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Subvention canadienne à l’emploi : rien de réglé entre Ottawa et les provinces

OTTAWA – La bataille entre Ottawa et les provinces et territoires à propos d’une offre contestée de programme de formation de la main-d’oeuvre est loin d’être terminée. Les provinces se disent heureuses que les conservateurs fédéraux offrent désormais plus de flexibilité sur la façon dont ce nouveau programme serait financé, mais aucune entente n’a été conclue, a souligné vendredi la ministre manitobaine de l’Emploi après une conférence téléphonique avec ses homologues. «Les provinces sont unies dans leur engagement à travailler de concert avec le gouvernement fédéral», a déclaré Theresa Oswald par voie de communiqué. Mme Oswald dit vouloir un plan permettant d’assurer l’accès, pour tous les Manitobains au chômage, à des programmes leur permettant d’acquérir les compétences nécessaires pour trouver un emploi — un sentiment que partage son homologue plus combatif de l’Ontario. Le ministre ontarien de la Formation et des Collèges et Universités, Brad Duguid, a en effet affirmé que le projet d’Ottawa de retirer des centaines de millions de dollars de programmes de formation de la main-d’oeuvre administrés par les provinces, pour aider à financer la Subvention canadienne pour l’emploi, demeure une pierre d’achoppement. M. Duguid n’a pas voulu dire s’il s’agissait d’une position non-négociable, ou si l’Ontario était prête à se retirer si le gouvernement fédéral refuse de bouger sur cette question. Mais il a laissé sous-entendre que les conservateurs avaient de la marge de manoeuvre pour adoucir leur plus récente offre. Selon M. Duguid, les provinces doivent clairement dire à Ottawa qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir, mais qu’elles souhaitent continuer de se pencher sur les défis actuels. Le gouvernement fédéral souhaitait à l’origine retirer des transferts aux provinces en matière de formation de la main-d’oeuvre, pour offrir plutôt aux employeurs des subventions de 5000 $ par travailleur, à condition que les provinces et les entreprises contribuent à parts égales. Selon des capitales provinciales, ce retrait du transfert fédéral et cette nouvelle contribution des provinces représenteraient une facture totale de 600 millions $ pour les gouvernements provinciaux. Le ministre fédéral de l’Emploi, Jason Kenney, responsable de conclure une entente avec les provinces, a ensuite proposé qu’Ottawa assume la part des provinces dans son nouveau programme. «Les provinces se sont vu offrir une marge de manoeuvre pour payer une portion importante des fonds pour le programme de formation de la main-d’oeuvre», a mentionné un responsable du gouvernement fédéral ayant préféré garder l’anonymat. Le ministre Duguid a indiqué vendredi que bien que cela couvre les 300 millions $ additionnels que les provinces devraient trouver, le nouveau programme fédéral retirerait tout de même les 300 millions $ de programmes provinciaux existants qui s’adressent aux jeunes, aux autochtones et aux personnes handicapées — des travailleurs que les conservateurs ont promis d’aider. «Proposer des compressions de 300 millions $ à l’échelle nationale — et, en Ontario, des coupes de 116 millions $ — dans les programmes offerts à nos travailleurs les plus vulnérables sans remplacer ce financement de quelque manière que ce soit est une drôle de façon de démontrer de l’intérêt envers les travailleurs vulnérables et les groupes marginalisés», a-t-il confié lors d’une entrevue. «Voilà notre principale pierre d’achoppement.» Plus tôt cette semaine, le gouvernement du Québec a indiqué qu’il souhaite continuer à gérer ces transferts fédéraux à sa façon, dénonçant une intrusion dans les champs de compétence des provinces. La ministre québécoise de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, a rappelé que le Québec avait déjà un modèle bien à lui, qui prenait notamment en compte le point de vue des employeurs pour l’allocation des budgets de formation. Mme Maltais soutenait que M. Kenney devrait rendre les armes, à défaut de quoi Québec refuserait tout bonnement de gérer le programme fédéral.

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Des professeurs critiquent la future stratégie canadienne en sciences

MONTRÉAL – Le gouvernement conservateur s’attire encore les foudres de la communauté scientifique. Des professeurs d’universités québécoises montent aux barricades pour décrier la future stratégie canadienne en matière de sciences, de technologie et d’innovation, qui serait axée davantage sur les besoins des entreprises et de l’industrie. Selon la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, qui regroupe quelque 5000 membres, cette politique pourrait avoir un effet irréversible sur la recherche universitaire. La fédération qualifie de «coquille vide» la consultation publique lancée le 8 janvier par le ministre d’État aux Sciences et à la Technologie, Greg Rickford. Les questions soulevées par le gouvernement sont biaisées, déplore la fédération, qui s’inquiète du même coup du délai d’un mois accordé à ceux et celles qui désirent faire entendre leurs voix. Le président de la fédération, Max Roy, critique la vision du gouvernement conservateur, qui est centrée exclusivement, selon lui, sur la recherche rentable. Il fait valoir que la recherche libre et fondamentale est essentielle dans une société basée sur le savoir et l’innovation.

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Série de vols qualifiés sur la rive-nord de Montréal: arrestation d’un suspect

MONTRÉAL – Une série de vols qualifiés perpétrés ces derniers mois sur la rive-nord de Montréal a, selon toute vraisemblance, été résolue. Un suspect, Pierre Pasquini, âgé de 59 ans, de Sainte-Anne-des-Lacs, a été appréhendé et fera face à de nombreux chefs d’accusations dont ceux de vol qualifié, port d’arme dans un dessein dangereux, agression armée et menaces de mort. C’est une enquête conjointe de la Régie de Police Thérèse-de Blainville, des services de police municipaux de Saint-Jérôme et de Blainville, de même que de la Sûreté du Québec, qui a permis cette arrestation. L’individu serait à l’origine d’au moins trois vols qualifiés dans des banques de Sainte-Thérèse et Blainville et dans un dépanneur de Saint-Jérôme. La police poursuit son enquête, estimant qu’il est possible que le prévenu ait commis d’autres délits similaires dans la région de Montréal et des Laurentides.

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La Nouvelle-Écosse songe à légiférer sur l’usage de la cigarette électronique

HALIFAX – Le ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse, Leo Glavine, entend légiférer sur l’usage de la cigarette électronique dans les lieux publics tels les restaurants et les bars. Le ministre Glavine a indiqué que la province avait fait de grands progrès pour éliminer la cigarette et les autres produits du tabac dans ces endroits et que son gouvernement veut maintenant se pencher sur l’application de la loi sur le tabac à l’usage des cigarettes électroniques. Il a précisé que son gouvernement présentera d’ailleurs une législation à cet effet. Les cigarettes électroniques sont des appareils en forme de cigarette qui contiennent un liquide à base de nicotine qui est vaporisé et inhalé par l’utilisateur. Leur objectif est de simuler l’expérience de fumer.

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Le professeur de biochimie québécois Nahum Sonenberg reçoit un prix en Israël

MONTRÉAL – Un professeur et chercheur de l’université McGill, à Montréal, figure parmi les huit récipiendaires des prix de la fondation Wolf en Israël cette année. Il s’agit du professeur de biochimie Nahum Sonenberg, qui obtient un prix dans le domaine de la médecine. L’annonce des lauréats a été faite jeudi à Tel Aviv. La fondation a souligné que de nombreuses découvertes clés avaient été faites au laboratoire du professeur Sonenberg à l’université McGill. Son travail a mené à la création de nouveaux traitements contre le cancer. Le président israélien, Shimon Peres, remettra les prix aux lauréats en mai. Note to readers: M. Sonenberg est professeur en biochimie et non biochimiste

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Le Salon de l’auto de Montréal tient l’affiche du 17 au 26 janvier

MONTRÉAL – Le 46e Salon de l’auto de Montréal ouvre ces portes ce vendredi matin, au Palais des congrès, où il tiendra l’affiche jusqu’au 26 janvier. Les visiteurs auront l’opportunité de s’approcher de plus de 500 modèles du nouveau miléesime sur les quatre niveaux du Salon. Plus de 45 premières canadiennes seront dévoilées; elles s’ajouteront à une première nord-américaine, la Mitsubishi Mirage G4. Les amateurs pourront aussi voir des voitures de marques prestigieuses telles Aston Martin, Lamborghini, Ferrari, Maserati, Porsche, Rolls Royce et Bentley. La Felino cB7, un produit québécois fabriqué par Antoine Bessette qu’on aperçoit depuis quelque temps sur les publicités du Salon de l’Auto, sera exposée au niveau 5. La Zone Performance reviendra afin d’afficher une quarantaine de voitures modifiées. Encore cette année, les visiteurs pourront faire l’essai de sept véhicules électriques et hybrides dans les rues de Montréal afin de se familiariser avec cette technologie. L’édition 2013 du Salon a permis près de 1700 essais. L’an dernier, le Salon de l’auto de Montréal a accueilli près de 185 000 visiteurs, un peu plus de 10 pour cent de moins que l’année précédente.

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Cybercriminalité: le commissaire de la GRC avertit le ministre Blaney

OTTAWA – Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a discrètement proposé au ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, que le gouvernement en fasse davantage dans sa lutte à la cybercriminalité. Dans une lettre qu’il a expédiée au ministre, le commissaire Paulson a écrit que la cybercriminalité représentait une menace croissante, qu’elle nuisait à l’économie du pays et qu’elle posait de plus en plus de risques pour les Canadiens. Bob Paulson constate que l’une des stratégies d’Ottawa est de renforcer la capacité des agences gouvernementales dans leur lutte à la cybercriminalité et de fournir aux Canadiens des informations afin qu’ils se protègent davantage. Il suggère d’aller encore plus loin dans ces directions. La lettre du commissaire Paulson a été obtenue par La Presse Canadienne en vertu de la Loi d’accès à l’Information. Elle a été transmise au ministre Blaney peu après sa nomination à la Sécurité publique, en juillet dernier. Les crimes commis à l’aide de l’informatique que le commissaire identifie comme étant en croissance inquiétante sont l’exploitation des enfants, l’intimidation, la fraude par télémarketing, le vol d’identité et de propriété intellectuelle, le blanchiment d’argent et le trafic de biens illicites. Il ajoute que de nouveaux phénomènes, tels le paiement de factures en ligne et la circulation d’informations par téléphones intelligents, procurent de plus en plus d’opportunités aux criminels. Rob Paulson constate qu’il y a un trop grand écart entre l’usage de l’Internet par les malfaiteurs et la capacité de la GRC de les contrer. Le travail de la police fédérale a besoin d’un financement plus important, pense-t-il. La lettre du commissaire milite aussi en faveur d’une plus grande collaboration entre les corps policiers du Canada et avec ceux de l’étranger en matière de cybercriminalité. Le ministère de la Sécurité publique n’a pas encore réagi aux avertissements du commissaire de la GRC.

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Un Canadien serait mort en août pendant le conflit en Syrie, selon la CBC

TORONTO – Un Canadien aurait été tué en août dernier alors qu’il prenait part au conflit en Syrie. Le réseau anglais de Radio-Canada a révélé qu’Andre Poulin, de Timmins, en Ontario, avait changé son nom pour Abu Muslim et était arrivé en Syrie vers la fin de 2012. Selon la société d’État, M. Poulin est décédé lors d’une attaque menée par des djihadistes dans un aéroport contrôlé par le gouvernement, dans le nord du pays. La CBC ajoute que le corps du jeune homme a été découvert et enseveli par d’autres djihadistes. Selon le réseau, il laisse dans le deuil son épouse et un jeune enfant en Syrie. Plus tôt cette semaine, des sources médiatiques ont déclaré que Mustafa al-Gharib, un homme de 22 ans né en Nouvelle-Écosse sous le nom de Damian Clairmont, a été abattu lors de violents combats dans la ville d’Alep. Il aurait été tué par des forces de l’Armée syrienne libre (ASL) lors de luttes intestines sanglantes entre combattants opposés au régime du président Bachar el-Assad. Lors d’une visite à Washington, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a déclaré que ses responsables étaient au courant de la nouvelle faisant état du décès de M. al-Gharib. Le ministre a aussi laissé sous-entendre qu’il pourrait être un parmi plusieurs Canadiens à combattre outre-mer.

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Le ministre Hébert rassure la population sur l’hospitalisation gratuite

MONTRÉAL – Des chambres d’hôpital gratuites continueront d’être disponibles, a assuré jeudi le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux Réjean Hébert. Dans un communiqué de presse publié alors qu’il est à l’extérieur du Québec, le ministre a tenu à rassurer les Québécois sur le fait qu’il était «essentiel» de maintenir une offre de chambres gratuites dans les hôpitaux, y compris dans les futurs complexes présentement en construction, comme le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). La tarification en fonction du revenu ne fait pas non plus partie des options pour le ministère. Présentement, l’hospitalisation dans des chambres à quatre lits est gratuite et entièrement assumée par l’État. Les patients désirant une chambre privée ou semi-privée (deux lits) doivent assumer une partie des coûts, sauf s’ils ont une prescription de leur médecin. Selon le journal La Presse, cela rapporte 60 millions de dollars à l’État annuellement. Souhaitant limiter la propagation des infections nosocomiales (comme la bactérie C. difficile) dans les centres hospitaliers, Québec instaurera de plus en plus de chambres à un ou deux patients, et de moins en moins de salles à quatre lits. Toutefois, explique le ministère, cette reconfiguration des chambres l’oblige à revoir le système de tarification s’il veut maintenir une offre gratuite. Un comité se penchera sur ce casse-tête. «Le groupe de travail fera le tour de la question, analysera des exemples issus d’ailleurs et proposera des scénarios qui seront à la fois en mesure d’assurer le maintien de l’accessibilité aux soins de santé, incluant l’hospitalisation, en plus d’assurer une équité entre les différents hôpitaux du Québec, a affirmé le ministre Hébert. Chose certaine, la tarification en fonction du revenu ne figure pas parmi les scénarios acceptables.» «L’accessibilité et l’universalité des soins de santé est un principe fondamental de notre système de santé au Québec. De ce fait, il est essentiel qu’il y ait une offre de chambres gratuites dans les hôpitaux et cela continuera d’être le cas».