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Une suspect dans une affaire de drogue misait sur son amitié avec le maire Ford

TORONTO – Des documents judiciaires ont révélé qu’un homme inculpé dans une affaire de drogue espérait que son amitié avec le maire de Toronto, Rob Ford, puisse l’aider à avoir un emploi à la ville. Alexander Lisi, âgé de 35 ans, a été accusé de quatre infractions en matière de drogue, y compris de trafic de marijuana, plus tôt ce mois-ci. Les médias ont décrit Lisi comme un chauffeur occasionnel du maire et M. Ford l’a lui-même qualifié d’ami et de «bon gars». Des documents publiés mardi ont démontré que le maire Ford s’était porté garant pour son ami dans une autre affaire, il y a quelques mois, louant ses qualités de leadership exceptionnelles et son travail acharné dans une lettre déposée au tribunal. La lettre, datée du 4 juin, faisait partie d’un rapport préparé par un agent de probation après que Lisi eut été reconnu coupable d’avoir menacé de tuer une femme. Le maire a écrit qu’il connaissait Lisi depuis plusieurs années et que ce dernier avait été bénévole lors de sa campagne électorale en 2010. Dans sa lettre imprimée sur du papier à entête officielle du maire, il écrivait que M. Lisi lui avait démontré qu’il avait une grande éthique de travail et qu’il avait toujours fait preuve de tact et de diplomatie. Interrogé sur cette lettre de référence, mardi, M. Ford a simplement dit qu’il écrivait beaucoup de lettres.

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Éducation: Ottawa veut imposer des normes aux écoles autochtones

OTTAWA – Le gouvernement fédéral propose d’évaluer les écoles situées dans les réserves des Premières Nations afin que celles-ci respectent les normes provinciales. Le ministère des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien a publié mardi une proposition de projet de loi sur l’éduction des Premières Nations à des fins de consultations. Le projet donnerait à Ottawa le pouvoir d’établir et de contrôler les normes pour les écoles situées dans des réserves. Si une école ne répond pas aux normes, Ottawa s’occuperait alors de sa gestion de façon temporaire. Selon le gouvernement, un enseignement médiocre et de mauvais résultats scolaires ont joué un rôle important dans l’appauvrissement des autochtones canadiens. La proposition indique qu’un inspecteur examinerait annuellement les normes et les résultats obtenus dans les écoles des Premières Nations et apporterait des suggestions pour des améliorations si c’est nécessaire. Si cet inspecteur découvre que «d’importants problèmes persistants» ne sont pas résolus, le gouvernement fédéral pourra alors nommer une direction temporaire pour gérer les écoles, surtout si la sécurité et les résultats scolaires sont en jeu. Avant la publication de la proposition, les chefs autochtones avaient avisé le gouvernement de ne pas chercher à exercer trop de pouvoir sur les Premières Nations.

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Accusations de fraude contre un Américain qui prétendait être lié à Santé Canada

Un homme qui se serait fait passer pour l’ancienne sous-ministre canadienne de la Santé et d’autres fonctionnaires de Santé Canada fait face à des accusations de fraude aux États-Unis, après une enquête menée par le Federal Bureau of Investigation (FBI) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ont annoncé les autorités américaines, mardi. Les procureurs américains affirment que Howard Leventhal, 56 ans, domicilié dans l’Illinois, a fraudé le groupe financier Paragon de 800 000 $ US en affirmant que le groupe pourrait collecter de l’argent que Santé Canada devait supposément à son entreprise, Neovision. Selon la poursuite déposée en cour fédérale à New York, l’homme aurait assuré à Paragon qu’il fournissait à Santé Canada des appareils permettant aux médecins et aux autres professionnels de la santé d’obtenir des informations instantanées et détaillées sur leurs patients. L’appareil en question portait le nom de «Heltheo’s McCoy Home Health Tablet», en référence au docteur Leonard McCoy de la série télévisée «Star Trek». Pour élaborer sa fraude, Howard Leventhal aurait usurpé l’identité de plusieurs responsables de Santé Canada, dont celle de la sous-ministre Glenda Yeates, qui a récemment pris sa retraite. M. Leventhal, qui a été arrêté mardi, a créé et utilisé de faux noms de domaine, numéros de téléphone et adresses courriel qui ressemblaient étroitement à ceux utilisés par le personnel de Santé Canada, comme hc-sg-gc.ca au lieu de la véritable adresse web de Santé Canada, hc-sc.gc.ca. Toutefois, l’accord que M. Leventhal prétendait avoir avec Santé Canada n’existait pas, et la signature de la sous-ministre Glenda Yeates sur les documents était contrefaite, selon le bureau du procureur. Le groupe financier Paragon a avancé 800 000 $ à M. Leventhal pour son prétendu projet, mais n’a toujours pas revu la couleur de son argent. Howard Leventhal aurait également tenté de soutirer 2,5 millions $ US à un agent double à New York en prétendant que son entreprise avait obtenu un contrat lucratif avec Santé Canada. S’il est reconnu coupable, il est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.

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Les deux fils Accurso vendent leur participation dans Investissements Hexagone

MONTRÉAL – Deux fils de Tony Accurso, James et Marco, vendent leur participation dans Investissements Hexagone, dans le but d’accroître les chances de cette entreprise d’obtenir les autorisations de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ils demeureront toutefois à l’emploi du Groupe Hexagone, filiale à part entière d’Investissements Hexagone. Le conseil d’administration d’Investissements Hexagone a dit avoir autorisé mardi le rachat des actions de Marco Accurso et James Accurso. Selon la compagnie, Marco Accurso et James Accurso «ont convenu» de vendre leur participation et de renoncer à leur statut d’actionnaire dans le but de «maximiser les chances» de la société et de ses filiales d’obtenir les autorisations de l’AMF. Le communiqué indique que les deux fils de Tony Accurso ont expliqué qu’ils ne voulaient pas que «leur situation familiale» représente un obstacle à la délivrance des autorisations dont le Groupe Hexagone et Gastier ont besoin pour réaliser des contrats publics au Québec et «pour préserver l’expertise et les emplois». L’entrepreneur en construction Tony Accurso a soumis un plaidoyer de non-culpabilité fin septembre, au Palais de justice de Laval, dans un important dossier de fraudes alléguées contre le fisc québécois. Le suspect fait l’objet de 928 chefs d’accusation déposés en juin par Revenu Québec. L’enquête pro-forma a été fixée au 17 décembre, en Cour supérieure du Québec. Aucune des sociétés citées dans les actes d’accusation ne figure parmi les actifs achetés, en avril dernier, par Investissements Hexagone. Investissements Hexagone s’est portée acquéreur de Louisbourg SBC, Gastier, Géodex, Ciments Lavallée et Houle H2O, qui faisaient partie de l’empire Accurso. L’entreprise avait été fondée par six actionnaires, parmi lesquels se trouvent les deux fils de Tony Accurso. Le président et chef de la direction d’Investissements Hexagone, Joël Gauthier, s’est dit heureux mardi «de pouvoir continuer à compter sur leurs compétences dans la réalisation de grands chantiers de construction». Par ailleurs, la compagnie évoque des raisons indépendantes du processus d’autorisation de l’AMF pour expliquer un autre départ, celui d’Adrien Vigneault. Au terme de cette restructuration, Investissements Hexagone compte trois actionnaires égaux, à savoir Joël Gauthier, Benoît Bégin et Sylvain Gadoury. Investissements Hexagone dit compter 2500 employés.

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Le fédéral est en voie d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2015, dit Flaherty

OTTAWA – Le gouvernement fédéral affirme être en avance de 7 milliards $ dans sa progression vers le déficit zéro, un résultat qui devrait ouvrir la voie aux mesures promises de réductions d’impôt par l’administration Harper en vue des prochaines élections. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a déposé des documents financiers, mardi, montrant que le déficit d’Ottawa pour l’exercice annuel 2012-2013 venant d’être complété est de 18,9 milliards $, alors que les prévisions dans le budget de mars dernier étaient de 25,9 milliards $. «Il sera moindre l’an prochain, a dit M. Flaherty. Nous avons encore 18 mois avant le budget en 2015, mais on peut assurer aux Canadiens que le gouvernement fédéral est sur la bonne voie financièrement et qu’il équilibrera son budget en 2015.» Le moment est crucial pour les conservateurs, qui ont vu leurs appuis dans les sondages s’éroder au bénéfice du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique. Lors de la campagne de 2011, la première ayant valu un gouvernement majoritaire à Stephen Harper, les conservateurs avaient non seulement promis d’équilibrer le budget avant un nouvel appel aux urnes, mais aussi de mettre en place un fractionnement partiel du revenu — une réduction significative d’impôt pour les familles — et de doubler la limite des populaires Comptes d’épargnes libres d’impôt. M. Flaherty s’est félicité d’économies importantes résultant de mesures dynamiques de réductions des coûts mises en place dans le budget 2011, et dans les années précédentes. «Les dépenses sont sans nul doute sous contrôle, ce qui n’est pas facile à accomplir», a exprimé le ministre. Le total des dépenses a été supérieur d’un mince 200 millions $, ou 0,1 pour cent, par rapport à l’exercice précédent, en partie grâce à une réduction de 1,9 milliard $ sur le service de la dette. Les revenus ont crû de 7,5 milliards $, ou trois pour cent, avec des progressions tant du côté des particuliers que des entreprises. Le déficit a fléchi durant la période 2012-2013 pour s’établir à 18,9 milliards $, comparativement à 26,3 milliards en 2011-2012. Deux ans plus tôt, en 2009-2010, il était de plus du double, à 55,6 milliards $. Bien que plus important qu’anticipé, plusieurs analystes avaient prédit que le déficit pour 2012-2013 serait moindre que la projection dans le budget, pratiquement inchangée par rapport à l’année précédente. L’économiste de la Banque Scotia Mary Webb, qui est spécialisée dans l’analyse financière, a dit avoir été toujours sceptique quant à la trajectoire détaillée dans le budget de mars, qui ne montrait aucun progrès entre 2011-2012 et 2012-2014, puis une chute soudaine les deux années suivantes. Les nouvelles données montrant une élimination du déficit plus graduelle sont plus crédibles, a-t-elle soutenu. «Est-ce que quelque chose pourrait les souffler hors de cette trajectoire? Certainement, a dit l’analyste. Mais dès lors que le gouvernement a réduit le déficit à un pour cent du produit intérieur brut, les conséquences d’être soufflés hors de sa voie deviennent moins dramatiques.» M. Flaherty a souligné que le ratio de la dette nette au PIB de l’ensemble des administrations publiques du Canada a été de 34,5 pour cent en 2012 — une fois les dettes provinciales et les actifs nets des régimes de pensions pris en compte —, un résultat significativement inférieur aux autres pays du G7. M. Flaherty estime que l’équilibre budgétaire peut être atteint en 2015 sans augmenter les impôts et sans couper les transferts aux particuliers ou aux autres ordres de gouvernement.

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Fonds de solidarité de la FTQ: le PQ veut freiner les ardeurs de la CAQ

QUÉBEC – Des députés péquistes ont bloqué une proposition de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour convoquer les dirigeants du Fonds de solidarité de la FTQ en commission parlementaire. Lors d’une séance de travail, les quatre parlementaires ont jugé que le mandat proposé par le député de la CAQ Christian Dubé était trop large et trop partisan. Mardi, M. Dubé s’est moqué des contradictions du gouvernement, qui souhaite revenir à la charge mercredi en soumettant une proposition de mandat au vote de tous les députés de l’Assemblée nationale. Au Salon bleu, le député caquiste a déclaré que sa proposition réclamait que la commission «tienne des consultations particulières et auditions publiques sur la gestion et la gouvernance du Fonds de solidarité». «C’est très simple, mais les députés du Parti québécois, à la commission des finances publiques, ont voté contre, a-t-il dit. Et tout à l’heure, il y a quelques minutes, le PQ a émis un communiqué pour dire qu’il était pour.» Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a répété l’intention du gouvernement d’entendre les dirigeants du fonds de travailleurs en commission parlementaire. «Et assurément, dans les prochaines heures, il y aura de nouvelles discussions, au sein de la commission parlementaire, pour trouver un consensus sur le mandat de cette commission», a-t-il dit. Le bureau du whip Marjolain Dufour a expliqué que tous les députés, et non seulement ceux membres de la commission, seront appelés à se prononcer sur une motion qui sera déposée mercredi. L’attaché de presse Sébastien Marcil a précisé que cette motion indiquera la durée des travaux de la commission des finances publiques ainsi que le nom des deux témoins entendus, soit le président du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec, Yvon Bolduc, ainsi que Michel Arsenault, président de la FTQ et président du conseil d’administration du fonds de travailleurs. Le leadership de M. Arsenault est contesté. Certains membres affiliés à la FTQ, au sein de l’aile québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique, sont favorables au départ de M. Arsenault, en raison d’allégations qui l’ont éclaboussé devant la Commission Charbonneau concernant les liens du syndicat avec le crime organisé. La CAQ souhaite faire la lumière sur les modifications apportées à la gestion du fonds, une demande appuyée par la première ministre Pauline Marois. Mme Marois avait, il y a dix jours, prévenu la CAQ que le mandat de la commission devrait être soigneusement balisé pour éviter tout dérapage. M. Marcil a affirmé mardi que la proposition soumise par M. Dubé visait à transformer la commission des finances publiques en Commission Charbonneau.

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Bell compte surveiller les habitudes d’utilisation de ses clients

TORONTO – Bell commencera sous peu à surveiller de quelle façon ses clients utilisent le Web et leurs appareils sans fil, ce qu’ils écoutent à la télévision, et à quel moment ils font des coups de téléphone. Selon sa politique de confidentialité récemment mise à jour, Bell commencera sa cueillette de données le 16 novembre. L’entreprise a affirmé que les renseignements obtenus seraient utilisés afin d’améliorer la performance de son réseau, de rédiger des rapports de mise en marché et de vendre des publicités ciblées sur appareils sans fil. Des renseignements sur les sites web visités, les termes de recherche utilisés, les émissions de télévision regardées, les modes d’appel et l’utilisation des appareils sans fil seront collectés et combinés à ceux sur les produits et services qu’utilisent et payent les clients, leur lieu d’habitation, leur sexe et leur âge. Bell (TSX:BCE) a indiqué que les données recueillies ne seraient pas liées à l’identité d’un client ou d’un autre. Bien que les clients du fournisseur de services de télécommunications aient la possibilité de demander à ce que leurs données ne soient pas utilisées à des fins de publicité et de marketing, il semble que ces données seront recueillies de toute façon. Bell n’a pas répondu à une demande d’entrevue. Michael Geist, un professeur de droit à l’Université d’Ottawa, où il occupe la Chaire de recherche du Canada en droit d’Internet et du commerce électronique, s’est dit choqué par l’étendue de la cueillette de données que s’apprête à entreprendre Bell. Le niveau d’intrusion de l’opération de Bell est sans précédent au Canada, a estimé M. Geist. Un porte-parole de la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart, a affirmé que le commissariat avait reçu plusieurs plaintes de la part de consommateurs au sujet de la nouvelle politique de Bell. Une enquête à ce sujet sera entreprise, a-t-il ajouté.

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Un homme est arrêté pour une histoire de pédophilie et de pornographie juvénile

L’ASSOMPTION, Qc – Un homme de 33 ans a été arrêté mardi matin à L’Assomption, dans Lanaudière, en lien avec une histoire de pédophilie et de pornographie juvénile. Gabriel Lafrance a été épinglé par l’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet (ESEI) de la Sûreté du Québec, qui a également saisi du matériel informatique à son domicile pour analyse. En échange de sommes d’argent, l’homme aurait commis des gestes à caractère sexuel à l’égard d’une personne d’âge mineur. Il a comparu mardi au palais de justice de Joliette et fait face à une longue liste d’accusations de leurre, proxénétisme, incitation à des contacts sexuels, production de pornographie juvénile, possession de stupéfiants, possession d’une arme à feu sans autorisation et entreposage négligent de celle-ci. La Sûreté du Québec poursuit son enquête afin de déterminer si Gabriel Lafrance a fait d’autres victimes.