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Québec/Canada

La Saskatchewan adopte une motion appelant à l’abolition du Sénat

REGINA – La Saskatchewan a adopté une résolution appelant à l’abolition du Sénat canadien et abrogé sa loi permettant d’élire d’éventuels candidats à un poste de sénateur, mercredi. Selon le premier ministre de la province, Brad Wall, le Sénat n’a pas réussi à prouver son efficacité. En 2009, l’Assemblée législative de la Saskatchewan avait adopté une loi autorisant la tenue d’élections pour choisir de possibles sénateurs et ainsi soumettre cette liste de personnes au premier ministre pour qu’il considère leur candidature à la chambre haute. Mais aucune élection de ce genre n’a été tenue dans la province. La résolution de mercredi, largement symbolique, ne constitue pas une proposition d’amendement à la Constitution canadienne. Selon le premier ministre Wall, il s’agit plutôt d’une déclaration présentant la position officielle de la Saskatchewan à propos du Sénat. La Saskatchewan pourrait éventuellement adopter une résolution visant à modifier la Constitution, mais M. Wall souligne que son gouvernement souhaite d’abord prendre connaissance de la position de la Cour suprême du Canada dans le dossier. Le gouvernement fédéral a demandé au plus haut tribunal du pays de donner son avis sur la façon de modifier la chambre haute. Il faudra peut-être attendre encore un an avant de connaître l’opinion du tribunal dans ce dossier. M. Wall estime que la majorité des résidants de sa province croient que le Sénat n’a plus de raison d’être et ne vaut pas les 100 millions $ qu’il coûte, chaque année, aux contribuables canadiens. S’il était auparavant un partisan de la réforme du Sénat, M. Wall dit ne plus croire qu’une réforme efficace soit encore possible. Dans un communiqué, le premier ministre saskatchewanais a déclaré que «bien avant les scandales actuels qui ont contribué à la marginalisation du Sénat, plusieurs personnes questionnaient la validité de nommer un groupe d’hommes et de femmes — qui ne sont ni élus ni imputables de leurs gestes — qui peuvent possiblement nuire aux élus de la Chambre des communes». Pour le premier ministre Wall, «il apparaît évident que puisqu’une réforme sérieuse du Sénat n’est plus envisageable, les Saskatchewanais optent maintenant pour son abolition».

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Québec/Canada

Richard Bergeron demeurera chef de l’opposition pour préparer la transition

MONTRÉAL – Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, quittera ses fonctions lorsque son parti sera bien installé comme opposition à l’hôtel de ville de Montréal et que sa succession sera assurée. M. Bergeron a rencontré les médias mercredi, trois jours après le scrutin qui a porté Denis Coderre à la tête de la métropole, où il dirige un gouvernement municipal minoritaire. Richard Bergeron, qui en était à une troisième défaite, estime que la transition devrait durer de 12 à 24 mois. Il s’est cependant dit très fier des résultats obtenus, notant que Projet Montréal n’avait pas plafonné mais plutôt doublé son nombre d’élus à l’hôtel de ville. Richard Bergeron a promis une opposition constructive mais redoutable et s’est dit prêt à accueillir des élus d’autres formations en autant qu’ils acceptent d’adhérer aux valeurs et au programme de Projet Montréal et qu’ils ne proviennent pas d’Union Montréal, l’ancien parti de Gérald Tremblay. Il a par ailleurs qualifié de manque d’élégance l’apparente volonté de Denis Coderre de demander un recomptage judiciaire dans le district Saint-Jacques, qui sera le siège de M. Bergeron. Sa colistière, Janine Krieber, n’a remporté le siège que par 91 voix devant le candidat-vedette de Denis Coderre, Philippe Schnobb.

Québec/Canada

Longueuil: la police confirme 12 arrestations liées à la vente de stupéfiants

LONGUEUIL, Qc – La police de Longueuil a confirmé mercredi l’arrestation de huit hommes et quatre femmes liés à un réseau de vente de stupéfiants qui opérait sur leur territoire. Dans le cadre d’une enquête amorcée en août dernier, cinq perquisitions ont été menées dans l’agglomération de Longueuil et une à Saint-Jacques-le-Mineur, en Montérégie. Les personnes appréhendées sont âgées entre 20 et 32 ans et font face à des accusations de possession de stupéfiants et possession dans le but d’en faire le trafic. Selon les autorités, ces arrestations ont permis de mettre un terme aux activités criminelles d’un réseau structuré qui était en action depuis plusieurs années. La police précise avoir mis la main sur du cannabis et des drogues de synthèse. Il ne s’agit toutefois que d’un bilan préliminaire puisque certaines perquisitions étaient toujours en cours mercredi en fin d’après-midi. Toutes les personnes qui étaient recherchées ont été retrouvées. L’enquête demeure néanmoins ouverte.

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Un incendie d’origine suspecte a éclaté mercredi matin à Montréal

MONTRÉAL – Un incendie d’origine suspecte a ravagé un édifice commercial de deux étages, mercredi matin, dans le nord de Montréal. Le sinistre n’a toutefois fait aucun blessé. Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés pour combattre les flammes qui ont éclaté vers 5h30 dans l’immeuble situé sur le boulevard Saint-Laurent, près de la rue Legendre, au nord du boulevard Crémazie, dans la portion sud du quartier Ahuntsic. Le feu semble avoir été allumé dans un café situé au rez-de-chaussée. L’étage est occupé par des bureaux. Le boulevard Saint-Laurent a été fermé pendant environ trois heures avant que sa réouverture soit permise par la police.

Québec/Canada

Pénitencier de Cowansville: les prisonniers confinés dans leur cellule

COWANSVILLE, Qc – Le déclenchement des détecteurs de fumée au pénitencier de Cowansville a provoqué tout un branle-bas de combat, mardi soir. Par mesure de sécurité, l’ensemble des prisonniers ont été placés en confinement obligatoire dans leur cellule. Caroline Bouchard, porte-parole du pénitencier, affirme cependant qu’en aucun temps, il n’y a eu présence de flammes ou de début d’incendie dans la prison, comme le laissaient entendre certaines sources. Par mesure de prévention, les prisonniers de l’aile concernée par l’alerte ont été dirigés dans une autre aile de la prison. «Nous n’avons pas pris de chance. Nous n’avons aucun indice sur le fait que cela puisse s’inscrire dans une tentative d’évasion», a rapporté Mme Bouchard. Une enquête était menée par le Service des incendies de Cowansville en soirée pour déterminer ce qui a pu provoquer le déclenchement de l’alarme d’incendie. Le pénitencier de Cowansville est une prison à sécurité moyenne. Il n’est donc pas exceptionnel que les détenus puissent se déplacer dans l’établissement pendant certaines périodes de la journée. En raison de l’enquête en cours et de l’intervention des pompiers, l’ensemble des détenus ont été forcés de réintégrer leur cellule. «Les détenus ont été confinés dans leur cellule. C’est exceptionnel, car les prisonniers peuvent être en déplacement libre dans certains secteurs habituellement. En soirée, il y a des mouvements de détenus, mais là, ce n’est plus le cas», a indiqué Mme Bouchard. Peu avant 22 h, les détenus évacués ont pu réintégrer leur cellule.

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L’affaire Rob Ford suscite un déluge de réactions politiques et médiatiques

TORONTO – Si le maire de Toronto, qui a admis mardi avoir consommé du crack, dit vouloir se «remettre au travail», voire même se représenter lors des élections municipales de 2014, plusieurs acteurs politiques municipaux, provinciaux et fédéraux s’inquiètent de son comportement. La première ministre ontarienne Kathleen Wynne a ainsi affirmé, mardi, qu’elle s’inquiétait du fait que les problèmes personnels du maire Rob Ford nuisent à la bonne marche des affaires dans la métropole canadienne. Mme Wynne a estimé qu’il y avait une grande tempête actuellement à l’hôtel de ville de Toronto. Selon elle, la police et le système judiciaire doivent agir, mais le maire devra lui-même prendre les «décisions appropriées». Le scandale Ford a également attiré l’attention du ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, qui a laissé entendre qu’il s’agissait d’un «triste jour» pour Toronto. Gardant bien à l’esprit son rôle de ministre de la Justice, M. MacKay a affirmé qu’il n’avait pas besoin de rappeler sa position sur la consommation de drogues. «En tant qu’être humain, je crois que le maire de Toronto a besoin d’aide», a-t-il cependant ajouté. Et malgré les révélations explosives du maire, ceux qui l’ont appuyé depuis le début de l’affaire ne l’ont pas lâché. «Laissez Ford tranquille! Ce type fait du bon travail. La ville est bien gérée!», a lancé un internaute sur Twitter. À l’hôtel de ville, toutefois, quelques personnes ayant travaillé avec M. Ford ont fait savoir que son aveu de mardi était un signe évident qu’il devait prendre du recul par rapport à ses fonctions professionnelles et aller chercher de l’aide. Un membre du comité exécutif qui a étroitement travaillé avec le maire a mentionné que certains conseillers planchaient sur une motion qui priverait M. Ford d’une partie de ses pouvoirs. «Il a besoin d’une pause, il doit évaluer ce qui est le mieux pour lui, ce qui est le mieux pour la ville», a déclaré le conseiller Denzil Minnan-Wong. Pour la conseillère Jaye Robinson, le maire «n’a plus aucune trace de crédibilité». À l’échelle fédérale, les politiciens de l’opposition ont fait cause commune en appelant M. Ford à aller chercher de l’aide. Autant le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, que le chef libéral, Justin Trudeau, ont estimé que le maire avait besoin de prendre une pause pour obtenir des soins. M. Trudeau a par ailleurs refusé de comparer l’aveu de M. Ford à sa propre confession selon laquelle il a déjà fumé de la marijuana, même si au moins un député conservateur ne s’en est pas privé. «Je ne vais pas verser dans la politique. Je ne chercherai pas à obtenir un avantage ou une défense dans cette affaire. J’ai été honnête et transparent dans mes propres décisions, mes décisions politiques», a dit M. Trudeau. Pour le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty, un bon ami de M. Ford, pas question de commenter le dossier. Julian Fantino, responsable du portefeuille des Anciens combattants, refuse quant à lui de voir dans cette affaire un faux pas pour le mouvement conservateur. «Vous pouvez tenter d’établir tous les liens que vous voulez, je n’ai pas les faits (nécessaires) pour m’immiscer dans cette affaire», a-t-il déclaré. Ailleurs dans le monde, les médias ont fait leurs choux gras de cette histoire de consommation de crack, des grands réseaux d’information comme CNN ou la BBC ayant saisi la balle au bond. Plusieurs réseaux américains ont même diffusé en direct la deuxième conférence de presse du maire, mardi après-midi. Le maire Ford est également une cible de choix — et récurrente — pour les émissions humoristiques de fin de soirée aux États-Unis. Le «Daily Show» a repris l’affaire pas plus tard que lundi soir.

Québec/Canada

Rogers Communications licencie 94 employés de son secteur des médias

TORONTO – Rogers Communications (TSX:RCI.B) a annoncé mardi avoir mis à pied 94 employés de son secteur des médias, la firme procédant à une réorganisation de ses activités en raison d’une baisse de ses revenus de publicité. L’entreprise torontoise de télécommunications a précisé que les travailleurs licenciés se trouvaient un peu partout au pays, au sein des services de télédiffusion de Citytv et OMNI, de même que de stations de radio et de magazines tels que Maclean’s et Châtelaine. Dans l’ensemble, les mises à pied représentent environ deux pour cent des effectifs du secteur des médias de Rogers. Dans une déclaration transmise par courriel, le président de Rogers Media, Keith Pelley, a expliqué que l’entreprise cherchait à faire évoluer son modèle d’affaires afin qu’il soit adapté à l’industrie changeante des médias. Les changements apportés mardi «ne sont pas faciles», mais ils sont «nécessaires» pour que Rogers puisse connaître du succès sur une base continue, a-t-il ajouté. Cette mesure survient alors que d’autres joueurs de l’industrie des médias prévoient que la faiblesse actuelle des ventes publicitaires se poursuivra l’an prochain. Bien que Rogers n’ait pas fait de prédictions précises en dévoilant ses plus récents résultats financiers, l’entreprise a alors indiqué avoir constaté une évolution dans la façon dont les annonceurs achètent de l’espace, d’où l’importance pour elle d’accroître les revenus tirés des abonnements et d’investir dans ses plateformes numériques. Dix-neuf postes ont été éliminés dans des stations de radio à Ottawa et Halifax, alors que celles-ci passent des informations générales à la couverture sportive, a confirmé la société. Andrea Goldstein, porte-parole de Rogers, s’est bornée à dire que les autres employés sacrifiés travaillaient dans tout le secteur des médias, refusant de donner des précisions à ce sujet. Néanmoins, l’entreprise a indiqué que l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto et le stade où celle-ci dispute ses matchs à domicile, le Centre Rogers, n’étaient pas touchés par la mesure. Unifor, le syndicat représentant les travailleurs du secteur des médias de Rogers, a affirmé que l’annonce de mardi ne constituait pas une surprise, l’entreprise ayant déjà prévenu que ses revenus publicitaires étaient inférieurs aux attentes. Au mois de mai, Rogers avait procédé à plus de 60 mises à pied au sein de son secteur des médias et fermé sa station de télévision d’information continue CityNews Channel, à Toronto. Les actions de Rogers Communications ont clôturé mardi à 46,88 $ à la Bourse de Toronto, en baisse de 40 cents.

Québec/Canada

Un Canadien accusé pour un attentat en France conteste son extradition

TORONTO – Le dossier d’extradition d’un homme d’Ottawa recherché pour un attentat en France ne doit pas devenir une «bataille d’experts», ont affirmé mardi des avocats du gouvernement canadien. Les autorités françaises soupçonnent Hassan Diab, âgé de 59 ans, d’avoir été impliqué dans l’attentat contre une synagogue parisienne en 1980, qui a fait quatre morts et des dizaines de blessés. M. Diab nie avoir joué un rôle dans cette attaque, soutenant avoir toujours eu pour principe moral inébranlable de promouvoir l’égalité et le respect de tous. Ses avocats interjettent appel de la décision du Canada de l’extrader, soutenant devant le comité de trois juges de la Cour d’appel de l’Ontario que des erreurs fondamentales ont été commises dans ce dossier. Les avocats affirment que l’inculupation de leur client s’appuie sur une analyse d’écriture manuscrite qui, selon eux, n’est pas fiable puisque trois experts en défense l’ont déjà mise en doute. La Couronne rétorque cependant que les standards des preuves et des extraditions sont différents. Ainsi, l’analyse de l’écriture n’est pas sujette à caution simplement parce que trois experts l’ont rejetée. M. Diab a fait face à l’extradition en 2011 afin qu’il réponde des accusations en France, même si le juge de la Cour supérieure de l’Ontario, Robert Maranger, avait alors admis que le dossier qui pesait contre lui était faible. M. Diab s’est lui-même livré aux autorités pour être placé en détention pendant la durée de la procédure d’appel. En avril 2012, le ministre de la Justice de l’époque, Rob Nicholson, a signé un ordre d’extradition afin d’envoyer en France l’accusé, un Canadien d’origine libanaise. La GRC l’avait arrêté en novembre 2008 à la suite d’une demande de la France. Les avocats de M. Diab soutiennent que M. Nicholson a fait plusieurs erreurs, dont celle de décider de l’extrader même si la France n’avait pas encore décidé si elle le jugerait pour l’attentat.

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Discours du trône au Nouveau-Brunswick, objectif principal: renforcer l’économie

FREDERICTON – Renforcer l’économie, tel a été le thème central du discours du trône de la 57e législature prononcé mardi par le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Graydon Nicholas, à l’ouverture de la quatrième session. La province souhaite des impulsions vigoureuses, des investissements stratégiques et une gestion serrée des finances publiques. Présentant le menu législatif du gouvernement, le discours a été clairement orienté sur des mesures économiques et la poursuite de différents engagements sociaux. On y retrouve notamment la mise en oeuvre du régime de médicaments sur ordonnance, qui doit être implanté à l’été 2014, la réforme des régimes de pension publics, selon le modèle annoncé en 2012, et la bonification des perspectives liées à l’éducation et la formation des peuples autochtones. L’engagement du gouvernement pour renouer avec l’équilibre budgétaire est aussi maintenu et se fonde sur des mesures visant une plus grande responsabilité financière et des restrictions des dépenses. Le discours insiste sur les engagements qui devraient renflouer les coffres du gouvernement et parmi ceux-là, s’est retrouvée la réaffirmation de l’appui à la construction du pipeline ouest-est de TransCanada. Ce projet doit relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick et se trouve présentement à l’étape des approbations environnementales et réglementaires. Graydon Nicholas l’a qualifié de «sans danger pour l’environnement», mentionnant que Saint Jean possède «la raffinerie la plus grande et la plus moderne du Canada ainsi que le port de mer le plus profond de la côte Est.» Le gouvernement du Nouveau-Brunswick espère par ailleurs que la province saura se tourner vers de nouveaux marchés d’exportation afin d’accroître sa présence sur les marchés mondiaux. L’Accord économique et commercial négocié entre le Canada et l’Union européenne constitue la pièce maîtresse du tournant espéré par le gouvernement, qui y voit son plus important marché d’exportation, après les États-Unis. Les secteurs forestiers et agricoles néo-brunswickois sont déjà déclarés gagnants en vertu des perspectives annoncées dans le discours du trône. L’accord doit aussi supprimer les obstacles à l’accès au plus important marché du poisson et des fruits de mer au monde.