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Alberta: une campagne contre l’usage d’appareils portatifs au volant est lancée

CALGARY – Une campagne publicitaire a été lancée en Alberta pour tenter de décourager les automobilistes de cacher leur téléphone entre leurs cuisses pour parler, texter ou regarder des films pendant qu’ils sont au volant. La Gendarmerie royale du Canada a précisé que cette campagne de 380 000 $, coiffée du slogan «L’entrejambe mortel» (Crotches Kill), ciblera les automobilistes qui tentent de tromper les policiers en dissimulant ainsi leur appareil. La GRC demande aux automobilistes de considérer tout le danger auxquels ils s’exposent en agissant de la sorte. Le lancement de la campagne survient alors que les policiers ont distribué aux conducteurs distraits plus de 200 contraventions depuis le début du mois de février, soit plus du double que ce qui avait été donné à la même période l’an dernier. Le commissaire de la GRC Howard Eaton a déclaré qu’en dépit de la loi albertaine sur les distractions au volant, les automobilistes n’avaient toujours pas saisi toute l’importance de garder leurs yeux sur la route en tout temps. Selon lui, il serait peut-être temps de resserrer la loi, notamment en imposant des points d’inaptitude ou des contraventions plus salées. Il y a eu environ 19 000 condamnations pendant la première année de l’entrée en vigueur de la loi en Alberta. Environ 95 pour cent d’entre elles concernaient l’utilisation d’appareils portatifs.

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Des responsables se réunissent mercredi pour discuter des quotas d’ours polaires

Des responsables de la faune du Grand Nord se rencontreront dans l’Arctique québécois, ce mercredi, pour discuter des quotas dans le dernier secteur de chasse d’ours polaire qui n’est pas encore réglementé. Actuellement, la limite volontaire est de 60 ours par année pour la chasse d’ours polaires de la population du sud de la baie d’Hudson, qui inclut le Québec, l’Ontario et le Nunavut. Mais des scientifiques affirment que les changements climatiques commencent à nuire à la santé de cette population, et que les premiers quotas officiels dans la région devraient être réduits. Aucune des diverses communautés autochtones qui chassent ces ours n’affiche de volonté de réduire ces quotas. Le litige survient alors que la communauté internationale se penche sur la gestion de la chasse aux ours polaires au Canada. Certains scientifiques et environnementalistes croient que le maintien des quotas actuels nuira à la crédibilité du Canada dans le monde.

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Lac-Mégantic: Ottawa déplafonne son aide, annonce le gouvernement québécois

QUÉBEC – Le gouvernement fédéral a accepté de déplafonner son engagement financier pour défrayer les coûts de décontamination et reconstruction à Lac-Mégantic, à la suite de la catastrophe ferroviaire qui a fait 47 morts, ont annoncé mardi deux ministres québécois. Le document, en cours de signature, prévoit qu’Ottawa assumera 50 pour cent des dépenses admissibles, soit l’équivalent de ce que paiera le gouvernement du Québec. Les coûts totaux ne sont pas encore déterminés, mais les dépenses pourraient s’élever à plus de 400 millions $, a indiqué le ministère québécois de la Sécurité publique. En vertu de l’entente, intervenue récemment, le fédéral versera au Québec un montant de 25 millions $ dans les 30 jours suivant sa signature de l’entente. Cette somme couvrira une partie des coûts reliés aux mesures d’urgence et de rétablissement. En novembre dernier, à Lac-Mégantic, le premier ministre Stephen Harper avait promis qu’Ottawa pourrait verser jusqu’à 95 millions $ pour décontaminer l’eau et le sol, à la suite du déraillement d’un convoi de citernes de brut qui s’est enflammé, détruisant complètement le centre-ville. Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a expliqué mardi que les discussions ont forcé le gouvernement fédéral à renoncer à limiter son engagement. «Les négociations ont été quand même relativement difficiles, on a dû faire preuve de ténacité, a-t-il dit à la presse parlementaire. Le gouvernement fédéral tenait mordicus à ce qu’il y ait un plafond à l’entente et pour le gouvernement du Québec c’était évidemment une position qui était intenable vue la responsabilité qu’a le gouvernement fédéral en ce qui a trait à la sécurité du transport de matières dangereuses.» Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a déclaré qu’à la suite de négociations, le gouvernement québécois a apposé sa signature sur un accord qui précise les responsabilités financières. M. Bergeron a expliqué que sans cette entente, intervenue il y a «un certain nombre de jours», le gouvernement fédéral aurait payé moins que les 50 pour cent prévus dans le cas de catastrophes semblables. Selon le ministère de la Sécurité publique, les délais s’expliquent par le fait que les négociations entre le Québec et le fédéral ont porté notamment sur les dépenses admissibles, qu’il n’a pas décrites. «Il fallait régler ces deux problématiques du plafond et des dépenses non admissibles, pour en venir à un véritable 50-50, c’est ce qui a fait en sorte que les négociations ont été un peu ardues», a dit M. Bergeron. Une source du gouvernement fédéral, qui a requis l’anonymat, a accusé le gouvernement québécois d’avoir ralenti le processus en ne soumettant pas d’estimations factuelles complètes des coûts, encore à ce jour. «Il y a eu beaucoup de zigonnage, ils n’ont jamais voulu nous donner les estimés, ç’a toujours été très long», a-t-il dit. Le représentant fédéral a expliqué que la somme totale de 400 millions $, avancée par Québec, n’a pas encore été détaillée. «Le Québec n’aura pas de remboursement s’ils ne peuvent pas nous donner des dépenses détaillées», a-t-il dit, en insistant sur l’importance d’avoir des pièces justificatives avant 2018. Le soutien financier d’Ottawa servira à la décontamination et la reconstruction de la municipalité de Lac-Mégantic ainsi que d’autres municipalités touchées par le sinistre. En juillet dernier, l’incendie qui a suivi le déraillement du convoi a causé la mort de 47 personnes dans la municipalité de 5900 habitants.

Québec/Canada

Les coups de tête au soccer inquiètent les experts

MONTRÉAL – Les milliers de coups de tête que donnera (ou recevra) un joueur de soccer pendant sa carrière engendrent des risques inconnus mais pourraient entraîner un déclin cognitif ou une déficience à court ou à moyen terme, prévient une étude réalisée par des chercheurs de l’hôpital torontois St. Michael’s. Plus de 265 millions de personnes jouent au soccer à travers le monde, dont 27 millions en Amérique du Nord. Les experts s’inquiètent de plus en plus des commotions cérébrales sévères ou répétées subies par les joueurs, ou encore des sous-commotions — des chocs à la tête qui n’entraînent pas l’apparition des symptômes de commotion cérébrale. Les multiples études analysées par le docteur Tom Schweizer démontrent que les commotions cérébrales représentent entre 5,8 pour cent et 8,6 pour cent des blessures survenues pendant un match de soccer. Près de 63 pour cent des joueurs de niveau universitaire ont déjà subi une commotion mais moins de 20 pour cent d’entre eux en sont au courant. Et 82 pour cent des joueurs ayant subi une commotion cérébrale en ont subi deux ou plus. Les joueurs d’avant et de défense, qui donnent le plus de coups de tête, sont les plus susceptibles de présenter des problèmes de mémoire, de planification ou de perception. Les joueurs professionnels qui rapportent avoir donné le plus de coups de tête pendant leur carrière sont aussi ceux qui performaient le moins bien lors de tests verbaux, visuels ou d’attention. Une dernière étude a noté que les joueurs de soccer plus âgés présentaient des problèmes de pensée conceptuelle, de temps de réaction et de concentration. Les conclusions de cette étude sont publiés dans le journal médical Brain Injury.

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Incendie mortel à Saint-Jean-Port-Joli, la victime est un homme de 57 ans

SAINT-JEAN-PORT-JOLI, Qc – Un homme de 57 ans a perdu la vie, mardi matin, dans un incendie survenu à Saint-Jean-Port-Joli, dans la région de Chaudière-Appalaches. Vers 10h30, les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont été contactés pour des flammes au sein d’une résidence unifamiliale de la route 204. Sur place, les pompiers ont découvert un homme inanimé. La victime a été transportée au centre hospitalier de Montmagny où son décès a été constaté. La division des enquêtes régionales de la Capitale-Nationale-Chaudière-Appalaches et le service des incendies de Saint-Jean Port-Joli collaborent aux travaux afin d’établir la cause et l’origine du brasier. Un technicien en scène d’incendie de la SQ a été mandaté pour faire l’expertise de la scène. Selon la Sûreté du Québec, l’homme vivait seul à cet endroit.

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Réforme électorale: les audiences se tiendront uniquement à Ottawa

OTTAWA – Le gouvernement Harper se montre ouvert à la possibilité de prolonger la durée des audiences et d’apporter certains amendements à son projet de réforme de la loi électorale. Il a aussi accepté de reconsidérer la possibilité de tenir des audiences itinérantes à l’échelle nationale, bien qu’il se soit prononcé contre ce scénario jusqu’à présent. Le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement aux Communes, Tom Lukiwski, s’est montré conciliant, mardi, alors que les membres du comité de la procédure et des affaires de la Chambre des communes se rencontraient pour déterminer le processus d’examen du projet de loi C-23. «C’est un gros projet de loi (…) Nous proposerons de lui accorder autant de temps que nécessaire», a-t-il indiqué. Il a aussi affirmé que les députés conservateurs seraient «ouverts» à toute proposition d’amendement «raisonnable» au projet de loi. «Il est clair que le Nouveau Parti démocratique aimerait rejeter presque tout le projet de loi. Mais ça ne se passera pas comme ça», a déclaré M. Lukiwski. Son ouverture fait écho à celle démontrée la veille par le ministre d’État responsable de la Réforme démocratique. Pierre Poilievre s’était dit prêt à amender au moins une disposition de son projet de loi, soit celle concernant la limitation des communications du directeur général des élections aux seules questions directement liées au scrutin — où et quand aller voter, et comment procéder. Marc Mayrand a répliqué qu’il n’aurait tout simplement «plus le droit de parler de démocratie dans ce pays». Les partis d’oppositions ont eux aussi exprimé leur mécontentement à l’égard de la disposition, affirmant qu’elle empêcherait M. Mayrand d’informer les Canadiens à propos de nouveaux scandales tel celui des appels robotisés liés aux conservateurs, en 2011, qui avait induit les électeurs en erreur quant à l’adresse de leur bureau de scrutin. M. Poilievre a toutefois insisté pour dire que la mesure ne visait aucunement à empêcher M. Mayrand de s’adresser aux Canadiens. Elle vise plutôt, a-t-il dit, à s’assurer qu’Élections Canada se concentre sur sa tâche d’informer les Canadiens sur les éléments à connaître pour enregistrer leur bulletin de vote. En dépit de la controverse suscitée par le projet de loi, M. Lukiwski a déclaré mardi que la technologie moderne — telles les téléconférences — permettrait aux Canadiens qui le souhaitent d’être entendus en comité des Communes. Le député néo-démocrate David Christopherson estime que ce ne sera pas suffisant pour les citoyens vivant dans des zones isolées ou n’ayant pas accès à ce genre de technologies. Selon lui, il est important que les Canadiens puissent se prononcer puisque le projet de loi C-23 prévoit entre autres de modifier la façon dont un bulletin de vote peut être enregistré si on élimine la pratique du «répondant». Les résidants de réserves autochtones, qui n’ont bien souvent pas de pièces d’identité affichant une adresse spécifique, seraient notamment touchés par la mesure permettant à un Canadien de voter si un autre citoyen confirme son identité au bureau de scrutin. Entre autres modifications à la loi, proposées dans le projet de loi C-23, figurent le relèvement du plafond des contributions individuelles aux partis politiques, ainsi que la hausse de la limite des dépenses permises aux partis pendant une campagne électorale.

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Un premier jugement est rendu en N.-É. en vertu de la Loi sur la cybersécurité

HALIFAX – Un premier jugement a été rendu en Nouvelle-Écosse en vertu de la loi contre la cyberintimidation adoptée dans la foulée de l’affaire Rehtaeh Parsons, cette jeune fille qui s’est enlevée la vie à la suite de gestes allégués d’intimidation via les médias sociaux. Une juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a imposé mardi une ordonnance de prévention de la cyberintimidation contre un homme accusé d’avoir utilisé Facebook pour afficher des déclarations diffamatoires et des menaces à l’endroit d’une chef autochtone. Andrea Paul, chef de la Première Nation de Pictou Landing, alléguait que Christopher George Prosper avait publié des commentaires obscènes et abusifs à propos de sa famille et d’elle-même sur Facebook l’an dernier. Mme Paul a pris contact avec l’unité CyberSCAN de la province, qui est la première du genre au pays à être chargée d’enquêter sur les plaintes de cyberintimidation. La juge Heather Robertson a affirmé en audience de la cour à Halifax qu’elle avait suffisamment d’information pour déterminer qu’il s’agit d’un cas de cyberintimidation en vertu de la loi, et que les gestes de Prosper avaient porté atteinte à la réputation de la chef autochtone et à sa santé psychologique. L’ordonnance de la cour est imposée pour une année; elle prévoit que Prosper doit retirer tous les messages assimilés à de la cyberintimidation, ne pas entrer en contact avec Andrea Paul et cesser ses gestes de cyberintimidation. L’homme n’était pas présent en Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, mardi, et n’était pas non plus représenté par un avocat. La Loi sur la cybersécurité a été adoptée après la mort très médiatisée de Rehtaeh Parsons, une adolescente de 17 ans qui a été débranchée des appareils la maintenant en vie en avril dernier après une tentative de suicide. Sa famille a affirmé que Rehtaeh avait été victime d’intimidation pendant des mois après qu’une photo d’elle la montrant supposément en train d’être agressée sexuellement en novembre 2011 a été largement diffusée dans son entourage scolaire.

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Les téléviseurs et les ordinateurs sont mauvais pour la santé

MONTRÉAL – L’obésité et le diabète de type 2 pourraient atteindre des proportions endémiques dans les pays moins bien nantis au fur et à mesure que les habitants seront en mesure de s’offrir des produits de luxe comme des téléviseurs, des ordinateurs et des voitures, préviennent des chercheurs canadiens dans les pages du Journal de l’Association médicale canadienne. Le professeur Scott Lear, de l’université Simon Fraser, et ses collègues ont analysé des données colligées auprès de 150 000 adultes dans 17 pays à revenu élevé, intermédiaire ou faible. Les chercheurs ont questionné les participants concernant leur propriété de ces biens, tout comme au sujet de leur niveau d’activité physique et de leur alimentation. Ils ont décelé une hausse de 400 pour cent de l’obésité et de 250 pour du diabète de type 2 chez les habitants de pays à faible revenu étant propriétaires de ces produits de luxe. L’étude a démontré que la propriété des trois produits était associée à un déclin de 31 pour cent de l’activité physique, à une hausse de 21 pour cent du temps passé assis et à une augmentation de 9 centimètres du tour de taille, comparativement à ceux qui ne possédaient aucun appareil. Les chercheurs n’ont toutefois décelé aucune différence dans les pays riches, ce qui porte à croire que l’impact de la possession des trois produits s’est déjà produit et qu’il est reflété par la prévalence élevée des deux problèmes. Les pays à revenu intermédiaire ou faible pourraient maintenant être frappés par les mêmes taux d’obésité et de diabète que les pays riches, a prévenu M. Lear, une conséquence directe de trop de temps passé assis, de moins d’activité physique et d’une consommation accrue de calories.

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Cigarettes et cigares de contrebande saisis dans une résidence de Gatineau

GATINEAU, Qc – Une quantité considérable de tabac de contrebande a été saisi, lundi, dans une résidence de Gatineau, en Outaouais. Muni d’un mandat de perquisition, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) s’est présenté à une résidence de la rue Front, dans le secteur Aylmer. Sur place, les agents ont mis la main sur 11 600 cigarettes et 2800 cigares non identifiés qui contrevenaient ainsi aux obligations de la Loi sur l’impôt sur le tabac. Un homme de 65 ans, de Gatineau, devra se présenter en cour à une date ultérieure afin de répondre à des accusations de contrebande de tabac et de possession de stupéfiants. En plus du tabac, les policiers ont également saisi six grammes de marijuana lors de cette perquisition. Depuis un an, le SPVG a mis en place son unité Accès Tabac, destinée à contrer le commerce illégal du tabac. Cette équipe compte notamment sur les signalements et les informations reçus du public.

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Le drapeau arc-en-ciel sera hissé au-dessus de l’Assemblée nationale

QUÉBEC – L’Assemblée nationale va hisser le drapeau arc-en-ciel en guise de solidarité envers la communauté homosexuelle pour la durée des Jeux olympiques de Sotchi. Unanimement et sans débat, les parlementaires ont appuyé une motion conjointe en ce sens présentée en Chambre mardi par la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David. En vertu de la motion adoptée, le drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel flottera sur l’une des tours du Parlement «afin d’affirmer la solidarité du Québec envers la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et transexuelle d’ici et d’ailleurs». L’Assemblée nationale emboîte ainsi le pas à de nombreuses villes à travers le monde, dont Montréal et Québec, qui ont aussi choisi d’afficher le pavillon de la communauté gaie pour protester contre l’homophobie alléguée de la Russie, pays hôte des Jeux olympiques. «Pendant que nous sommes fiers, et à juste titre, des athlètes québécois et canadiens qui remportent des médailles d’or, des médailles d’argent, il ne faut quand même pas oublier quelque chose: ces jeux se tiennent dans un pays réellement homophobe», a lancé Mme David, en point de presse, peu avant le dépôt de la motion. Selon la députée de Gouin, la loi russe interdisant la «propagande» homosexuelle est le prétexte employé dans ce pays pour «pourchasser les personnes homosexuelles». Sous le régime de Vladimir Poutine, les minorités sexuelles sont «arrêtées, parfois torturées» par les autorités, a-t-elle soutenu. À ses côtés, la militante solidaire et lesbienne Manon Massé a insisté sur l’importance du geste posé par l’Assemblée nationale. «Ce geste est symbolique mais important. Il est important pour envoyer un message à l’extérieur du Québec, mais aussi pour envoyer un message à l’intérieur du Québec», a-t-elle dit. Mme Massé estime en effet que bien du chemin reste à parcourir au Québec pour mettre fin à l’homophobie, un phénomène qu’elle dit subir «depuis très longtemps». Elle a raconté que six de ses amies avaient été tabassées par de jeunes hommes l’automne dernier à la sortie d’un bar de Montréal sur la simple présomption de leur orientation sexuelle. En dépit des avancées, la société québécoise n’est pas à l’abri de «l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie», a-t-elle affirmé. Mme Massé en sera à sa cinquième tentative de se faire élire sous la bannière de Québec solidaire à la prochaine élection. Avec l’adoption unanime de cette motion, les élus de la Chambre ont pris une décision exceptionnelle sinon inédite. Jusqu’ici, l’Assemblée nationale réservait ses mâts de pavoisement pour les pays en visite, les organisations internationales ou pour les couleurs du lieutenant-gouverneur dans le cas d’une allocution d’ouverture des travaux. Les députés ont toutefois le pouvoir de décider de faire flotter l’étendard de leur choix, y compris celui d’un mouvement social. Au bureau de l’Assemblée nationale, un porte-parole a indiqué mardi que le drapeau arc-en-ciel sera hissé d’ici à mercredi matin.

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Tourisme MTL: La vp aux finances a été congédiée, dit le président du c.a.

QUÉBEC – Tourisme Montréal a congédié cette semaine sa vice-présidente aux finances Marie Gilmore, parce qu’elle n’avait pas allumé de «lumières rouges» à propos des comptes de dépense de son ancien pdg Charles Lapointe. Le nouveau président du conseil d’administration, Michel Archambault, a affirmé mardi à La Presse Canadienne que Mme Gilmore avait été invitée à quitter ses fonctions lundi en raison d’un bris de confiance. M. Archambault a en partie accrédité l’interprétation de son prédécesseur, Jacques Parisien, qui a déclaré lundi en commission parlementaire que Mme Gilmore aurait dû l’avertir des dépenses injustifiées de M. Lapointe. Mais selon le nouveau président du c.a., M. Parisien aurait dû être plus vigilant à propos du peu d’informations qui lui étaient transmises sur les dépenses de M. Lapointe, qui a quitté ses fonctions l’été dernier. Un rapport accablant du vérificateur général Michel Samson, publié en novembre, a mis en lumières les dépenses excessives et injustifiées de M. Lapointe, qui a été en poste pendant 24 ans. Devant des députés qui ont examiné la situation de l’organisme, lundi à l’Assemblée nationale, M. Parisien a déclaré qu’il n’était pas responsable d’étudier les détails des comptes de dépenses de M. Lapointe. En entrevue mardi, M. Archambault a convenu que la gestion de Mme Gilmore, qui occupait cette fonction aux finances depuis le 1er juin 2000, aurait dû être plus rigoureuse dans ce dossier. «Elle n’avait plus la confiance du conseil d’administration et le conseil a demandé au pdg de conclure une entente de départ avec cette personne, a-t-il dit. (…) C’est la direction des finances et de l’administration qui autorisait le paiement des comptes de dépenses sans l’autorisation du président du conseil, qui devait les autoriser.» Bien qu’il formule un reproche à Mme Gilmore, M. Archambault n’a pas pour autant exonéré son prédécesseur de tout blâme. «Normalement, pour une saine gestion, toute personne doit faire autoriser ses comptes de dépenses par son supérieur immédiat et ce n’était pas le cas, pour l’ensemble du compte de dépenses du pdg, a-t-il dit. Il y a une double part de responsabilités: on n’a pas suffisamment allumé les lumières rouges, d’une part, d’autre part, le supérieur qui devait les signer ne les signait pas, ça aussi il y a une part de responsabilités à ce niveau.» Placé devant les constats du vérificateur général, notamment une allocation de 10 000 $ pour une voiture alors qu’un véhicule lui était fourni, M. Lapointe, a accepté de rembourser 82 000 $ à Tourisme Montréal pour des dépenses injustifiées. Aux députés, lundi, M. Lapointe a plaidé qu’il avait fait des erreurs d’inattention qui ont mené à des réclamations injustifiées. Mais il avait affirmé qu’en théorie, M. Parisien devait approuver ses dépenses. Tourisme Montréal examine encore la possibilité de récupérer une partie de la généreuse prime de départ de 654 000 $ versée à l’ancien pdg au moment de son départ. «On ne dévoilera pas sur la place publique notre stratégie mais on attendait quand même ce qui était pour se dire publiquement à la commission de la part des personnes en cause», a dit M. Archambault. Le président du c.a. a expliqué mardi qu’une firme de vérification s’était penchée sur la gestion de Mme Gilmore et qu’un rapport présenté aux administrateurs les a incités à réclamer son départ. Le nouveau pdg de Tourisme Montréal, Yves Lalumière, a conclu une entente avec Mme Gilmore lundi matin, avant le début des travaux de la commission parlementaire à Québec sur Tourisme Montréal. Par ailleurs, M. Archambault a affirmé que les salaires et les avantages du personnel cadre de Tourisme Montréal feront l’objet d’un évaluation de la part d’un expert, qui formulera des recommandations aux administrateurs. Lundi, le ministre délégué au Tourisme Pascal Bérubé a évoqué une baisse de la rémunération du pdg, actuellement de 390 000 $, pour qu’elle corresponde à celle d’autres dirigeants, comme celui du Palais des congrès de Montréal. «On va tenir compte des déclarations du ministre à l’intérieur de notre réflexion, a-t-il dit. On va s’assoir avec le ministre, avec qui de droit, pour discuter et on va mettre sur la table l’ensemble de nos réflexions.»