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Québec/Canada

Obstruction de la circulation: des manifestants sont déboutés en cour à Montréal

MONTRÉAL – La police de Montréal était justifiée d’invoquer le code de la sécurité routière pour arrêter plus de 200 personnes et mettre fin à une manifestation contre la brutalité policière, il y a trois ans. C’est ce qu’a déterminé le juge Richard Starck, mardi, en cour municipale de la Ville de Montréal. Le 15 mars 2011, les policiers avaient procédé à plus de 200 arrestations, infligeant des amendes aux personnes arrêtées. Le tribunal conclut que l’objectif de restreindre la liberté de réunion pacifique inscrit dans l’article 500.1 du code de sécurité routière constitue une limite raisonnable dans une société libre et démocratique. Le jugement indique qu’«aucun citoyen n’a plus de droits quant à l’usage (des chemins publics) qu’un autre». Le tribunal a dit ne pas retenir l’argument qu’il y ait «un droit absolu de manifester», qui ferait en sorte que «tous les autres citoyens doivent simplement souffrir des conséquences» des gestes posés. Selon le jugement, les défendeurs avaient «des moyens alternatifs pour s’exprimer en toute légalité». Ils pouvaient «informer les autorités de leur désir d’utiliser la voie publique», ou encore manifester sur les trottoirs, dans les parcs ou les places publiques. La Ligue des droits et libertés agissait à titre d’intervenante dans cette poursuite contre la Ville de Montréal.

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Délais et confusion pour la commémoration de la mission en Afghanistan

OTTAWA – Une proclamation royale, un moment de silence dans les écoles et le bourdonnement des hélicoptères dans le ciel d’Ottawa sont prévus le 9 mai. Mais la tentative du gouvernement Harper de faire de la commémoration de la mission canadienne en Afghanistan un événement national est confrontée à des délais, de la confusion et aux aléas de la politique. Le premier ministre Stephen Harper a récemment désigné la journée du 9 mai pour honorer les sacrifices des soldats canadiens qui ont combattu les talibans en Afghanistan pendant 12 ans. Mais à part les courtes références sur deux sites du gouvernement, les Canadiens ont peu d’informations sur l’événement, et certains se demandent de quelle façon le public est invité à y participer. La Légion royale canadienne a reçu la semaine dernière une lettre du ministère des Anciens combattants, qui lui demande de contribuer à la sensibilisation publique et d’organiser des événements dans ses 1450 sections locales à travers le pays. Le directeur du marketing de la Légion, Scott Ferris, souligne que l’organisation aura très peu de temps pour organiser des rassemblements et en faire la promotion. Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, a déclaré il y a deux semaines que les détails de l’hommage aux vétérans d’Afghanistan étaient en cours d’élaboration, en précisant que le site du ministère des Anciens combattants fournirait plus de détails au public au moment opportun.

Québec/Canada

Un adulte sur trois a souffert d’une forme de violences durant son enfance

TORONTO – Un adulte canadien sur trois a souffert d’une forme quelconque de violences durant son enfance, laisse croire une nouvelle étude, publiée mardi dans le Journal de l’Association médicale canadienne. L’étude mentionne que ces violences durant l’enfance sont associées à un risque plus élevé de troubles de santé mentale à l’âge adulte. L’auteure principale de l’étude, Tracie Afifi, de l’Université du Manitoba, a affirmé qu’elle présentait le premier portrait à l’échelle du pays de la fréquence de violences vécues durant l’enfance par les adultes canadiens. Les auteurs ont examiné les données recueillies auprès de plus de 23 000 adultes ayant pris part à l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada en 2012. Il a été demandé aux participants s’ils avaient reçu des coups ou avaient fait l’objet d’autres formes d’agression physique ou sexuelle durant l’enfance, ou encore s’ils avaient été exposés à de la violence entre les adultes au domicile familial. La question «Avez-vous été agressé?» ne leur a pas été adressée, étant donné que les études montrent que certaines personnes ayant été agressées ne perçoivent pas leur expérience en ces termes. Plutôt, les questions s’attardaient à savoir si les personnes interrogées avaient été frappées au visage ou à la tête, avaient reçu une fessée avec un lourd objet, avaient été poussées, empoignées, renversées ou avaient reçu des projectiles visant à les blesser. Les participants étaient appelés à répondre «oui» seulement si le geste avait été posé au moins à trois reprises. Une autre question demandait aux participants s’ils avaient été frappés du pied ou des poings, mordus, étranglés, brûlés ou tabassés à au moins une reprise. Les questions sur les agressions à caractère sexuel étaient élaborées avec l’objectif de déterminer si ces personnes avaient eu des relations sexuelles contre leur gré. Un adulte sur trois a fait état d’expériences correspondant aux critères d’au moins un genre d’agression, l’agression physique ayant été la plus courante; 26 pour cent des répondants ont dit avoir subi des agressions physiques. Dix pour cent des répondants ont dit avoir subi des agressions sexuelles, tandis que près de huit pour cent ont dit avoir été témoins de violences entre les adultes au domicile familial. Les hommes étaient plus nombreux que les femmes à avoir vécu des agressions physiques, soit 31 pour cent contre 21 pour cent. Mais les femmes étaient plus nombreuses à avoir subi des agressions sexuelles, dans une proportion de 14 pour cent par rapport à près de six pour cent du côté des hommes. Les chercheurs ont poussé plus loin leur investigation, examinant si la proportion de problèmes de santé mentale était plus importante chez les adultes qui avaient souffert de violences durant l’enfance. «Nous avons trouvé des liens solides entre la violence durant l’enfance et la santé mentale», ont écrit les auteurs. Ce genre d’étude ne peut pas établir la preuve d’un lien de cause à effet; il peut seulement souligner des liens possibles.

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François Legault veut essayer une nouvelle recette et Deltell s’incline

QUÉBEC – François Legault veut essayer une «nouvelle recette» pour mener la Coalition avenir Québec (CAQ) au pouvoir dans quatre ans et demi. Le chef caquiste a servi cette explication mardi pour justifier sa décision de retirer à Gérard Deltell la fonction de leader parlementaire au profit de François Bonnardel. Après deux défaites électorales et à l’aube d’un long mandat majoritaire du Parti libéral, le temps était venu pour la CAQ de rebrasser les cartes, a fait valoir son chef. «On a fini troisième, donc, je veux m’améliorer. La prochaine fois je veux finir premier, ça fait deux fois que je finis troisième, ce n’est pas mon style», a soulevé le leader caquiste, tout juste avant la prestation de serment des 22 élus de la Coalition avenir Québec au Salon rouge de l’Assemblée nationale. «Je pense que c’est normal que pour les quatre prochaines années et demi, il y ait des changements. Et moi, je voulais voir des changements, essayer une nouvelle recette, mettre les joueurs à des endroits différents. Leader (parlementaire), c’est une position importante mais je vous dirais qu’il y a un certain nombre de portefeuilles qui sont aussi importants», a-t-il ajouté. Réélu le 7 avril dans la circonscription de Chauveau, M. Deltell est en attente d’une nouvelle affectation depuis qu’il a perdu son poste de gardien de la procédure parlementaire la semaine dernière. Il se verra offrir des responsabilités majeures au sein du caucus dans les jours qui viennent, a assuré M. Legault. «M. Deltell va avoir un rôle important à jouer, je vais lui donner un portefeuille important au cours des prochains jours, on attend juste d’avoir la nomination du conseil des ministres (mercredi)», a-t-il dit. Des rumeurs de corridors laissaient entendre la semaine dernière que le chef de la CAQ avait pris en grippe le groupe d’anciens députés de l’Action démocratique (ADQ) dans la région de Québec dont M. Deltell est la figure la plus connue avec son collègue de La Peltrie, Éric Caire. Selon M. Legault, il s’agit d’une histoire montée en épingle qui ne correspond pas à l’ambiance qui règne au sein de la CAQ. Il ne croit pas, du reste, avoir manqué de respect envers l’ancien chef de l’ADQ en le dépouillant de sa fonction de leader. «J’ai eu une très bonne conversation quand je lui ai annoncé ça à l’avance. Je ne vois pas, je pense qu’on a monté tout ça en épingle. Il y a une très bonne ambiance à la Coalition avenir Québec», a-t-il insisté. En point de presse, M. Deltell n’a pas tenté de dissimuler sa déception mais il s’est fait bon soldat. Il a dit accepter la décision de son chef de confier à quelqu’un d’autre la tâche de veiller à la procédure pendant les débats. «C’est la prérogative du chef de nommer les officiers parlementaires», a-t-il dit, promettant qu’il assumera ses prochaines responsabilités «avec le plus d’enthousiasme possible». «Ça fait partie de la vie politique. J’ai toujours dit que ces emplois-là ne nous appartiennent pas, ces emplois-là nous sont prêtés. Je l’ai dit souvent, maintenant je l’applique», a-t-il souligné, philosophe. Pour un deuxième mandat de suite, la CAQ devra se contenter du rôle de second violon à l’Assemblée nationale derrière l’opposition officielle formée, cette fois, du Parti québécois. Dans son allocution au Salon rouge, au terme de l’assermentation de ses députés, M. Legault a fait savoir que sa formation allait exercer une vigilance soutenue sur cinq grands enjeux pendant la prochaine session parlementaire. Ces enjeux sont l’économie, la réduction du fardeau fiscal, la qualité des services publics, l’intégrité et enfin, la défense du français et l’identité.

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Formation du conseil des ministres: un premier test de leadership pour Couillard

QUÉBEC – Philippe Couillard passera son premier test de leadership en tant que premier ministre du Québec, mercredi, en annonçant la composition de son conseil des ministres, un exercice qui peut s’avérer périlleux. Il a le choix entre 69 députés élus ou réélus le 7 avril et la plupart d’entre eux, vraisemblablement les deux tiers, seront forcément déçus en voyant que leur nom ne figure pas sur la liste. D’ici l’annonce, M. Couillard et son entourage immédiat vont donc devoir faire des arbitrages souvent difficiles. Mardi, les heureux élus savaient qu’ils seraient appelés à faire partie du conseil des ministres, mais certains ignoraient encore à quelle fonction. Le portrait de famille risque fort de changer dans un jeu de chaises musicales jusqu’à la prestation de serment. Le mot équilibre sera sans doute celui qui aidera le plus M. Couillard à trancher dans bien des cas. Équilibre entre anciens et nouveaux, entre hommes et femmes, entre élus de Montréal et des régions. Le caucus libéral provient en bonne partie de l’île de Montréal. Prudent, M. Couillard s’est imposé une autre contrainte: procéder à des «vérifications profondes» sur le passé des élus appelés à faire partie du conseil des ministres pour s’assurer de leur intégrité. Tous devront montrer patte blanche aux policiers enquêteurs avant d’espérer monter dans une limousine. Pour afficher sa différence et se démarquer de l’ère Charest, il devra également s’assurer de faire une place enviable aux recrues, en acceptant de laisser sur la banquette arrière d’ex-collègues ministres. Ce sera le cas pour plusieurs, forcément. Une dernière variante devra être prise en compte: la taille du cabinet. Un nombre élevé de limousines devant le parlement donnerait une image de gaspillage de fonds publics peu compatible avec le discours de rigueur budgétaire tenu par le chef libéral. En 2002, Bernard Landry avait tenté de contenter tout un chacun en dirigeant un cabinet de 36 ministres. A l’inverse, quand il a formé un gouvernement minoritaire, en 2007, Jean Charest s’était imposé un régime minceur avec seulement 18 ministres. Quelque part entre ces deux extrêmes, il faut s’attendre à ce que M. Couillard joue dans les mêmes eaux que Pauline Marois, qui s’était entourée en 2012 de 23 ministres. Le nouveau premier ministre n’a pas révélé quels changements il entendait faire à la structure gouvernementale privilégiée par Pauline Marois, sauf pour dire qu’il créerait deux nouveaux postes: celui de ministre en titre des Forêts et celui de ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises (PME). Depuis l’élection des libéraux, les corridors du parlement bruissent de rumeurs jamais confirmées des joueurs qui devraient faire partie de l’équipe Couillard. Il est hasardeux de prédire qui fera quoi alors que le processus suit son cours, mais certains noms s’imposent. Parmi les recrues, il faut s’attendre à voir les noms de Carlos Leitao (Finances, vraisemblablement), Jacques Daoust (Développement économique), Martin Coiteux (avec lui aussi un portefeuille économique) et Gaétan Barrette (Santé). Chez les anciens qui n’ont jamais été ministres, on pourrait voir apparaître les noms de Jean D’amour, Robert Poëti (Sécurité publique) et Stéphane Billette (Agriculture). Et chez les anciens ministres libéraux jugés incontournables, M. Couillard pourrait faire appel à Pierre Moreau (Justice), Robert Dutil, Pierre Paradis (Leader), Pierre Arcand et Yves Bolduc. Du côté des femmes, une recrue devrait avoir une place au conseil des ministres: Hélène David, logiquement à l’Enseignement supérieur. Parmi les députées réélues, on devrait revoir d’anciennes ministres: Lise Thériault, Christine St-Pierre (possiblement de retour à la Culture), Marguerite Blais (Personnes âgées), Kathleen Weil (de retour à l’Immigration) et Dominique Vien. Une simple députée devrait monter en grade et représenter l’Outaouais, Stéphanie Vallée. M. Couillard s’est engagé à viser «une zone de parité» pour ce qui est de la représentation des femmes au cabinet, soit au moins 40 pour cent du total. Le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, pourrait être appelé à relever un nouveau défi (Relations internationales ou Éducation), pour laisser la place éventuellement à Jean-Marc Fournier, un proche de M. Couillard.

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Le navire qui s’était échoué près de Québec reprend sa route

GRONDINES, Qc – Un navire transportant des produits chimiques qui s’était échoué mardi matin dans le fleuve Saint-Laurent au sud-ouest de Québec a finalement repris sa route, a confirmé en après-midi le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Un «problème de gouvernail» non spécifié a provoqué l’échouement du Halit Bey, a par ailleurs expliqué Michel Plamondon, conseiller en communications chez Pêches et Océans Canada pour la région du Québec. «Les tentatives de renflouer le navire avec un remorqueur ont réussi», a indiqué de son côté la porte-parole du BST, Julie Leroux. La version des faits offerte par la Garde côtière canadienne (GCC) est toutefois différente: le navire est revenu à flot «à la faveur de la marée montante». «Entre 14 h 30 et 14 h 45 environ, le navire s’est renfloué lui-même. À ce moment-là, le gouvernail était revenu en fonction», a expliqué M. Plamondon. Les trois enquêteurs du BST qui avaient été dépêchés à Grondines, près de Québec, se trouvaient toujours à bord du vaisseau mardi après-midi pour tenter de déterminer les causes de l’accident. «Ils font leur évaluation: la collecte de données, les entrevues avec l’équipage, pour savoir ce qui s’est passé. Avec cette information-là, ils vont décider s’ils font une enquête complète ou non», a précisé Mme Leroux. Si les circonstances de l’échouement demeurent nébuleuses, il pourrait y avoir investigation. Par contre, si la collecte de données suffit à identifier les causes de l’accident, cela ne sera pas nécessaire. On sait déjà qu’aucun dommage à l’environnement n’a par ailleurs été observé, comme l’ont confirmé le BST et la Garde côtière. Le Halit Bey transporte dans ses cales des tonnes d’engrais liquide — de l’urée. Le navire voguait en direction de Trois-Rivières mardi lorsqu’il s’est échoué à hauteur de Grondines. Le navire, d’une longueur d’environ 161 mètres, a été construit en 2009; il est enregistré aux Îles Marshall, dans l’océan Pacifique.

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Crimes sexuels : le cancer qui ronge l'armée canadienne Société

Crimes sexuels : le cancer qui ronge l’armée canadienne

Chaque jour, cinq personnes sont agressées sexuellement dans les Forces canadiennes. Pendant un an, L’actualité a enquêté sur ce fléau qui touche l’institution militaire depuis des années, et auquel aucun remède n’a encore été trouvé, malgré les efforts.

Québec/Canada

ALI Excavation perd le droit de soumissionner sur les contrats publics

MONTRÉAL – Une entreprise dont l’ancien président ne respectait pas les «règles» collusionnaires et qui a été assassiné par des hommes cagoulés a été ajoutée mardi au registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA). ALI Excavation, une compagnie installée à Salaberry-de-Valleyfield, devra se refaire une virginité avant de regagner le droit de participer aux appels d’offres du gouvernement. En mai 2013, Gilles Théberge, ex-employé de l’entreprise en construction Sintra, avait expliqué devant la commission Charbonneau que Serge Loiselle ne respectait pas les règles de la collusion. Il avait déclaré que l’ancien entrepreneur «n’était pas honnête» car il ne respectait pas les ententes prises lors des rencontres visant à séparer les appels d’offres. L’ancien dirigeant de l’entreprise familiale, Serge Loiselle, a été assassiné à son domicile en novembre 2011 par des hommes cagoulés qui avaient fait irruption chez lui. La Sûreté du Québec avait opté pour la thèse d’un braquage qui avait mal tourné. Son frère Normand Loiselle est depuis aux commandes d’ALI Excavation. Il n’a pas souhaité réagir à l’inscription de la compagnie sur la liste noire du gouvernement. La durée d’inadmissibilité aux contrats publics est théoriquement de cinq ans à partir de la date du jugement définitif. Les firmes mises à l’index peuvent néanmoins retrouver le droit de soumissionner en recevant une autorisation de l’Autorité des marchés financiers (AMF).