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Géminides: une pluie d’étoiles filantes devrait illuminer le ciel cette nuit

MONTRÉAL — L’une des pluies d’étoiles filantes les plus intenses de l’année illuminera le ciel cette nuit. Les Géminides atteindront leur apogée vers 1h30 dans la nuit de mercredi à jeudi et devraient offrir un spectacle somptueux. Avec un ciel dégagé, jusqu’à une centaine d’étoiles filantes pourront être observées en l’espace d’une heure. Il faudra bien évidemment que la météo se mette de la partie et que la tempête cesse avant la tombée de la nuit pour permettre aux météores de ravir les yeux des astronomes amateurs. Bien que moins connues que les Perséides, les Géminides offrent un tableau tout aussi intense, voire plus. Les météores appartenant à l’essaim des Géminides entrent dans l’atmosphère à une vitesse d’environ 35 kilomètres par seconde, soit deux fois plus lentement que lors des Perséides. En entrevue à La Presse canadienne, Sébastien Giguère, coordonnateur scientifique à l’AstroLab du Parc national du Mont-Mégantic, explique que les traînées lumineuses des Géminides sont donc plus lentes et plus faciles à observer. Des étoiles filantes appelées «rasantes» devraient parcourir le ciel en début de soirée. «Elles peuvent être plus longues puisqu’elles vont frapper l’atmosphère de la Terre avec un angle très ouvert, un peu comme des galets qu’on va lancer sur l’eau pour les faire rebondir, ce qui laisse des traînées encore plus longues.» Plus la nuit avancera, plus les yeux tournés vers le ciel devraient se noyer dans des scintillements lumineux. La constellation des Gémeaux — d’où émanent les Géminides — se lèvera à l’est en début de nuit. «Puis, en milieu de nuit, elle sera directement au-dessus de nos têtes», mentionne M. Giguère. La Lune ne se lèvera qu’en fin de nuit, ce qui devrait faciliter les observations. Reste à se débarrasser de la pollution lumineuse et à bien s’emmitoufler pour qu’un spectacle d’une rare beauté fasse oublier la nuit glaciale à tous les observateurs aguerris. Tous les mois de décembre, à quelques jours de Noël, le ciel scintille donc de mille feux pendant environ trois nuits. Mais alors que la plupart des pluies d’étoiles filantes sont dues à des poussières cosmiques semées par des comètes, les Géminides doivent leur existence à un astéroïde, nommé 3200 Phaéton. Une aura de mystère entoure, encore aujourd’hui, ce phénomène. «L’hypothèse dominante, c’est que cet astéroïde serait le noyau d’une comète morte», soutient Sébastien Giguère. Une origine insaisissable qui enveloppera cette nuit dans un halo d’autant plus magique.

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Le dégriffage des chats sera interdit en Nouvelle-Écosse

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse est devenue le premier territoire en Amérique du Nord où les vétérinaires ne pourront plus dégriffer les chats si cette procédure n’est pas médicalement nécessaire. L’association provinciale des vétérinaires a décidé d’emboîter le pas à un mouvement qui prend de l’ampleur dans le monde: elle a statué que cette pratique sera dorénavant contraire à l’éthique de la profession. La nouvelle règle entrera en vigueur le 15 mars, après une période de sensibilisation de trois mois. La modification au code d’éthique en Nouvelle-Écosse a réjoui le vétérinaire à la retraite Hugh Chisholm, qui militait pour l’interdiction de cette pratique qui constitue, selon lui, une forme de mutilation douloureuse. M. Chisholm est directeur pour les provinces de l’Atlantique de l’organisme «Paw Project», qui s’oppose à l’amputation de la troisième phalange des doigts d’un chat à des fins non thérapeutiques. Selon M. Chisholm, certaines municipalités ont déjà adopté des règlements pour interdire le dégriffage des chats, mais la Nouvelle-Écosse devient la première province ou le premier État en Amérique du Nord à statuer que cette procédure est contraire à l’éthique. Il croit que l’initiative néo-écossaise fera tache d’huile. Cette pratique a déjà été interdite dans plusieurs pays d’Europe, au Royaume-Uni, en Australie et dans plusieurs villes de Californie. Le New Jersey songe à adopter une loi pour interdire la procédure si elle n’est pas médicalement nécessaire. L’Association canadienne des médecins vétérinaires avait révisé en mars dernier son énoncé de position sur le dégriffage des chats, qui datait de 2011, afin de s’opposer clairement à l’intervention. «Il est évident que les félidés souffrent inutilement lorsqu’ils subissent cette chirurgie non urgente», écrivait l’association. «De plus, la recherche comportementale a progressé et permet aux médecins vétérinaires dans ce domaine d’aider les clients à modifier le comportement indésirable des chats qui font leurs griffes.»

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L’efficacité de la mari thérapeutique reste à prouver, disent des médecins

VANCOUVER — Les preuves scientifiques qui étayent les bienfaits présumés de la marijuana thérapeutique sont minces, et les preuves qui existent permettent même de penser qu’elle pourrait faire plus de tort que de bien, préviennent des associations médicales canadiennes. Trois avis préparés par le Collège des médecins de l’Alberta ont été distribués à plus de 32 000 médecins pour leur offrir un compte rendu de la littérature médicale qui existe — ou qui n’existe pas — au sujet de la marijuana thérapeutique. «Un élément très constant concernait les effets secondaires indésirables, a expliqué le docteur Mike Allan, qui enseigne la médecine familiale à l’Université de l’Alberta à Edmonton. Et les bienfaits, même s’ils existent, sont tellement plus faibles que ce que les gens croient.» Le docteur Allan coordonne le bulletin bimensuel de l’organisation médicale albertaine, qui se concentre sur des questions précises et qui est distribué à travers le pays, sauf au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador. Les trois derniers bulletins ont tenté de répondre aux médecins qui voulaient en savoir plus au sujet de la recherche effectuée sur la marijuana médicinale. Les omnipraticiens sont bombardés de questions par leurs patients et le Collège voulait s’assurer que ses membres disposaient de l’information nécessaire pour prendre les bonnes décisions, a exposé le docteur Allan. «Je pense que ça rassure un peu les médecins, a-t-il dit. Ils peuvent dire, « Voici les preuves. On en manque en plusieurs endroits, donc je ne peux pas la prescrire pour des problèmes X, Y ou Z ».» Il estime que la marijuana médicinale est un produit très risqué qui ne devrait être utilisé que lorsque les autres options de traitement, plus sûres, ont été épuisées. Les données de Santé Canada révèlent que le nombre de clients inscrits auprès de fournisseurs accrédités de marijuana médicinale a bondi à plus de 200 000 en juin 2017, soit environ 2,7 fois plus de patients qu’au même moment un an plus tôt. Les inscriptions ont plus que triplé de 2015 à 2016. «La décision d’utiliser le cannabis à des fins médicales doit être prise par les patients et les professionnels de la santé, et ne concerne pas Santé Canada», a dit par courriel la porte-parole de l’agence, Tammy Jarbeau. Santé Canada a publié un long document d’information à l’intention de ces professionnels concernant les bienfaits et les dangers de la marijuana médicinale, à commencer par un avertissement qui prévenait que le cannabis n’est pas une substance thérapeutique autorisée et que le ministère n’endosse pas son utilisation. Le document n’a pas été mis à jour depuis 2013. Des preuves «rares et de mauvaise qualité» Le premier avis du Collège des médecins de l’Alberta, en date du 14 novembre, prévient que les preuves sont trop «rares et de mauvaise qualité» pour permettre de conclure que la marijuana permet de soulager la douleur. Le deuxième, deux semaines plus tard, explique que les «effets secondaires indésirables» sont la seule conclusion constante des études réalisées. Il est notamment question d’hallucinations, de paranoïa, d’étourdissements et d’hypotension artérielle. Ces études sous-estiment probablement la fréquence de ces effets indésirables, puisque la plupart ont été menées auprès de patients habitués à la marijuana et donc possiblement moins susceptibles que la population en général de les ressentir, selon le docteur Allan. Certaines études indiquent que la marijuana peut atténuer les nausées des patients traités en chimiothérapie et contrôler les spasmes musculaires des patients atteints de fibrose kystique, mais on ne dispose pratiquement d’aucune preuve concernant un effet sur l’anxiété ou le glaucome, comme l’affirment souvent les défenseurs de la marijuana thérapeutique. «Certaines études (sur la douleur chronique) ne demandent rien de plus qu’un soulagement de cinq ou six heures, a expliqué le docteur Allan. C’est difficile de dire comment quelqu’un va s’en tirer à long terme après cinq ou six heures.» La seule étude sur le glaucome était une étude randomisée effectuée auprès de six patients. «On pourrait dire qu’on met la charrue devant les boeufs si on commençait à prescrire (de la marijuana thérapeutique) sans recherches», a-t-il ajouté. Le patron du Conseil canadien du cannabis médical (CCCM), Philippe Lucas, salue les efforts du Collège albertain pour informer les médecins des bienfaits et dangers de la marijuana thérapeutique, mais il déplore ce qu’il perçoit comme un biais mettant en évidence les problèmes associés au cannabis médicinal. «Je serais le dernier à prétendre que le cannabis est entièrement sécuritaire ou approprié pour tout le monde», a lancé M. Lucas, qui est aussi un dirigeant du producteur de marijuana Tilrey. Plusieurs patients utilisent la marijuana pour remplacer des médicaments, comme les opiacés, et restreindre l’accès au cannabis pourrait compliquer la lutte contre les surdoses d’opioïdes, croit-il. Des associations médicales ont publié des lignes directrices à l’intention des premiers fournisseurs de soins concernant la prescription de la marijuana thérapeutique. Des documents provenant des collèges des médecins de l’Alberta et de la Colombie-Britannique évoquent l’absence de preuves solides démontrant l’efficacité du cannabis en tant que médicament. Le Collège albertain collabore à l’élaboration de lignes directrices provinciales plus complètes concernant la prescription de la marijuana thérapeutique. Elles sont attendues au mois de mars, selon le docteur Allan.

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Litige entre Bombardier et Boeing: Unifor et Unite anticipent une guerre d’usure

MONTRÉAL — À quelques jours d’une décision de Washington sur la C Series de Bombardier, les plus grands syndicats du Canada et du Royaume-Uni estiment que la dispute commerciale entre l’avionneur québécois et Boeing aura des allures de guerre d’usure. Au terme d’une rencontre avec la direction de Bombardier, mercredi, à Montréal, Unifor et Unite the Union ont estimé que les chances étaient faibles de voir le département du Commerce abaisser ou annuler les droits punitifs décrétés imposés à la C Series. Washington doit se prononcer lundi sur les droits compensatoires préliminaires et antidumping d’environ 300 pour cent décrétés plus tôt à l’automne à l’endroit de Bombardier (TSX.BBD.B). «Sans aucun doute, ce dossier va se retrouver auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a lancé le président national d’Unifor, Jerry Dias, au cours d’une mêlée de presse. On ne peut pas compter sur un tribunal de pacotille aux États-Unis pour trancher en faveur de Bombardier.» Un affrontement devant l’organisation établie à Genève signifierait qu’il faudrait vraisemblablement plusieurs mois, voire des années, avant de dénouer l’impasse. Unifor et Unite ont exprimé de sérieux doutes quant à la possibilité que la Commission américaine internationale pour le commerce (USITC) rejette, en février, la plainte de Boeing (NYSE:NA) en concluant que la C Series ne lui portait pas préjudice. Le géant de Chicago allègue que l’avionneur québécois avait vendu des avions de la C Series à Delta Airlines à un prix dérisoire grâce à des subventions obtenues auprès des gouvernements du Québec, d’Ottawa et du Royaume-Uni. En début de journée, M. Dias avait discuté, accompagné de son directeur québécois Renaud Gagné et du secrétaire général adjoint d’Unite, Steve Turner, avec le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, pendant environ une heure. Unifor représente près de 10 000 travailleurs de l’aérospatiale au Canada, dont plusieurs milliers chez des sous-traitants de la C Series. «Nous n’avons aucune confiance de voir l’administration américaine évaluer (le litige avec Boeing) de façon rationnelle», a lancé M. Turner, lorsqu’interrogé sur ses attentes sur la décision attendue du département du Commerce. Unite, qui compte 1,42 million de membres au Royaume-Uni, dit représenter environ 3000 des quelque 4200 travailleurs de Bombardier en Irlande du Nord — où sont fabriquées les ailes de la C Series. Les représentants syndicaux ont notamment rappelé que plus de la moitié des composantes de cette famille d’avions provenait des États-Unis et estimé que le programme générait quelque 22 000 emplois au sud de la frontière. Craintes apaisées Après leur rencontre avec la direction de Bombardier, MM. Dias, Gagné et Turner se sont montrés rassurés. Ils ont expliqué qu’en dépit du litige en cours, l’arrivée d’Airbus comme actionnaire majoritaire de la C Series allait stabiliser l’avenir à court et moyen terme du programme de cette famille d’avions. Bien que la nouvelle chaîne de fabrication de la C Series prévue aux installations d’Airbus à Mobile déplaise à Unifor, M. Dias a estimé qu’il s’agissait du prix à payer pour permettre à la C Series de prendre son envol. Airbus et Bombardier estiment que cette initiative permettra aux appareils assemblés au sud de la frontière d’échapper aux mesures punitives décrétées par l’administration Trump. «Nous avions des préoccupations quant aux emplois québécois (les C Series sont assemblées à Mirabel), mais avec de meilleures chances de décrocher des commandes (…) Bombardier affirme qu’il n’y aura pas d’impacts négatifs au Québec», a précisé M. Dias. Le différend entre Boeing et Bombardier a eu des répercussions politiques, puisque le gouvernement Trudeau a abandonné son idée d’acheter 18 avions Super Hornet de l’avionneur américain en attendant le remplacement de sa vieille flotte de CF-18. Au cours des prochains jours, MM. Dias et Turner seront à Washington afin de plaider en faveur de Bombardier auprès d’élus et de représentants américains.

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La Nouvelle-Écosse peine à recruter des omnipraticiens

HALIFAX — La Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse a recruté 92 médecins depuis avril, mais 60 postes sont toujours à pourvoir dans la province, notamment à cause des départs à la retraite. Les autorités indiquent qu’elles ont recruté en tout 26 omnipraticiens et 66 spécialistes. Les responsables ont indiqué au comité des comptes publics de l’Assemblée législative que 42 000 personnes se cherchent présentement un omnipraticien en Nouvelle-Écosse. La docteure Lynne Harrigan, une vice-présidente à la Régie, rappelle que l’objectif de recrutement pour l’exercice, qui se termine en avril 2018, est de trouver 100 nouveaux médecins — soit 50 médecins de famille et 50 spécialistes. La docteure Harrigan précise que 44 postes de médecin devraient s’ouvrir d’ici avril, dont onze postes d’omnipraticiens. Malgré ces objectifs, la Régie compte recruter le plus grand nombre possible de médecins, en leur vantant la qualité de vie en Nouvelle-Écosse, indique Mme Harrigan. La Régie tente aussi de réformer le système en y incorporant par exemple une dose de «médecine collaborative» entre professionnels de la santé.

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IPÉ: libération conditionnelle après quelques mois de prison pour un ex-policier

CHARLOTTETOWN — Un ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui possédait un véritable arsenal à sa résidence de l’Île-du-Prince-Édouard vient d’obtenir une libération conditionnelle à peine quelques mois après avoir été condamné à trois ans d’emprisonnement. Jeffrey Rae Gillis a reçu sa peine en mai dernier après avoir été trouvé coupable de plusieurs chefs d’accusation, dont ceux de possession d’armes illégales et d’abus de confiance par un fonctionnaire public. Lorsqu’il travaillait à la GRC, M. Gillis était notamment responsable d’éliminer des armes à feu de la circulation. Cependant, il en a gardé plusieurs et en février 2016, le service de police de Charlottetown a trouvé chez lui plus de 100 armes et des milliers de munitions. La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a expliqué qu’elle accordait à Jeffrey Rae Gillis sa remise en liberté parce qu’il s’est bien comporté lors de sa détention. Elle lui impose toutefois de recevoir d’autres traitements en santé mentale.

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Fiasco du système de paie Phénix: manifestation mercredi matin à Laval

LAVAL, Qc — Des syndiqués aux prises avec des problèmes de paie générés par le système Phénix ont manifesté leur exaspération mercredi matin à Laval. Vers 7 heures, près de 200 membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, principalement des employés de Service correctionnel du Canada (SCC), mais aussi quelques employés du bureau des passeports, ont pris d’assaut des bureaux administratifs situés dans un immeuble du boulevard Saint-Martin Est. Ils ont profité de l’arrivée au travail des employés fédéraux pour exprimer leurs doléances. Leur représentant, Yvon Barrière, du Syndicat des employés du Solliciteur général (SESG), estime que des centaines de membres éprouvent des problèmes de paie depuis trop longtemps. Il soutient que près de 85 pour cent des employés au Canada sont ainsi aux prises avec un problème de paie actuellement. Il a affirmé que le système Phénix comportait beaucoup de failles. Il a expliqué qu’il fallait procéder à des entrées manuelles pour enregistrer des primes et indemnités qui n’étaient pas prévues. M. Barrière juge que les 20 conseillers en rémunération qui s’occupent de traiter la paie du Service correctionnel au Québec sont insuffisants. Il réclame que le nombre de conseillers soit porté à 50, afin d’aider les syndiqués qui ont des problèmes de paie. Il réclame aussi des conseillers en rémunération dans les unités, les établissements et les bureaux. Selon lui, malgré la vingtaine d’employés oeuvrant pour le Service correctionnel, il y a encore deux ou trois ans de retard concernant la paie des employés du ministère.

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Annonces de la SAAQ sur les contributions d’assurance des conducteurs

QUÉBEC — La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) annonce que pour 2019, tous les titulaires de permis de conduire sans point d’inaptitude et pour qui le bilan routier est demeuré relativement constant, verront leur contribution d’assurance demeurer la même qu’en 2018. La SAAQ ajoute que pour certains propriétaires de véhicules dont le bilan s’est amélioré, la contribution d’assurance diminuera, tandis que pour d’autres, dont le bilan s’est détérioré, elle augmentera. Ces décisions sont contenues dans le document d’information de la SAAQ sur le projet de règlement sur les contributions d’assurance proposées pour les années 2019 à 2021. Cette proposition reflète les fluctuations du bilan routier et permet d’illustrer l’effet direct du comportement des conducteurs dans leurs contributions d’assurance. Puisque le régime d’assurance automobile dispose d’un surplus, les contributions proposées des assurés incluent une remise de 90 millions $ par année. Cette somme représente 12,68 $ pour tous, à l’exception des apprentis conducteurs. Le document d’information est déposé au Conseil d’experts sur les contributions d’assurance automobile qui tiendra des consultations publiques.

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Scandales, décès, faits divers ont suscité la curiosité des Québécois en 2017

MONTRÉAL — Scandales, décès, sports et faits divers ont été nombreux à pousser les Québécois vers leur clavier d’ordinateur ou leur téléphone intelligent en 2017, selon le palmarès des tendances des Québécois sur le moteur de recherches Google au cours de l’année. Google Canada dévoile mercredi ses listes annuelles des personnalités et sujets qui ont le plus intéressé les Canadiens et les Québécois. Parmi les nombreuses recherches de toutes sortes effectuées sur Google, l’entreprise a ainsi établi ses «tendances 2017», c’est-à-dire les sujets qui ont particulièrement attiré l’attention cette année, comparativement à l’an dernier. Sans surprise, des personnalités ayant fait partie d’une vague de dénonciations pour inconduite, harcèlement ou autres controverses cet automne se retrouvent dans la liste des Québécois les plus recherchés sur Google dans la province, à commencer par Gilbert Rozon, accusé d’agressions sexuelles par de nombreuses femmes et visé par des poursuites à ce sujet. Giovanni Apollo, dénoncé à la fois pour inconduites sexuelles et pour mensonges, se retrouve aussi sur la liste, tout comme l’animateur de radio Gilles Parent, lui aussi frappé par des allégations à caractère sexuel. L’animateur Éric Salvail, par contre, ne s’y trouve pas, bien qu’il ait lui aussi quitté toutes ses fonctions professionnelles après des dénonciations d’inconduites. Le porte-parole de Google Canada, Thibault Davet, explique son absence par le fait que le palmarès répertorie les hausses marquées de recherches et non le nombre total. «Dans les recherches tendances, ce qu’on regarde, c’est une hausse de recherches très notée par rapport à 2016. Donc il se peut, par exemple, qu’Éric Salvail ait été très recherché en 2016 pour d’autres raisons et que la hausse de recherches par rapport à ce qui est arrivé avec lui dernièrement (n’ait pas été) assez importante pour qu’il se retrouve dans les tendances», a-t-il suggéré. Certains faits divers ont aussi attiré la curiosité, notamment la disparition de Karine Major, cette jeune femme de 26 ans qui a mystérieusement fui son domicile du Bas-Saint-Laurent avant d’être retrouvée huit jours plus tard en Saskatchewan, en mai dernier. Le Québécois accusé de deux meurtres à la suite de la plus longue alerte Amber de l’histoire du Québec, en septembre dernier, a aussi fait l’objet de nombreuses recherches. Les Québécois se sont aussi tournés vers le moteur de recherches dans un moment triste — la mort du chanteur Patrick Bourgeois — tout comme dans un moment victorieux — le retour de Georges St-Pierre dans l’octogone en UFC. Élan de générosité En ce qui a trait aux thèmes recherchés, l’ouragan Irma a été une occasion où l’on a vu les Québécois faire preuve de solidarité, selon le porte-parole de Google Canada. «Nos données indiquent qu’à bien des occasions, les Québécois ont vraiment su se serrer les coudes afin d’atteindre un but commun, ou ont au moins été unis par un même sujet, a-t-il souligné. Par exemple si on regarde les recherches sur le terme « ouragan Irma », on a vu une énorme augmentation des recherches autour de ce thème, de ce sujet par les Québécois, qui ont vraiment recherché des façons d’aider les gens touchés par l’ouragan, comment donner, comment aider.» Évidemment, le fait que l’ouragan ait frappé la Floride, État chouchou de plusieurs Québécois, a certainement joué sur la tendance. La liste des tendances inclut également le Super Bowl et le Canadien de Montréal, deux sujets qui ne manquent pas de susciter l’intérêt d’une année à l’autre. Thibault Davet croit tout de même que les insuccès de l’équipe cette saison ont pu provoquer une hausse suffisamment marquée des recherches pour se démarquer parmi les tendances de l’année. «Les Québécois, qu’ils adulent ou grincent les dents, ne manquent jamais de faire des recherches à ce sujet bon an mal an», admet-il. Le porte-parole de Google Canada remarque également que les Québécois n’ont pas été immunisés contre la frénésie entourant le mariage royal prévu en 2018, Meghan Markle faisant partie des sujets et des personnalités ayant connu une forte hausse dans les recherches cette année. «On voit plus souvent l’intérêt pour la famille royale chez les Canadiens anglophones, mais je pense que les Québécois ne peuvent s’empêcher d’avoir (un intérêt) pour un conte de fées. On a vu que Meghan Markle, l’actrice américaine qui a vécu à Toronto aussi, qui a joué dans « Suits », s’est fait demander en mariage par le prince Harry après plusieurs mois de (fréquentations), donc c’est vraiment une histoire de conte de fées et je pense que les Québécois, comme les Canadiens, comme tout le monde dans le monde ne peuvent s’empêcher d’être très intéressés par ce genre d’histoires.» ———— Les tendances des recherches Google au Québec en 2017 1. Ouragan Irma 2. Occupation double 3. Super Bowl 4. Meghan Markle 5. 13 Reasons Why 6. Canadien de Montréal 7. Hydro-Québec 8. iphone 8 9. Despacito 10. Grève construction —- Les tendances des Québécois recherchés sur Google au Québec en 2017 1. Gilbert Rozon 2. Patrick Bourgeois 3. Karine Major 4. Le Québécois au coeur de la plus longue alerte Amber de l’histoire du Québec 5. Georges St-Pierre 6. Yvon Lacasse 7. Giovanni Apollo 8. Jonathan Drouin 9. Gilles Parent 10. Lucie Laurier —- Les tendances des personnes recherchées sur Google au Québec en 2017 1. Meghan Markle 2. Gilbert Rozon 3. Patrick Bourgeois 4. Tom Petty 5. Chris Cornell 6. Karine Major 7. Harvey Weinstein 8. Le Québécois au coeur de la plus longue alerte Amber de l’histoire du Québec 9. Chester Bennington 10. Bill Paxton —- Les tendances des recherches commençant par «pourquoi» sur Google au Canada en 2017 1. Pourquoi les joueurs de la NFL protestent-ils contre l’hymne national? 2. Pourquoi les drapeaux sont-ils en berne au Canada? 3. Pourquoi y a-t-il tant d’ouragans? 4. Pourquoi les «fidget spinners» sont-ils si populaires? 5. Pourquoi la Catalogne souhaite-t-elle faire l’indépendance? 6. Pourquoi est-il dangereux de regarder l’éclipse solaire? 7. Pourquoi Caillou n’a-t-il pas de cheveux? 8. Pourquoi les femmes manifestent-elles? 9. Pourquoi tout est-il si lourd? 10. Pourquoi l’Action de grâces canadienne est-elle différente de l’Action de grâces américaine?

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Recherche: les gens cuisinent moins et vont plus au restaurant

MONTRÉAL — Les gens ont beau être adeptes d’émissions de cuisine à la télé, la réalité est qu’ils cuisinent de moins en moins et qu’ils dépensent de plus en plus au restaurant et en prêt-à-manger. C’est ce qu’a constaté une équipe conjointe de chercheurs des Universités Dalhousie et Guelph, dans le Rapport canadien sur les prix alimentaires à la consommation pour 2018. En plus de faire des prévisions pour les prix des aliments, les chercheurs de différentes disciplines y ont analysé certaines tendances dans les comportements alimentaires des Canadiens. Restaurant et prêt-à-manger Ainsi, dans le domaine alimentaire, ce sont les dépenses au restaurant qui devraient augmenter le plus en 2018. Elles devraient croître de 4 à 6 pour cent, soit bien plus que toutes les catégories d’aliments. La famille canadienne moyenne devrait dépenser 208 $ de plus au restaurant — «un bond exceptionnel». En 2018, le ménage moyen au Canada consacrera 29,2 pour cent de son budget alimentaire à la restauration, un niveau record. «Si la tendance se maintient, le ménage moyen au Canada consacrera la moitié de son budget alimentaire à la restauration et/ou aux produits prêts-à-manger d’ici 2035», estime l’équipe, dans son rapport. Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique agroalimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax, tente d’expliquer ces comportements: les gens sont pressés, disent manquer de temps pour cuisiner. Autre indice de cette tendance: les ventes de plusieurs ingrédients de base, comme la farine, le sucre, les épices, les mélanges pour pâte à tarte sont en baisse depuis quelque temps, a relevé M. Charlebois. «Plusieurs prétendent vouloir cuisiner, mais les achats en magasin nous prouvent que les Québécois ne s’adonnent pas à la popote. Nous cuisinons de moins en moins, tout simplement», malgré les nombreuses émissions de cuisine à la télévision, qui sont pourtant assez suivies. «Les gens vont consommer les émissions, les livres», précise le professeur Charlebois. Pour ce qui est de la croissance du prêt-à-manger et du prêt-à-cuisiner, «ce n’est que le début», croit le professeur Charlebois. Peu de bio Un autre mythe à démolir: les consommateurs se ruent sur les aliments biologiques. En vérité, le marché biologique au Canada demeure marginal, indique-t-on dans le rapport. «Les ventes ne dépassent guère 3,7 milliards $, ce qui représente à peine 2 pour cent du marché alimentaire au pays. Ce n’est rien. Malgré les sondages qui suggèrent qu’un nombre important de consommateurs clament qu’ils ne jurent que par les produits bio, la réalité au point de service où les achats sont comptabilisés révèle autre chose», conclut l’équipe universitaire. Amazon et Walmart Les ventes d’aliments en ligne modifient aussi le paysage. «Walmart devient maintenant le troisième détaillant alimentaire en importance au Canada, ex aequo avec Metro. Si la tendance se maintient, d’ici 20 ans Walmart ravira la couronne du premier grand détaillant alimentaire à Loblaw», avancent les chercheurs. Les plus jeunes générations, qui ont pris l’habitude d’acheter en ligne, le feront aussi pour l’épicerie. «Alors, le successeur de Walmart à titre du plus grand distributeur alimentaire pourrait bien être Amazon», estiment les chercheurs. Augmentations de prix En 2018, ce sont les prix des légumes qui devraient augmenter le plus, soit dans une proportion de 4 à 6 pour cent. Les fruits et les noix devraient augmenter de 1 à 3 pour cent. Pour les autres denrées: produits laitiers et oeufs, pains et céréales, viandes, poissons et fruits de mer, ainsi que les autres produits d’épicerie, l’équipe de Dalhousie et Guelph prévoit une augmentation des prix de l’ordre de 0 à 2 pour cent. Au final, les prix de l’ensemble des aliments devraient augmenter de 1 à 3 pour cent. Pour la famille canadienne moyenne, cela signifie une hausse de 348 $ pour l’année 2018, soit au total 11 948 $ en alimentation.