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La municipalité de Saint-Lazare a été le théâtre d’un vol et de trois incendies

SAINT-LAZARE, Qc – La fin de soirée a été riche en rebondissements à Saint-Lazare, une municipalité située à l’ouest de Montréal. Un vol qualifié est survenu, vers 23 h, jeudi, dans le stationnement d’une institution financière locale. Selon la sergente Ingrid Asselin, de la Sûreté du Québec, un camion de transport d’argent a alors été braqué par deux individus et les employés ont été abandonnés dans une fâcheuse position. La porte-parole de la SQ rapporte qu’ils ont été ligotés. Par contre, ils n’ont pas été blessés. Vendredi matin, les policiers étaient toujours sur la trace des suspects maisils disposaient d’une description bien sommaire pour les retrouver. D’après Mme Asselin, les hommes recherchés mesurent environ 1 m 80 et au moment de commettre leur crime, ils portaient des vêtements foncés. Ils avaient également le visage couvert. Par ailleurs, jeudi soir, trois véhicules ont également été incendiés dans la même municipalité. Pour l’instant, la police ignore s’il existe un lien entre ces feux considérés comme étant suspects et le vol.

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Les passionnés de l’histoire canadienne auront «leur» musée

OTTAWA – La loi visant à créer le Musée canadien de l’histoire a été adoptée par le Sénat et a reçu la sanction royale. Cette institution viendra donc officiellement remplacer le Musée canadien des civilisations, situé à Gatineau. La transformation s’effectuera de manière progressive. Elle s’échelonnera sur une période de quatre ans. Pendant ce temps, plusieurs des galeries permanentes subiront notamment des rénovations. Pour mener la transition à terme, Ottawa a prévu une enveloppe de 25 millions de dollars. La programmation proposée par l’établissement est également appelée à être modifiée. Comme son nouveau nom le suggère, elle sera davantage orientée vers l’histoire nationale et la société canadienne plutôt que vers l’anthropologie et les civilisations. En 2012, au moment où le gouvernement fédéral avait annoncé son désir d’effectuer ces changements, la réaction de l’opposition avait été vive. Le Nouveau Parti démocratique l’avait accusé de vouloir se lancer dans une «grande opération de propagande conservatrice».

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La CSN émet des réserves quant à l’application de la Charte des valeurs

MONTRÉAL – La CSN, qui représente quelque 300 000 travailleurs québécois, appuie l’interdiction de signes religieux dans certaines sphères professionnelles, mais estime que cette mesure ne devrait pas s’appliquer à l’ensemble des employés des organismes publics comme le souhaite le gouvernement avec sa charte des valeurs. À l’occasion d’un conseil confédéral, 250 délégués de la CSN ont réaffirmé la position du syndicat concernant le port de signes religieux chez les magistrats, les procureurs de la Couronne, les policiers, les gardiens de prison, les personnes travaillant dans le réseau de l’éducation primaire et secondaire et les Centres de la petite enfance. Pour la CSN, l’interdiction devrait s’appliquer pour l’ensemble de ces corps de métier. Le syndicat dit qu’il a déjà adopté des positions en ce sens en 2007 et 2010. Mais jamais, la CSN n’a voulu aller aussi loin que le projet de Charte actuellement sur la table. Pour la CSN, les membres du personnel enseignant des institutions scolaires, mais aussi des services de garde, ne devraient pas afficher leurs croyances religieuses, pour différentes raisons. «Nous estimons que la neutralité religieuse doit transparaître chez les personnels œuvrant dans le réseau de l’éducation primaire et secondaire, non pas parce qu’ils représentent l’État, mais parce qu’ils incarnent l’école, une école laïque, sans enseignement ni projet religieux, et parce qu’ils assument une mission d’éducation auprès de jeunes élèves. Les adultes qui travaillent dans ce réseau servent souvent de modèles aux enfants et aux adolescents», a indiqué jeudi le président de la CSN, Jacques Létourneau. La CSN soutient que les deux tiers des travailleuses et travailleurs qu’elle représente sont visés par la Charte de la laïcité. Pour le président de l’organisation, il serait cependant déplacé d’interdire le port de signes religieux dans plusieurs corps de métier, même s’ils sont en contact avec le grand public. «On ne pense pas que le fait de porter un signe religieux dans la Société de transport public de Montréal, qu’on soit mécanicien ou chauffeur, vienne menacer la neutralité de l’État. Même chose dans le réseau de la santé qu’il s’agisse autant du médecin que de quelqu’un qui travaille dans les cuisines», a-t-il soutenu en entrevue avec La Presse Canadienne. Pour la CSN, les personnes qui sont déjà à l’emploi de l’État devraient bénéficier de droits acquis en ce qui concerne la possibilité de porter signes religieux. «Un régime de droits acquis s’impose selon nous. Il tempérerait l’atteinte au droit au travail. Il serait injuste en effet que des travailleuses et des travailleurs soient congédiés en raison de changements apportés après leur embauche aux exigences d’emploi», a soutenu M. Létourneau. La position prise par la CSN jeudi influencera ses présentations à l’occasion de la commission parlementaire devant se pencher sur le projet de charte des valeurs au cours des prochains mois.

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Le sénateur conservateur Hugh Segal quittera la chambre haute en juin 2014

OTTAWA – Un sénateur conservateur bien en vue a annoncé jeudi qu’il se retirerait de la chambre haute en juin 2014. Hugh Segal a précisé qu’il deviendrait alors doyen du collège Massey de l’université de Toronto. M. Segal s’est retrouvé en conflit avec son parti cette année, après la décision des conservateurs de présenter un projet de loi pour suspendre sans salaire les trois sénateurs au coeur d’un scandale sur leurs réclamations de dépenses. Les rumeurs voulaient que M. Segal quitterait le Sénat, mais dans un communiqué diffusé jeudi, le sénateur remercie le premier ministre Stephen Harper pour «l’appui et les conseils» durant le temps qu’il a passé à la chambre haute. Hugh Segal a été nommé au Sénat en 2005 par le premier ministre libéral Paul Martin, mais il a une longue expérience des coulisses de la politique fédérale et ontarienne. Il a été le chef de cabinet de Brian Mulroney, et en 1993, il avait envisagé de se porter candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur pour succéder au premier ministre. En 1998, il s’est lancé dans la course mais a fini second, derrière Joe Clark. M. Segal a aussi occupé des postes importants au bureau de l’ancien premier ministre ontarien Bill Davis. «À titre de partisan de la réforme du Sénat, je me suis prononcé en faveur de la limite des mandats en tant que début possible de ce processus», a écrit M. Segal dans un communiqué publié jeudi soir. «La fin de 2014 marquera ma neuvième année au Sénat et le moment est venu de relever de nouveaux défis.»

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6000 clients d’Hydro-Québec sans courant dans les Laurentides

BLAINVILLE, Qc – Un peu plus de 6000 clients d’Hydro-Québec étaient privés d’électricité, jeudi en début de soirée, dans les municipalités de Blainville, Sainte-Thérèse et Rosemère. Des équipes d’intervention ont été déployées au poste de distribution de Blainville, d’où origine la panne, pour déterminer la cause de cette interruption. Selon Sophie Lamoureux, porte-parole de la société d’État, des équipements de protection du réseau se sont déclenchés et ont provoqué la panne. Elle n’était cependant pas en mesure d’expliquer cette réaction des systèmes de protection. La majorité des clients touchés par les pannes sont situés à Blainville, mais quelques centaines le sont aussi à Sainte-Thérèse et Rosemère. En début de soirée, Hydro-Québec était incapable de dire à quel moment le courant serait rétabli dans ces trois villes des Laurentides. Des monteurs de ligne travaillent à transférer ces clients sur un réseau de distribution non affecté par la panne.

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Procès de l’ex-prêtre Eric Dejaeger: la Couronne a terminé sa preuve

IQALUIT, Nunavut – La Couronne présentait sa preuve pour une dernière journée, jeudi, dans le procès d’un ancien prêtre du Nord canadien faisant face à 80 chefs d’accusation d’agression sexuelle contre des enfants inuits. Au total, 42 présumées victimes — la voix étranglée par les sanglots —, ont été entendues et ont livré des témoignages déchirants. La plupart d’entre elles étaient issues de la petite communauté inuit d’Igloolik, où Eric Dejaeger se trouvait entre 1978 et 1982 au nom des oblats Marie-Immaculée. Une femme a raconté comment, à l’âge de 12 ans, elle avait été attachée à un lit et sodomisée. D’autres témoins ont soutenu que Dejaeger les avait forcés à le regarder commettre des actes de bestialité. Une autre encore a affirmé qu’après avoir été violée par le prêtre, elle avait tenté de nettoyer le sang de ses blessures mais qu’il l’avait assise sur un fauteuil qu’il avait recouvert de sacs à ordures pour prévenir les taches. Plusieurs d’entre eux, installés dans le box des témoins, se tenaient aussi loin que possible de Dejaeger, qui se trouvait à quelques mètres seulement. D’autres ont reçu l’autorisation du juge Robert Kilpatrick de regarder l’accusé en face pendant leur témoignage, une pratique inhabituelle en cour. «Je te pardonne pour ce que tu m’as fait Eric. J’espère que Dieu te pardonne aussi», lui a lancé une femme plus tôt cette semaine. Dejaeger faisait d’abord face à 76 chefs d’accusation mais au premier jour du procès, un autre chef lui a été imposé ainsi que trois autres, la semaine dernière. L’accusé a plaidé coupable à huit chefs d’accusation. Sa défense doit être présentée à compter du 20 janvier et devrait s’étendre sur une période de quatre jours. L’ancien prêtre, accusé une première fois en 1995, avait fui le Canada pour rentrer en Belgique, son pays natal. Les autorités belges l’ont renvoyé au Canada en janvier 2011 après avoir découvert qu’il vivait sur le territoire illégalement.

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Le CRTC examinera les frais d’itinérance imposés aux petits fournisseurs

OTTAWA – Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes tentera de déterminer si les géants du sans-fil facturent des frais un peu trop salés à leurs petits concurrents qui utilisent leur réseau dans des secteurs qu’ils ne desservent pas. Dans un communiqué publié jeudi, le CRTC déclare vouloir s’assurer que les plus grandes compagnies de services de téléphonie sans fil ne s’attribuent pas un «avantage concurrentiel injuste» et n’imposent pas des «tarifs injustement discriminatoires» avec ces «frais d’itinérance». Certains de ces grands fournisseurs facturent ou proposent de facturer à leurs petits concurrents canadiens des frais d’itinérance nettement supérieurs à ce qu’ils facturent aux entreprises américaines établies aux États-Unis, déplore le CRTC. Les plus petits fournisseurs doivent se tourner vers le réseau des grandes entreprises lorsque leurs clients se rendent dans une zone à l’extérieur de leur couverture. Ces entreprises exigent toutefois des frais pour l’hébergement de ces «itinérants». Plus tôt cette année, le CRTC a demandé aux fournisseurs de services de téléphonie sans fil de lui transmettre les ententes conclues avec leurs concurrents canadiens et américains pour les frais d’itinérance.

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Transports publics ontariens:une hausse de la taxe sur l’essence est recommandée

TORONTO – L’Ontario devrait notamment hausser la taxe sur l’essence de 10 cents le litre et emprunter davantage afin de recueillir les milliards de dollars nécessaires au financement de l’expansion du réseau de transport en commun dans la grande région de Toronto et Hamilton, conclut un comité spécial mandaté par le gouvernement provincial. L’une des recommandations du rapport déposé jeudi prévoit d’augmenter la taxe sur l’essence de trois cents le litre en 2015, taxe qui atteindrait graduellement 10 cents le litre après huit ans. Queen’s Park pourrait aussi puiser dans les revenus de la taxe de vente harmonisée déjà imposée sur les carburants pour en allouer directement une partie aux transports publics, en plus d’augmenter d’un demi-point de pourcentage l’impôt des entreprises. La hausse de la taxe sur l’essence coûterait, pendant la première année, environ 80 $ par foyer de la région de Toronto et de Hamilton (GTHA) et grimperait à 260 $ après huit ans, souligne le rapport du comité. Or, le fait de rester coincé dans un bouchon de circulation pendant 32 minutes chaque jour pourrait coûter plus de 700 $ par année aux automobilistes, estime-t-on dans le document. Les Ontariens ne résidant pas dans le GTHA ne financeront pas le projet d’élargissement du transport public dans cette région puisqu’ils recevront leur part de la TVH et de la taxe sur l’essence pour défrayer les coûts de leur propre réseau de transport, a assuré la présidente du comité consultatif, Anne Golden. Les recommandations du comité sont raisonnables et équitables pour toutes les parties, a-t-elle poursuivi. La première ministre Kathleen Weil a accueilli favorablement les conclusions du rapport, affirmant jeudi que si le gouvernement ne prenait pas ses responsabilités et ne faisait pas les investissements nécessaires dans ce dossier, les générations futures leur en tiendraient rigueur. Si toutes les recommandations devaient être retenues et appliquées, le gouvernement provincial engrangerait entre 1,7 et 1,8 milliards $ par année pour le seul GTHA. Les libéraux — minoritaires à Queen’s Park — n’ont toutefois pas encore décidé s’ils hausseraient la taxe sur l’essence et emprunteraient davantage, ce que suggère le rapport. Le ministre des Finances, Charles Sousa, a souligné que plusieurs scénarios étaient à l’étude et que l’engorgement routier dans la région de Toronto coûtait déjà 6 milliards $ par année à l’économie de la province. Note to readers: Version corrigée: il pourrait en coûter plus de 700 $ par année aux automobilistes coincés dans les bouchons, et non 7000 $

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Résolu perd la certification FSC sur trois territoires au Québec et en Ontario

MONTRÉAL – La plus importante compagnie forestière au Canada, Produits forestiers Résolu, ne peut plus affirmer que ses produits sont certifiés FSC s’ils proviennent de trois territoires qui, ensemble, représentent près de la moitié de toute la superficie qu’elle exploite. Les certificats FSC (Forest Stewardship Council), une des normes de pratique forestière durable les plus reconnues sur la scène internationale, ont été suspendus sur deux territoires au nord du Lac-Saint-Jean et un autre dans le nord de l’Ontario pour des accrocs au respect des Premières Nations ainsi qu’à la protection des vieilles forêts et du caribou forestier. La norme FSC représente un argument de poids sur des marchés qui se montrent de plus en plus exigeants quant aux pratiques environnementales des entreprises. La suspension des certificats est valide pour un an. C’est le Rainforest Alliance qui a la responsabilité de réaliser les audits requis pour l’émission des certificats. FSC Canada affirme qu’il s’agit de la plus grande surface — près de 8 millions d’hectares — à avoir été frappée d’une telle suspension. Résolu affirme toutefois ne rien avoir à se reprocher. Selon son porte-parole, Karl Blackburn, les reproches touchant le respect des Premières Nations sont reliés aux difficultés dans les pourparlers entre Québec et les communautés autochtones touchées, auxquelles l’entreprise n’est pas partie prenante. Quant aux questions touchant la protection du caribou forestier, Résolu affirme qu’il s’agit d’un différend d’interprétation puisque l’entreprise dit se conformer à la lettre aux normes provinciales, alors que la certification FSC est liée au respect des normes fédérales, plus strictes. Résolu affirme être en mesure de continuer à approvisionner ses clients avec des produits certifiés FSC provenant de ses autres exploitations en attendant de ravoir la certification, ce qu’elle entend bien réussir. Quant aux produits provenant des exploitations décertifiées, la forestière rappelle qu’il y a encore des marchés qui n’exigent pas cette norme et elle entend y chercher des débouchés en attendant de redevenir certifiée. Du côté de l’organisme environnemental Greenpeace, son directeur québécois, Nicolas Mainville, estime que la suspension démontre la mauvaise gestion de l’entreprise. Greenpeace, qui siège au conseil d’administration de FSC, s’est maintes fois montrée très critique de Résolu. Selon M. Mainville, il est temps que la forestière prenne ses responsabilités et revoit son approche afin d’assurer la durabilité de ses activités.

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Un comité propose de mieux baliser l’accès à la haute fonction publique

QUÉBEC – Dans la foulée de la controverse suscitée par une double nomination accordée à l’ex-chef du Parti québécois André Boisclair, un comité propose de mieux baliser le recrutement et l’octroi de permanence dans la haute fonction publique québécoise. Dans son rapport, le groupe mandaté par la première ministre Pauline Marois suggère au gouvernement des modifications législatives pour fixer des critères quant à l’embauche de personnes qui ne sont pas déjà membres de la fonction publique. Parmi les 12 recommandations de son rapport, rendu public vendredi, le comité estime aussi que la Loi sur la fonction publique devrait être changée afin qu’une période de probation soit imposée avant d’accorder une permanence dans un emploi supérieur. L’an dernier, pour calmer le tollé soulevé par la nomination de M. Boisclair comme délégué général à New York tout en lui accordant simultanément une permanence, Mme Marois avait mandaté le comité, présidé par André Perrault. En décembre 2012, M. Boisclair avait accepté de renoncer à son poste d’administrateur d’État, qui lui garantissait un poste dans la haute fonction publique au terme de son contrat à New York. L’ex-ministre péquiste a depuis demandé à être réaffecté à la suite d’une nouvelle controverse relative à sa consommation passée de cocaïne. Le gouvernement a annoncé mercredi la nomination de la journaliste Dominique Poirier à New York à titre de déléguée générale, qui bénéficie d’un contrat à durée indéterminée sans toutefois accéder à la fonction publique. Sans étudier spécifiquement le cas de M. Boisclair, le comité a relevé que les données disponibles ne permettent pas d’observer une progression du nombre de nominations de personnes provenant de la filière politique mais «toutefois, à travers les cas rapportés dans les médias, la perception ancrée dans la population semble être que ces situations ont connu une certaine augmentation». Dans une entrevue à La Presse Canadienne, jeudi, M. Perrault a affirmé que le gouvernement aurait intérêt à resserrer la façon dont sont choisies les personnes qui obtiennent un contrat dans la haute fonction publique, qui obtiennent parfois ensuite une permanence sans avoir gravi les échelons par la filière classique. «Il y a des risques que la titularisation ou les nominations puissent, dans certains cas, être mal perçues et dans certains cas ça peut s’avérer vrai, dans certains cas ça peut être faux, a-t-il dit. Cela dit, les mécanismes (proposés) visent à assurer une plus grande transparence.» M. Perrault croit qu’avant d’accorder une permanence, comme celle dont a bénéficié brièvement M. Boisclair, le gouvernement devrait imposer une probation, dont il n’a pas fixé la durée, évoquant deux à quatre ans. «Dans la mesure du possible, il faut s’assurer que les gens ont démontré leurs compétences, et la compétence ça prend un certain temps pour la démontrer», a-t-il dit. Selon le rapport, le conseil des ministres, qui dispose du pouvoir de nomination dans la haute fonction publique et les organismes gouvernementaux, a beaucoup de latitude actuellement. Dans le cas des candidats issus de la filière politique, le processus de sélection se limite généralement à une vérification de sécurité et des diplômes, note le document. La responsabilité concernant les postes de sous-ministre adjoint a aussi été retirée à la commission sur la fonction publique, dont les règles prévoyaient un concours ou un examen pour accéder à ces postes. Grâce à une étude annexée à son rapport, le comité a pu observer les façons de faire dans d’autres juridictions, notamment au gouvernement fédéral, a noté M. Perrault, qui relève plus de rigueur. «Le processus est beaucoup plus rigoureux et de façon générale, les sous-ministres proviennent de la fonction publique», a-t-il dit. Le comité a observé que le nombre de titulaires d’emplois supérieurs issus de l’extérieur de la fonction publique qui ont obtenu une sécurité d’emploi est demeuré relativement stable, depuis 1993, une période au cours de laquelle libéraux et péquistes se sont échangé le pouvoir. De 1993 à 2002, 26 des 144 personnes nommées à un poste de sous-ministre provenaient de l’extérieur de la fonction publique, soit 18 pour cent. De ce nombre huit, soit 31 pour cent, ont obtenu la sécurité d’emploi assortie au titre d’administrateur d’État I. Durant la même période, pour les postes de sous-ministre adjoint ou associé, le gouvernement a retenu 96 candidatures provenant de l’extérieur sur les 402 personnes nommées à ces fonctions, soit 23,9 pour cent. De ce nombre, 32 ont reçu le titre d’administrateur d’État II, accédant à la sécurité d’emploi. De 2003 à 2012, 18 des 121 personnes nommées sous-ministre ont été recrutées de l’extérieur de la fonction publique, soit 15 pour cent. Cinq ont reçu la sécurité d’emploi de la titularisation comme administrateur d’État I, soit 28 pour cent. Pour les postes de sous-ministres adjoint ou associé, sur 402 nominations, 107 venaient de l’extérieur des rangs de la fonction publique, soit 27 pour cent. Trente-quatre personnes ont été titularisées, soit 32 pour cent du groupe. Le député caquiste Christian Dubé a reçu avec scepticisme les recommandations du rapport du comité, dont il partage cependant les préoccupations, en soulignant que le gouvernement s’est contenté d’un communiqué. «La façon dont ça vous a été présenté aujourd’hui, ce n’était pas avec un ministre qui est venu vous expliquer, ça, a-t-il dit. Alors, problème, rapport, tablette. Et c’est malheureux.»