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Les émissions de méthane en Alberta seraient grandement sous-estimées

EDMONTON — Une nouvelle recherche conclut que les émissions réelles de méthane de l’industrie des hydrocarbures en Alberta seraient grandement sous-estimées. Les chercheurs croient que l’écart entre les estimations officielles et les taux réels suggère que l’industrie devrait doubler ses cibles de réduction des émissions de méthane si l’Alberta souhaite toujours atteindre son objectif de 45 pour cent de réduction d’ici huit ans. Matt Johnson, professeur à l’Université Carleton d’Ottawa et auteur de l’étude, estime que le portrait est encore plus sombre que ce que l’on croyait jusqu’à maintenant. En vertu des normes actuelles, l’industrie n’est tenue de dévoiler que la quantité de méthane rejeté dans l’air lors de l’opération appelée «torchage». Or, les émissions dites «fugitives» — provenant par exemple de fuites dans les valves des canalisations — ne peuvent être qu’estimées à l’heure actuelle. L’étude du professeur Johnson est la première à mesurer sur le terrain, par voie aérienne, les émissions réelles de méthane, un gaz à effet de serre 30 fois plus puissant que le gaz carbonique. Des avions-capteurs ont survolé des milliers de puits de pétrole et de gaz naturel à Red Deer et à Lloydminster sur une période de 10 jours l’automne dernier. Les chercheurs ont par ailleurs pu distinguer les émissions de méthane provenant de l’activité industrielle et celles produites par le bétail. Ces mesures ont été comparées aux chiffres publiés par l’industrie et aux estimations contenues dans le plus récent Inventaire national des rejets de polluants, réalisé par le gouvernement fédéral. À Lloydminster, l’étude conclut que les émissions de méthane de cette région de «pétrole lourd» étaient 3,6 fois plus élevées que ce que l’on croyait jusqu’à maintenant. Par contre, à Red Deer, les chiffres du professeur Johnson concordent sensiblement avec ceux avancés jusqu’à maintenant. L’étude confirme cependant que les émissions fugitives, qui ne sont pas réglementées à l’heure actuelle, représentent 94 pour cent des émissions totales de méthane. Le gouvernement fédéral et celui de l’Alberta se sont engagés à réduire d’ici 2025 les émissions de méthane de 45 pour cent par rapport à leur niveau de 2012. La province a déjà réservé 40 millions $ des recettes de sa «taxe sur le carbone» pour réduire les émissions de méthane de 500 000 tonnes. L’industrie a été jusqu’ici plutôt favorable à une réduction des émissions de méthane — après tout, ce gaz naturel rejeté dans l’atmosphère vaut son pesant d’or. Ottawa estime d’ailleurs que ses propositions de réglementation, déposées ce printemps, pourraient coûter 3,3 milliards $ sur une période de 18 ans, mais que la récupération du méthane «perdu» pourrait rapporter 1,6 milliard $ — et donc éponger la moitié des dépenses encourues. Les résultats de l’étude du professeur Johnson sont publiés dans la revue «Environmental Science and Technology», une publication de la Société américaine de chimie.

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Collision entre un drone et un avion: le BST ouvre une enquête

MONTRÉAL — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête sur la collision entre un drone et un aéronef de passagers survenue près de l’aéroport de Québec jeudi dernier. Il s’agit de la première fois que le BST se penche sur un accident impliquant un drone. La cueillette d’information sur ce qui s’est passé ce jour-là est compliquée par le fait que le drone n’a pas été retrouvé et que son propriétaire n’a pas encore été identifié. Mais la collision nécessite une enquête, juge l’organisme fédéral. «Vu que c’est quand même une première, et je crois que ce n’est pas juste au Canada, à ma connaissance, il n’y en a pas eu dans le monde. Alors c’est juste de voir ce qu’on peut faire pour améliorer la sécurité des transports», a déclaré en entrevue Isabelle Langevin, enquêteure pour le BST. «Car les drones sont là pour rester», a-t-elle ajouté. L’avion de l’entreprise SkyJet n’a pas subi de dommages importants et il a pu se poser sans problème à l’aéroport Jean-Lesage à Québec. En provenance de Rouyn-Noranda, l’appareil transportait huit personnes, dont deux membres d’équipage. Le drone a été vu par l’équipage au bout de son aile gauche et l’état d’urgence a été déclaré, note le BST dans ses notes d’enquête préliminaires. L’inspection de l’aéronef a révélé quelques égratignures et un transfert de peinture sur l’aile gauche, ainsi que des marques de friction sur le boudin de dégivrage, est-il aussi précisé. L’aéronef se trouvait à trois kilomètres de l’aéroport, à environ 1500 pieds (environ 0,5 km) au-dessus de l’autoroute Laurentienne, lorsqu’il a été percuté par un drone à une aile, selon ce qu’a déclaré dimanche un responsable de l’aéroport Jean-Lesage, Mathieu Claise. Pourtant, selon les règles intérimaires adoptées par Transports Canada, l’usage d’un drone à des fins de loisirs est interdit dans un rayon de moins de 5,5 kilomètres autour de tout aéroport et à plus de 300 pieds au-dessus du niveau du sol (environ 90 mètres). Selon un communiqué du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, diffusé dimanche, 1596 incidents liés aux drones ont été recensés depuis le début de l’année 2017. Parmi ces cas, 131 ont été jugés préoccupants pour la sécurité aérienne. Les drones étaient donc déjà sur le radar du BST, a dit Mme Langevin. L’organisme fédéral rédigera un rapport qui soulèvera des enjeux de sécurité. Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements maritimes, de pipeline, ferroviaires et aéronautiques. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n’est pas habilité à attribuer ni à déterminer la responsabilité civile ou pénale, est-il indiqué sur son site internet.

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Interruption d’un match de football: un district scolaire appuie un entraîneur

FREDERICTON — Le District scolaire francophone Sud au Nouveau-Brunswick a signifié son appui à l’entraîneur de l’équipe de football de l’école L’Odyssée, Marcel Metti, qui a interrompu un match en raison de nombreuses blessures à la tête. Le match de vendredi dernier contre les Titans de l’école secondaire Tantramar de Sackville a été interrompu à la mi-temps après que plusieurs joueurs eurent subi des blessures. La directrice générale du district scolaire, Monique Boudreau, estime que l’entraîneur a pris une décision éclairée dans le meilleur intérêt des élèves, face au nombre élevé de blessures dont plusieurs résultaient de coups à la tête. Elle souligne que les sports scolaires ont pour but de permettre aux élèves de développer des habiletés sportives et de leadership, dans un environnement assurant leur santé, leur sécurité et leur mieux-être. L’incident est survenu peu de temps après le lancement d’une directive sur les commotions cérébrales en milieu scolaire qui vise à donner une meilleure chance de guérison après une commotion cérébrale.

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Le titre d’Airbus bondit après l’achat de la CSeries

PARIS — Le titre du géant aéronautique européen Airbus a réagi positivement à l’annonce de son acquisition d’une participation majoritaire dans la CSeries de Bombardier (TSX:BBD.B). Certains appareils CSeries seront maintenant assemblés en Alabama, ce qui pourrait permettre à Bombardier d’éviter les tarifs punitifs préliminaires d’environ 300 pour cent imposés par Washington à la suite d’une plainte de Boeing — le rival d’Airbus. Le titre d’Airbus s’est envolé de 2,8 pour cent mardi matin, à la Bourse de Paris, avant de se replier légèrement à 79 euros. Le patron d’Airbus, Tom Enders, a déclaré aux investisseurs mardi que cette entente augmentera l’attrait de la CSeries, qui peinait à intéresser les acheteurs. Il a notamment évoqué les économies qui seront réalisées en combinant les chaînes d’approvisionnement et de production des deux compagnies, M. Enders estime que cette transaction permettra à Airbus de prendre de l’expansion en Chine, en plus d’accroître sa présence à l’échelle mondiale. L’entente a été accueillie avec prudence en Irlande du Nord, où Bombardier emploie quelque 4000 personnes à son usine de Belfast. Un leader syndical, Davy Thompson, a déclaré que l’accord devrait protéger ces emplois dans l’avenir proche. Un autre représentant syndical, Ross Murdoch, a dit espérer que Bombardier et Airbus ont pris leurs précautions pour ne pas se retrouver empêtrés dans de nouveaux problèmes juridiques. Au Québec, le syndicat Unifor s’est montré inquiet, soulignant par voie de communiqué qu’une importante partie de l’industrie aéronautique québécoise passait sous contrôle étranger. Airbus fait l’objet d’enquêtes pour corruption au Royaume-Uni, en France et en Autriche.

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Élections municipales à Calgary: le maire Naheed Nenshi a été réélu

CALGARY — Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a obtenu un troisième mandat. Il a recueilli près de 51 pour cent des voix lors des élections tenues lundi. Son principal adversaire, l’ancien président du parti progressiste conservateur de l’Alberta Bill Smith, a récolté 44 pour cent des voix. Le maire Nenshi admet que la campagne électorale a créé la division dans la ville, mais il espère que cela ne durera pas longtemps. Cependant, il n’a pas l’intention d’adoucir son comportement et exprimé sa volonté de se battre pour les gens.

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Airbus acquiert une participation majoritaire dans la CSeries

MONTRÉAL — Deux ans après des discussions qui ont avorté, le géant européen Airbus s’installe dans le siège du pilote de la CSeries de Bombardier (TSX:BBD.B) en devenant l’actionnaire majoritaire de ce programme. Les deux avionneurs ont annoncé une entente de principe, lundi soir, quelques jours après que les États-Unis eurent imposé des tarifs punitifs préliminaires d’environ 300 pour cent sur la CSeries à la suite d’une plainte de Boeing — le rival d’Airbus. «Nous avions essayé il y a deux ans mais les conditions n’étaient pas favorables, a expliqué le chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, en conférence de presse. Depuis, l’appareil a été certifié et est entré en service. Nous avons pu attirer Airbus.» Ce partenariat permettra de sécuriser l’accès au marché américain, a-t-il ajouté, rejetant toutes les suggestions voulant que ce soit la démarche de Boeing qui ait motivé les discussions, qui ont débuté en août. Si le siège social de la société en commandite CSeries demeurera au Québec et que l’assemblage final continuera à se faire à Mirabel, une deuxième ligne d’assemblage pour cet avion de 100 à 150 places sera implantée en Alabama. De cette façon, les appareils assemblés au sud de la frontière seront exemptés des mesures punitives préliminaires décrétées récemment par Washington. «La plainte de Boeing fermait l’accès au marché américain et fragilisait le programme, a dit la ministre de l’Économie, Dominique Anglade. Cela créait de l’incertitude chez certains clients.» Pour M. Bellemare, l’arrivée d’Airbus permettra de donner un élan aux ventes de la CSeries — qui se font attendre — en plus de réduire les coûts de production, ce qui devrait permettre de doubler la valeur du programme, à au moins 4 milliards $ US. Depuis l’Europe, le chef de la direction de l’entreprise européenne, Tom Enders, a estimé que le partenariat était «gagnant» pour tous. «Cela permettra d’accélérer ce succès commercial qui permettra à ce programme de se positionner et réaliser son plein potentiel», a-t-il expliqué, au cours d’une conférence téléphonique. Interrogé sur les motivations d’Airbus, M. Enders a rappelé que l’avionneur européen n’avait pas vendu de A319 — un appareil de la taille de la CSeries — depuis plusieurs années. Une fois que la transaction aura été conclue, le Québec deviendra le plus grand pôle de développement d’Airbus à l’extérieur de l’Europe. Boeing (NYSE:BA) n’a pas tardé à réagir, affirmant qu’il s’agissait d’une transaction entre deux joueurs largement subventionnés qui soulève plusieurs questions. «Nous continuons de croire que tout le monde devrait jouer selon les règles en place en matière de commerce», a fait savoir la multinationale, par voie de communiqué. Aux commandes de la CSeries En vertu du partenariat, Airbus détiendra 50,1 pour cent de la société en commandite de la CSeries. La part de Bombardier passera à 31 pour cent. Celle du gouvernement québécois — qui a injecté 1 milliard $ US pour obtenir 49,5 pour cent en 2015 — passera à seulement 19 pour cent. Malgré tout, Mme Anglade a martelé que la valeur de l’investissement de l’État québécois demeurait le même. «C’est une plus petite portion d’une plus grande tarte, a ajouté M. Bellemare. La valeur de l’entité vient de grandir grâce à Airbus et le risque diminue de façon significative.» Airbus s’est par ailleurs engagée à prolonger de cinq ans, soit jusqu’en 2041, «l’entente de continuité» permettant de maintenir les 2000 emplois liés à la CSeries aux installations de Mirabel, dans les Laurentides. Le géant européen pourrait finir par se retrouver seul aux commandes de la CSeries, puisqu’il a l’option de racheter la participation de Bombardier dans sept ans et demi et celle du gouvernement québécois en 2023. Peu importe ce qu’il adviendra des modifications à la structure de l’actionnariat, Québec devra donner son aval à tout changement apporté à l’entente de continuité, a assuré Mme Anglade. D’après Chris Murray, d’Altacorp Capital, les grands perdants de ce partenariat sont Boeing et Embraer. «Cette annonce fait en sorte que le programme de la CSeries est beaucoup plus fort et plus concurrentiel que ce qui serait offert par Boeing», a-t-il expliqué, au cours d’un entretien téléphonique. À Ottawa, le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, à qui incombera d’évaluer la transaction, a d’ores et déjà signalé qu’il voyait celle-ci d’un bon oeil. Le projet de partenariat permettra à la CSeries d’avoir du succès à long terme en élargissant son accès au marché, a-t-il plaidé. Lorsqu’on lui a demandé quelles conséquences une telle alliance pourrait avoir sur les relations commerciales déjà tendues avec les États-Unis, le ministre a soutenu qu’il fallait «regarder les occasions sur le marché mondial» et pas seulement dans «un pays en particulier». Son collègue au Commerce international, François-Philippe Champagne, a abondé dans le même sens. «On n’est pas là pour choquer personne. Ce qu’on annonce aujourd’hui, c’est la survie de l’industrie aérospatiale», a-t-il dit. Il a affirmé qu’Ottawa avait obtenu d’Airbus la garantie que le siège social demeurerait au Québec et qu’il n’y aurait pas de pertes d’emploi au pays — tout ça, en profitant de la «force de frappe» de la multinationale à l’international pour agrandir le carnet de commandes de la CSeries. Il n’en demeure pas moins que, selon ce qu’a affirmé lundi une source gouvernementale, «le grand perdant dans tout ça, c’est clairement Boeing, parce qu’ils se retrouvent à avoir envoyé dans les bras de leur plus grand compétiteur un avion qu’ils voulaient éliminer du marché». Même si la pilule pourrait être difficile à avaler pour certains travailleurs de Bombardier, l’Association internationale des machinistes a exprimé un sentiment d’optimisme à l’égard du partenariat. «Ça me réconforte (…) d’entendre les engagements des gens d’Airbus qui disent vouloir continuer à fabriquer cet avion ici», a expliqué leur coordonnateur québécois, David Chartrand. Le syndicat Unifor s’est montré plus inquiet, soulignant, par voie de communiqué, qu’une importante partie de l’industrie aéronautique québécoise passait sous contrôle étranger. — — — Voici les dates marquantes du programme de la CSeries: 2004: Bombardier met à contribution une équipe dédiée pour évaluer la faisabilité et entamer le développement d’une nouvelle génération d’avions commerciaux. 31 janvier 2006: considérant que les conditions du marché ne sont pas assez favorables pour justifier le lancement de la CSeries, Bombardier décide de mettre son projet sur la glace. 31 janvier 2007: Bombardier recommence à travailler sur la CSeries et estime que l’entrée en service de ce nouvel avion commercial pourrait se faire en 2013. 2008: après plusieurs années d’attentes et de tergiversations, lancement du programme de la CSeries; le transporteur allemand Lufthansa signe une lettre d’intention pouvant aller jusqu’à 60 appareils. 11 mars 2009: Lufthansa convertit sa lettre d’intention en commande ferme de 30 appareils. L’entente prévoit également des options pour 30 autres avions. 2010: les retards répétés qu’accuse le développement du programme de la CSeries commencent à inquiéter les investisseurs. 16 septembre 2013: premier vol d’essai d’un appareil de la CSeries effectué aux installations de Bombardier de Mirabel, dans les Laurentides, avec un modèle CS100, le plus petit de la famille. 16 janvier 2014: l’entrée en service de la CSeries est repoussée à la « deuxième moitié de l’année 2015 », confirme Bombardier, en annonçant une commande ferme de 16 appareils CS300 de la part d’Al Qahtani Aviation. 29 mai 2014: un incident survenu lors de tests effectués au sol avec le moteur d’un appareil d’essai force l’entreprise à suspendre ses essais en vol pendant plus de trois mois. Le constructeur du moteur, Pratt & Whitney, est mis à contribution dans l’enquête visant à faire la lumière sur l’incident. 27 février 2015: baptême de l’air du CS300, l’appareil dont la configuration peut accueillir plus de passagers. Le président et chef de la direction de l’entreprise, Alain Bellemare, commence du même coup à évoquer une entrée en service de l’appareil pour 2016. 7 mai 2015: Bombardier confirme que Swiss sera le premier transporteur aérien à prendre livraison de la CSeries au cours de la « première moitié » de 2016. 29 octobre 2015: le gouvernement de Philippe Couillard annonce qu’il injectera 1,3 milliard $ dans Bombardier afin de l’aider à compléter la CSeries en échange d’une participation de 49,5 pour cent dans le programme. 18 décembre 2015: au terme de 3000 heures de vol d’essais d’autres résultats, le CS100 obtient sa certification de Transports Canada. 28 avril 2016: Bombardier annonce que Delta Air Lines pourrait acheter jusqu’à 125 appareils de la CSeries dans ce qui représente la plus importante commande de ce programme. 29 juin 2016 : Bombardier livre son tout premier appareil CSeries à son client de lancement, le transporteur Swiss International Air Lines, dans le cadre d’une cérémonie à Mirabel. 15 juillet 2016 : La CSeries effectue son premier vol commercial avec des passagers en effectuant la liaison Zurich-Paris. 6 septembre 2016 : Bombardier annonce qu’elle livrera deux fois moins de CSeries cette année – sept au lieu de 15 – puisque le constructeur du moteur, Pratt & Whitney, connaît des pépins avec sa cadence de production. 28 novembre 2016 : Bombardier livre au transporteur letton airBaltic le premier CS300, qui peut transporter jusqu’à 160 passagers. 27 avril 2017: Boeing demande au département américain du Commerce et à la Commission du commerce international des États-Unis (ITC) d’agir contre les pratiques d’affaires de Bombardier. 26 septembre 2017: Le département américain du Commerce impose des droits compensatoires préliminaires d’environ 220 pour cent sur la CSeries, soit presque trois fois plus que ce qui était demandé par Boeing dans sa plainte. 5 octobre 2017: Des droits antidumping d’environ 80 pour cent visant la CSeries sont annoncés par Washington. 16 octobre 2017: Airbus s’installe aux commandes de la CSeries en mettant la main sur une participation de 50,1 pour cent du programme.

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Irak: les soldats canadiens sont sains et saufs après un combat entre alliés

OTTAWA — Tout le personnel militaire du Canada en Irak est sain et sauf après un échange de coups de feu entre les forces kurdes et irakiennes près de Kirkouk, ont confirmé des représentants de la défense. Des soldats canadiens étaient en activité dans la région plus tôt ce mois-ci, mais un porte-parole militaire a indiqué qu’ils étaient partis il y a deux semaines, lorsque la ville a été libérée de Daech (le groupe armé État islamique). Le capitaine Vincent Bouchard a écrit dans un courriel qu’aucun soldat canadien «n’avait été pris dans l’échange de coups de feu», ajoutant que tous étaient sains et saufs. Cette montée de la violence a toutefois soulevé des questions sur l’avenir de la mission du Canada, qui s’est impliqué dans la formation des Kurdes et des Irakiens pour combattre Daech en Irak. L’événement a aussi amené des craintes sur l’avenir de l’Irak, qui selon une source kurde, pourrait être propulsé dans une guerre civile si le Canada ou d’autres pays ne prennent pas position fermement. Plusieurs intervenants s’inquiètent du fait que la communauté internationale reste muette sur le conflit entre les Irakiens et les Kurdes, qui pourraient se retourner les uns contre les autres dans l’éventualité que les combattants djihadistes soient chassés de la région. Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a refusé de se ranger d’un côté, lundi, et il n’a pas précisé si ce conflit pourrait avoir un impact sur la mission du Canada en Irak — et de quelle manière. Il a invité une fois de plus les Irakiens et les Kurdes à concentrer leurs efforts pour combattre Daech, qui serait dans ses derniers retranchements. «Du bon travail a été fait avec toutes les parties de la coalition et les forces de sécurité irakiennes, et nous voulons continuer comme cela», a déclaré M. Sajjan à l’extérieur de la Chambre des communes. «Nous enjoignons toutes les parties à se concentrer sur la menace principale et nous espérons que toutes les parties pourront résoudre la situation rapidement et pacifiquement.» Affaires mondiales Canada a diffusé son propre communiqué, incitant les parties au calme et à résoudre pacifiquement leur conflit, suscité notamment par l’aspiration des Kurdes à obtenir un État indépendant. Des représentants canadiens avaient averti le gouvernement sur cet enjeu précis dans une note interne fournie au premier ministre Trudeau en novembre 2015. Ils avaient indiqué que la guerre contre Daech avait amené les Kurdes à «élargir leur territoire contesté dans le nord de l’Irak, qui comprend la ville de Kirkouk, riche en pétrole».

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Marijuana: le Groupe TMX serre la vis aux sociétés ayant des activités aux É.-U.

TORONTO — Le Groupe TMX, l’entreprise qui exploite la Bourse de Toronto et la Bourse de croissance, serre la vis aux entreprises comptant des activités qui enfreignent la loi fédérale aux États-Unis concernant la marijuana avec une déclaration de politique, lundi, qui affirme que les compagnies transfrontalières du secteur pourraient subir un examen relatif au maintien de l’inscription sur le TSX. Le Groupe TMX a souligné lundi que bien que certains États américains ont légalisé la marijuana à divers degrés et à certaines conditions, il est toujours illégal en vertu de la loi fédérale de cultiver, distribuer ou posséder la substance aux États-Unis. La loi fédérale reliée à la marijuana pourrait être appliquée à tout moment, et cela mettrait à risque les émetteurs avec des activités reliées à la marijuana aux États-Unis d’être traduits en justice et de voir leurs actifs être saisis. Plus d’une vingtaine d’États ont légalisé la marijuana médicale, incluant huit États où la marijuana est autorisée à des fins récréatives. L’administration Obama avait livré des lignes directrices laissant croire que le gouvernement fédéral n’interviendrait pas dans les États où la marijuana est légale. Mais la situation est devenue beaucoup plus imprévisible depuis la prise de pouvoir de Donald Trump. Cela a causé des maux de tête aux organismes de réglementation canadiens, aux autorités des valeurs mobilières et aux entreprises qui souhaitent investir dans des activités aux États-Unis. «Même si la Bourse est au courant des directives fédérales portant sur l’application de ces dispositions législatives, il reste que ces directives n’ont pas force de loi et peuvent être révoquées ou modifiées en tout temps», a souligné le Groupe TMX par communiqué, lundi. Également lundi, Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont semblé adopter une approche beaucoup plus flexible. Les ACVM ont établi des «attentes précises» en matière de communication d’information pour les firmes du secteur de la marijuana comptant des investissements aux États-Unis. Le conseil composé des autorités provinciales et territoriales en valeurs mobilières au Canada a publié un avis du personnel, affirmant que les entreprises du secteur de la marijuana doivent informer les investisseurs sur certains risques lorsqu’ils investissent aux États-Unis. Cela inclut le dévoilement du cadre juridique et réglementaire auquel fait face une entreprise dans les champs d’application américains où elle mène des activités, de même que les risques qui pourraient découler d’une modification de la manière dont la législation fédérale américaine est appliquée. Jusqu’à maintenant, le secteur de la marijuana a oeuvré sous la règle non écrite que les entreprises inscrites à la Bourse de Toronto ou à la Bourse de croissance TSX ne devaient pas investir dans le secteur de la marijuana aux États-Unis. Les entreprises canadiennes ont largement géré le cadre incertain en s’attardant à des marchés à l’extérieur des États-Unis, ou en s’enregistrant à la Bourse des valeurs canadiennes, plus petite et moins exposée au risque. Actuellement, environ la moitié des activités transactionnelles à la Bourse des valeurs canadiennes concernent des activités reliées à la marijuana, a souligné le chef de la direction, Richard Carleton. Parmi les quelque 50 entreprises dans le secteur de la marijuana inscrites à la Bourse des valeurs canadiennes, environ une douzaine comptent des actifs aux États-Unis, a-t-il ajouté. Les lignes directrices s’appliquent à toutes les entreprises comptant des activités reliées à la marijuana aux États-Unis, incluant l’implication directe et indirecte dans la culture et la distribution, de même que celles offrant des biens et des services à des tierces parties impliquées dans le secteur aux États-Unis.

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L’homme accusé d’avoir tenu en otage une journaliste dit y avoir été contraint

OTTAWA — Un homme accusé d’avoir tenu en otage une journaliste canadienne dit avoir été contraint de le faire parce qu’il avait été menacé de mort par l’organisation criminelle qui l’a enlevée il y a neuf ans. Ali Omar Ader témoignait devant la Cour supérieure de l’Ontario, lundi, et il a assuré qu’il n’avait tenu aucun rôle dans le plan élaboré pour kidnapper Amanda Lindhout qui travaillait comme journaliste près de Mogadiscio, la capitale somalienne, en 2008. Il a livré son témoignage en somali et était traduit par un interprète. Alors qu’il était interrogé par l’un de ses avocats, M. Ader a raconté qu’il était à un marché lorsque des hommes se sont brusquement approchés de lui en tirant des coups de feu près de ses pieds. Selon le récit de M. Ader, ils lui auraient alors demandé de se lever et de les suivre, sans quoi ils le tueraient. Il aurait été ensuite été transporté vers une maison située à l’extérieur de la ville — celle où Mme Lindhout, originaire de Red Deer en Alberta, et le photographe australien Nigel Brennan ont été tenus en otage. M. Ader, un Somalien de 40 ans qui parlait un anglais rudimentaire, a plaidé non coupable à un chef d’accusation de prise d’otage pour son rôle présumé de négociateur et de traducteur. La Couronne a présenté une vidéo filmée secrètement qui montre M. Ader affirmant à deux agents doubles de la GRC avoir reçu 10 000 $ pour son rôle dans l’enlèvement. Une victime lui-même Dans son témoignage, M. Ader s’est présenté comme une victime qui a été forcée d’aider trois membres d’une organisation criminelle pendant des mois. Il dit avoir subi des menaces, avoir été battu, et les assaillants auraient aussi attaqué sa famille. Selon ses dires, le groupe l’aurait fait questionner les otages peu de temps après leur capture, et appeler la mère de Mme Lindhout, Lorinda Stewart, au Canada. Des enregistrements diffusés au procès montrent que M. Ader a parlé fréquemment avec Mme Stewart, lui disant que son groupe réclamait pas moins de 2 millions $ pour la libération des deux otages. «Je ne l’ai pas fait volontairement, je ne pouvais pas me sauver. Je devais faire un appel quand on me l’ordonnait», a-t-il déclaré. M. Ader prétend avoir été battu avec une canne et atteint d’une balle qui a blessé son bras. Il aurait réussi à «s’échapper» à un certain point, se réfugiant chez sa soeur, avant de retourner à la maison avec sa femme et ses enfants. Les assaillants auraient aussi tenté d’enlever son fils, en plus d’avoir poignardé sa femme. La Couronne a conclu sa plaidoirie plus tôt dans la journée après avoir diffusé la dernière partie de la vidéo. Un agent de la GRC s’est présenté comme un magnat des médias intéressé à l’idée de tourner un documentaire sur la prise d’otage afin d’obtenir des détails de la part de M. Ader. Il présente cette idée à la fin d’une longue rencontre qui s’est tenue en janvier 2015 à Ottawa, lors de laquelle M. Ader avait déjà signé un contrat pour écrire un livre sur la Somalie. Ce sont lors des négociations pour le livre qu’il admet avoir reçu 10 000 $.

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Projet de loi 107 sur l’UPAC: Robert Lafrenière devra témoigner

QUÉBEC — Le commissaire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, devra répondre cette semaine aux questions des députés portant sur le contenu du projet de loi 107, présentement à l’étude. Jusqu’à maintenant, M. Lafrenière avait refusé de se prêter à l’exercice, malgré l’insistance des parlementaires, qui tiennent absolument à lui demander des comptes à ce sujet. Le projet de loi 107, défendu par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, prévoit notamment élargir le mandat et les pouvoirs de l’UPAC, conformément aux voeux exprimés par M. Lafrenière, qui souhaite faire de l’unité qu’il dirige un véritable corps policier indépendant de la Sûreté du Québec. D’autres organismes et corps policiers seront appelés à venir témoigner devant la Commission des institutions: la Sûreté du Québec (SQ), le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). L’étude du projet de loi 107 devrait débuter mardi soir, après la rencontre entre les membres de la commission, ou mercredi. Une fois adoptée, la loi 107 donnera à M. Lafrenière les coudées franches, l’UPAC ayant acquis un véritable statut de corps policier autonome dédié à lutter contre la corruption. Actuellement, les enquêteurs de l’UPAC relèvent de divers corps policiers, tout en travaillant au sein de l’unité. Pour obtenir certaines informations, ils doivent donc passer par les corps policiers et formuler des demandes écrites pour y avoir accès, une situation maintes fois dénoncée par M. Lafrenière. Par ailleurs, le prochain commissaire sera nommé pour un mandat non renouvelable de sept ans, au lieu de cinq ans.

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La députée caquiste Geneviève Guilbault est assermentée à Québec

QUÉBEC — La députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, fait son entrée officielle à l’Assemblée nationale. Fraîchement assermentée, elle devient porte-parole du parti en matière de famille et prendra part à sa première période de questions mardi. La femme de 34 ans, qui attend un enfant en décembre, a remporté une victoire fracassante sur sa rivale libérale dans la circonscription de Québec le 2 octobre dernier, obtenant plus de 51 pour cent des suffrages. Elle remplace l’ancien député libéral Sam Hamad. «Aujourd’hui est une journée empreinte d’émotions», a déclaré Mme Guilbault lors de la cérémonie d’assermentation. «C’est un grand jour, sans doute le plus important pour moi depuis que je suis née, en attendant la naissance ma fille.» Elle a remercié les électeurs d’avoir «initié un vaste processus de changement pour le Québec». Mme Guilbault sera une joueuse-clé à la CAQ dans les mois à venir; le parti compte séduire les jeunes familles et faire le plein de leurs votes aux prochaines élections générales, le 1er octobre 2018. Le chef de la CAQ, François Legault, l’a d’ailleurs qualifiée de «ministrable», c’est-à-dire qu’il lui offrirait probablement un poste de ministre dans son cabinet s’il accédait au pouvoir l’an prochain. «Évidemment, elle va vivre tous les enjeux que vivent les jeunes familles. Je pense que c’est un dossier central pour la CAQ», a déclaré M. Legault en mêlée de presse après la cérémonie. «C’est quelqu’un qui a des convictions, c’est quelqu’un qui est une future maman, c’est quelqu’un qui est capable de garder son calme (…) et c’est quelqu’un qui exprime très bien ses idées», a-t-il ajouté. Devant les médias, Mme Guilbault a élaboré sur les enjeux qu’elle entend aborder à l’Assemblée nationale. Elle voudrait entre autres encourager les garderies à offrir des horaires atypiques, soutenir les garderies privées non subventionnées (un bel exemple d’entrepreneuriat, dit-elle), bonifier le congé parental accordé à ceux et celles qui adoptent un enfant, et favoriser la conciliation travail-famille. «Moi, je veux vraiment me pencher là-dessus, voir est-ce qu’on peut faire quelque chose pour améliorer la vie de ces familles-là? Si oui, comment? Donc, c’est quelque chose que je vais regarder de très près», a-t-elle affirmé. Geneviève Guilbault est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en communication. Ex-attachée de presse du ministre libéral Jacques Dupuis, elle a aussi été porte-parole du Bureau du coroner lors des tragédies de Lac-Mégantic et de L’Isle-Verte, et, plus récemment, de la grande mosquée de Québec. Sa nomination au poste de porte-parole en matière de famille a créé un effet domino au sein du cabinet fantôme de la CAQ. La députée Sylvie D’Amours passe ainsi de la famille à l’agriculture. Donald Martel hérite quant à lui du dossier de la stratégie maritime.