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Un chef de police du Manitoba accusé d’avoir bâclé une enquête est acquitté

WINNIPEG – Un chef de police d’une petite municipalité du Manitoba a été acquitté, vendredi, des accusations d’avoir délibérément bâclé une enquête sur une collision mortelle causée par un autre policier. Harry Bakema, âgé de 62 ans, était chargé d’enquêter sur un incident à East St. Paul, près de Winnipeg, au cours duquel un policier en civil a embouti une automobile et tué la femme au volant, Crystal Taman, en 2005. Selon ce qui a été dit au procès, M. Bakema n’a pas évalué si le policier avait les facultés affaiblies, et l’a plutôt escorté jusqu’à un véhicule de patrouille pour qu’il s’y repose. Des accusations de conduite avec les facultés affaiblies contre le policier ont été abandonnées. Il s’est vu imposer une peine conditionnelle d’assignation à résidence pour une conduite dangereuse ayant causé la mort. Une enquête en 2008 sur la gestion de l’incident avait mené à l’arrestation de M. Bakema et à la dissolution du corps de police — de quatre personnes — de East St. Paul. La voiture compacte conduite par Crystal Taman s’était arrêtée à un feu rouge à l’aube, le 25 février 2005. Derrière elle s’amenait un camion conduit par Derek Harvey-Zenk, un policier de Winnipeg en civil qui revenait d’une fête avec des collègues. Malgré de larges signaux avertissant de l’approche d’une intersection, l’agent n’a pas freiné et a heurté de plein fouet l’arrière du véhicule de la victime. M. Bakema, qui avait travaillé avec Derek Harvey-Zenk à Winnipeg, figurait parmi les premiers agents sur les lieux. Des témoins, incluant certains collègues, ont raconté, tant durant l’enquête qu’au procès, s’être fait dire par M. Bakema que Derek Harvey-Zenk avait bu ce jour-là. Mais certains témoignages différaient de ce que ces intervenants avaient dit à la police peu après la collision. Le juge du tribunal provincial, Kelly Moar, a affirmé que la Couronne n’avait pas établi de preuves pouvant mener à la condamnation de M. Bakema, parlant tout de même de «lacunes» dans l’enquête.

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Une maison historique construite en 1850 a été la proie des flammes à Québec

QUÉBEC – Une maison historique construite en 1850 été la proie des flammes dans le Vieux-Québec vendredi midi. L’immeuble de quatre logements, situé au 15 de la rue Hébert, a fait l’objet de trois alarmes auprès du service d’incendie. Le feu s’est déclaré à l’avant, mais s’est élevé sur les trois étages de l’immeuble. France Voiselle, porte-parole du Service de protection contre les incendies de Québec, a précisé que l’intervention rapide des pompiers a permis d’éviter la propagation des flammes aux bâtiments adjacents, un défi de taille pour ce secteur de la ville où les immeubles sont construits de manière rapprochée. La maison incendiée abritait quatre logements, mais aucun locataire ne se trouvait sur les lieux au moment de l’incendie. Les dommages ont été somme toute limités, même si l’eau a causé des dégâts. Une enquête sera menée pour en déterminer l’origine, mais les sapeurs ont écarté la thèse d’un acte criminelle.

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Affaire Ford: Lisi aurait menacé des gangsters allégués pour obtenir la vidéo

TORONTO – Un ami et chauffeur occasionnel du maire de Toronto, Rob Ford, a menacé deux membres allégués de gangs de rue dans une tentative de mettre la main sur une vidéo semblant montrer M. Ford consommant du crack, soutient la police. La brève comparution, vendredi, d’Alexander Lisi, âgé de 35 ans, a contribué à éclaircir ses agissements allégués dans les heures ayant suivi la publication d’informations sur la vidéo par le Toronto Star et le site américain Gawker. Le chef de la police de Toronto, Bill Blair, a annoncé jeudi que les enquêteurs avaient mis la main sur une copie de la vidéo qui corroborerait ce qui a été décrit dans les médias. Il a ajouté qu’Alexander Lisi était accusé d’extorsion. L’ami et chauffeur occasionnel du maire s’est présenté en cour, vendredi matin, et a été libéré en échange d’une caution de 5000 $, pour laquelle son père Antonio Lisi s’est porté garant. Les éléments de preuve présentés à l’audience font l’objet d’une ordonnance de non-publication, mais la formulation de l’accusation contre Alexander Lisi et ses conditions de libération brossent un portrait des allégations des enquêteurs. Les premières informations avaient circulé dans les médias le 16 mai. L’accusation d’extorsion pesant sur Alexander Lisi allègue qu’entre le 16 mai et le 18 mai, il a voulu contraindre «Mohamed Siad ou Liban Siyad de livrer la prétendue vidéo par des menaces ou de la violence». Mohamed Siad est cité dans un rapport de police, dévoilé jeudi par les tribunaux, comme ayant été possiblement «l’une des personnes ayant tenté de vendre la vidéo sur Rob Ford». Mohamed Siad et Liban Siyad, tous deux accusés de participation à une organisation criminelle, ont été arrêtés dans le cadre du «Projet Traveller», une enquête sur la drogue et les armes qui avait culminé par une série de perquisitions le 13 juin. C’est ce même jour que la police avait saisi un disque dur duquel les enquêteurs ont ultimement tiré la vidéo en tant que fichier supprimé, a indiqué M. Blair. Un informateur de la police avait par ailleurs dit avoir vu Liban Siyad dans un repère supposé de consommateurs de crack sur Windsor Road, à Toronto. Les conditions imposées à Alexander Lisi incluent l’interdiction de se rendre à cet endroit. Les allégations de la police laissent aussi entendre que cette demeure est l’endroit où a été prise une photo montrant le maire Rob Ford posant avec Anthony Smith, ayant été par la suite tué par balle, et deux autres hommes arrêtés et accusés subséquemment dans le cadre du «Projet Traveller». Jeudi, le chef de police a affirmé que rien dans la vidéo ne pouvait constituer des «motifs raisonnables» pouvant mener au dépôt d’une accusation criminelle contre le maire Rob Ford. Plus tard, lors d’une brève déclaration, le maire a assuré qu’il n’avait nullement l’intention de quitter la direction de la ville.

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Plus d’un demi-million $ pour vérifier les dépenses de quatre  sénateurs

OTTAWA – La vérification des dépenses de Pamela Wallin a coûté plus de deux fois le montant que la sénatrice a dû rembourser au Sénat. Un rapport sur les contrats donnés par la Chambre haute, au dernier trimestre, a été rendu public, vendredi matin. On y apprend que la firme Deloitte a touché 390 058 $ pour vérifier les dépenses de la sénatrice. Mme Wallin a remboursé 138 969 $ au Sénat pour des dépenses de déplacement auxquelles elle n’avait pas droit, après vérification. La même firme a aussi empoché 138 784 $ pour vérifier les dépenses de Mike Duffy, Patrick Brazeau et Mac Harb. Dans ces trois cas, la firme devait calculer les remboursements en trop que les deux sénateurs conservateurs et le sénateur libéral avaient obtenus en déclarant comme résidence principale leurs adresses éloignées d’Ottawa, alors qu’ils résidaient dans la région de la capitale. En publiant le rapport sur les contrats de Deloitte, le Sénat a cherché à justifier la facture salée de ces vérifications. «Après avoir ordonné la tenue de la vérification, nous devions permettre sa conclusion définitive dans l’espoir que les enjeux soient interprétés de façon raisonnable et cohérente», a offert, dans une déclaration écrite, le sénateur Gérald Comeau, ancien président du comité sénatorial qui a ordonné les vérifications et signé le contrat avec Deloitte. Dans le communiqué, on rappelle que certains travaux supplémentaires non prévus au départ ont dû être ajoutés au contrat. Deloitte a ainsi dû examiner les déplacements remontant au début de 2009 ainsi que toutes les indemnités de subsistance entre janvier 2009 et septembre 2012. Le sénateur conservateur n’a pas retourné, vendredi, les appels de La Presse Canadienne pour s’expliquer davantage. Son collègue libéral George Furey, qui était le vice-président du même comité, s’est aussi contenté du communiqué écrit. «Les frais liés à ces vérifications doivent s’inscrire dans le contexte de la responsabilité publique et de la confiance», a écrit M. Furey. L’opposition néo-démocrate porte un jugement plus sévère sur l’exercice. «Bienvenue en Absurdistan», a lancé Alexandre Boulerice, en entamant une entrevue téléphonique. M. Boulerice convient qu’une vérification était nécessaire, mais il se demande pourquoi s’être tourné vers une firme extérieure? «Est-ce qu’il n’y avait pas des outils de la fonction publique qui auraient pu être utilisés pour faire cette vérification? Ç’aurait pu être les fonctionnaires du Sénat (…) ou peut-être le vérificateur général», a-t-il proposé. «Pourquoi aller encore dépenser 500 000 $ des poches des contribuables? (…) Est-ce que les gens en ont eu pour leur argent? Peut-être pas.» La Fédération des contribuables canadiens est encore plus sévère. «Ce qu’ils voulaient, c’était de contrôler le moment où l’information serait rendue publique. Ils voulaient la voir avant. Ils croyaient qu’en embauchant une firme qui leur fasse rapport à eux, ils pourraient contrôler l’histoire», croit Gregory Thomas, directeur national de l’organisme. «Et ce sont les Canadiens qui paient la facture», se désole-t-il. À Calgary, le leader du gouvernement au Sénat n’a pas expliqué pourquoi il était essentiel que le travail soit fait par Deloitte. Mais il a assuré que l’enquête valait tout cet argent. «Il y a beaucoup de travaux qui ont été faits. Entre autres, les analyses de données cellulaires, croiser cette information, ça a été un travail d’enquête important», a insisté Claude Carignan, en point de presse, dans les couloirs du congrès conservateur. «Et c’est une des raisons pour lesquelles je demande des motions de suspension qui sont sévères, qui vont jusqu’à la fin de la session, c’est compte tenu des coûts aussi qui ont été engagés par le Sénat dans cette enquête-là», se justifie M. Carignan. Le sénateur Duffy a remboursé 90 000 $, grâce à la générosité de celui qui était le chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright. Le sénateur Harb a remboursé 231 649 $ puis a démissionné du Sénat. Le sénateur Brazeau a refusé de rembourser 48 744 $ et le Sénat retient une partie de son salaire pour récupérer la somme. Lundi, le Sénat reprendra le débat sur la suspension sans salaire des sénateurs Duffy, Brazeau et Wallin.

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Saint-Henri-de-Lévis: déversement de produits toxiques à la suite d’un incendie

SAINT-HENRI-DE-LÉVIS, Qc – Un incendie qui s’est déclaré tôt vendredi matin dans une usine de gestion de matières dangereuses à Saint-Henri-de-Lévis, dans Chaudière-Appalaches, a forcé l’évacuation de plusieurs résidants. Ceux-ci ont pu réintégrer leurs domiciles quelques heures plus tard après que les pompiers eurent réussi à maîtriser les flammes. L’alarme avait été donnée à 6 h 15 à l’entreprise Phoenix Environnement sise sur la rue du Président-Kennedy. Au cours de l’incident, des résidus provenant de produits pétroliers et de solvants qui étaient entreposés dans les locaux de l’entreprise ont été déversés dans l’environnement. Pascal Bolduc, d’Urgence-Environnement, a indiqué que les produits toxiques ont ruisselé dans le fossé de drainage. Des mesures de confinement ont été mises en place et une opération de pompage était en cours, vendredi, pour récupérer les résidus huileux.

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La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est amorcée

MONTRÉAL – La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière s’est officiellement amorcée vendredi, afin de prévenir la maladie et ses risques de complications. Les personnes âgées, les très jeunes enfants, les personnes qui ont des problèmes de santé chroniques et les femmes enceintes après la 13e semaine de grossesse sont tout particulièrement visés. Le vaccin est aussi offert gratuitement pour les personnes qui fréquentent régulièrement ceux qui présentent des risques accrus de complications. D’une année à l’autre, le virus de l’influenza change, mais la période où il se montre le plus actif est entre les mois de décembre et mars. Le directeur de santé publique à Montréal, Dr Richard Massé, précise que l’efficacité du vaccin diminue après six mois, ce pourquoi il importe de renouveler l’immunisation chaque année. Il précise également que le taux de vaccination est en croissance, notamment auprès des centres de soins de longue durée. En revanche, il faut répéter le message auprès des populations adultes qui sont à risque, puisqu’à peine le tiers d’entre elles se font vacciner. Le vaccin peut être administré directement dans un cabinet de médecin, dans certaines régions au CLSC, auprès d’un centre de santé et de services sociaux et même dans certains milieux de travail. Fait à noter, outre les vaccins traditionnels par injection, le vaccin Flumist est offert sous forme de vaporisateur nasal, ce qui permet d’éviter l’aiguille usuelle. La grippe est une infection des voies respiratoires causée par le virus de l’influenza et peut entraîner des complications graves comme la pneumonie.

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Charte des valeurs: St-Arnaud refuse de rendre publics les avis juridiques

QUÉBEC – Malgré les pressions de l’opposition, les avis juridiques portant sur le projet péquiste de charte des valeurs ne seront pas rendus publics. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a fermé la porte à double tour, vendredi. Au Québec comme à l’étranger, un gouvernement ne révèle jamais le contenu des avis juridiques à sa disposition, a martelé le ministre, interpellé à ce sujet à l’Assemblée nationale. La confidentialité des avis juridiques est un principe fondamental, a insisté M. St-Arnaud, lors d’un court point de presse. «Personnellement, comme jurisconsulte du gouvernement, je ne dis même pas si j’ai reçu ou non un avis et encore moins qui aurait pu me faire un avis, sous quelle forme aurait-il été fait et ce qu’il contient. C’est une règle que je suis depuis le départ. Je vous rappelle que, depuis des décennies, jamais un ministre de la Justice et jurisconsulte n’a révélé les avis juridiques qu’il a reçus pour éclairer le conseil des ministres», a-t-il expliqué. Le député libéral et ancien bâtonnier du Québec, Gilles Ouimet, ne voit pas les choses de la même façon. À ses yeux, rien n’empêche le ministre de rendre publics les documents puisqu’il a lui-même rompu la confidentialité en laissant le juriste Henri Brun commenter publiquement l’avis qu’il a fourni au gouvernement. Le professeur Brun a affirmé en septembre que l’interdiction des signes religieux pouvait être considérée par les tribunaux comme une limite raisonnable à la liberté de culte garantie par la Constitution. «Me Brun ne pouvait pas parler aux journalistes sans avoir obtenu l’aval du gouvernement. Le gouvernement contrôle des fuites savamment depuis le début. Ce qu’on dit, c’est jouons franc jeu, déposez vos avis que vous avez déjà obtenus. On ne demande pas des avis qu’ils vont obtenir à l’avenir. On demande ceux qu’ils ont obtenus. Jouez franc jeu, éclairez la population», a soulevé M. Ouimet. Le député de Fabre est cependant demeuré beaucoup plus prudent lorsqu’un reporter lui a demandé si lui-même, une fois au pouvoir et à la tête du ministère de la Justice, divulguerait les avis juridiques du gouvernement sur ses projets de loi. «Non, la question n’est pas là. La question est, sur ce projet précis, le gouvernement a choisi de divulguer un avis juridique. Face à ça, le gouvernement ne peut pas contrôler la vérité en disant: ‘j’en divulgue un bout et je ne divulgue pas l’autre bout’», a-t-il justifié. Comme il l’a fait avec les commentaires reçus par courriel et gardés secrets, le gouvernement Marois ne veut pas présenter au public les assises juridiques sur lesquelles repose son projet de charte, a dénoncé elle aussi la députée Nathalie Roy, de la Coalition avenir Québec (CAQ). «S’il y a des avis juridiques, qu’on nous les montre. Je pense que ce serait utile pour tout le monde, la population comme les parlementaires. (….) Qu’est-ce que le gouvernement a à cacher?» a demandé la députée de Montarville. Le ministre responsable, Bernard Drainville, s’est engagé à déposer son projet de loi sur la charte au cours de l’automne.

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Greenpeace: les militants détenus seront déplacés à Saint-Pétersbourg

SAINT-PETERSBOURG, Russie – Les militants de Greenpeace détenus en Russie depuis la fin du mois de septembre après l’abordage de leur navire Arctic Sunrise ont commencé à être déplacés de Mourmansk à Saint-Pétersbourg, a appris La Presse Canadienne vendredi. Les 28 militants, un photographe pigiste et un vidéo journaliste avaient été arrêtés dans les eaux internationales du nord, près d’une plateforme pétrolière de Gazprom. Parmi eux figurent Alexandre Paul, de Montréal, et Paul Ruzycki, de Port Colborne, en Ontario. Par la voie de ses contacts diplomatiques, Greenpeace International a obtenu des informations voulant que ces personnes quitteraient Mourmansk. Le directeur exécutif de l’organisation, Kumi Naidoo, soutient que ce déplacement ne constitue pas de garantie quant aux conditions de détention des militants. Outre l’annonce de ce déplacement, Greenpeace international a appris que les autorités russes n’ont pas requalifié, telles qu’elles l’avaient affirmé, les actes d’accusation. Les 30 détenus devaient voir l’accusation de piraterie «rétrogradée» en accusation de hooliganisme (actes de vandalisme). Or, il n’en est rien. Les accusations de piraterie sont maintenues et pour certains militants, un chef de hooliganisme s’est ajouté. Les militants risquent 15 ans de détention pour piraterie et sept ans pour hooliganisme. «Les 30 détenus se trouvent à avoir deux chefs d’accusation contre eux. Ce qui a été présenté comme un allègement de la peine est plutôt une peine double et on ne sait pas si la Russie va retirer les accusations de piraterie et d’hooliganisme, dans les deux cas, des chefs disproportionnés», a souligné Patrick Bonin, responsable de la campagne énergie et climat de Greenpeace au Québec. Deux Canadiens sont retenus en Russie, il s’agit du Montréalais, Alexandre Paul, et de l’Ontarien, Paul Ruzycki. Les familles canadiennes de ces militants ont manifesté, plus tôt cette semaine à Ottawa. Après 42 jours sans véritable contact avec son fils, Nicole Paul a reçu un premier appel téléphonique de son garçon âgé de 35 ans. La conversation, qui a duré environ 30 minutes, a permis de conclure que le moral d’Alexandre demeure bon, tout comme sa santé, mais il admet avoir perdu beaucoup de poids depuis sa détention. Alexandre Paul a aussi confié qu’il cohabitait avec un autre détenu, avec qui il apprend quelques mots russes. Nicole Paul, qui disait avoir du mal à dormir, s’est dite soulagée par ce coup de fil. Son fils lui a demandé de ne pas venir en Russie pour l’instant et l’a assuré qu’il lui sera possible d’entrer à nouveau en contact avec elle, sans pouvoir dire quand exactement. Peu après l’arrestation des 30 militants de Greenpeace, le tribunal régional de Mourmansk a décrété qu’ils devaient demeurer en détention jusqu’au 24 novembre, au moins. Greenpeace maintient que cette captivé est illégale. «Ces gens-là devraient être en liberté. Et nous n’avons pas de justification à savoir pourquoi ils ont été déplacés. Un des avantages de Saint-Pétersbourg est une plus grande proximité aux services consulaires», a ajouté M. Bonin. Greenpeace maintient toujours que ses militants ont agi pacifiquement et voit dans cette détention une attaque frontale au droit de manifester.

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Vidéo sur Rob Ford: le chef de police a fait ses devoirs, dit un porte-parole

TORONTO – Le chef de la police de Toronto, Bill Blair, a consulté deux avocats avant d’annoncer, jeudi, que les enquêteurs avaient obtenu une vidéo qui semble montrer le maire Rob Ford consommant du crack, a fait valoir vendredi un porte-parole de M. Blair. L’avocat de M. Ford a appelé à la démission du chef de police, déplorant une condamnation publique du maire devant les médias. Mais le porte-parole de M. Blair, Mark Pugash, a assuré que le chef de police parlait en connaissance de cause. Il a souligné que M. Blair avait consulté deux avocats «reconnus et très expérimentés» avant la tenue de la conférence de presse. Le porte-parole a évoqué des enjeux «extrêmement importants», et a ajouté que le chef de la police de Toronto avait jugé «absolument approprié et nécessaire» de faire état de la vidéo. L’avocat du maire Ford, Dennis Morris, a dénoncé M. Blair, qui a notamment indiqué que la police avait tiré la vidéo d’un disque dur récupéré dans le cadre d’une opération antidrogue. M. Blair a aussi confirmé que les images «corroborent celles qui ont précédemment été décrites dans la presse», relativement à la possible consommation de crack par le maire Ford. Il n’y a toutefois rien qui puisse constituer des «motifs raisonnables» pouvant mener au dépôt d’une accusation criminelle contre le maire, a précisé le chef de police. «À titre de citoyen de Toronto, je suis déçu, avait déclaré le chef de police aux médias, jeudi. Il s’agit d’un enjeu traumatique pour les citoyens de cette ville et pour la réputation de cette ville, et cela m’inquiète.» En entrevue à une station de radio de Toronto, vendredi, Me Morris a attaqué M. Blair. «Il pouvait à peine contenir son sourire narquois», a dit l’avocat du maire à Newstalk 1010.

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De nouvelles accusations d’agression armée déposées contre Alexandre Aubin

JOLIETTE, Qc – De nouvelles accusations ont été déposées contre Alexandre Aubin, un homme de 28 ans déjà visé par neuf autres chefs d’accusation pour une sordide agression survenue en octobre à Terrebonne, où la victime a été enlevée, violée et mutilée. Le mois dernier, des chefs d’agression sexuelle armée causant des lésions, de séquestration, de menaces de mort et de tentative de meurtre, entre autres, ont été portés contre lui. Les nouvelles accusations sont liées à une autre agression sexuelle armée, survenue en mars 2012. L’acte de dénonciation précise que ces événements reprochés se sont produits à Mascouche et à Saint-Jérôme. Alexandre Aubin, résident de Terrebonne est toujours détenu. Il sera de retour devant le juge le 5 décembre. En octobre, une jeune femme de 21 ans qui travaillait dans un salon de bronzage du boulevard Laurier, à Terrebonne, a été séquestrée et enlevée. Le commerce a été lourdement saccagé et l’argent du tiroir-caisse avait été dérobé. La thèse de l’enlèvement a été rapidement considérée par les policiers. La jeune femme a été retrouvée sérieusement blessée et défigurée. Après une courte cavale, Alexandre Aubin avait été localisé par une dame qui l’a aperçu couché au sol, derrière sa résidence.

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La police du Belize enquête sur le meurtre sanglant d’une Canadienne

VANCOUVER – La police du Belize, en Amérique centrale, enquête sur le meurtre sanglant d’une femme de Vancouver survenu cette semaine. Des policiers ont été appelés mardi soir dans la communauté en bord de mer de Consejo Shores, après que des voisins eurent signalé une femme qui criait. Un responsable de la police bélizienne, Daniel Arzu, a expliqué que les policiers avaient dû utiliser une échelle pour entrer dans la résidence de deux étages parce que toutes les entrées et fenêtres étaient verrouillées. En entrant dans le salon de la résidence, les policiers ont vu une femme allongée face contre terre, dans ce qui semblait être une mare de sang, avec plusieurs blessures à l’arme blanche à son cou et sur son corps, a indiqué M. Arzu jeudi lors d’une entrevue téléphonique. La victime a été identifiée comme étant Patricia Lynn Nichiporowich, 57 ans, originaire de la région de Vancouver. Les enquêteurs pensent que le mobile du meurtre est le vol, mais rien ne semble avoir disparu de la résidence, a expliqué M. Arzu. La maison n’a pas été saccagée, probablement parce que les voisins ont fait fuir les voleurs avant qu’ils aient pu faire autre chose que de tuer la femme, selon ce responsable. Ni les voisins ni la police n’ont vu qui que ce soit quitter la maison, a-t-il ajouté. Mme Nichiporowich vivait dans cette communauté avec son compagnon depuis environ six mois, selon M. Arzu. La police a déterminé que le conjoint de la femme avait quitté le Belize pour la Floride lundi, soit le jour précédant la découverte du corps. L’ambassade du Canada a été avisée, a précisé le porte-parole de la police. L’ambassade a indiqué aux autorités béliziennes que Mme Nichiporowich avait un fils unique et qu’il arriverait au Belize dimanche afin de décider des mesures à prendre pour les funérailles. Une autopsie devait être effectuée jeudi dans la capitale bélizienne.