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Le présumé tueur en série Bruce McArthur comparaît brièvement

TORONTO — Un homme accusé d’avoir tué des hommes liés au village gai de Toronto a comparu brièvement devant le tribunal mercredi. Bruce McArthur a été placé en détention provisoire jusqu’au 22 juin, alors qu’il devrait à nouveau comparaître brièvement. Vêtu d’une combinaison orange, McArthur, âgé de 66 ans, a peu parlé lors de sa courte apparition par visioconférence. Il paraissait abattu pendant que son avocat et la Couronne fixaient la nouvelle date. Le paysagiste fait face à huit chefs d’accusation de meurtre au premier degré. La plupart des hommes tués avaient des liens avec le village gai. La police allègue qu’il a enterré les restes d’au moins quelques-unes de ses victimes dans des bacs à fleurs.

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Un automobiliste meurt à Sherbrooke lors d’une collision avec un cervidé

SHERBROOKE, Qc — Un automobiliste a connu une fin tragique mercredi matin sur une voie rapide à Sherbrooke lorsque son véhicule a frappé un cervidé qui venait d’être percuté par un autre véhicule. Le drame s’est produit vers 7h20 sur l’autoroute 410. Selon la Sûreté du Québec (SQ), une automobile qui circulait vers l’ouest a heurté l’animal qui, sous l’impact, a été projeté vers les voies de circulation en sens inverse. Un automobiliste qui prenait place à bord d’une camionnette qui roulait vers l’Est a alors percuté le cervidé et est mort sur le coup. La Sûreté du Québec signale que la victime est un homme, mais que l’incident n’a pas fait d’autres blessés. L’enquête policière sur les lieux du drame a causé une congestion routière dans le secteur.

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Le G7 rejette l’issue du scrutin au Venezuela

OTTAWA — Les dirigeants du G7 ont annoncé mercredi qu’ils rejettent «d’une seule voix le processus électoral qui a mené à l’élection présidentielle du 20 mai 2018 au Venezuela». Dans un communiqué conjoint, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union européenne expliquent que «les normes internationales reconnues n’ont pas été respectées et les garanties fondamentales nécessaires au déroulement d’un processus inclusif, juste et démocratique n’ont pas été assurées». Ils estiment donc que «cette élection et son résultat manquent (…) de légitimité et de crédibilité» et qu’ils ne «ne représentent pas la volonté démocratique des citoyens vénézuéliens». Les membres du G7 rappellent que «la population du Venezuela continue de faire l’objet de violations des droits de la personne et de souffrir de graves privations» au moment où «le régime de Nicolas Maduro resserre son contrôle autoritaire». Le G7 appelle «le régime Maduro à rétablir la démocratie constitutionnelle au Venezuela, à assurer la tenue d’élections libres et justes qui reflètent réellement la volonté démocratique de la population, à libérer immédiatement tous les prisonniers politiques, à rétablir l’autorité de l’Assemblée nationale et à permettre un accès complet, sécuritaire et sans entrave aux travailleurs humanitaires». Le G7 se dit prêt à «encourager une solution pacifique, négociée et démocratique face à la crise au Venezuela ainsi qu’à soutenir la population vénézuélienne grâce à l’aide humanitaire». Nicolas Maduro a officiellement obtenu environ 70 pour cent des voix lors du scrutin de dimanche, battant son plus proche rival par 40 points de pourcentage.

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Téléphonie: indicatif régional 367 introduit dans l’est du Québec en novembre

QUÉBEC — À compter du 24 novembre prochain, le nouvel indicatif 367 sera introduit dans la région actuellement desservie par les indicatifs régionaux 418 et 581 dans l’est du Québec. L’Alliance des télécommunicateurs explique que cette mesure est requise pour répondre à la demande croissante de nouveaux numéros de téléphone dans la région. L’introduction d’un troisième indicatif régional permettra d’augmenter la banque de numéros disponibles pour répondre aux besoins actuels et futurs des consommateurs et entreprises. À compter du 24 novembre, les consommateurs et entreprises requérant un nouveau service téléphonique se verront attribuer un numéro avec le nouvel indicatif 367 lorsque la banque des numéros avec les indicatifs actuels 418 et 581 aura été épuisée. Les entreprises devront possiblement apporter certains changements à leur système téléphonique. Par exemple, celles utilisant des systèmes de télécommunications avec restrictions d’appels interurbains devront programmer leurs équipements de façon à identifier l’indicatif 367 comme indicatif local valide. Les consommateurs n’auront quant à eux aucun changement à faire à leurs appareils téléphoniques.

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NB: la GRC annonce la libération mercredi d’un contrevenant à risque élevé

WINDSOR, N.-É. — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avise la population qu’un contrevenant qu’elle considère à risque élevé de récidive doit être libéré ce mercredi du Pénitencier de Dorchester, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Eddie Matthew Henshaw, âgé de 45 ans, retrouvera la liberté après avoir purgé une peine d’incarcération pour des infractions sexuelles. La GRC signale que le dossier criminel de cet homme remonte à 1993 et comprend des condamnations pour voies de fait causant des lésions corporelles, voies de fait et agression sexuelle. Eddie Matthew Henshaw devra respecter des conditions pendant deux ans, notamment une interdiction d’être en possession de certaines armes, d’avoir en sa possession ou de consommer de l’alcool ou des médicaments sans ordonnance et de communiquer avec ses victimes. Il lui est interdit d’avoir des contacts avec des enfants âgés de moins de 16 ans ou de se trouver à moins de 100 mètres de tout endroit où l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que des enfants de moins de 16 ans soient présents. L’avis de la GRC s’adresse particulièrement aux résidants de la région de Windsor, dans le nord de la Nouvelle-Écosse. Le contrevenant a la peau brun pâle, mesure 6 pi 1 po, pèse 180 livres et a les yeux bruns et les cheveux bruns. Sa photographie est publiée par la GRC sur le site web www.rcmp-grc.gc.ca/fr/ns/accueil

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Montréal: 4 camions incendiés mercredi dans le quartier Rivière-des-Prairies

MONTRÉAL — Quatre camions ont été incendiés en milieu de nuit, mercredi, dans le stationnement d’un garage du nord-est de Montréal. L’enquête a été confiée à la section des incendies criminels du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) puisque les pompiers croient que les incendies ont été allumés intentionnellement. Les quatre véhicules étaient stationnés derrière un établissement de la 57e Avenue, dans le quartier Rivière-des-Prairies, lorsque les incendies ont éclaté vers 3h00. L’étendue des dommages n’était pas encore connue à l’aube. Les enquêteurs de la police demanderont à des commerçants du secteur s’ils disposent de caméras de surveillance qui auraient pu capter des images les aidant à arrêter les responsables des méfaits.

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Justin Trudeau sera de passage à La Malbaie mercredi en vue du sommet du G7

MONTRÉAL — Le premier ministre Justin Trudeau sera de passage à La Malbaie, dans la région de Charlevoix, mercredi et jeudi, en vue du 44e sommet du G7. M. Trudeau doit participer en soirée à un barbecue communautaire et à une «activité de rencontre», à deux semaines de l’arrivée de dirigeants internationaux dans la région. Jeudi, le premier ministre répondra aux questions des journalistes de la région. Le sommet du G7 se déroulera du 8 au 9 juin au Fairmont Le Manoir Richelieu de La Malbaie, une municipalité située à environ 140 kilomètres au nord-est de la ville de Québec. Le Canada assure la présidence du G7 cette année, ce qui lui confère la responsabilité d’organiser la rencontre au pays. En plus de M. Trudeau, les dirigeants du Royaume-Uni, des États-Unis, de la France, de l’Italie, de l’Allemagne et du Japon sont notamment attendus. Des représentants de l’Union européenne seront aussi présents. À eux seuls, les pays du G7 possèdent la majorité de la richesse mondiale.

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Montréal/Laval: le litre d’essence est vendu à plus de 1,50 $, mercredi matin

MONTRÉAL — Le prix au détail de l’essence est vendu mercredi à Montréal et à Laval au niveau le plus élevé des dernières années au Québec: près de 1,52 $ le litre d’ordinaire. Tard mardi soir, des postes d’essence de l’île de Montréal affichaient un prix inférieur de plus ou moins 0,16 $ selon ce qu’a rapporté le site web www.essencequebec.com. Comme d’habitude, aucune des autres régions du Québec n’avait encore emboîté le pas vers 5h30 mercredi. Le prix moyen de l’essence ordinaire était évalué pour l’ensemble du Québec était néanmoins élevé, à près de 1,44 $. Le prix du baril de pétrole brut a baissé mercredi matin de 0,27 $ US à la bourse NYMEX, à New York, à 72,20 $ US. À l’été de 2008, lorsque le prix du litre d’essence ordinaire s’élevait à environ 1,50 $ au Québec, le prix du baril de pétrole brut était de près de 150 $ US, plus du double du prix actuel.

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UPA: manifestation de producteurs de lait contre l’effondrement des prix

COTEAU-DU-LAC, Qc — Des producteurs de lait manifesteront en fin de matinée mercredi devant les bureaux de l’Union des producteurs agricoles (UPA), à Longueuil, pour dénoncer l’effondrement du prix du lait payé aux producteurs qui est à son plus bas en 12 ans. Les producteurs laitiers réclament une renégociation avec les multinationales du lait pour qu’il y ait une redistribution équitable des revenus. Malgré la chute du prix déboursé à la ferme, le prix du lait payé par le consommateur n’a que très peu augmenté. Certains producteurs affirment qu’ils perdent présentement de l’argent pour produire du lait. D’autres rappellent qu’on leur a demandé d’investir pour répondre à des normes de qualité très élevées pendant que le prix payé à la ferme ne cessait de baisser. Le regroupement Producteurs de lait du Québec (PLQ) dit avoir soulevé auprès de ses partenaires canadiens la nécessité de mettre en branle la clause des circonstances exceptionnelles de l’entente nationale entre les producteurs et les transformateurs afin d’obtenir une augmentation du prix des classes de vente de lait. Une lettre à cet effet a été envoyée au chef de la direction de la Commission canadienne du lait (CCL). Le conseil d’administration des PLQ examinera aussi une série de mesures possibles pour rajuster le niveau de production aux besoins.

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Trans Mountain: aucun autre investisseur en vue à l’approche du 31 mai

CALGARY — À seulement une semaine de la date butoir fixée par Kinder Morgan, qui menace de renoncer à l’expansion de son oléoduc Trans Mountain, aucune autre entreprise n’a manifesté son intérêt de reprendre les rênes du projet. Les observateurs et analystes demeurent déconcertés par l’affirmation du ministre des Finances, Bill Morneau, la semaine dernière, selon laquelle «plusieurs autres investisseurs seraient prêts à reprendre ce projet». Le ministre Morneau a tenu ces propos après que le gouvernement fédéral eut annoncé qu’il offrirait «une indemnité» pour garantir que le projet sera mené à terme. Lundi, Kinder Morgan a dit n’avoir rien à ajouter à la déclaration de son chef de la direction, qui a réitéré la semaine dernière que les autorités fédérales ont jusqu’au 31 mai pour lui assurer que le projet pourra aller de l’avant. Même si les discussions se poursuivent, «nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde», a alors signalé Steve Kean. Il est difficile de deviner quelle entreprise pourrait prendre le relais sans plus de détails sur les offres présentées par Ottawa et possiblement par le gouvernement albertain, indique le directeur du RS Energy Group à Calgary. Samir Kayande explique que plus les offres sont alléchantes, plus la liste d’investisseurs potentiellement intéressés serait longue. «Les gouvernements se trouvent un peu dans une position difficile parce que si qui que ce soit intervient, ça leur prendra des mois ou peut-être même plus pour lancer toute l’opération», expose-t-il. Les autorités fédérales prétendent que l’appel à d’autres investisseurs et leurs propositions d’indemnités leur apportent un avantage dans les négociations avec Kinder Morgan, mais un ancien dirigeant de l’entreprise texane se montre sceptique. Dennis McConaghy souligne qu’une conclusion des travaux au-delà de 2020 constituerait un «désastre politique» tant pour Bill Morneau que pour la première ministre albertaine, Rachel Notley, qui ont tous deux mis leur réputation en jeu. «Cette entente doit se faire avec Kinder Morgan si le but est de mettre le pipeline en service d’ici 2020», avance-t-il. «Le projet est essentiellement une expansion et un désengorgement d’un oléoduc existant, donc c’est très difficile à construire sans la vente de l’actif original de Trans Mountain, une perspective bien sûr très compliquée», précise l’analyste de l’industrie.

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Protection des sources: les médias pressent Québec d’adopter le projet de loi

MONTRÉAL — Les grands patrons de plusieurs médias veulent que les députés de l’Assemblée nationale accélèrent le pas pour adopter avant la fin de la session parlementaire le projet de loi 187, qui encadre la protection de la confidentialité des sources journalistiques. Dans une lettre ouverte publiée mercredi, les dirigeants de plusieurs médias, dont La Presse, Le Devoir, Radio-Canada et La Presse canadienne, «encouragent fortement» les parlementaires à faire tout ce qu’ils peuvent pour adopter ce projet de loi avant la levée de la session, le 15 juin. Selon eux, la protection de la confidentialité des sources journalistiques est «plus essentielle que jamais à la santé de notre démocratie». La lettre est aussi signée par le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Stéphane Giroux. Les signataires offrent d’ailleurs leur collaboration aux députés pour les aider à adopter le projet de loi à temps. La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a présenté le projet de loi la semaine dernière. Il s’agit de la réponse législative du gouvernement du Québec aux recommandations du rapport de la Commission d’enquête sur la protection des sources journalistiques, communément appelée la commission Chamberland. Le projet de loi permettrait notamment aux journalistes de s’opposer devant un tribunal à la divulgation d’informations ou de documents qui pourraient identifier leurs sources. Il prévoit aussi que c’est la personne exigeant l’information qui aurait le fardeau de démontrer qu’elle est essentielle et doit être divulguée. À Ottawa, les députés fédéraux ont adopté l’automne dernier à l’unanimité le projet de loi S-231 sur la protection des sources journalistiques. Les signataires de la lettre ont par ailleurs encouragé les députés à donner suite aux autres recommandations de la commission Chamberland. Ils soulignent l’importance d’assurer une protection accrue du matériel journalistique, de réviser le processus de nomination des chefs de police, d’améliorer la formation des enquêteurs, de resserrer de l’encadrement des enquêtes et d’adopter mesures pour assurer l’indépendance entre les élus et les corps de police. «Il serait pour le moins regrettable que le Québec laisse passer l’opportunité de bénéficier complètement du fruit d’un travail rigoureux qui s’est déroulé lors de cette Commission sur presque un an», ont-ils plaidé. ——– Voici la lettre intégrale: Sources journalistiques : Pour une adoption rapide du projet de loi 187 de Québec Le 15 mai dernier, la ministre de la Justice, Mme Stéphanie Vallée, a présenté le projet de loi 187 sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques. Mme Vallée indiquait que la présentation de ce projet de loi visait à donner suite à la première recommandation du rapport de la Commission d’enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques. Au moment du dépôt de ce rapport en décembre 2017, les signataires de la présente lettre avaient salué ses recommandations, dont celle d’adopter une loi-parapluie visant à protéger les sources journalistiques. Nous ne pouvons donc que nous réjouir du premier pas franchi cette semaine par le gouvernement dans leur mise en œuvre. Nous encourageons fortement le gouvernement et les partis d’opposition à faire le nécessaire afin que ce projet de loi important pour notre société démocratique soit adopté avant la fin de la présente session parlementaire le 15 juin prochain. À cet effet, les organisations que nous représentons se mettent à la disposition de l’Assemblée nationale pour collaborer de manière constructive à ses travaux afin que cet objectif soit atteint. Nous exprimons aussi notre souhait de voir l’Assemblée nationale procéder avec célérité, après l’adoption du projet de loi 187, à la mise en place des autres recommandations formulées par le juge Jacques Chamberland, dont une protection accrue du matériel journalistique, la révision du processus de nomination des chefs de police, l’amélioration de la formation des enquêteurs, le resserrement de l’encadrement des enquêtes et l’adoption des mesures pour assurer l’indépendance entre les élus et les corps de police. Il serait pour le moins regrettable que le Québec laisse passer l’opportunité de bénéficier complètement du fruit d’un travail rigoureux qui s’est déroulé lors de cette Commission sur presque un an. Nous réitérons que l’adoption d’une loi québécoise, combinée à la loi fédérale sur la protection des sources journalistiques, accordera aux journalistes et à leurs sources une plus grande protection, susceptible d’assurer à ces mêmes sources qu’elles pourront leur confier des informations d’intérêt public sans crainte de voir leur identité dévoilée. En cette ère de fausses nouvelles où le journalisme de qualité revêt une importance sans précédent, cette protection est plus essentielle que jamais à la santé de notre démocratie. Éric Trottier, vice-président à l’information et éditeur adjoint, La Presse Michel Cormier, directeur général de l’information, Radio-Canada Brian Myles, directeur, Le Devoir Lucinda Chodan, éditrice, The Gazette et vice-présidente à l’information – est du Canada, Postmedia Jed Kahane, directeur de l’information, Bell Media – Québec Wendy Freeman, présidente, CTV News Jennifer McGuire, directrice générale de l’information et rédactrice en chef, CBC Gilles Carignan, vice-président à l’information et éditeur adjoint, Le Soleil Jean-Philippe Pineault, directeur de l’information, La Presse canadienne Michel Lorrain, vice-président exécutif, Cogeco Média Stéphane Giroux, président, FPJQ

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Enquête à Gaza: la résolution onusienne était «partiale», plaide Freeland

OTTAWA — Si Ottawa a dit non à une résolution onusienne sur la création d’une enquête concernant de possibles violations du droit humanitaire à Gaza, c’est parce que la résolution était «biaisée» et qu’elle visait à «isoler» Israël. C’est ce qu’a plaidé la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, lorsque la prise de position canadienne a été remise en question — avec une approche diamétralement opposée — par les conservateurs et les néo-démocrates en Chambre, mardi. Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, vendredi dernier, le Canada s’est opposé à l’envoi d’une équipe d’experts internationaux pour enquêter sur les violences qui ont fait une soixantaine de morts palestiniens, le 14 mai dernier, à la frontière entre la bande de Gaza et l’État hébreu. Deux jours auparavant, Justin Trudeau déclarait pourtant dans un communiqué que le gouvernement canadien exigeait une investigation «afin d’éclaircir les faits», soutenant que «l’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles» était «inexcusable». Intriguée, la députée néo-démocrate Hélène Laverdière profité de la période des questions en Chambre pour demander à la ministre Freeland de fournir des éclaircissements sur le décalage entre la requête du premier ministre et la prise de position subséquente à Genève. La diplomate en chef du Canada lui a répondu que l’opposition à Genève était conforme «à la politique du gouvernement, qui est de ne pas appuyer des résolutions qui isolent injustement Israël», et qu’Ottawa n’avait donc «pas appuyé une résolution clairement biaisée» du Conseil. Vers la fin de la séance en Chambre, ce fut au tour du chef conservateur, Andrew Scheer, d’interpeller le gouvernement. Il l’a fait avec un angle d’attaque différent, en reprenant les doléances qu’il avait exprimées mercredi passé au sujet du communiqué de Justin Trudeau. «Les émeutes ayant mené à ces morts ont été délibérément orchestrées par le groupe terroriste Hamas. (…) Est-ce que le premier ministre va s’excuser pour sa déclaration mal formulée et se joindre à moi pour condamner le rôle qu’a joué le Hamas?», a-t-il demandé. La riposte est venue de la ministre Freeland. Elle a offert une réponse similaire à la précédente, mentionnant toutefois à son interlocuteur qu’Ottawa veut faire la lumière «sur les gestes posés par toutes les parties (…) incluant les informations sur l’incitation par le Hamas». La résolution onusienne a été adoptée par 29 des 47 membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, vendredi dernier. N’étant pas un État membre de cet organe, le Canada n’avait pas le droit de vote, mais il a manifesté son désaccord. La résolution adoptée condamne «l’usage de la force disproportionnée et indiscriminée par les forces d’occupation israéliennes contre les civils palestiniens» et autorise la mise en place d’une commission d’enquête chargée de se pencher sur le carnage à Gaza. Deux États membres, les États-Unis et l’Australie, ont voté contre, tandis que 14 nations ont enregistré une abstention. Médecin canadien atteint par balle Les violences à la frontière ont connu leur paroxysme le jour de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Un médecin canadien qui se trouvait dans la bande de Gaza, Tarek Loubani, a été blessé par balle alors qu’il tentait d’offrir des secours. Le premier ministre Trudeau en a discuté au téléphone avec son homologue israélien Benjamin Nétanyahou. «J’ai exprimé le fait que quand un Canadien se fait tirer par des militaires d’un autre pays, on va avoir des grosses questions, et on s’attend à ce qu’il y ait des réponses», a-t-il relaté en mêlée de presse à son entrée à la période des questions, mardi. Les Israéliens «ont dit qu’ils prennent très au sérieux cet enjeu, et ils vont faire un suivi et une enquête», a-t-il ajouté. Les réponses ne sont «pas encore venues», selon ce qu’a dit un peu plus tard Omar Alghabra, secrétaire parlementaire aux Affaires étrangères. Le docteur Loubani n’a pas attendu les réponses avant de quitter Gaza. Il a écrit lundi sur Twitter qu’il se trouvait au Royaume-Uni pour participer à une conférence. Au passage, il a remercié la ministre, son secrétaire parlementaire, ainsi que le personnel consulaire canadien qui a fait «un excellent travail» pour lui faire traverser la frontière en toute sécurité.