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Québec/Canada

La ministre Agnès Maltais invitée à mieux protéger les travailleurs domestiques

MONTRÉAL – La ministre provinciale du Travail,Agnès Maltais, a été invitée à «faire ses devoirs». Cette remontrance lui a été faite par la Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» qui a tenu un point de presse, dimanche, à Montréal. Ce regroupement milite pour que les employés qu’il défend puissent jouir automatiquement de la protection offerte par la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et elle cherche donc à pousser la ministre à agir en ce sens. Présentement, selon le portail du gouvernement du Québec, les travailleurs domestiques peuvent «se prévaloir, sur une base volontaire, de la protection [de cette] loi [..]. Pour être couverts, ils doivent s’inscrire à la Commission de la santé et de la sécurité du travail et payer une cotisation.» Christiane Gadoury, qui est membre de la Coalition, avance que cette façon de faire ne tient pas la route. Elle estime que les travailleurs domestiques doivent verser environ 1000 $ sur une base annuelle pour être protégés alors que bien souvent, leur rémunération ne dépasse guère la barre des 20 000 $. Mme Gadoury évalue que son groupe représente environ 25 000 personnes embauchées par des particuliers. Elle explique qu’il peut s’agir, par exemple, de femmes de ménage, de nourrices, de gens qui s’occupent d’aînés à domicile ou encore d’animaux domestiques. D’après Christiane Gadoury, il faut absolument que ces employés «arrêtent d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête» dès l’instant où ils se blessent dans un contexte professionnel ou qu’ils sont malades. Pour ajouter du poids à son argumentaire, elle cite l’exemple d’une travailleuse domestique qui avait fait une chute alors qu’elle promenait le chien de son patron. Selon Mme Gadoury, la dame a subi une fracture au poignet et malgré son état, son employeur l’aurait contrainte à reprendre le boulot. Christiane Gadoury ajoute qu’elle n’aurait donc jamais pu guérir pleinement. Ce n’est pas la première fois que la Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» lance un pareil cri du coeur en public. Elle avait déjà interpellé l’ex-ministre du Travail, David Whissell, par rapport au même dossier.

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Le Québec veut développer la coopération scientifique avec la France

PARIS – Maintenant qu’il s’est donné une nouvelle Politique nationale de recherche et d’innovation (PNRI), le Québec veut développer davantage sa coopération scientifique avec la France. Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, l’a assuré aux grands acteurs du système de recherche français la semaine dernière, à la faveur de sa première visite à Paris. Selon M. Quirion, la France doit être un «partenaire privilégié» du Québec dans les trois axes prioritaires définis par la PNRI, c’est-à-dire les changements démographiques (notamment les recherches sur l’immigration et le vieillissement), le développement durable (dont l’électrification des transports) et l’identité québécoise (la langue, la culture, la créativité). «Dans ces trois grands projets, pour lesquels un volet international est prévu, j’aimerais que la France soit un partenaire privilégié. Nous souhaitons soutenir des projets de recherche plus costauds entre les équipes de chercheurs en France et au Québec», a-t-il déclaré en fin de semaine, au terme de sa mission. Rémi Quirion, qui a été nommé en 2011 scientifique en chef, dirige les trois fonds de recherche du Québec. Un poste semblable existe dans quelques rares pays (l’Australie, l’Angleterre et la République tchèque, notamment) mais pas en France, un pays que ce chercheur en neuroscience de réputation internationale connaît bien. «L’idée d’avoir quelqu’un pour fédérer la recherche et stimuler les collaborations suscite de l’intérêt. Les collègues français sont un peu surpris. Ils ne savent pas trop ce que c’est, mais ça ouvre les portes au plus haut niveau», raconte-t-il. Dans un contexte où tout le monde cherche des financements, les investissements de 3,7 milliards $ sur cinq ans prévus dans la PNRI et la hausse de 25 pour cent du budget des trois fonds de recherche (après dix ans de stagnation) lui en ont sûrement ouvert encore davantage. «C’est vrai que les gens étaient très enthousiastes. Être ici quelques jours après cette annonce, c’était fabuleux. On a des moyens. Si on dit qu’on veut collaborer et qu’on n’a pas d’argent, c’est moins intéressant», a souligné M. Quirion avec un sourire entendu. Pendant son séjour, le scientifique en chef du Québec a notamment rencontré des représentants de l’Agence nationale de la recherche, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La coopération scientifique avec la France, deuxième collaborateur du Québec après les États-Unis, indique-t-on, est une vieille histoire. Mais pour Rémi Quirion, l’heure est venue de créer de nouvelles collaborations et partenariats à travers des échanges, des bourses, des invitations, ou la création de nouvelles «unités mixtes» de recherche, comme celles qui existent déjà à l’Université Laval et à Sherbrooke. Mais plus largement, la France, c’est aussi la Francophonie et la science en langue française. «Les chercheurs publient beaucoup en anglais. On n’arrêtera pas ça, mais on peut donner les outils à nos jeunes pour qu’ils puissent avoir accès, dans les universités francophones, à des cours de haut niveau», note le chercheur, qui souhaite convaincre plus d’étudiants, généralement tentés par les États-Unis, de venir faire leurs doctorats ou leurs post-doctorats en France. La mission en France de Rémi Quirion était sa deuxième à l’étranger, après un premier voyage au Japon, il y a trois semaines. Sa prochaine devrait le conduire aux États-Unis.

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Montréal sera le théâtre d’une conférence sur le pétrole et le gaz dès dimanche

MONTRÉAL – Le pétrole et le gaz vont être au coeur d’une conférence présentée à Montréal à compter de dimanche soir. Cet événement échelonné sur deux jours sera axé principalement sur les divers modèles de mise en valeur de ces ressources. Les organisateurs prévoient accueillir entre 160 et 200 personnes. Il s’agira tantôt d’acteurs du secteur des ressources naturelles tantôt de représentants gouvernementaux. Par exemple, le ministre québécois des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, sera de la partie à l’occasion du déjeuner d’ouverture pour y prononcer une allocution, lundi. Les participants auront non seulement la possibilité d’écouter M. Marceau mais aussi des conférenciers de l’Alberta et de la Norvège. Selon le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Michael Binnion, ces orateurs de l’ouest canadien et de l’Europe traiteront surtout de la réglementation propre à leur juridiction respective. Ceux qui assisteront à la conférence auront également l’occasion d’entendre parler du potentiel du gisement Old Harry et de ceux de l’île d’Anticosti en plus de pouvoir se renseigner sur les nouvelles technologies disponibles dans les industries pétrolière et gazière. M. Binnion avance qu’il y a eu de nettes améliorations à ce chapitre, ce qui, d’après lui, devrait contribuer à rassurer les Québécois qui sont réticents à l’idée de voir ces secteurs se développer dans leur province. La conférence est une initiative de l’APGQ. C’est la cinquième fois qu’un pareil événement est organisé.

Québec/Canada

Incendie mortel à Dunham: un homme périt et 2 pompiers sont hospitalisés

DUNHAM, Qc – Un homme de 33 ans a péri dans un incendie, dimanche matin, à Dunham, en Montérégie, alors que deux policiers ont été hospitalisés pour avoir inhalé de la fumée. Vers 10h30, un feu a éclaté dans une résidence de la rue Bruce. La victime aurait été incapable de sortir du domicile, alors qu’une femme et deux enfants ont pu quitter sains et saufs. Deux policiers ont tenté de secourir l’homme, mais ils ont dû rebrousser chemin en raison de l’intensité du feu. Incommodés par la fumée, ils ont été transportés à l’hôpital. On ne craint toutefois pas pour leur vie. Selon les premières constatations, l’incendie pourrait être d’origine accidentelle, mais aucune précision n’a été donnée par la Sûreté du Québec.

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Québec/Canada

Un nouveau livre de Sami Aoun: le «Printemps arabe» n’a pas livré tout son sens

MONTRÉAL – Le «Printemps arabe», cette grande période de bouleversements qui s’est amorcée au début de 2011, est bien plus qu’une saison. Le professeur Sami Aoun, reconnu pour ses analyses du monde arabo-musulman, publie un livre sur les fondements de cette révolution. Le récit prend la forme d’une vaste rétrospective des forces en présence et des idées exprimées dans ces grandes manifestations qui ont par moment renversé un pouvoir et laissé la rue parler. Trop tôt, par contre, pour conclure si ces divers mouvements ont été couronnés de succès ou contraints à l’échec. Trop tôt puisque le printemps n’a pas dit son dernier mot, croit l’auteur. Les nouveaux pouvoirs qui en ont émergé ne sont pas encore enracinés. Parallèlement, en Égypte et en Syrie, l’instabilité a repris le terrain et témoigne que tout n’est pas terminé. Le professeur de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke croit que son livre — intitulé Le Printemps arabe mirage ou virage ? — jette les bases à une compréhension du monde arabe et de son peuple qui aspire à se façonner une nouvelle identité. L’auteur, qui a déjà publié «Le retour turbulent de Dieu» (2011), «Aujourd’hui l’islam» (2007) et «Mots-clés de l’islam» (2007), raconte cette fois comment le monde arabe a lancé, il y a trois ans, un appel à la justice sociale. Cet ouvrage, il l’a conçu pour le grand public, mais aussi pour lever le voile sur une région du monde souvent jugée hostile aux valeurs démocratiques et étanche aux valeurs de la modernité. Avec une population composée à plus de 60 pour cent de jeunes de moins de 25 ans, Sami Aoun affirme que cette jeunesse aspire à de nouvelles conditions de vie. Il soutient que des phénomènes profonds se dessinent, que ces jeunes souhaitent accéder au marché du travail, avoir une dignité et ne cherchent pas à être écrasés par régimes autoritaires qui verrouillent, littéralement, le système démocratique. «Le livre met en relief qu’il s’agit d’une phase de transition, très turbulente, et avec des acteurs qui n’arrivent pas à s’engager selon les idéaux premiers de ce printemps arabe qui sont d’assurer la liberté et garantir la dignité humaine dans l’espace arabo-musulman», a affirmé l’enseignant d’origine libanaise. Près de trois ans après le début du printemps érable, le monde arabe a vu émerger un islamisme radical, la charia, la persécution des chrétiens et le spectre de guerres civiles. La liberté promise ou espérée pour le Moyen-Orient tarde encore à s’implanter. «Le printemps arabe n’a pas livré tout son sens», a ajouté M. Aoun avant d’enchaîner que ceux qui ont choisi de quitter le monde arabo-musulman pour immigrer au Québec, ont porté, dans leurs valises, les espoirs de cette révolution. «Plusieurs nouveaux arrivants au Québec viennent de cet espace au Québec et portent avec eux beaucoup d’aspiration et d’ambition pour la démocratie et vont vivre, ici, une recomposition de leur identité, ce qui ne passe pas si facilement et sans souffrance», a exprimé Sami Aoun.

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Le parti albertain Wildrose s’ajuste sur les enjeux sociaux et environnementaux

RED DEER, Alta. – Le Parti Wildrose, qui forme l’opposition officielle à l’Assemblée législative de l’Alberta, a tenu un vote samedi pour adopter les politiques du parti en matière de dénonciation de l’intolérance, incluant celle à l’endroit des homosexuels. Lors du congrès du parti, qui se tient ce week-end, le député Rob Anderson a dit aux délégués qu’il était temps d’enterrer leur réputation de dénigrement qui leur a passablement nui lors des élections de l’année dernière. «Nous croyons, dans ce parti, en l’égalité de tous les Albertains», a déclaré M. Anderson aux membres avant le vote. «Je sais – et je sais que vous tous le savez – que nous croyons déjà cela dans cette salle. Mais nous devons l’affirmer haut et fort et le statuer une bonne fois pour toutes. Adoptons cette résolution et renvoyons ces alarmistes de progressistes conservateurs là d’où ils viennent!», a-t-il déclaré à une assemblée galvanisée qui l’a chaudement applaudi. Quelques secondes plus tard, les 500 membres votaient largement en faveur de l’adoption de la résolution. Il s’agissait de l’un des thèmes majeurs abordés samedi, alors que le Parti Wildrose, habituellement de centre-droite, corrigeait le tir sur des enjeux sociaux et environnementaux. La chef du parti, Danielle Smith, a affirmé qu’il fallait amender des politiques et rectifier des règlements qui avaient repoussé les électeurs du centre lors des dernières élections, à l’issue desquelles le Parti Wildrose s’est retrouvé à l’opposition officielle, avec 17 sièges sur 87. Cependant, quelques jours avant l’élection, des sondages ont montré que l’avance du parti avait fondu comme neige au soleil après que Mme Smith eut refusé d’évincer deux candidats du parti qui avaient tenu des propos racistes et homophobes. La chef a également été critiquée pour avoir affirmé que la science des changements climatiques n’était pas fiable. La première ministre de l’Alberta, Alison Redford et son Parti progressiste conservateur avaient pressé les électeurs d’imaginer un monde dans lequel l’Alberta serait la risée internationale pour avoir refusé d’appuyer la science. Ce week-end, les membres du Parti Wildrose ont approuvé avec une forte majorité deux résolutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Vendredi, Mme Smith avait dit aux journalistes qu’elle était d’avis que les changements climatiques étaient réels et que les humains y avaient contribué. La veille, elle affirmait que le parti n’avait pas de politique en ce sens, et elle interprétait ce qu’elle percevait comme étant l’opinion prédominante.