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Québec/Canada

L’Ontario dit avoir été flouée de 641 millions $ dans le budget fédéral

TORONTO – Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a pris la décision délibérée de priver l’Ontario de 641 millions $ dans son récent budget, a affirmé mercredi la première ministre Kathleen Wynne. En conférence de presse aux côtés du ministre ontarien des Finances, Charles Sousa, elle a dénoncé une tendance du gouvernement fédéral à renoncer à la consolidation de l’unité nationale, et «plus particulièrement, dans ce cas, à tourner le dos à l’Ontario». Le gouvernement libéral minoritaire soutient que les compressions des huit dernières années de budgets fédéraux conservateurs ont coûté à la province des milliards de dollars. L’Ontario tirera 18 pour cent de ses revenus cette année des transferts fédéraux, soit la même part qu’au milieu des années 1990, mais le ministre Sousa a affirmé qu’il s’agissait tout de même d’un recul par habitant. Un point de discorde entre les deux ordres de gouvernement concerne une réduction des paiements de péréquation pour l’Ontario en raison de l’amélioration de son économie. Au cours des années récentes, une règle non écrite voulait que le gouvernement fédéral garantisse «une protection totale de transferts» afin de s’assurer qu’une province n’obtienne pas moins d’argent. Mais selon la première ministre Wynne, M. Flaherty a changé cette façon de faire sans aucunes consultations, et au moment où l’Ontario est la seule province à en souffrir. Néanmoins, le ministre fédéral a rejeté les critiques de l’Ontario et affirmé que le gouvernement libéral ontarien ne comprend visiblement pas le fonctionnement du programme de péréquation. M. Flaherty a soutenu que le gouvernement n’a réduit les paiements de transferts dans aucune province. Selon Mme Wynne, l’Ontario a contribué plus de 100 milliards $ à la fédération canadienne, ce qui représente 11 milliards $ de plus que ce que la province récupère en paiements de transferts et en péréquation, et elle souhaite simplement recouvrer davantage de son argent. Le gouvernement provincial dépensera environ 10 milliards $ par année pour les transports en commun, les routes, les ponts et les infrastructures, comparativement à 500 millions $ par année pour Ottawa, a affirmé la première ministre de l’Ontario.

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Toyota rappelle 1,9 million d’automobiles Prius, dont près de 14 000 au Canada

TOKYO – Toyota rappelle 1,9 million de voitures hybrides Prius à travers le monde en raison d’un pépin informatique qui peut causer un arrêt du véhicule. Les véhicules Prius faisant l’objet du rappel ont été fabriqués entre mars 2009 et février 2014. Toyota a indiqué mercredi que 997 000 automobiles Prius au Japon, quelque 713 000 en Amérique du Nord et 130 000 de plus en Europe et d’autres régions sont rappelées à cause d’un problème dans le logiciel contrôlant le système hybride. Aucun accident ni blessure n’a été signalé en lien avec ce problème. Toyota Canada a précisé que 13 791 automobiles Prius faisaient l’objet d’un rappel au pays. Le logiciel peut entraîner des dommages aux transistors, causer la fermeture des feux d’urgence, réduire la puissance du moteur ou stopper le véhicule. En plus, Toyota Canada rappelle également 25 577 véhicules additionnels — des RAV4 de l’année 2012, des Tacoma de 2012-2013 et des Lexus RX350s de 2012-2013. Ces véhicules sont rappelés afin de réparer un circuit électronique qui peut entraîner des interruptions intermittentes du contrôle de la motricité, du système de freinage antiblocage et du système d’antipatinage à l’accélération.

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Le niveau de scolarité des femmes connaît une progression au Québec

MONTRÉAL – Le niveau de scolarité des femmes est en progression au Québec, selon ce que révèle mercredi l’Institut de la statistique du Québec. Ainsi, depuis le tournant des années 2000, les Québécoises de 25 à 64 ans sont proportionnellement plus nombreuses que les Québécois du même âge à avoir fait des études de niveau universitaire. En 2012, 32 pour cent de ces femmes étaient titulaires d’un diplôme universitaire, contre 27 pour cent des hommes. Les femmes avaient également moins tendance à présenter un profil sous-scolarisé. Seulement 12 pour cent des femmes n’ont pas minimalement obtenu un diplôme d’études secondaires, comparativement à 15 pour cent des hommes. Bien qu’elles demeurent sous-représentées parmi les diplômés du secteur professionnel, la proportion de femmes ayant obtenu un tel diplôme a tout de même progressé de 7 à 15 pour cent entre 1990 et 2012. Les données indiquent par ailleurs qu’une grande disparité existe entre les différentes régions administratives du Québec en ce qui a trait au niveau de scolarité. Malgré des progrès notables réalisés depuis 20 ans, les régions de la Gaspésie-Île-de-la-Madeleine, de la Côte Nord et du Nord-du-Québec, du Centre-du-Québec et de l’Abitibi-Témiscamingue affichent en 2012 des pourcentages élevés de résidants de 25 à 64 ans non diplômés (entre 22 et 25 pour cent). À l’opposé, les résidants de Montréal, de Laval et de la Capitale-Nationale ont réussi à décrocher un diplôme universitaire dans des proportions de 47, 38 et 34 pour cent, respectivement. La performance de Montréal, où près de la moitié de la population âgée entre 25 et 64 ans détient un diplôme universitaire, s’explique par la forte présence d’institutions universitaires sur son territoire, l’afflux d’immigrants fortement scolarisés et la structure particulière de l’économie de la métropole. Les données sont tirées d’une compilation spéciale de l’Enquête sur la population active produite par Statistique Canada. Elles ont été analysées de manière plus exhaustive par l’Institut de la statistique du Québec.

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Un jury recommande une meilleure formation des policiers en santé mentale

TORONTO – Le jury à l’enquête du coroner sur les décès de trois Torontois souffrant de problèmes de santé mentale atteints par balles par la police recommande que les agents soient davantage formés afin de pouvoir désamorcer les crises avant de tirer. Il s’agit là d’une des dizaines de recommandations émises par le jury de cinq membres, mercredi, et plusieurs d’entre elles misent sur la formation des policiers afin d’intervenir auprès des gens souffrant de troubles mentaux et portant des armes blanches. Selon ce qui a été dit à l’enquête du coroner, un policier confronté à une personne qui s’avance avec une arme tranchante réagit en fonction du comportement de l’individu, et non en fonction de son état psychologique. Le jury recommande de former les policiers pour qu’ils prennent en considération toute information pertinente sur l’état mental de la personne, pas seulement son comportement, et d’ouvrir le feu seulement en dernier recours. Les jurés suggèrent aussi que la police envisage une plus grande utilisation des caméras dans les véhicules et portées au corps pour les policiers en première ligne, de gilets pare-balles qui offrent aux agents une meilleure protection contre les armes tranchantes, et de boucliers pour désarmer et maîtriser les personnes avec des armes tranchantes. L’enquête s’est penchée sur les décès de Reyal Jardine-Douglas, Sylvia Klibingaitis et Michael Eligon, tous abattus par la police après s’être avancés avec des couteaux ou des ciseaux. Des avocats pour la police ont mis en garde les jurés de ne pas s’immiscer dans la formation et la pratique quotidienne des policiers. Mais les familles des victimes ont incité le jury à recommander que la police prenne en considération la santé mentale d’une personne, et tente par tous les moyens de désamorcer une situation de crise grâce à des techniques verbales.

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Carte d’assurance-maladie et permis de conduire désormais valides pour 8 ans

QUÉBEC – Québec a annoncé mercredi que la carte d’assurance-maladie et le permis de conduire seront valides plus longtemps. À l’heure actuelle, ces deux pièces d’identité doivent être renouvelées tous les quatre ans; à compter du 1er octobre 2014, la date de péremption passera à huit ans. La nouvelle a été confirmée par le ministre de la Santé, Réjean Hébert, et le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, qui estiment que cette période prolongée se traduira par plusieurs avantages. Chaque année, la Régie de l’assurance-maladie délivre en moyenne deux millions de cartes, selon les données du gouvernement. La réduction du nombre d’émissions se traduira par des économies et une réduction de moitié du nombre de formulaires de renouvellement et d’envois postaux. Cette mesure devrait également contribuer à diminuer l’utilisation de papier et de plastique, ce qui constitue également un geste environnemental, a indiqué le ministre Réjean Hébert. Cette validation bonifiée de la carte d’assurance-maladie et du permis de conduire ne doit pas modifier les procédures de renouvellement de ces deux pièces d’identité. La délivrance de ces deux cartes continuera de se faire de manière synchronisée.

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Commission Charbonneau: 1,2 million $ payé à Gérard Cyr, du local 144

MONTRÉAL – Un employeur du domaine de la mécanique industrielle a affirmé devant la Commission Charbonneau, mercredi, que son entreprise Ganotec a versé 1,2 million $ au dirigeant syndical Gérard Cyr, de 1998 à 2006, soit un pourcentage des contrats obtenus dans les raffineries Shell et Pétro-Canada. Et ce président-directeur général de Ganotec, Serge Larouche, affirme avoir déjà tenté d’informer un ancien ministre libéral du Travail, Laurent Lessard, des problèmes qu’il encourait avec M. Cyr _ pas de l’argent versé, mais de M. Cyr en général _ et que celui-ci n’aurait tout simplement pas voulu en entendre parler. M. Cyr a longtemps dirigé l’influent local 144 des tuyauteurs, affilié au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (international), mieux connu sous son surnom de local 144 des plombiers, l’ancien local de Dédé Desjardins lors de la Commission Cliche dans les années 1970. C’est donc M. Cyr, comme gérant d’affaires de la section locale 144, qui s’occupait du placement syndical des tuyauteurs sur les chantiers. Au départ, M. Cyr aurait même demandé 1 pour cent de la valeur de ces contrats, mais le montant a été abaissé à 0,5 pour cent après négociation avec le patron de Ganotec, Léopold Gagnon, a précisé M. Larouche. M. Cyr a semble-t-il demandé cette quote-part des contrats après qu’il eut servi d’intermédiaire pour diriger vers Ganotec Eugène Arseneau, un expert chez les calorifugeurs, qui a permis à Ganotec de décrocher des contrats. Pour obtenir de l’argent comptant pour donner à M. Cyr, M. Larouche a fait affaires avec une entreprise de Louis-Pierre Lafortune, un témoin déjà entendu par la commission, un dirigeant des Grues Guay, mais qui était à l’époque chez Fortier Transfert. Il avait entendu dire «que Louis-Pierre Lafortune rendait ce service-là» de trouver pour lui de l’argent liquide. M. Larouche a aussi relaté qu’à une autre occasion, l’entreprise avait déjà dû payer 40 000 $ à Gérard Cyr pour s’assurer d’avoir une main-d’oeuvre capable de faire le travail demandé. Il a raconté qu’en 1997, son entreprise avait décroché un contrat en coentreprise chez Karbomont, une usine de «noir de carbone». Et le président de Ganotec, Léopold Gagnon, lui avait alors relaté qu’il avait donné 40 000 $ à Gérard Cyr avant le début des travaux de tuyauterie ou pendant. «J’ai été mis au courant et je ne me souviens pas de m’être objecté. Peut-être que j’ai vu ça comme une assurance pour ne pas se faire frapper après les événements de Lebel-sur-Quévillon ou une protection, un peu comme ce qui se passe dans 90 pour cent des bars au Québec», a justifié M. Larouche. Il faisait ainsi référence aux difficultés survenues sur le chantier de Lebel-sur-Quévillon par son entreprise, en 1995-1996. Lorsque Ganotec avait demandé au local 144 de lui dépêcher des tuyauteurs, elle avait reçu ce qu’il a appelé «le fond du local». Ces travailleurs sont souvent moins productifs, trop âgés ou peu compétents. Pour parvenir à achever son chantier, Ganotec avait dû faire venir à Lebel-sur-Quévillon ses employés réguliers de Trois-Rivières, a relaté M. Larouche. «Tu veux des soudeurs capables de souder ce que t’as à souder», a-t-il résumé. Le témoin s’est aussi plaint de l’influence de M. Cyr, qui pouvait à volonté ralentir un chantier de Ganotec ou s’arranger pour que ses membres tuyauteurs refusent de faire des heures supplémentaires. Plaintes et démarches Le commissaire Renaud Lachance a demandé au témoin s’il avait dénoncé l’attitude de M. Cyr aux autorités compétentes _ il n’était alors pas encore question de l’argent que M. Larouche affirme avoir versé à M. Cyr. M. Larouche a rapporté qu’il a demandé à un avocat de dénoncer la situation auprès du président d’alors de la Commission de la construction du Québec, André Ménard. Il en a personnellement parlé au ministre libéral du Travail, Laurent Lessard, en 2005. «Une fois ou deux j’ai parlé au ministre du Travail. J’ai parlé soit directement à la CCQ, soit demandé à un avocat de parler à la CCQ. Et c’est assez difficile de se faire entendre. J’ai eu quelques bons résultats par moments. Je me souviens d’une fois où j’ai parlé à un ministre du Travail (il a plus tard affirmé qu’il s’agissait de Laurent Lessard) en 2005 et je n’étais pas le seul entrepreneur présent. C’était à Trois-Rivières dans un hôtel, un samedi matin. Puis la réponse du ministre, c’était _ on parlait de Gérard, du 144 _ et la réponse c’était ‘ah, on ne peut pas toucher à ça, là’», a raconté M. Larouche. Il a également confirmé l’existence de tirages sur certains chantiers organisés par des délégués syndicaux. En 2010, l’enveloppe d’un gagnant a même abouti sur son bureau par erreur. Se disant à l’époque écoeuré de ce qui se passait dans l’industrie de la construction, il a «agi par émotion» et a contacté l’escouade Marteau, par l’intermédiaire d’un avocat. Il a alors pu parler à une sergente. «Finalement, ça devait être banal, parce que je n’ai pas eu de retour d’appel», a-t-il rapporté, un peu déçu. M. Larouche aura vraiment frappé à toutes les portes. Il a aussi parlé du cas de Gérard Cyr à son pendant syndical canadien, au directeur John Telford, de la United Association, à Ottawa. «Il m’a expliqué qu’il avait les mains attachées», qu’il avait «peur de perdre ses membres au Québec», a rapporté M. Larouche. M. Larouche a aussi donné d’autres sommes à M. Cyr, une fois 10 000 $ et une fois 20 000 $ en «cadeau de Noël» en 2007. En 2007 également, Ganotec était vendue à l’entreprise Kiewit. Or, M. Cyr rencontrait les clients de Ganotec et leur disait que Ganotec ne serait plus la même entreprise désormais. C’est pour cette raison que M. Larouche a voulu lui donner un «cadeau de Noël», pour qu’il cesse de dénigrer l’entreprise auprès de ses clients. En 2008, M. Cyr a finalement remis à M. Larouche une somme de 30 000 $, en affirmant qu’il était ainsi «clean». M. Larouche a cru comprendre que M. Cyr voulait ainsi «se blanchir» auprès de ses membres en remboursant l’argent touché. Et, à cette occasion, M. Cyr lui a fait état de menaces. «Monsieur Cyr m’a dit: ‘on m’a conseillé de te faire passer’». Et M. Larouche a interprété ces propos comme «une menace indirecte». Son témoignage se poursuit jeudi.

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Montérégie: mort dans un accident du passager d’une voiture-taxi, mercredi matin

SAINT-BRUNO-DE-MONTARVILLE, Qc – Le passager d’une voiture-taxi a péri dans une violente collision survenue mercredi matin, vers 9h30, à Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie. Selon le Service de police de l’agglomération de Longueuil, le décès de la victime, un homme âgé de 50 ans, a été constaté peu après l’impact, à l’hôpital. L’accident s’est produit à l’intersection de la route 116 et du boulevard Seigneurial, pour une raison encore inconnue. La police examine l’hypothèse selon laquelle un automobiliste a été aveuglé par le soleil au point de ne pas aperçevoir le feu de circulation à cet endroit. Le chauffeur du taxi a été grièvement blessé au bas du corps tandis que la jeune femme de 22 ans qui conduisait l’autre véhicule n’a pas été gravement blessée. Les deux personnes ont été transportées à l’hôpital. La police a dû procéder à la fermeture de quelques voies de circulation de la route 116, pour fins d’enquête.

Québec/Canada

Piéton fauché mercredi matin dans l’arrondissement Saint-Laurent à Montréal.

MONTRÉAL – Un piéton a été fauché mercredi matin, à l’aube, dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal. L’homme, un aîné, traversait un viaduc lorsqu’il a été frappé par un automobiliste vers 5h30. L’agent Letizia Comparsi, du Service de police de la Ville de Montréal, a précisé que l’homme a circulait sur le viaduc de l’autoroute 15, à un endroit non désigné pour la traverse piétonnière La victime transportée dans un état jugé critique au centre hospitalier. Son décès a été confirmé plus tard à l’hôpital. Le conducteur, un homme dans la cinquantaine, n’a pas subi de blessure.