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Une première neige cause quelques inconvénients dans la région de Québec

QUÉBEC – La première neige de la saison a pris quelques automobilistes au dépourvu, lundi matin, dans la région de Québec. La Sûreté du Québec rapporte quelques sorties de route et accrochages, n’occasionnant que de la tôle froissée et des ralentissements sur certains tronçons. Les routes 354 et 367, dans le secteur de Portneuf, ainsi que la 369 entre Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et Shannon, ont été particulièrement problématiques alors que les gens se rendaient au travail. Un porte-parole d’Environnement Canada, René Héroux, affirme que la situation n’est pas anormale et que les températures froides ont contribué à former le tapis blanc qui attendait les automobilistes de la région au réveil. Il ajoute que la neige devrait s’estomper dans la journée de lundi ou, au plus tard, mardi. Comme les températures se sont réchauffées à mesure que l’on avançait dans la journée, le système n’a pas causé les mêmes inconvénients en se déplaçant vers l’Est, toujours selon M. Héroux.

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Vote par anticipation en vue des élections municipales: une tendance à la hausse

MONTRÉAL – Terminé dans certaines villes mais toujours en cours dans d’autres municipalités, le vote par anticipation en vue des élections municipales du 3 novembre est généralement en hausse au Québec comparativement aux dernières élections, en 2009. À Montréal, 5,58 pour cent des électeurs se sont déplacés dimanche pour remplir un bulletin de vote, ce qui représente une légère inflation comparativement au taux de participation de 5,37 pour cent qui avait prévalu en 2009. Du côté de Québec, un impressionnant taux de 14,4 pour cent a été enregistré, alors que 8,71 pour cent des électeurs s’étaient déplacés pour le vote par anticipation, il y a quatre ans. À Saguenay, les bureaux pour le vote par anticipation demeurent ouverts lundi. Dimanche, 8,3 pour cent des électeurs se sont exprimés, ce qui fait dire au directeur des communications de la Ville de Saguenay, Jeannot Allard, que le taux de 9,1 pour cent de 2009 sera très certainement dépassé. Même son de cloche du côté de Sherbrooke, où les autorités électorales s’attendent à un score similaire à 2009, ou même légèrement à la hausse. Les données officielles seront dévoilées lundi. À Longueuil, où la réélection de la mairesse Caroline St-Hilaire est presque assurée, le taux de participation au vote par anticipation de dimanche était moins élevé qu’en 2009 en s’établissant à 8 pour cent comparativement à 8,5 pour cent il y a quatre ans. Une légère baisse a également été vécue à Gatineau, alors que 6,94 pour cent des électeurs ont fait leur devoir de citoyen. Le taux s’élevait à 7,52 pour cent en 2009.

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Commotions: les jeunes athlètes devraient attendre avant de retourner en classe

MONTRÉAL – Les jeunes athlètes qui ont subi une commotion cérébrale devraient attendre non seulement avant de reprendre le jeu, mais aussi avant de retourner en classe, prévient un nouveau rapport clinique de l’American Academy of Pediatrics (AAP). L’auteur de ce rapport, le docteur Mark Halstead, prévient que les étudiants peuvent sembler parfaitement normaux après une commotion cérébrale et qu’il peut donc être difficile d’évaluer correctement les ajustements académiques dont ils ont besoin. Il ajoute toutefois qu’on sait que les jeunes qui ont subi une commotion cérébrale peuvent éprouver des difficultés à apprendre de nouvelles notions et à se souvenir de ce qu’ils ont appris. Un retour précipité en classe pourrait même aggraver les symptômes. Des recherches ont déjà démontré que les symptômes d’une commotion cérébrale s’estompent après trois semaines, mais l’AAP indique qu’il est impossible d’établir des règles générales s’appliquant à toutes les victimes. Une approche individualisée impliquant divers intervenants sera nécessaire, de manière à augmenter les activités physiques, sociales et mentales du jeune au fur et à mesure que les symptômes commenceront à disparaître. Dans un autre document publié en 2010, l’AAP recommandait un repos physique et cognitif pour les jeunes athlètes jusqu’à ce que les symptômes soient disparus, aussi bien au repos qu’en action. Enseignants et autres dirigeants scolaires devraient collaborer avec les jeunes pour modifier leur charge de travail et éviter d’exacerber les symptômes. Le nouveau rapport a été dévoilé lors d’une conférence de l’AAP à Orlando, en Floride.

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Pologne: l’ancien premier ministre Tadeusz Mazowiecki s’éteint à l’âge de 86 ans

VARSOVIE, Pologne – Les Polonais pleurent la disparition d’un personnage politique de premier plan. Tadeusz Mazowiecki s’est éteint, lundi, à l’âge de 86 ans. Selon son secrétaire personnel, Michal Prochwicz, il est mort à l’hôpital. Il y avait été conduit, mercredi, alors qu’il souffrait d’une forte fièvre. M. Mazowiecki est connu pour avoir été à la tête du premier gouvernement démocratique de son pays à la suite du déclin du communisme. Il a également été un conseiller-clé pour le dirigeant syndicaliste historique et ancien président polonais, Lech Walesa.

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La ministre Agnès Maltais invitée à mieux protéger les travailleurs domestiques

MONTRÉAL – La ministre provinciale du Travail,Agnès Maltais, a été invitée à «faire ses devoirs». Cette remontrance lui a été faite par la Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» qui a tenu un point de presse, dimanche, à Montréal. Ce regroupement milite pour que les employés qu’il défend puissent jouir automatiquement de la protection offerte par la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et elle cherche donc à pousser la ministre à agir en ce sens. Présentement, selon le portail du gouvernement du Québec, les travailleurs domestiques peuvent «se prévaloir, sur une base volontaire, de la protection [de cette] loi [..]. Pour être couverts, ils doivent s’inscrire à la Commission de la santé et de la sécurité du travail et payer une cotisation.» Christiane Gadoury, qui est membre de la Coalition, avance que cette façon de faire ne tient pas la route. Elle estime que les travailleurs domestiques doivent verser environ 1000 $ sur une base annuelle pour être protégés alors que bien souvent, leur rémunération ne dépasse guère la barre des 20 000 $. Mme Gadoury évalue que son groupe représente environ 25 000 personnes embauchées par des particuliers. Elle explique qu’il peut s’agir, par exemple, de femmes de ménage, de nourrices, de gens qui s’occupent d’aînés à domicile ou encore d’animaux domestiques. D’après Christiane Gadoury, il faut absolument que ces employés «arrêtent d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête» dès l’instant où ils se blessent dans un contexte professionnel ou qu’ils sont malades. Pour ajouter du poids à son argumentaire, elle cite l’exemple d’une travailleuse domestique qui avait fait une chute alors qu’elle promenait le chien de son patron. Selon Mme Gadoury, la dame a subi une fracture au poignet et malgré son état, son employeur l’aurait contrainte à reprendre le boulot. Christiane Gadoury ajoute qu’elle n’aurait donc jamais pu guérir pleinement. Ce n’est pas la première fois que la Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» lance un pareil cri du coeur en public. Elle avait déjà interpellé l’ex-ministre du Travail, David Whissell, par rapport au même dossier.

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Le Québec veut développer la coopération scientifique avec la France

PARIS – Maintenant qu’il s’est donné une nouvelle Politique nationale de recherche et d’innovation (PNRI), le Québec veut développer davantage sa coopération scientifique avec la France. Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, l’a assuré aux grands acteurs du système de recherche français la semaine dernière, à la faveur de sa première visite à Paris. Selon M. Quirion, la France doit être un «partenaire privilégié» du Québec dans les trois axes prioritaires définis par la PNRI, c’est-à-dire les changements démographiques (notamment les recherches sur l’immigration et le vieillissement), le développement durable (dont l’électrification des transports) et l’identité québécoise (la langue, la culture, la créativité). «Dans ces trois grands projets, pour lesquels un volet international est prévu, j’aimerais que la France soit un partenaire privilégié. Nous souhaitons soutenir des projets de recherche plus costauds entre les équipes de chercheurs en France et au Québec», a-t-il déclaré en fin de semaine, au terme de sa mission. Rémi Quirion, qui a été nommé en 2011 scientifique en chef, dirige les trois fonds de recherche du Québec. Un poste semblable existe dans quelques rares pays (l’Australie, l’Angleterre et la République tchèque, notamment) mais pas en France, un pays que ce chercheur en neuroscience de réputation internationale connaît bien. «L’idée d’avoir quelqu’un pour fédérer la recherche et stimuler les collaborations suscite de l’intérêt. Les collègues français sont un peu surpris. Ils ne savent pas trop ce que c’est, mais ça ouvre les portes au plus haut niveau», raconte-t-il. Dans un contexte où tout le monde cherche des financements, les investissements de 3,7 milliards $ sur cinq ans prévus dans la PNRI et la hausse de 25 pour cent du budget des trois fonds de recherche (après dix ans de stagnation) lui en ont sûrement ouvert encore davantage. «C’est vrai que les gens étaient très enthousiastes. Être ici quelques jours après cette annonce, c’était fabuleux. On a des moyens. Si on dit qu’on veut collaborer et qu’on n’a pas d’argent, c’est moins intéressant», a souligné M. Quirion avec un sourire entendu. Pendant son séjour, le scientifique en chef du Québec a notamment rencontré des représentants de l’Agence nationale de la recherche, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La coopération scientifique avec la France, deuxième collaborateur du Québec après les États-Unis, indique-t-on, est une vieille histoire. Mais pour Rémi Quirion, l’heure est venue de créer de nouvelles collaborations et partenariats à travers des échanges, des bourses, des invitations, ou la création de nouvelles «unités mixtes» de recherche, comme celles qui existent déjà à l’Université Laval et à Sherbrooke. Mais plus largement, la France, c’est aussi la Francophonie et la science en langue française. «Les chercheurs publient beaucoup en anglais. On n’arrêtera pas ça, mais on peut donner les outils à nos jeunes pour qu’ils puissent avoir accès, dans les universités francophones, à des cours de haut niveau», note le chercheur, qui souhaite convaincre plus d’étudiants, généralement tentés par les États-Unis, de venir faire leurs doctorats ou leurs post-doctorats en France. La mission en France de Rémi Quirion était sa deuxième à l’étranger, après un premier voyage au Japon, il y a trois semaines. Sa prochaine devrait le conduire aux États-Unis.

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Montréal sera le théâtre d’une conférence sur le pétrole et le gaz dès dimanche

MONTRÉAL – Le pétrole et le gaz vont être au coeur d’une conférence présentée à Montréal à compter de dimanche soir. Cet événement échelonné sur deux jours sera axé principalement sur les divers modèles de mise en valeur de ces ressources. Les organisateurs prévoient accueillir entre 160 et 200 personnes. Il s’agira tantôt d’acteurs du secteur des ressources naturelles tantôt de représentants gouvernementaux. Par exemple, le ministre québécois des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, sera de la partie à l’occasion du déjeuner d’ouverture pour y prononcer une allocution, lundi. Les participants auront non seulement la possibilité d’écouter M. Marceau mais aussi des conférenciers de l’Alberta et de la Norvège. Selon le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Michael Binnion, ces orateurs de l’ouest canadien et de l’Europe traiteront surtout de la réglementation propre à leur juridiction respective. Ceux qui assisteront à la conférence auront également l’occasion d’entendre parler du potentiel du gisement Old Harry et de ceux de l’île d’Anticosti en plus de pouvoir se renseigner sur les nouvelles technologies disponibles dans les industries pétrolière et gazière. M. Binnion avance qu’il y a eu de nettes améliorations à ce chapitre, ce qui, d’après lui, devrait contribuer à rassurer les Québécois qui sont réticents à l’idée de voir ces secteurs se développer dans leur province. La conférence est une initiative de l’APGQ. C’est la cinquième fois qu’un pareil événement est organisé.

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Incendie mortel à Dunham: un homme périt et 2 pompiers sont hospitalisés

DUNHAM, Qc – Un homme de 33 ans a péri dans un incendie, dimanche matin, à Dunham, en Montérégie, alors que deux policiers ont été hospitalisés pour avoir inhalé de la fumée. Vers 10h30, un feu a éclaté dans une résidence de la rue Bruce. La victime aurait été incapable de sortir du domicile, alors qu’une femme et deux enfants ont pu quitter sains et saufs. Deux policiers ont tenté de secourir l’homme, mais ils ont dû rebrousser chemin en raison de l’intensité du feu. Incommodés par la fumée, ils ont été transportés à l’hôpital. On ne craint toutefois pas pour leur vie. Selon les premières constatations, l’incendie pourrait être d’origine accidentelle, mais aucune précision n’a été donnée par la Sûreté du Québec.

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Un nouveau livre de Sami Aoun: le «Printemps arabe» n’a pas livré tout son sens

MONTRÉAL – Le «Printemps arabe», cette grande période de bouleversements qui s’est amorcée au début de 2011, est bien plus qu’une saison. Le professeur Sami Aoun, reconnu pour ses analyses du monde arabo-musulman, publie un livre sur les fondements de cette révolution. Le récit prend la forme d’une vaste rétrospective des forces en présence et des idées exprimées dans ces grandes manifestations qui ont par moment renversé un pouvoir et laissé la rue parler. Trop tôt, par contre, pour conclure si ces divers mouvements ont été couronnés de succès ou contraints à l’échec. Trop tôt puisque le printemps n’a pas dit son dernier mot, croit l’auteur. Les nouveaux pouvoirs qui en ont émergé ne sont pas encore enracinés. Parallèlement, en Égypte et en Syrie, l’instabilité a repris le terrain et témoigne que tout n’est pas terminé. Le professeur de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke croit que son livre — intitulé Le Printemps arabe mirage ou virage ? — jette les bases à une compréhension du monde arabe et de son peuple qui aspire à se façonner une nouvelle identité. L’auteur, qui a déjà publié «Le retour turbulent de Dieu» (2011), «Aujourd’hui l’islam» (2007) et «Mots-clés de l’islam» (2007), raconte cette fois comment le monde arabe a lancé, il y a trois ans, un appel à la justice sociale. Cet ouvrage, il l’a conçu pour le grand public, mais aussi pour lever le voile sur une région du monde souvent jugée hostile aux valeurs démocratiques et étanche aux valeurs de la modernité. Avec une population composée à plus de 60 pour cent de jeunes de moins de 25 ans, Sami Aoun affirme que cette jeunesse aspire à de nouvelles conditions de vie. Il soutient que des phénomènes profonds se dessinent, que ces jeunes souhaitent accéder au marché du travail, avoir une dignité et ne cherchent pas à être écrasés par régimes autoritaires qui verrouillent, littéralement, le système démocratique. «Le livre met en relief qu’il s’agit d’une phase de transition, très turbulente, et avec des acteurs qui n’arrivent pas à s’engager selon les idéaux premiers de ce printemps arabe qui sont d’assurer la liberté et garantir la dignité humaine dans l’espace arabo-musulman», a affirmé l’enseignant d’origine libanaise. Près de trois ans après le début du printemps érable, le monde arabe a vu émerger un islamisme radical, la charia, la persécution des chrétiens et le spectre de guerres civiles. La liberté promise ou espérée pour le Moyen-Orient tarde encore à s’implanter. «Le printemps arabe n’a pas livré tout son sens», a ajouté M. Aoun avant d’enchaîner que ceux qui ont choisi de quitter le monde arabo-musulman pour immigrer au Québec, ont porté, dans leurs valises, les espoirs de cette révolution. «Plusieurs nouveaux arrivants au Québec viennent de cet espace au Québec et portent avec eux beaucoup d’aspiration et d’ambition pour la démocratie et vont vivre, ici, une recomposition de leur identité, ce qui ne passe pas si facilement et sans souffrance», a exprimé Sami Aoun.