Actualités

Publicité
Québec/Canada

Un groupe de parents catholiques s’oppose au défilé de la fierté gaie à Toronto

TORONTO – Un groupe de parents demande au syndicat des enseignants catholiques de l’Ontario de ne pas participer au défilé de la fierté gaie à Toronto l’été prochain. La présidente de Parents As First Educators, Teresa Pierre, a exhorté lundi les électeurs catholiques à signer une pétition destinée aux membres de conseils scolaires catholiques de la province. Cette pétition vise à convaincre les conseillers scolaires de demander à l’Association des enseignants catholiques de langue anglaise de l’Ontario de ne pas prendre part officiellement au défilé de la fierté gaie. Mme Pierre a fait valoir que l’événement n’est pas compatible avec les enseignements de l’Église sur l’homosexualité. Selon elle, les parents catholiques s’attendent à ce qu’un syndicat d’enseignants catholiques soutienne les enseignements de l’Église sur le mariage et la famille. Mme Pierre soutient que le défilé enfreint des lois sur la nudité en public, et que les participants font la promotion de rapports homosexuels. Le syndicat, qui représente environ 34 000 enseignants, n’a pas commenté. Note to readers: Version corrigée: Parents As First Educators exhorte les électeurs catholiques à signer leur pétition. Une version précédente indiquait que l’organisme exhortait les administrateurs à signer la pétition.

Québec/Canada

Le programme «Logement d’abord» pourrait ne pas convenir aux jeunes itinérants

OTTAWA – Un rapport à paraître conclut que le programme fédéral «Logement d’abord» pourrait n’avoir qu’un impact limité sur les jeunes itinérants. Le rapport émet des mises en garde sur l’approche d’un tel programme pour les jeunes, faisant valoir la nécessité d’une attention particulière aux besoins juridiques, sociaux et de développement des jeunes itinérants. Le rapport de 44 pages, obtenu par La Presse Canadienne, a été rédigé par le professeur Stephen Gaetz, de l’Université York, et fait partie d’une série de documents sous l’égide du portail «Homeless Hub», qui se consacre à l’itinérance au Canada. «Logement d’abord» fournit aux individus et aux familles une solution stable de logement comme première étape dans la résolution d’autres problèmes sociaux, plutôt que de prendre l’approche inverse. Le programme a été lancé au début des années 1990 à New York. Depuis ce temps, le taux de succès pour offrir un toit de façon permanente aux itinérants souffrant de troubles mentaux a été de 85 pour cent aux États-Unis. Le gouvernement conservateur mise sur la stratégie «Logement d’abord», qui aurait donné des résultats concrets dans cinq villes au pays, selon la Commission de la santé mentale du Canada. Mais pour le professeur Gaetz, auteur du rapport «Coming of Age», il reste encore à démontrer que cette approche fonctionne vraiment pour les jeunes itinérants. Certains chercheurs estiment que les jeunes Canadiens souffrant de problèmes de dépendance et de santé mentale ne peuvent conjuguer avec l’indépendance requise par les programmes, et les choix qui sont offerts. La ministre d’État au Développement social, Candice Bergen, a défendu lundi l’approche adoptée par son gouvernement. «’Logement d’abord’ est un modèle éprouvé qui donne de meilleurs résultats pour les plus vulnérables — sans égard à l’âge, au genre ou à l’ethnie —, tout en s’assurant que l’argent durement gagné par les contribuables est utilisé à bon escient», a-t-elle écrit. Les communautés canadiennes sont quant à elles libres d’investir à l’échelle locale dans d’autres approches éprouvées, notamment dans des initiatives destinées spécifiquement aux jeunes de la rue, a ajouté la ministre Bergen. Un vaste projet-pilote appelé «Chez soi» a été créé en 2008 grâce à un investissement de 110 millions $ du gouvernement fédéral. Le programme a contribué à trouver et à payer le loyer de logements dans cinq villes à travers le pays, et a aussi offert à ces itinérants souffrant de problèmes de santé mentale tous les services sociaux nécessaires à leur maintien en logement. Depuis le 1er avril, la Stratégie contre l’itinérance du gouvernement conservateur, doté d’un budget de 600 millions $, a migré vers une approche «Logement d’abord». Selon un précédent rapport, «État de l’itinérance au Canada 2013», publié par le portail Homeless Hub, au moins 200 000 Canadiens chaque année font appel à des services d’urgence pour les itinérants ou dorment dans la rue au moins une fois au cours de l’année. Environ 28 500 Canadiens dorment dans la rue chaque nuit, mais jusqu’à 50 000 autres seraient des itinérants non répertoriés — certains trouvant refuge temporairement chez des amis ou des parents. Le Homeless Hub (www.homelesshub.ca) est une bibliothèque de recherche et un centre de ressources électroniques soutenu par le Réseau canadien de recherches sur l’itinérance.

Québec/Canada

Les autorités albertaines enquêtent sur la mort d’un électricien chez Suncor

FORT MCMURRAY, Alta. – Les autorités de santé et sécurité au travail de l’Alberta enquêtent sur le décès d’un employé aux installations de sables bitumineux de Suncor Énergie (TSX:SU), dans le nord de la province. Un porte-parole du gouvernement, Barrie Harrison, a indiqué que l’homme décédé dimanche était un électricien de Suncor de 27 ans qui travaillait près de panneaux électriques sur le lieu de travail. Son identité et la cause officielle de son décès n’ont pas été divulguées. Suncor a indiqué que l’homme avait été gravement blessé et que son décès avait été constaté à un hôpital de Fort McMurray. Les enquêteurs ont demandé l’arrêt de l’utilisation des panneaux électriques pendant qu’ils déterminent ce qui s’est produit. Ils tenteront de voir si l’équipement a été défectueux, en plus d’étudier ce que l’homme faisait, le genre de formation qu’il détenait et les règles de travail de l’entreprise. Il s’agissait du deuxième décès d’un employé de Suncor sur les lieux de son travail depuis le début de l’année. Personne chez Suncor n’était disponible pour commenter la situation lundi. L’action de Suncor a cédé lundi 6 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 40,41 $.

Québec/Canada

Accident mortel à Trois-Rivières: une piétonne tuée

TROIS-RIVIÈRES, Qc – Une dame de 74 ans a été heurtée mortellement par un camion d’ordures, cet après-midi, dans un quartier résidentiel de Trois-Rivières. Les circonstances entourant ce drame sont encore floues. Le porte-parole de la police, Martin Des Ruisseaux, a fait savoir qu’un enquêteur en scène d’accident a été dépêché sur les lieux. Des témoins ont également été rencontrés.

Québec/Canada

Des opposants à l’avortement font pression sur le futur PM terre-neuvien

SAINT-JEAN, T.-N.-L. – Celui qui devrait devenir le prochain premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador fait face aux pressions d’un groupe d’opposants à l’avortement, qui voudrait que la province imite l’Île-du-Prince-Édouard en restreignant l’accès à l’avortement. L’opinion de Frank Coleman en matière d’avortement a suscité une controverse après qu’il eut confirmé, vendredi, qu’il participe chaque année à une manifestation contre l’interruption volontaire de grossesse, à Corner Brook. M. Coleman a cependant précisé par communiqué que bien qu’il ne cache pas son opinion personnelle, il ne prévoit pas l’imposer aux autres. Le groupe «Pro-Life NL» met en doute cette décision de ne pas imposer ses convictions personnelles. Un porte-parole du groupe, Patrick Hanlon, affirme qu’une conscience bien formée ne permet pas d’avoir une opinion en privé et une autre en public. Il dit espérer que la conscience de M. Coleman le mènera à utiliser l’influence qu’il aura en tant que premier ministre. Frank Coleman est devenu jeudi dernier le seul candidat dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur, lorsque son seul opposant a décidé de jeter l’éponge. Le premier ministre actuel, Tom Marshall, remplace Kathy Dunderdale depuis qu’elle a quitté son poste en janvier, mais cet ancien ministre des Finances occupe la plus haute fonction à titre intérimaire, jusqu’à ce qu’un successeur soit choisi lors d’un congrès, prévu au début de juillet. Mme Dunderdale a démissionné en janvier, constatant que son leadership était critiqué dans son propre parti. Elle n’aura pu convaincre les électeurs de ses capacités depuis qu’elle a succédé au très populaire Danny Williams à la fin de 2010.

Québec/Canada

Le syndicat défend les deux bagagistes d’Air Canada trahis par une vidéo

TORONTO – Les deux bagagistes d’Air Canada qui apparaissent dans une vidéo virale où des valises sont jetées de plusieurs mètres dans un chariot travaillaient dans l’urgence afin de respecter l’horaire de départ de l’appareil, a soutenu leur syndicat, lundi. Lorsqu’il n’y a plus de place à l’intérieur de l’avion pour les bagages à main, les bagagistes sont contraints d’amener le surplus à l’extérieur et de le disposer rapidement ailleurs afin de ne pas retarder le départ, a indiqué Bill Trbovich, porte-parole de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale. Mais les escaliers jusqu’au tarmac sont si abrupts qu’il est dangereux de les dévaler avec une lourde valise, a expliqué M. Trbovich. De son côté, dit-il, «la direction accentue la pression (sur les bagagistes) pour que les avions partent à l’horaire prévu». Air Canada a indiqué que les deux bagagistes, dont les gestes ont été captés par un passager à l’aéroport Pearson de Toronto, avaient été suspendus et risquaient le congédiement. C’est le résultat de l’enquête en cours qui déterminera s’ils seront congédiés, a indiqué la porte-parole Angela Mah. Le transporteur s’est excusé de ce qu’il qualifie de «manutention tout à fait inacceptable de valises de nos passagers». Dans cette vidéo, prise par un passager du hublot d’un appareil amarré à l’aérogare, on voit un employé laisser tomber des valises, du haut de l’escalier d’une porte d’embarquement, jusque dans un chariot de bagages situé sur le tarmac, cinq ou six mètres plus bas. Un autre employé récupère les bagages et les transborde dans un autre chariot-remorque. La vidéo, mise en ligne le 18 avril sur YouTube sous le titre «Comment Air Canada manipule votre valise», a déchaîné les passions sur les médias sociaux. Si certains ont dénoncé les pratiques du transporteur aérien, d’autres se sont portés à sa défense, estimant qu’il ne faut pas généraliser à partir des gestes d’un seul employé. «Une chance que mon ordinateur n’est pas là-dedans», a pour sa part commenté le vidéaste amateur en voyant s’écraser une autre valise sur les bagages dans le chariot. M. Trbovich a indiqué que le syndicat n’avait pas encore décidé de la pertinence de déposer un grief. Mais il a fait valoir que le transporteur pourrait aider à prévenir de tels incidents en faisant respecter ses propres restrictions sur les bagages à main. Aussi, le porte-parole a souligné que les employés sont désormais sous la surveillance accrue de quiconque peut prendre des photos ou des vidéos avec son téléphone. Il ne suffit pas de simplement faire son travail de façon sécuritaire et au meilleur de ses capacités, a-t-il soutenu. «Vous êtes constamment à regarder derrière vous. «Vous tentez de faire votre travail, et vous devez être conscients de votre position dans l’espace, pour éviter des blessures, une chute ou autre, et pour voir si quelqu’un prend votre photo par le hublot d’un appareil», a-t-il poursuivi.

Publicité
Québec/Canada

Des évacuations nécessaires à la suite d’un glissement de terrain à Ste-Sophie

SAINTE-SOPHIE, Qc – Un glissement de terrain survenu à Sainte-Sophie, dans les Laurentides, a entraîné l’évacuation de quatre demeures par mesure préventive. Les départs forcés ont eu lieu en deux temps soit dimanche et lundi. Les 11 occupants des résidences visées ont été pris en charge par la Croix-Rouge canadienne et ils ont pu être logés à l’hôtel. La sécurité civile et le ministère des Transports du Québec ont mené de nombreuses évaluations de la situation en journée. La mairesse de Sainte-Sophie, Louise Gallant, fait savoir que les conditions météorologiques des dernières semaines ont quelque chose à voir avec les événements de lundi. Les pluies abondantes ont fragilisé le sol, soutient la mairesse, qui rapporte les premières observations des experts ayant étudié le sol argileux du secteur. «C’est Mère Nature qui se déchaîne. La nature parle. Et étant donné qu’ils annoncent encore de la pluie, nous avons évacué totalement. Les cabanons vont assurément partir et s’il y a un autre glissement, ça va apporter les résidences», a affirmé Mme Gallant, en entrevue avec La Presse Canadienne. C’est la commotion chez les sinistrés, qui ne pourront pas réintégrer leur demeure pour au moins un mois, sinon davantage. «Les gens sont sous le choc, car ils ne pensaient pas que c’était aussi sérieux. Mais quand ils ont réalisé qu’ils pouvaient tout perdre, ils ont réalisé la situation. Ils ont travaillé toute une vie et ils pourraient tout perdre, s’il y a un autre glissement de terrain. Il ne faut pas les laisser retourner et qu’un drame arrive», a souligné la mairesse de Sainte-Sophie. Le directeur régional de la Sécurité civile et de la Sécurité incendie pour Montréal, Laval, Lanaudière et les Laurentides, Gilles Desgagnés, précise que divers experts tentent de déterminer avec davantage de précisions le fil des événements. Ils ont été dépêchés sur place afin de mener des analyses pour identifier les facteurs qui ont été à l’origine du glissement de terrain et pour déterminer si d’autres problèmes du même genre sont susceptibles de se produire dans un horizon rapproché. Selon M. Desgagnés, il est possible que «des mouvements de sol secondaires aient lieu dans une plage assez large de 24 heures à dix jours». Il n’y a eu aucun blessé en lien avec ce glissement de terrain. Une portion du chemin de l’Achigan sud a été momentanément fermée à la circulation.

Québec/Canada

Le vingtième Bal en blanc a attiré près de 15 000 personnes à Montréal

MONTRÉAL – Plus de 15 000 amateurs de «rave» ont participé au 20e Bal en Blanc de Montréal, qui a pris fin lundi à 10 heures au Palais des congrès. L’événement avait été lancé dimanche soir, à 21 heures. Cette année, les organisateurs avaient prévu une nouvelle configuration alors que trois salles thématiques proposaient des musiques différentes, ainsi qu’une thématique visuelle inspirée d’Alice au Pays des merveilles. Le rassemblement s’est déroulé sans incident, aucune arrestation n’étant rapportée par le Service de police de la Ville de Montréal. Les organisateurs estiment qu’il s’agit du plus grand événement du genre à être présenté en salle en Amérique du Nord. Le Bal en blanc a été lancé par la communauté gaie de Montréal, mais l’événement s’est élargi à toute la population depuis quelques années. Plus du quart des participants viennent de l’extérieur de Montréal, principalement des États-Unis et de l’Ontario.

Québec/Canada

Un homme de 49 ans demeure détenu à la suite de la mort d’une femme à Gatineau

GATINEAU, Qc – Le principal témoin dans la mort suspecte d’une femme de 42 ans à Gatineau, en Outaouais, restera détenu au moins jusqu’à mardi matin. L’homme de 49 ans a été rencontré pendant quelques heures, lundi en fin de journée, par les enquêteurs des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Une brève comparution téléphonique a lieu à 20 h 10, au poste de police du boulevard Gréber à Gatineau, afin de le garder détenu jusqu’à mardi, au moment où il devrait comparaître en cour. Les enquêteurs du SPVG doivent rencontrer le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) mardi, afin de présenter les preuves et déterminer les chefs d’accusations qui pourraient être retenus contre l’individu. Le SPVG ne pouvait toujours pas confirmer, lundi soir, s’il y avait un lien entre la victime et l’homme de 49 ans. Les résultats de l’autopsie de la femme de 42 ans sont également attendus, afin de déterminer s’il s’agit bel et bien d’homicide. Selon les autorités, le drame serait survenu à la suite d’un incident qui a éclaté en soirée, dimanche, dans le secteur Aylmer. À leur arrivée, les secours ont constaté que la victime avait subi d’importantes blessures. Le décès de la dame a été constaté quelques heures plus tard à l’hôpital.