Actualités

Québec/Canada

Entente de principe entérinée par les 250 travailleurs de l’usine Atrahan

MONTRÉAL – Les quelque 250 travailleurs de l’usine d’abattage et de découpe de porc Atrahan, à Yamachiche, en Mauricie, ont entériné à 85 pour cent l’entente de principe qui était intervenue avec leur employeur. Les syndiqués, membres de la section locale 1991P des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, affiliée à la FTQ, ont conclu une convention collective de longue durée. Ainsi, leur contrat de travail sera en vigueur jusqu’en 2020, ont fait savoir les TUAC, par voie de communiqué. Globalement, ils ont obtenu une augmentation de salaire de 3 $ l’heure, dont 75 cents l’heure pour la première année. Celle-ci sera d’ailleurs rétroactive au 14 septembre. D’autres améliorations ont été apportées à la convention collective, comme la réduction de la période de probation de 90 à 60 jours, des modifications à la clause de sous-traitance, une amélioration des vacances et congés mobiles et l’instauration d’un régime de retraite progressive pour les travailleurs de 55 ans et plus à quatre jours par semaine, a fait savoir le syndicat.

Publicité
Québec/Canada

Les bébés conçus par procréation médicalement assistée seraient plus à risque

MONTRÉAL – Les bébés conçus par procréation médicalement assistée (PMA) présentent un risque nettement plus élevé que les autres de mort néonatale, d’être morts-nés, de naître prématurément ou de souffrir d’une insuffisance de poids à la naissance, démontre une nouvelle étude réalisée par des chercheurs australiens. Les scientifiques ont étudié quelque 300 000 naissances survenues dans le sud de l’Australie depuis 17 ans, y compris la naissance de 4300 bébés conçus par PMA. Ils se sont aussi penchés sur toutes les formes de PMA disponibles, dont la fécondation in vitro (FVI), l’injection intracytoplasmique d’un spermatozoïde, l’induction de l’ovulation et la cryopréservation des embryons. Ils affirment qu’il s’agit de l’étude la plus complète en son genre jamais réalisée à travers le monde. Comparés aux bébés conçus spontanément, les bébés conçus par PMA étaient presque deux fois plus à risque d’être morts-nés, deux fois plus à risque de mourir pendant les 28 premiers jours suivant la naissance, plus de deux fois plus à risque de naître prématurément, et près de trois fois plus à risque de souffrir d’une insuffisance de poids à la naissance. Les conséquences néfastes fluctuent énormément en fonction du type de PMA utilisé. Par exemple, le faible et le très faible poids à la naissance; la prématurité et la grande prématurité; ainsi que la mort néonatale sont nettement plus fréquents chez les bébés conçus par FIV. L’auteur de l’étude, le professeur Michael Davies de l’Université d’Adélaïde, affirme que ses conclusions confirment celles de travaux réalisés en Europe et en Australie, qui démontraient que les traitements d’infertilité se traduisent fréquemment par des problèmes chez les nourrissons. Son étude s’est aussi intéressée aux femmes considérées comme infertiles mais qui réussissent néanmoins à tomber enceintes sans aide. Les bébés de ces femmes étaient au moins sept fois plus à risque de souffrir d’un faible poids à la naissance, de naître très prématurément ou de décéder pendant leurs 28 premiers jours de vie. Le professeur Davies a expliqué que ces problèmes découlent possiblement des conditions médicales responsables de l’infertilité ou de traitements contre l’infertilité qui n’ont pas été déclarés. Les conclusions de cette étude sont publiées en ligne par le journal scientifique PLOS ONE.

Québec/Canada

Des joueurs de football de l’Université Laval plaident non coupables à Québec

QUÉBEC – Deux joueurs de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval devaient se rendre au Palais de justice de Québec, mercredi avant-midi, pour répondre d’accusations criminelles. Finalement, Michel Savard et Alexander-Justin Skinner ont envoyé leurs avocats pour les représenter tout comme leur présumée complice, Leila Barlovits-Martel. Ils ont enregistré des plaidoyers de non culpabilité au nom de leurs clients. La prochaine comparution dans ce dossier se déroulera le 5 mars toujours dans la Vieille Capitale. Les trois jeunes accusés, qui ont entre 20 et 24 ans, auraient commis des voies de fait simples. Les actes qui leur sont reprochés seraient survenus le 30 juin dernier dans un établissement licencié de l’arrondissement Sainte-Foy. Il semble que parmi les plaignants figure un policier qui n’était pas en service. Une altercation aurait commencé à l’intérieur de l’établissement avant de dégénérer dans le stationnement.

Québec/Canada

Des retards et annulations sont encore signalés dans les aéroports

TORONTO – Les files et les retards persistaient, mercredi matin, à l’aéroport international Pearson de Toronto, avec des centaines d’arrivées et de départs annulés. Les retards résultent du froid extrême qui a paralysé complètement les activités, mardi, empêchant l’atterrissage de vols nord-américains pendant plus de huit heures. Corrinne Madden, porte-parole de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto, a indiqué que divers facteurs expliquent les nouvelles annulations, notamment le grand nombre de voyageurs retenus à l’aéroport et les conditions météorologiques dans différentes destinations. Elle a rappelé que la décision d’annuler un vol revenait au transporteur aérien. Avant de se rendre à l’aéroport, les passagers sont donc invités à consulter régulièrement les renseignements sur leur vol, sur le site de l’aérogare. L’aéroport Pearson a émis un arrêt complet au sol tôt mardi, alors que les températures ressenties grimpaient jusqu’à -40 degrés Celsius avec le facteur éolien; plus de 600 vols ont été annulés durant la journée à Toronto. Des milliers de passagers ont dormi à l’aéroport, et des montagnes de bagages attendent d’être récupérées. L’Autorité aéroportuaire avait décidé de l’arrêt des activités en raison de l’impact du froid extrême sur l’équipement, et afin de réduire le temps passé par les employés au sol à l’extérieur sur le tarmac. Le grand froid accablant la région de Toronto quelque peu réduit d’intensité, mercredi, mais continuait d’avoir un impact sur le transport aérien dans l’est du pays. Air Canada a avisé les voyageurs que les conditions rigoureuses de l’hiver dans l’est du Canada et le nord-est américain avaient encore une incidence sur ses activités. Les aéroports de Montréal, Québec et Ottawa étaient aussi touchés. Ce sont principalement les vols intérieurs et les vols transfrontaliers à destination et au départ de Toronto, de Montréal, d’Ottawa et du nord-est des États-Unis qui sont touchés.

Québec/Canada

L’ex-policier Roberge renonce à son enquête sur remise en liberté pour l’instant

MONTRÉAL – L’ex-policier Benoît Roberge, accusé d’avoir vendu des renseignements aux Hells Angels alors qu’il oeuvrait au Service de police de la ville de Montréal (SPVM), a renoncé mercredi à son enquête sur remise en liberté provisoire. Benoît Roberge, qui est demeuré impassible lors de sa brève comparution dans la cage de verre d’une des salles à sécurité maximum du Palais de justice de Montréal, l’a confirmé de vive voix devant le tribunal. Le juge Robert Marchi a donc aussitôt ordonné sa détention pour la suite des procédures, à moins que des faits nouveaux à l’issue de son enquête préliminaire ne justifient une nouvelle demande de remise en liberté. Son avocat, Me Richard Perras, n’a d’ailleurs pas caché que c’était là son intention, disant vouloir attendre que la Couronne ait ouvert davantage son jeu. «On préfère faire la demande de remise en liberté sur la base d’une preuve qui aura été ‘testée’ un peu, plutôt que sur la base d’une preuve annoncée», a-t-il déclaré à l’issue de l’audience. Le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Jean-Pascal Boucher, a pour sa part confirmé qu’une nouvelle demande de libération conditionnelle demeurait à la portée de l’accusé. «Il y a une possibilité, si des faits nouveaux survenaient, d’une réévaluation, mais on n’en est pas à cette étape-là présentement parce qu’il y a une renonciation formelle à la remise en liberté. Donc, il va demeurer détenu pour la suite des procédures», a rappelé Me Boucher. La suite des procédures a été fixée au 23 janvier, alors que le juge Marchi se penchera sur certains préparatifs en vue de l’enquête préliminaire de l’ex-policier. «Il va être à même d’entendre les discussions avec les avocats, question de déterminer s’il y a des admissions possibles et s’il y a lieu, de faciliter le processus de l’enquête préliminaire qui va avoir lieu et de la date qu’on pourra convenir avec l’ensemble des parties», a expliqué Me Boucher. Le juge Marchi entendra également une requête présentée par la défense mercredi visant l’ouverture de certains éléments de preuve qui sont présentement sous scellé. Me Perras a indiqué que l’on cherchait surtout à en savoir davantage sur l’écoute électronique dont son client a été l’objet. «Il y a eu une écoute électronique d’urgence. Nous voulons avoir les motifs qui ont mené à cette autorisation d’écoute», a-t-il indiqué. Mercredi, le magistrat a par ailleurs accédé à une première requête de Benoît Roberge, soit la remise de certains biens saisis lors de la perquisition de son domicile, notamment des ordinateurs appartenant à sa conjointe et à sa fille. Benoît Roberge fait face à quatre accusations, dont deux liées au gangstérisme, une d’abus de confiance et une autre de tentative d’entrave à la justice. Les faits qui lui sont reprochés seraient survenus entre janvier 2010 et octobre dernier, juste avant son arrestation. Il est détenu depuis, une situation qui ne représente jamais une partie de plaisir pour un policier, a indiqué son avocat. «C’est toujours plus difficile pour un policier en détention que pour un habitué du milieu qu’on y retrouve. Il est dans un secteur où la protection est un peu plus assurée qu’ailleurs», a raconté Me Perras. Benoît Roberge a oeuvré pendant plus d’une dizaine d’années pour le SPVM au sein d’escouades spécialisées dans la lutte contre le crime organisé, où il avait atteint le rang de sergent-détective et était considéré comme un enquêteur de premier ordre. Il avait récemment pris sa retraite du SPVM et occupait, depuis le mois de mars 2013, le poste de chef du service du renseignement à Revenu Québec, qui l’a remercié au début de novembre. Sa situation a posé quelques problèmes; il a notamment dû changer d’avocat à cinq reprises en raison de conflits d’intérêts potentiels étant donné l’implication de nombreux criminalistes dans des causes où l’accusé avait agi comme enquêteur dans le passé. De plus, le DPCP a dû affecter deux procureurs de la région de Québec au dossier, Me Paul Roy et Me Maxime Chevalier, une décision rendue nécessaire parce que la conjointe de Benoît Roberge, Me Nancy Potvin, est procureure de la Couronne dans le district de Montréal, ce qui aurait pu créer un malaise si des procureurs oeuvrant dans le même bureau qu’elle avaient été chargés de poursuivre l’ex-policier. Lors de sa dernière comparution, Richard Perras avait indiqué au tribunal que son client réclamerait un procès devant juge et jury.

Québec/Canada

Informations livrées en Floride sur l’assassinat d’un couple canadien

HALLANDALE BEACH, Fla. – La police de Hallandale Beach, en Floride, croit que deux femmes ont été impliquées dans l’assassinat d’un couple canadien, il y a un an. David Pichosky et de Rochelle Wise, de Toronto, ont été trouvés morts dans leur résidence de Hallandale Beach le 10 janvier 2013, après que des amis aient signalé à la police leur absence prévue à une rencontre. Les autorités avaient conclu qu’ils avaient péri par asphyxie. En conférence de presse, mercredi, en compagnie de membres des familles des victimes, le chef de police de Hallandale Beach, Dwayne Flournoy, a affirmé que l’ADN de deux femmes avait été trouvé sur la scène de crime. Cependant, les autorités n’ont pas encore pu lier ces profils génétiques avec ceux contenus dans leurs banques de données. Un mois après les meurtres, la police de Hallandale Beach a publié une vidéo tournée par la caméra de surveillance d’un voisin, mais la femme qu’on y aperçoit marchant dans la cour n’a pu être identifiée. En avril dernier, la police a dit croire que les meurtres avaient été motivés par le vol d’un bijou d’une valeur de 16 000 $ qui n’a pas été retrouvé dans la résidence du couple.

Publicité
Québec/Canada

Déraillement d’un train au Nouveau-Brunswick

PLASTER ROCK, – Une vingtaine de résidences situées à Plaster Rock, un village situé au nord-ouest du Nouveau-Brunswick, ont été évacuées après le déraillement d’un train qui a provoqué un incendie qualifié «d’important» par le Canadien National. Un porte-parole du CN, Jim Feeny, a indiqué que 16 wagons avaient quitté les rails près de Plaster Rock. Quinze de ces wagons, lesquels étaient situés à la queue du convoi, se retrouvaient dans la zone enflammée. Quatre transportaient du propane et quatre autres du pétrole brut. Il était impossible de déterminer l’étendue du dégât, les équipes de secours n’ayant pu intervenir par mesure de précaution. L’ingénieur et le conducteur, les deux seules personnes à bord du train, n’ont pas été blessés. M. Feeny a ajouté que les causes du déraillement demeuraient inconnues pour le moment. Les équipes d’urgence en provenance de Moncton, Toronto et Montréal ont été déployées. Leur priorité est de protéger la population et l’environnement, a dit M. Feeny. La coordinatrice des mesures d’urgence de Plaster Rock, Sharon DeWitt, a dit que des résidences avaient été évacuées de la zone située à proximité de l’accident. Des pompiers, des policiers et des ambulanciers étaient sur place. Une conférence de presse devrait se dérouler mercredi matin. Les équipes d’urgence ne devraient pas faire de commentaires d’ici là. Mme DeWitt a déclaré que la situation ne s’était pas dégradée. Selon elle, il n’y a pas de raison pour s’alarmer. Un centre d’accueil a été ouvert à l’intérieur de l’amphithéâtre local pour les personnes évacuées mais tous ceux qui ont dû quitter leur maison ont pu aller se réfugier chez des proches. Une porte-parole d’Ambulance Nouveau-Brunswick a indiqué que son entreprise n’avait transporté personne des lieux de l’accident. Selon le calendrier du CN, le convoi avait quitté Moncton vers le Canada central. L’accident serait survenu vers 19h dans un secteur boisé.

Québec/Canada

Banque du Canada: le gouverneur Poloz prévoit une hausse des taux d’intérêt

OTTAWA – Les taux d’intérêt à long terme devraient augmenter au courant de l’été, ce qui ne devrait pas pour autant nuire à l’économie canadienne, selon le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz. De passage sur le plateau télévisé de l’émission The Lang and O’Leary Exchange, sur le réseau CBC, M. Poloz a indiqué mardi qu’à son avis, la Réserve fédérale des États-Unis continuerait de diminuer progressivement ses interventions, ce qui accroîtra la pression sur les rendements des obligations. La Banque centrale des États-Unis a déjà fait part de sa décision de ralentir ses acquisitions mensuelles d’obligations de 85 à 75 milliards $. Elle a aussi mentionné que des indicateurs du marché seraient étudiés, dont le taux de chômage du pays, avant que d’autres décisions du genre ne soient prises. M. Poloz a prévenu que ce ralentissement de la Réserve fédérale mettrait immanquablement de la pression sur les rendements des obligations canadiennes, ce qui devrait se traduire par une hausse des taux hypothécaires sur le long terme et ce, même si la Banque du Canada ne relève pas son taux directeur. Mais, selon lui, cela ne devrait pas porter de coup dur à l’économie canadienne puisque le marché immobilier semble déjà se diriger vers une inflexion en douceur. Dans le même temps, les dépenses de consommation, qui ont permis de garder l’économie en santé ces dernières années, doivent diminuer pour abaisser la dette des ménages et doivent être remplacées, au chapitre de levier de l’économie, par les exportations.

Québec/Canada

Pêches: le Canada ne respecte pas les règles des É.-U., selon des écologistes

WASHINGTON – Un important groupe écologiste des États-Unis s’attaque aux importations de fruits de mer provenant de pays, dont le Canada, qui, selon lui, ne respectent pas les normes nationales en matière de pêche. Dans un rapport publié mardi, le conseil de défense des ressources naturelles (NRDC) fustige les pays fautifs au nombre desquels figure le Canada. L’organisation presse l’administration américaine de mettre en application une loi interdisant toutes importations de produits provenant d’États qui n’observent pas les règles américaines visant à assurer la protection des mammifères marins. Ce rapport survient alors que les États-Unis songent à apporter des modifications aux règlements dans le domaine, ce qui pourrait durcir l’application de la loi — déjà existante —, sur les importations de poissons au pays. Le Canada étant le deuxième exportateur de poissons aux États-Unis, après la Chine, il va sans dire que tout changement aux directives américaines pourrait être ressenti de ce côté-ci de la frontière. Chaque année, le Canada exporte l’équivalent de 2,5 milliards $ de poissons. Le document souligne également que, tous les ans, 650 000 mammifères marins sont tués, alors que pratiquement toutes les importations de poissons proviennent de pays – incluant le Canada -, qui ne fournissent pas de protections semblables ou ne respectent pas les directives américaines. On y déplore notamment qu’au Canada, les baleines et marsouins communs meurent parce que les pêcheries de la côte Est, et plus particulièrement celles qui produisent du crabe et du homard, n’utilisent pas les mêmes techniques de pêche que celles exigées aux États-Unis. Selon le NRDC, le volume de mammifères capturés a chuté d’environ 30 pour cent – soit 4356, en 2006 -, après l’adoption de directives nationales dans les années 1990 pour aider à l’application de la loi fédérale sur la protection des mammifères marins. Or, les dispositions renvoyant aux importations, qui représentent plus de 90 pour cent des poissons consommés aux États-Unis, n’ont jamais été respectées.