au parti fédéral. Doug Schweitzer, candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur en Alberta, a parlé de The Rebel comme d’une nouvelle voix ayant désormais muté en une «plateforme pour l' »alt-right » et leurs amis nazis». M. Schweitzer a appelé ses deux rivaux — Brian Jean et Jason Kenney — à critiquer le média à leur tour. Le directeur de campagne de M. Jean est actuellement inscrit comme l’un des membres du conseil d’administration de l’entreprise. Hamish Marshall a aussi été le directeur de campagne du chef conservateur fédéral Andrew Scheer, mais M. Marshall n’a pas pu être joint pour commenter.

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Des chercheurs suggèrent que le cancer de la thyroïde pourrait être surévalué

CALGARY — Des chercheurs de l’Université de Calgary suggèrent que les progrès de la technologie moderne ont peut-être contribué à surévaluer l’incidence du cancer de la glande thyroïde au pays. Pour les fins de leur étude, Dawnelle Topstad et James Dickinson ont analysé plus de 40 ans de données sur cette maladie au Canada. Ils ont découvert que le taux d’incidence de ce type de cancer avait été multiplié par six chez les femmes et par cinq chez les hommes entre 1970 et 2012. Les chercheurs ont aussi remarqué une augmentation prononcée après le début des années 1990, et que la hausse la plus importante avait été observée chez les femmes de 40 à 60 ans. Pendant tout ce temps, pourtant, le taux de décès dus à ce cancer est demeuré relativement bas, et assez semblable chez les hommes et les femmes. Les chercheurs croient donc que le nombre de décès liés au cancer de la thyroïde demeure relativement bas, mais que plusieurs tumeurs détectées n’évoluent pas — ou alors elles progressent trop lentement pour poser un risque réel. L’augmentation de l’incidence des cas de cancer de la thyroïde serait donc due vraisemblablement à un effet de «surdiagnostics», attribuable aux tests d’imagerie modernes. Ces technologies permettent de dépister plus facilement des lésions «inoffensives d’un point de vue clinique», mais qui viennent ensuite gonfler les statistiques sur l’incidence de ce cancer, écrivent les professeurs Topstad et Dickinson. Les chercheurs recommandent de réduire le recours abusif à l’imagerie diagnostique, et à trouver de meilleures façons de distinguer les tumeurs bénignes des tumeurs à risque élevé. Les résultats de l’étude sont publiés, en anglais, dans le journal en ligne de l’Association médicale canadienne.

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Infirmières d’agences: la FIQ gagne sa cause et demande un changement de cap

MONTRÉAL — L’organisation syndicale qui représente la grande majorité des infirmières du Québec vient de remporter une importante victoire devant le tribunal concernant les infirmières provenant des agences de placement. Celles-ci doivent bel et bien être incluses dans ses unités de négociation, puisque leur véritable employeur est le centre hospitalier et non l’agence, a statué le Tribunal administratif du travail. Concrètement, cette décision du tribunal devrait permettre de stabiliser les équipes soignantes, au bénéfice des patients et du personnel, a dit la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Régine Laurent, au cours d’une conférence de presse mardi. C’est le Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, affilié à la FIQ, qui s’était adressé au tribunal, afin de lui demander de déclarer que 15 infirmières travaillant aux soins intensifs à l’Hôpital Santa-Cabrini, provenant d’agences de placement privées, soient incluses dans son unité de négociation. Le Tribunal administratif du travail lui a donné raison sur toute la ligne. Il affirme que les agences de placement ne font que de «la fourniture de main-d’oeuvre» et ne dispensent pas de soins. «Elles agissent comme sous-traitants pour le Service des ressources humaines, et non pour les services de soins», a jugé le tribunal. Le véritable employeur de ces infirmières n’est donc pas une agence de placement, mais bien le centre (CIUSSS ou Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal), conclut le juge administratif André Michaud. «Extraordinaire pour les patients» Aux côtés notamment de ses représentants syndicaux de Santa-Cabrini, Mme Laurent s’est dite très satisfaite de cette victoire syndicale. Elle a invité le ministère de la Santé et ses représentants à cesser «le recours abusif à la main-d’oeuvre indépendante» et à travailler pour stabiliser les équipes de soins, tant pour le bien des patients que pour celui du personnel. «Dans une équipe de travail, quand c’est le même personnel, la même équipe soignante qui est là régulièrement, c’est extraordinaire pour les patients. Et c’est bon aussi pour nous, parce qu’on fait un travail où on est très sollicité», où la charge de travail est importante, a rappelé Mme Laurent. «Imaginez que vous travaillez dans un établissement de santé et, à tous les jours, vous avez à peu près la moitié de l’équipe à qui vous devez dire» où sont placés des accessoires, des formulaires. «Ça n’a pas de bon sens», s’est exclamée la dirigeante syndicale. La FIQ se bat depuis des années pour limiter le recours aux agences de placement. Cette question a été au coeur de plusieurs négociations de ses conventions collectives. Elle a d’ailleurs réussi à réduire le recours à ces agences, au fil des ans. Certains établissements de santé y ont beaucoup moins recours que d’autres «parce qu’ils planifient mieux la gestion de leur main-d’oeuvre», a expliqué Mme Laurent. Les infirmières d’agences coûtent plus cher à l’État — 20 pour cent de plus, rapporte Mme Laurent — mais elles donnent aussi plus de souplesse aux administrations d’établissements et aux infirmières qui s’y inscrivent parce qu’elles veulent choisir au cas par cas leurs quarts de travail. «Bientôt, les négociations locales débuteront dans les CISSS et les CIUSSS et ce sera l’occasion de faire appliquer la décision du tribunal. Le ministre et les gestionnaires doivent donc agir maintenant», a conseillé Mme Laurent.

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Impossible de connaître la source des petites contributions aux partis fédéraux

OTTAWA — Les Canadiens ont donné près de 75 millions $ aux cinq partis politiques représentés aux Communes depuis les dernières élections générales, mais la loi ne permet pas d’identifier la source de plus de 40 pour cent de ces contributions. La Presse canadienne a analysé les données d’Élections Canada sur les contributions aux partis politiques depuis le scrutin du 20 octobre 2015 jusqu’au 30 juin dernier. On constate que 42,5 pour cent des 74,8 millions $ versés aux cinq partis représentés aux Communes sont allés aux conservateurs, comparativement à 38 pour cent aux libéraux; les néo-démocrates ont obtenu environ 12,5 pour cent du gâteau, les verts 6,2 pour cent et le Bloc québécois 1,4 pour cent. On constate aussi que 42 cents de chaque dollar recueilli par les partis, ou 31,1 millions $, ne peuvent être reliés à un donneur, voire à sa province ou sa ville d’origine, en vertu d’un article de la Loi électorale. Cette provision oblige les partis à divulguer l’identité de tous ceux qui leur versent plus de 200 $ une même année. Or, la moitié des contributions politiques au Parti vert et au Bloc québécois, et 47 pour cent de celles versées au Nouveau Parti démocratique, entrent dans cette catégorie, comparativement à 43 pour cent chez les conservateurs et 32 pour cent chez les libéraux. Cette règle ne s’applique cependant pas aux courses à la direction: les partis doivent alors divulguer l’identité des donateurs et leur adresse — jusqu’au code postal —, qu’ils aient versé un dollar ou 1500 $. Interrogé sur cet écart entre les deux régimes, le porte-parole du Parti libéral du Canada, Braeden Caley, a esquivé la question. Chez les néo-démocrates, le porte-parole, Guillaume Francoeur, a indiqué que le parti est favorable au statu quo. «Rien n’indique que l’on devrait s’inquiéter de la loi actuelle (…) qui permet à des personnes de verser une petite contribution» de façon discrète. Environ 70 pour cent de toutes les contributions politiques versées au NPD depuis quatre ans ne dépassaient pas 200 $. Le chef adjoint des Verts, Daniel Green, s’est dit d’accord pour abaisser le «plafond de l’anonymat», mais ajoute que son parti préférerait plutôt que l’on réduise le plafond des contributions en général. L’analyse plus fine des rapports de financement des partis politiques révèle par ailleurs que les Québécois, qui comptent pour 25 pour cent de l’électorat, ne représentent que huit pour cent des donateurs de plus de 200 $. Christian Bourque, vice-président de la firme Léger, explique que les Québécois se sentent traditionnellement plus éloignés de la politique fédérale.

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Bell Aliant attribue sa panne majeure à une «tempête parfaite»

HALIFAX — Bell Aliant affirme que la panne généralisée de son réseau de télécommunications de la côte Est, au début du mois, était le résultat d’une «tempête parfaite» impliquant des travailleurs de la construction qui n’ont pas vérifié où ils creusaient. La rupture de service du 4 août dernier a touché les services d’urgence dans plusieurs régions des provinces de l’Atlantique, causé une vaste panne du réseau cellulaire de Bell, Telus, Virgin et Koodo, en plus d’interrompre les communications internet et de couper certaines lignes terrestres durant environ quatre heures. Le porte-parole de Bell, Nathan Gibson, raconte qu’une première rupture de câbles s’est produite près de Drummondville, et aurait été causée par des travailleurs de la construction sur un chantier autoroutier. À ce moment, le service aux abonnés n’aurait pas subi d’impact significatif grâce à la redondance du réseau — jusqu’à ce qu’une deuxième rupture majeure survienne près de Richibucto, au Nouveau-Brunswick. Cette fois, elle aurait été causée par une entreprise forestière dans un secteur où la forêt est très dense. M. Gibson explique que cette dernière rupture de câbles était très difficile à réparer puisque l’endroit était lui-même très difficilement accessible et que les équipes ont mis du temps à localiser précisément le bris. L’inaccessibilité du site a par ailleurs ralenti l’arrivée des équipements lourds de l’équipe de réparation. Dans une réponse par courriel, le porte-parole précise que les câbles armés sont enfouis profondément, mais que des bris peuvent se produire lorsqu’un tiers utilisant une rétrocaveuse ne suit pas correctement les directives de localisation de Bell «ou qu’il va de l’avant avec ses travaux sans poser de questions» sur la présence de câbles.