Actualités

Actualités

Bas-Saint-Laurent: arrestations de présumés trafiquants de stupéfiants

RIMOUSKI, Qc — Des perquisitons et des arrestations en lien avec le trafic de stupéfiants ont lieu mercredi à Rimouski. L’opération regroupant environ 35 policiers vise à mettre fin aux activités de revendeurs de rue de cocaïne, de méthamphétamine et de cannabis à Rimouski. Quatre perquisitions ont été effectuées. Vers 8h00, cinq suspects avaient été arrêtés et des arrestations ultérieures étaient prévisibles. Les accusés doivent comparaître en cour plus tard en journée au Palais de justice de Rimouski pour faire face à différents chefs d’accusation en matière de trafic de stupéfiants. L’opération policière est réalisée par des agents de la Sûreté du Québec (SQ) du poste de la MRC de Rimouski-Neigette et du Service des enquêtes sur les crimes majeurs.

Publicité
Actualités

Spectroscope perfectionné par deux chercheurs de Montréal pour déceler le cancer

MONTRÉAL — Une sonde utilisant la technologie de la fibre optique qui permet de détecter la présence de cellules cancéreuses pendant l’ablation d’une tumeur au cerveau offre maintenant une précision des résultats de près de 100 pour cent selon les chercheurs canadiens qui l’on conçue. L’usage de ce spectroscope optique qui a l’apparence d’un stylo permettra donc de réduire le risque de récurrence de la maladie et d’augmenter l’espérance de vie des patients selon ces deux scientifiques montréalais. La sonde parvient en quelques secondes à peine à différencier les cellules cancéreuses de celles qui sont en santé. La méthode généralement utilisée contraint les chirurgiens à prélever des tissus, à les soumettre à l’analyse d’un laboratoire et à attendre le résultat avant de poursuivre leur intervention chirurgicale. La réduction au minimum ou l’élimination de cellules cancéreuses durant une chirurgie sont des données cruciales pour le traitement efficace du cancer selon l’un des deux concepteurs de la sonde, le spécialiste en oncologie neurochirurgicale Kevin Petrecca de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal. L’autre concepteur, Frédéric Leblond du département de génie physique de l’École polytechnique de Montréal, croit que l’outil appelé Raman fait exploser les limites actuelles en matière de détection du cancer, y compris ceux des poumons, de la prostate, du côlon et du sein. En 2015, les professeurs Petrecca et Leblond ont fondé à Montréal ODS Medical, une firme dédiée au développement d’outils d’orientation pour améliorer la précision et l’exhaustivité des interventions chirurgicales de cancer. Ils ont soumis le Raman au Food and Drug Administration aux États-Unis pour qu’il approuve sa mise en marché. Un article sur la précision de la sonde Raman est publié mercredi dans le magazine scientifique Cancer Research.

Actualités

Fête du Canada: la CLAC appelle à la manifestation à Montréal, samedi

MONTRÉAL — Un groupe dédié à la lutte au capitalisme invite la population à perturber le plus possible la fête du Canada, samedi, notamment en s’en prenant à des symboles du colonialisme canadien. Sur son site web, le groupe Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) convie à une manifestation qui doit débuter à 11h00 à la Place d’Armes, à Montréal, dans le cadre de ce qu’il appelle la Journée antiCanada. Les gens sont invités à arracher les drapeaux du Canada et du Québec des bâtiments gouvernementaux et à les brûler. La CLAC dénonce que le 150e anniversaire du Canada soit célébré alors qu’à son avis, l’histoire du pays est marquée par le colonialisme, l’impérialisme et le racisme. Le groupe soutient que le territoire que l’on appelle Canada a été volé par les colons européens aux Autochtones qui y vivaient depuis des millénaires afin de s’approprier de richesses naturelles pour enrichir les couronnes de France et d’Angleterre. La CLAC affirme que le colonialisme canadien n’est pas une chose du passé et que l’oppression et le racisme envers les peuples autochtones existent toujours. Elle ajoute qu’il y a encore une vision raciste face aux immigrants qui sont marginalisés.

Actualités

Le BEI enquête à la suite d’une intervention du SPVM qui a fait un mort

MONTRÉAL — Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a ouvert une enquête après qu’un homme de 58 ans eut été atteint de «plusieurs projectiles» lors d’une intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), mardi soir. L’homme, qui avait d’abord été transporté à l’hôpital dans un état critique, a succombé à ses blessures plus tard en soirée, a indiqué le BEI sur Twitter. Les policiers du SPVM ont reçu un appel d’urgence vers 19h, mardi, concernant un homme en crise à l’intérieur d’une résidence. Selon le BEI, l’homme tenait un tournevis dans chacune de ses mains lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux. Les agents auraient alors tenté de maîtriser, sans succès, la victime au moyen d’une arme à impulsion électrique (taser), puis avec des balles de plastique. Certains des policiers qui intervenaient auraient ensuite utilisé leur arme de service, atteignant l’homme à plusieurs reprises, a expliqué le BEI. Douze enquêteurs du BEI ont été chargés d’enquêter sur cet événement. Le BEI demande à quiconque qui aurait été témoin de l’événement de communiquer avec lui. Puisque le SPVM est impliqué, c’est le BEI qui mène l’enquête, car il a pour mission de faire enquête lorsqu’une personne meurt ou est blessée par une arme à feu utilisée par un policier lors d’une intervention policière.

Actualités

Une statue de cheval est volée dans un parc et placée sur le toit d’une école

ERIN, Ont. — La police de l’Ontario est à la recherche d’un groupe de suspects qui aurait volé une statue en forme de cheval dans un parc pour la placer sur le toit d’une école. La Police provinciale de l’Ontario indique que l’incident s’est déroulé le 20 juin en début de matinée à Erin, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Toronto. Les autorités précisent que les suspects — qui seraient des adolescents — ont pris la statue qui se trouvait au parc McMullan et l’ont placée sur le toit d’une voiture. Ils ont par la suite conduit sur une distance d’un kilomètre, jusqu’à l’école secondaire du district d’Erin. Des enquêteurs affirment que la statue a ensuite été hissée sur le toit de l’école à l’aide de cordes et placée au haut de la porte d’entrée de l’édifice. La Police provinciale de l’Ontario a diffusé des photos de la voiture et de deux personnes qui auraient joué un rôle dans cet événement. Elle demande au public de l’aider à identifier les suspects.

Actualités

Bois d’oeuvre: Couillard invite les acteurs de la société à se serrer les coudes

QUÉBEC — Tous les acteurs de la société québécoise doivent se serrer les coudes et former une «union sacrée» face à une nouvelle crise du bois d’oeuvre, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, mardi, lors d’une rencontre à l’Assemblée nationale. L’union sacrée fait référence au mouvement de rapprochement politique qui a soudé les Français de toutes tendances lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale. M. Couillard a dit s’inspirer de ce mouvement «toutes proportions gardées, parce qu’heureusement on n’est pas dans une situation de conflit militaire», en rappelant qu’en France, les forces de la société s’étaient alliées sans partisanerie pour «assurer le succès de la collectivité», lors d’une période particulièrement éprouvante et importante pour l’avenir de leur pays. Le chef du gouvernement était entouré, mardi, de représentants du monde des affaires, du secteur agricole, du milieu syndical et artistique, ainsi que de plusieurs ministres de son cabinet. Il les avait conviés à une table ronde — une première aussi élargie — afin de faire le point sur les relations commerciales entre le Québec et les États-Unis. Mais un thème s’est rapidement imposé: la décision du gouvernement américain, lundi, de frapper l’industrie forestière canadienne d’un droit préliminaire antidumping de 6,87 pour cent, qui s’ajoute à un droit compensatoire de 19,88 pour cent. S’adressant aux participants en début de rencontre, M. Couillard a plaidé pour que tous accentuent le dialogue avec leurs vis-à-vis respectifs, en multipliant les interventions, afin de faire la «promotion des marchés ouverts». Les ministres de son gouvernement ont déjà effectué 19 missions aux États-Unis depuis janvier, a-t-il illustré. «Vous savez le Québec ne peut pas fonctionner sans exporter et notre principal partenaire, c’est le partenaire américain, a renchéri Yves-Thomas Dorval, du Conseil du patronat, en disant comprendre que les Québécois puissent être «préoccupés». Les droits compensatoires visent à contrebalancer ce que les États-Unis considèrent comme des subventions illégales au Canada alors que les tarifs antidumping constituent une réplique à des prix de vente qui seraient inférieurs à ceux du marché. Le Conference Board du Canada a déclaré, lundi, que les droits compensatoires américains coûteront 1,7 milliard $ en un an aux producteurs canadiens et se traduiront par une réduction de 2200 emplois. Au Québec, ce sont quelque 300 millions $ en droits compensatoires et antidumping qui seront versés d’ici un an, estime l’industrie forestière. Par contre, les droits compensatoires sont surtout refilés aux consommateurs américains. Le ministre des Forêts, Luc Blanchette, parle d’un contexte «plutôt favorable» compte tenu du taux de change et d’une demande très forte pour le bois d’œuvre sur le marché américain. S’il n’y a pas de pertes d’emplois à l’horizon dans l’immédiat, la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, assure rester très «vigilante». Le gouvernement aidera les entreprises et les communautés à traverser la tempête, a-t-elle dit. Une vingtaine d’entreprises sont d’ailleurs en discussions «actives» avec le gouvernement afin d’obtenir une forme d’aide. Une seule en a fait la demande officielle en date d’aujourd’hui, a-t-elle précisé. «Il faut appuyer notre industrie du bois d’oeuvre; tout le monde est enligné dans la même direction et il faut être ensemble aussi pour la renégociation de l’ALENA», a affirmé Serge Cadieux, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), au sortir de la rencontre. C’est que l’avenir de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) était aussi au coeur des discussions de la table ronde sur les relations Québec-États-Unis. Certains, dont les chercheurs de l’Institut économique de Montréal, prétendent qu’il pourrait être bénéfique d’abolir la gestion de l’offre canadienne, qui protège la production de lait, oeufs et volaille, en échange d’un règlement sur le bois d’oeuvre. Les deux secteurs sont exclus de l’ALENA actuel et emploient plus de 200 000 personnes au Canada. «Ça démontre une méconnaissance des enjeux commerciaux», a lancé le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, avant de quitter l’Assemblée nationale, mardi. «Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce ne sont pas les mêmes états qui ont des intérêts dans ces dossiers-là. L’Oregon n’a pas d’intérêts dans le secteur laitier; le Wisconsin a beaucoup moins d’intérêts dans le secteur forestier», a t-il ajouté.

Publicité
Actualités

150e anniversaire du Canada: des spectacles de musique à l’aéroport de Toronto

TORONTO — Les voyageurs qui transiteront par l’aéroport le plus achalandé du pays cet été pourront entendre de la musique en direct. Afin de souligner le 150e anniversaire de la fédération canadienne, l’aéroport international Pearson de Toronto présentera gratuitement 150 spectacles offerts par 75 artistes. Une scène a été érigée au terminal 1 qui accueille les vols internationaux et une autre a été installée sur le quai du train qui assure le lien entre le centre-ville et l’aéroport. La série de spectacles, qui est coproduite par l’aéroport et la Ville de Toronto, a débuté lundi et se poursuivra jusqu’au 15 septembre. Les groupes sont payés 600 $ pour deux performances. La Ville encourage les musiciens torontois à postuler par l’entremise du site web de la Ville afin de pouvoir participer à l’événement. Le maire de Toronto, John Tory, a déclaré qu’il s’agit d’une magnifique façon de souligner le 150e anniversaire du Canada.

Actualités

Enfouissement de déchets nucléaires en Ontario: bientôt une décision

TORONTO — Une décision pourrait bientôt être rendue relativement au projet de construction d’un abri souterrain près du lac Huron qui permettrait d’enterrer des tonnes de déchets nucléaires. Les autorités fédérales ont souligné être satisfaites des informations supplémentaires fournies par Ontario Power Generation à sa demande. Dans une note envoyée cette semaine aux parties impliquées, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale mentionne qu’elle entamera maintenant la rédaction d’un rapport sur le projet qui devrait être achevé cet été et qui sera par la suite envoyé à la ministre de l’Environnement du Canada, Catherine McKenna. C’est la ministre qui a le pouvoir d’autoriser ou non le dépôt en formation géologique profonde. Cette décision est attendue d’ici la fin de l’année. L’Agence souligne qu’elle mettra également à jour les conditions qui seront imposées si jamais le projet voyait le jour. Le public canadien pourra donner son avis sur le rapport et sur les conditions avant que Mme McKenna fasse connaître sa décision, précise l’Agence. Le controversé projet, qui est sur la table depuis des années, soulève l’ire de communautés riveraines qui soutiennent qu’il est irresponsable d’enterrer des déchets nucléaires de faible et moyenne activité à la centrale nucléaire de Bruce près de Kincardine, en Ontario. Ces communautés disent s’inquiéter des dangers pour l’eau portable dans les Grands Lacs. En 2015, un comité d’experts indépendants a conclu que le site de Bruce était approprié pour l’enfouissement de déchets radioactifs, laissant le gouvernement fédéral décider s’il souhaitait aller de l’avant avec le projet. Ottawa a toutefois reporté la décision à de nombreuses reprises.

Actualités

L’éclosion d’E. coli liée à la farine serait terminée, mais le rappel demeure

L’Agence de la santé publique du Canada a mis un terme à son enquête sur une éclosion d’infections à la bactérie E. coli liées à de la farine Ardent Mills, qui a rendu malades plusieurs Canadiens. Mais l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), elle, informe toujours les consommateurs du rappel de farine et de produits à base de farine d’Ardent Mills, vendus sous diverses marques, et qui seraient liés à l’éclosion d’infections. De novembre à avril dernier, 30 personnes ont été contaminées par le coliforme E. coli O121, et huit d’entre elles ont dû être hospitalisées, mais personne n’a perdu la vie, indique l’Agence de la santé publique du Canada. Les cas ont été recensés en Colombie-Britannique (13), en Alberta (5), en Saskatchewan (4), en Ontario (1), au Québec (1) et à Terre-Neuve-et-Labrador (5). Le dernier cas était une personne ayant visité le Canada. L’âge moyen des personnes malades était de 30 ans. Dans une «mise à jour finale», l’Agence de la santé publique du Canada écrivait le 2 juin sur son site internet qu’«étant donné qu’aucun nouveau cas n’a été signalé depuis avril, l’éclosion semble terminée et l’ACIA a mis fin à son enquête». L’ACIA annonçait par ailleurs vendredi dernier un autre rappel de farine — le 17e lié à la bactérie E. coli depuis le mois de mars. Fred Jamieson, de l’ACIA, explique que tout le processus d’enquête, comparable à un oignon qu’on épluche, exige beaucoup de temps. Il s’agirait en fait d’un des plus importants rappels jamais ordonnés par l’ACIA, selon lui. «Les différents produits sur le marché seront probablement considérés à risque tant que nous ne les aurons pas tous inspectés», a indiqué le spécialiste des rappels à l’ACIA. La liste complète des produits rappelés apparaît sur le site de l’ACIA. Robin Hood et autres L’ACIA indique que durant son enquête, l’un des 30 cas de maladie était une personne qui avait déclaré avoir été en contact avec la farine Robin Hood. Un échantillon a été recueilli de la maison et a donné un résultat positif pour l’E. coli O121. Or, les 30 cas d’infection à E. coli O121 avaient la même empreinte génétique, et plusieurs malades avaient déclaré avoir été en contact avec la farine Robin Hood. Les produits Ardent Mills visés par les rappels sont notamment vendus sous la marque Robin Hood, et comprennent de la farine proprement dite, mais aussi des croûtes à tarte ou des pâtes à biscuits de marques diverses. Santé Canada rappelle que la farine est dérivée de céréales cultivées dans les champs, où elles peuvent être contaminées par des bactéries présentes dans le sol, l’eau ou les déchets animaux à la suite d’un contact direct. Le ministère recommande donc de ne pas goûter à de la pâte crue ni à tout autre produit contenant de la farine non cuite, et de faire cuire les aliments faits à partir de pâte crue avant de les manger. Les personnes infectées par E. coli peuvent présenter une vaste gamme de symptômes. Certaines personnes ne sont pas malades du tout — mais elles peuvent quand même propager l’infection —, alors que d’autres sont prises de violents maux d’estomac. D’autres encore sont gravement malades et doivent être hospitalisées. Les symptômes sont de vives crampes d’estomac, une diarrhée liquide ou sanglante, des vomissements, de la nausée, des maux de tête, mais peu ou pas de fièvre. La majorité des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours sans qu’il soit nécessaire de consulter un professionnel de la santé. Certaines personnes infectées par E. coli ont par contre des symptômes potentiellement mortels, comme une insuffisance rénale, des convulsions ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Actualités

Record du tireur d’élite canadien en Irak: une prouesse à célébrer, dit Trudeau

OTTAWA — Le record fracassé par un tireur d’élite canadien qui a atteint une cible djihadiste à plus de 3,5 kilomètres en Irak doit être accueilli avec fierté, a soutenu mardi Justin Trudeau. «Ce qui s’est produit là-bas doit être célébré», car la prouesse du soldat témoigne de «l’excellence des forces canadiennes, de leur formation, de la façon dont ils s’acquittent de leurs obligations», a-t-il fait valoir en conférence de presse à Ottawa. Le premier ministre a du même souffle nié que cette salve du militaire canadien signifiait que la mission du Canada dans cette coalition internationale contre les djihadistes de Daech (le groupe armé État islamique) s’était transformée en mission de combat. «La mission d’entraînement, de conseil et d’appui dans laquelle sont engagés nos soldats dans le nord de l’Irak a toujours comporté un volet de défense des troupes canadiennes et de nos partenaires de coalition», a-t-il insisté. «C’est quelque chose qui fait partie intégrante de notre mission, et c’est quelque chose qui a toujours été respecté», a ajouté Justin Trudeau, vantant l’«extraordinaire» travail des quelque 200 membres des forces spéciales canadiennes stationnées dans la région. Le premier ministre a tenu ces propos quelques jours après que l’annonce du record de tir établi par un tireur d’élite membre de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI2) eut fait le tour du monde. La nouvelle a inquiété le chef néo-démocrate Thomas Mulcair, qui a écrit à Justin Trudeau la semaine passée en disant que ce tir soulevait «de sérieuses questions» sur la prétention du gouvernement «que les forces canadiennes ne sont pas impliquées dans les combats directs». En entrevue, mardi, le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD) s’est dit «plus que surpris» d’entendre le premier ministre du Canada affirmer qu’un meurtre représente quelque chose qui mérite une célébration. «Reconnaître les habiletés de nos troupes est une chose, et nous pouvons tous nous entendre là-dessus, (…) mais employer le terme ‘célébrer’ en lien avec le meurtre d’un autre être humain ne reflète pas mes valeurs», a offert Thomas Mulcair. Le FOI2 est une force présentement déployée dans le cadre de la mission canadienne pour combattre Daech. Sur le site du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, on peut lire que la «FOI2 protège les intérêts canadiens et lutte contre le terrorisme au pays et à l’étranger». Opérations de paix Le premier ministre, qui dressait mardi un bilan de la session parlementaire de son gouvernement, a par ailleurs assuré que le déploiement de troupes canadiennes pour appuyer des missions de paix des Nations unies ne figurerait pas sur la liste des promesses brisées. En août dernier, à la base militaire de Bagotville, quatre ministres libéraux annonçaient que le Canada enverrait jusqu’à 600 soldats et 150 policiers en appui à des missions onusiennes, dans le cadre d’un programme fédéral assorti d’une enveloppe de 450 millions $ sur trois ans. Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, avait affirmé que le plan serait dévoilé d’ici la fin de l’année 2016, mais il n’en fut rien. On a notamment cité le nouveau leadership aux Nations unies, puis l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, pour justifier le délai. Le premier ministre a ajouté mardi que le gouvernement avait dû prendre le temps d’élaborer sa nouvelle politique de défense, dévoilée le 7 juin dernier, et qu’il fallait aussi tenir compte de «la situation sur le terrain dans différents endroits qu’on est en train de considérer». Mais la promesse tient: «Oui, nous avons l’intention de participer à des opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’Organisation des Nations unies», a tranché Justin Trudeau devant les journalistes de la colline. Il faut toutefois analyser rigoureusement les différentes avenues qui s’offrent au Canada, et ce, à l’aune de certaines expériences des troupes canadiennes dans certaines missions d’appui à la paix, notamment en sol africain, a-t-il plaidé. «On a un historique en Afrique assez problématique, si on parle de Somalie et du Rwanda. Les Canadiens s’attendent que si on envoie les troupes, que ce soit en Afrique ou ailleurs en opérations de maintien de la paix, ça soit de la bonne façon», a indiqué M. Trudeau. Les conservateurs s’opposent au déploiement de troupes canadiennes dans de telles missions. Ses porte-parole en matière de défense accusent le gouvernement libéral de se servir des militaires comme monnaie d’échange contre le siège au Conseil de sécurité qu’il espère obtenir aux Nations unies en 2020. Les conservateurs, à l’instar des néo-démocrates et des bloquistes, considèrent que tout engagement militaire canadien devrait être avalisé au préalable par les députés de la Chambre des communes. Le gouvernement ne s’est cependant pas engagé à tenir un vote sur les missions d’appui à la paix comme le réclament ces trois partis.

Actualités

Des centres d’injection supervisée permettront la consommation orale et nasale

VANCOUVER — Les consommateurs de drogues fréquentant les centres d’injection supervisée de Surrey, en Colombie-Britannique, seront autorisés à consommer des drogues non seulement par injection, mais aussi oralement et par voie nasale en vertu d’une exemption de Santé Canada, la première de ce genre. Les deux établissements, SafePoint et le centre Creek Sobering and Assessment, ont ouvert leurs portes plus tôt ce mois-ci et ne permettaient que la consommation, sous supervision médicale, par injection. L’agence Fraser Health avait fait la demande afin que la consommation par voies nasale et orale soit permise dans les deux centres. L’autorisation attendue n’avait toutefois pas été donnée au moment de l’ouverture. La décision annoncée mardi signifie que les consommateurs de drogues qui iront dans les deux centres visés par l’exemption de Santé Canada ne pourront pas être mis en cause pour des violations des lois relatives à la possession et à la distribution de drogues. Deux autres centres d’injection supervisée qui existent à Vancouver depuis des années, de même que ceux qui ont récemment été autorisés à voir le jour dans cette ville et ailleurs au Canada, peuvent seulement permettre la consommation de drogues par injection. Si la principale priorité est de freiner la crise des surdoses et de sauver des vies, les centres d’injection supervisée sont aussi une façon de traiter les cas de dépendance aux opioïdes, a relevé la médecin en chef de Fraser Health, Victoria Lee.