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Future politique de la culture: Québec lance son projet pour consultation

LONGUEUIL, Qc — Québec a finalement dévoilé son projet de politique de la culture, mardi, alors que la dernière datait de… 1992. Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet de politique, pas encore d’une politique proprement dite. Le projet sera soumis à la consultation les 5 et 6 septembre à Montréal pour les organismes nationaux, mais déjà, les intéressés peuvent soumettre leur avis en consultant le site web du ministère de la Culture et des Communications. En lançant son projet de politique, au cours d’une conférence de presse à Longueuil, le ministre Luc Fortin a exprimé sa volonté de miser sur la culture comme outil de développement économique, avec ses emplois et ses retombées directes et indirectes. «C’est un projet de politique qui évidemment souligne l’apport identitaire, l’apport social de la culture; c’est un outil de développement et de cohésion sociale important pour le Québec, mais c’est aussi un outil de développement économique. Et ça, on n’en parle pas assez. Et dorénavant, on va en parler plus», a-t-il prévenu. «La culture, c’est 176 000 emplois à travers le Québec, c’est 4,4 pour cent de notre PIB (produit intérieur brut). C’est également une vitrine exceptionnelle pour le Québec à travers le monde. Alors ça aussi, cette dimension-là, économique, va être beaucoup plus présente dorénavant dans notre discours et dans nos actions», a-t-il averti. Déjà, le document résulte d’une consultation qui avait été menée l’été dernier auprès des intéressés. Plus de 450 mémoires avaient alors été déposés; 2959 personnes avaient rempli le questionnaire en ligne. Et lorsque le «forum national» aura été tenu en septembre, et à partir de la consultation qui commence aujourd’hui sur le web, la future politique québécoise de la culture sera dévoilée à la fin de l’année. La précédente politique de la culture, adoptée sous l’ancienne ministre Liza Frulla, avait duré 25 ans. Et elle était encore jugée pertinente. Mais il faut la remettre au goût du jour, avec les nouvelles technologies, notamment, les nouveaux modes de diffusion de la culture. Le projet de politique de la culture décrit le français comme «une force identitaire à protéger» dans le contexte nord-américain et de mondialisation, où «l’anglais exerce un fort pouvoir attractif, notamment dans des sphères comme la création et la consommation culturelle». «Cette tendance est dans une grande mesure exacerbée par l’avènement du numérique et des médias sociaux; les frontières n’existent plus et l’anglais a tendance à s’imposer», y écrit-on. On y dit aussi vouloir «accroître l’influence du Québec en matière de culture», ainsi que la coopération avec les partenaires internationaux. Reste à savoir comment cela se traduira dans les grands accords commerciaux qui sont négociés, puisqu’on entend beaucoup moins parler de l’exception culturelle qu’avant pour maintenir la protection des cultures nationales. Le ministre Fortin a promis de tenir compte de toutes les régions du Québec, et pas seulement de la métropole, dans cette future politique baptisée succinctement «Partout, la culture».

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Décès d’un enfant signalé à la DPJ: de graves lacunes, selon la Commission

MONTRÉAL — «Des lacunes à toutes les étapes», tranche la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse au terme de son enquête sur le décès d’un bébé, mort moins d’un mois après qu’il eut fait l’objet d’un signalement auprès de la DPJ du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces manquements ont eu lieu dans les cabinets des médecins qui l’ont vu, au niveau de la priorisation du dossier par la DPJ quand le signalement a été fait et après, dans la gestion du cas. «Un mois. Et tout a été manqué», a déclaré en entrevue Camil Picard, vice-président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, responsable du mandat jeunesse. Il s’agit de l’un des pires dossiers que l’homme ait vu dans sa carrière, en ce qui concerne le traitement d’un cas signalé. «C’est extrêmement douloureux et triste», a-t-il dit. La petite victime est décédée en juin 2016, moins d’un mois après avoir fait l’objet d’un signalement à la DPJ (Direction de la protection de la jeunesse). Le bébé avait à peine plus de 20 mois. La cause de son décès n’est pas encore connue officiellement, le coroner n’ayant pas encore déposé son rapport. La Commission a reçu le mandat de faire enquête sur ce cas en juillet 2016 à la demande de la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois. Plusieurs constats se dégagent de l’enquête effectuée à la suite de cette triste affaire. D’abord, plusieurs professionnels de la santé ont vu l’enfant, à plus d’une occasion, mais ont omis de le signaler à la DPJ immédiatement, malgré que le fait que «sa situation était préoccupante». On parle ici entre autres de lacérations à une oreille et à la langue. Après le signalement, l’enfant a été vu aussi pour une fracture au fémur: il avait de la difficulté à marcher. «C’est comme si le réflexe (de signaler) n’avait pas été là», a dit M. Picard. Pourtant, les médecins ont l’obligation légale de le faire, souligne-t-il. Et puis, ce ne sont pas des blessures légères, commente l’homme. «Il me semble qu’il y a une lumière qui allume.» Puis, quand le signalement de cet enfant arrive sur le bureau de la DPJ, il n’est pas mis en haut de la pile. Le dossier est alors ouvert pour «négligence éducative» alors que le bébé portait des marques de nombreuses blessures et qu’il aurait dû, selon la Commission, l’être pour «abus physique». Cela prendra 23 jours avant qu’un premier contact soit fait par la DPJ, a noté la Commission, «malgré la vulnérabilité de l’enfant et la gravité des faits indiqués au signalement». «Nous sommes certains à la Commission que ça aurait demandé une intervention immédiate (de la DPJ)», quitte à conclure après enquête que les parents n’avaient rien à se reprocher et que l’enfant n’était pas en danger. Quant à la procédure d’enquête «sur le terrain» qui doit être effectuée par la DPJ dans le milieu de vie de l’enfant, cette dernière a plutôt choisi de donner un rendez-vous aux parents dans son bureau. La mère est venue sans son enfant. «On a vu une série de mauvaises pratiques», juge M. Picard, qui indique que l’enquête a créé un malaise au sein de ce bureau de la DPJ. Selon lui, la DPJ concernée ne s’est pas défendue en prétendant manquer de personnel ou de ressources. «Notre système n’a pas été à la hauteur de ce qu’il doit être», a admis en point de presse Martine Couture, présidente et directrice générale du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, duquel relève la DPJ. La Commission a formulé une série de recommandations, notamment la révision des pratiques, la formation du personnel ainsi que le respect des normes et l’obligation d’agir dans les délais prescrits lors d’un code de priorisation 1, particulièrement dans les situations d’enfants de 0 à 5 ans. La DPJ devra faire rapport à la Commission au plus tard le 1er octobre 2017. De son côté, la ministre Charlebois a annoncé mardi que toutes les recommandations de la Commission seront mises en application. «En matière de protection de la jeunesse, nous avons le devoir de nous assurer que toutes les mesures de protection possibles pour assurer la sécurité des enfants sont prises. Malheureusement, nous devons constater que cela ne fut pas le cas, et il s’agit d’une situation très grave et tout à fait inacceptable. C’est pourquoi j’entends m’assurer de la mise en oeuvre de toutes les recommandations formulées», a-t-elle indiqué dans un communiqué. Il y est aussi précisé que le CIUSSS du Saguenay – Lac-Saint-Jean a mentionné que des changements ont déjà été apportés au cours de la dernière année et que d’autres sont à venir. La Commission mène également une enquête générale sur l’ensemble des interventions de la DPJ dans la région. Des dizaines de dossiers ont été sélectionnés au hasard et un rapport sera produit à l’automne. Selon M. Picard, les parents de la victime sont visés par une enquête policière, toujours en cours.

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La réfection du tunnel La Fontaine imposera quatre ans de travaux

MONTRÉAL — Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, qui a 50 ans cette année, subira une cure de jouvence d’un milliard $ qui durera quatre ans. Les travaux de réfection de l’ouvrage viendront assurer en quelque sorte une continuité des entraves à la circulation automobile dans la région de Montréal, puisqu’ils doivent débuter à la fin de 2019, soit dès que les travaux sur le corridor du pont Champlain seront terminés. Les automobilistes devront se préparer au pire: sur les quatre ans que dureront les travaux, deux imposeront des entraves majeures à la circulation. Durant les deux autres années, on parle davantage de travaux «générant moins d’impacts pour les usagers ou réalisés en dehors des voies de circulation». Le ministère des Transports promet «des mesures d’atténuation en transport collectif, telles que l’implantation de voies réservées et de stationnements incitatifs». Le projet prévoit notamment «une réfection structurale majeure du tunnel» ainsi que «la reconstruction des dalles de béton de l’autoroute 25 dans les deux directions, de part et d’autre du tunnel entre l’île Charron et l’échangeur Sherbrooke». La somme d’un milliard $ est une évaluation sommaire, faite par le ministre des Transports, Laurent Lessard, lors de l’étude des crédits de son ministère au printemps dernier; le montant exact ne peut être rendu public puisque des appels d’offres doivent être lancés pour ce projet qui sera réalisé «en mode conception-construction-financement». Québec entend ainsi faire appel à une entreprise ou à un consortium «qui sera responsable de concevoir le projet, de réaliser les travaux et de fournir le financement requis», mais précise qu’il n’est pas question d’instaurer un péage pour traverser le fleuve. Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine est un axe de transit majeur, accueillant quelque 120 000 véhicules par jour.

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Norsat: Justin Trudeau défend l’approbation de la vente à des intérêts chinois

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a tenté de minimiser les craintes et les critiques des politiciens qui redoutent que le gouvernement libéral ait mis à risque la sécurité intérieure et étrangère en approuvant la vente d’une entreprise canadienne de communication satellite à un géant chinois des télécommunications. Hytera Communications prendra le contrôle de l’entreprise de Vancouver, Norsat International (TSX:NII), qui fabrique des émetteurs-récepteurs et des systèmes radio utilisés par l’armée américaine et les partenaires de l’OTAN du Canada. La firme chinoise avait fait une première soumission en 2016, ce qui avait déclenché une évaluation du gouvernement fédéral comme l’exige la loi pour s’assurer que les intérêts canadiens ne seraient pas affectés par la vente. C’est seulement plus tôt ce mois-ci que les résultats de cet examen ont été rendus publics alors que l’entreprise avait été informée qu’une autre enquête formelle de sécurité ne serait pas nécessaire. M. Trudeau a affirmé que l’examen initial de l’acquisition, mis en place en vertu de la Loi sur Investissement Canada, n’a trouvé «aucune préoccupation importante liée à la sécurité nationale» et n’a donc pas nécessité d’autres évaluations. Les agences en matière de sécurité nationale impliquées dans l’examen ont recommandé que la vente soit approuvée, selon le premier ministre. «L’examen qu’elles ont fait était adéquat pour leur assurer qu’il n’y avait aucun risque pour la sécurité nationale. Donc, leur recommandation au ministre a été de lui permettre de procéder. Alors, nous l’avons fait», a expliqué M. Trudeau en conférence de presse. Il a insisté pour dire que son gouvernement n’approuverait aucune acquisition étrangère qui soulèverait même un soupçon d’inquiétude sur la sécurité nationale. «Nous n’irions pas de l’avant en approuvant des investissements selon la Loi sur Investissement Canada, si nous n’étions pas certains qu’il n’y a aucun risque à la sécurité nationale, point», a-t-il soutenu. «Ça n’a pas d’importance, de quel pays ça vient, de quelle entente il s’agit. S’il y a un risque pour la sécurité nationale, nous n’irons pas de l’avant», a-t-il tranché. Cette acquisition a provoqué un débat sur les risques pour la sécurité nationale et l’ouverture du gouvernement à approuver la vente d’une entreprise canadienne à un géant chinois. Elle survient également alors que le Canada et la Chine mènent des pourparlers exploratoires sur le libre-échange; le gouvernement canadien s’intéresse au marché chinois alors que son voisin du sud adopte une approche protectionniste. Les députés de l’opposition à Ottawa ont fait part de leurs inquiétudes sur la vente de Norsat et certains représentants américains ont exprimé de la réticence à l’idée qu’une firme chinoise ait accès à des informations délicates. Le quotidien The Globe and Mail a rapporté lundi que le département américain de la Défense révisait toutes ses ententes d’affaires avec Norsat dans la foulée de cette vente. Norsat conçoit du matériel de communication satellite pour la défense et la sécurité nationale. L’entreprise a plusieurs clients à l’échelle internationale et au Canada, dont la Garde côtière canadienne. M. Trudeau a indiqué que les autorités canadiennes avaient consulté leurs homologues américains dans le cadre de leur enquête. La semaine dernière, les détenteurs de titres de Norsat ont voté massivement en faveur de la vente. L’acquisition doit encore être approuvée par la Cour suprême de la Colombie-Britannique et par d’autres organismes réglementaires.

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Une université canadienne cherche des volontaires pour une étude sur le sommeil

TORONTO — Des spécialistes du cerveau d’une université canadienne souhaitent mieux comprendre l’effet du sommeil sur la mémoire, la résolution de problèmes et d’autres fonctions cognitives dans le cadre de ce qu’ils considèrent comme la plus grande étude jamais effectuée sur le sujet. Les chercheurs de l’Université Western, à London, en Ontario, espèrent recruter plus de 100 000 participants de partout dans le monde pour l’étude qui sera réalisée en ligne. Bobby Stojanoski, l’un des scientifiques, a souligné qu’il existait encore plusieurs questions sans réponse sur les impacts du sommeil et du manque de sommeil sur le cerveau. M. Stojanoski cite l’exemple du nombre d’heures de sommeil: combien faut-il dormir d’heures par jour? Est-ce la même norme pour tout le monde? Est-ce que certaines personnes ont besoin de plus ou moins de sommeil? Voici les questions auxquelles les experts veulent répondre. Une série de 12 tests en ligne sera utilisée pour déterminer comment des changements dans le rythme de sommeil peuvent affecter la performance. Pour s’inscrire à l’étude, les participants doivent s’enregistrer en ligne sur le site worldslargestsleepstudy.com. Sur une période de trois jours, ils seront appelés à faire les tests et remplir les questionnaires portant sur le sommeil. Les volontaires obtiendront ensuite un document qui leur montrera comment ils s’en sont sortis et comment ils se classent par rapport aux autres qui ont effectué les mêmes tests. «Nous avons une mauvaise nuit de sommeil une fois de temps en temps, et nous conduisons nos voitures, allons au travail, mais est-ce que nous faisons cela dans un état de manque cognitif?», a demandé M. Stojanoski. Les tests en ligne, qui peuvent être faits sur un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent, sont conçus pour s’adapter à toutes les façons de penser. Certains participants ont déjà fait les tests et ont passé des imageries du cerveau lorsqu’ils étaient reposés et en manque de sommeil — ce qui ne peut être effectué à large échelle. L’étude en ligne, qui avait environ 15 000 inscrits mardi matin, vise à extraire des informations équivalentes à plus grande échelle. L’échantillonnage n’a pas de date de fin pour l’instant, mais les chercheurs espèrent commencer leur analyse d’ici la fin de l’année. Les chercheurs, qui sont dirigés par le neuroscientifique Adrian Owen, souhaitent recruter de nombreux participants avec des âges variés et des parcours de vie différents, ce qui leur permettra d’avoir une meilleure fiabilité statistique. «Notre objectif, c’est de mener la plus grande étude sur le sommeil jamais réalisée. Avec plus de gens, nous pouvons expliquer plus précisément comment les fluctuations dans votre sommeil affectent votre cognition», a conclu M. Stojanoski.

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Lawrence Cannon quittera son poste d’ambassadeur en France au mois de septembre

OTTAWA — L’ambassadeur du Canada auprès de la République française, Lawrence Cannon, quittera ses fonctions au début de l’automne. L’ancien ministre conservateur a précisé mardi sur son compte Twitter que la prolongation de son mandat était valide jusqu’au 30 septembre. Il a remercié le premier ministre qui l’a nommé, Stephen Harper, et celui qui lui a demandé de rester un peu plus longtemps, Justin Trudeau, de lui avoir «confié cette belle et grande mission». Son mandat, qui devait venir à échéance en mai dernier, a été discrètement renouvelé mercredi dernier dans un avis publié par le Bureau du Conseil privé. Il a été prolongé sur recommandation de la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, y précise-t-on. Au bureau de la diplomate en chef, mardi, on n’a pas signalé si un nouveau chef de mission serait prêt à prendre le relais immédiatement après le départ de Lawrence Cannon. L’attaché de presse de la ministre, Adam Austen, a simplement souligné mardi dans un courriel qu’il est «très clair que ambassadeur à Paris est un poste très important». L’ambassadeur Cannon est installé en France depuis mai 2012. Avant d’hériter du prestigieux poste diplomatique, il avait été ministre sous le gouvernement Harper, pilotant notamment le ministère des Affaires étrangères de 2008 à 2011. L’élu conservateur a ensuite été emporté par la vague orange qui avait déferlé sur la province aux élections de 2011. Il avait alors été battu par Mathieu Ravignat, un député du Nouveau Parti démocratique (NPD), dans la circonscription de Pontiac, dans la région de l’Outaouais. Au printemps dernier, la rumeur voulait que M. Cannon était intéressé à se présenter comme candidat à la mairie de Gatineau. Il avait nié le tout dans une entrevue accordée au quotidien Le Droit, en mars dernier, soutenant avoir renoncé à un retour en politique. Il avait affirmé lors du même entretien qu’il comptait rentrer en Outaouais au début de l’été. Lawrence Cannon ne souhaitait pas accorder d’entrevues, mardi, selon ce que l’ambassade canadienne à Paris aurait signifié au ministère des Affaires étrangères.

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Le corps du petit garçon de 6 ans porté disparu à Pakua Shipi est retrouvé

MONTRÉAL — Le corps du petit garçon de six ans, qui était porté disparu dans la communauté autochtone de Pakua Shipi, en Basse-Côte-Nord, a finalement été retrouvé, lundi en fin de journée. Des recherches avaient été amorcées dimanche lorsque des jeunes Innus qui se baignaient dans la rivière Saint-Augustin avaient rapporté sa disparition. Des policiers locaux, de même que des membres de la réserve des Forces armées canadiennes et de nombreux bénévoles avaient participé aux recherches. Les plongeurs de la Sûreté du Québec, qui avaient été dépêchés sur les lieux, n’ont finalement pas eu à intervenir, puisque le corps de l’enfant a été retrouvé sur les berges de la rivière par un bénévole, à environ 500 mètres de l’endroit où il avait été porté disparu.

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Le nom Trump sera retiré d’une tour de Toronto en vertu d’une entente

TORONTO — Les nouveaux propriétaires du Trump International Hotel et Tower de Toronto ont conclu un accord pour retirer le nom «Trump» de l’immeuble. JCF Capital affirme s’être entendu avec Trump Hotels pour acheter les contrats de gestion de l’immeuble pour un montant qui n’a pas été dévoilé. La soumission commune de Juniper Capital Partners et Cowie Capital Partners a été retenue pour les 211 chambres d’hôtel, les 74 appartements et la plupart des espaces commerciaux, de détail et autres pièces. Bien que la marque Trump ait été affichée sur la façade de l’édifice du centre-ville, l’empire Trump n’a jamais possédé l’immeuble — ce qui a été au cœur d’une longue bataille juridique. Les représentants des deux entreprises affirment que leur relation a été fructueuse et qu’elles pourraient travailler ensemble à l’avenir.

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Incendie à Saint-Jean de Terre-Neuve: au moins 35 personnes jetées à la rue

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Un incendie majeur dans un immeuble à logements sociaux de Saint-Jean de Terre-Neuve a forcé l’évacuation d’environ 35 personnes lundi soir. Les pompiers sont arrivés trois ou quatre minutes après le début de l’incendie et l’immeuble était déjà en flammes, a expliqué un responsable de l’équipe des pompiers, Brian Tucker. Tous les résidents de cet immeuble à logements de 12 appartements ont été évacués. Une personne a été conduite à l’hôpital pour une possible inhalation de fumée et d’autres blessures. L’immeuble est une perte totale. Il s’est partiellement effondré. Selon M. Tucker, les pompiers ont eu des difficultés avec l’approvisionnement en eau municipale et ont fait venir un camion-citerne en renfort. La Croix-Rouge canadienne indique qu’elle est venue en aide à 35 personnes issues de 13 familles.

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Le policier poignardé à l’aéroport de Flint a reçu son congé de l’hôpital

FLINT, Mich. — Le policier qui a été poignardé au cou à l’aéroport de Flint, au Michigan, par un Montréalais a reçu son congé de l’hôpital. Un porte-parole du centre hospitalier Hurley a indiqué, lundi, que Jeff Neville avait pu regagner sa résidence. L’agent a été poignardé, mercredi, à l’aéroport international Bishop situé à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Detroit. Selon les autorités, qui considèrent l’attaque comme un acte terroriste, Amor Ftouhi, âgé de 49 ans, a poignardé le policier avec un large couteau après avoir dit quelque chose de similaire à «Vous avez tué des gens en Syrie, en Irak et en Afghanistan, et nous allons tous mourir». Amor Ftouhi, un Canadien d’origine tunisienne, a aussitôt été arrêté et a été accusé relativement à un acte de violence contre une personne dans un aéroport. Les médecins avaient déjà expliqué que M. Neville avait souffert d’une coupure d’une trentaine de centimètres qui avait entraîné des saignements importants.

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Les États-Unis relèvent les taxes frontalières sur le bois d’oeuvre canadien

MONTRÉAL — L’industrie canadienne du bois d’oeuvre est maintenant frappée par une taxe frontalière moyenne d’environ 27 pour cent après que le département du Commerce eut annoncé lundi l’ajout d’un droit préliminaire antidumping de 6,87 pour cent, qui s’ajoute à un droit compensatoire de 19,88 pour cent. Ces deux mesures se chevaucheront pour environ deux mois puisque le droit compensatoire annoncé en avril dernier est en vigueur jusqu’à la fin du mois d’août. Une fois que les autorités américaines auront pris une décision définitive, vers la fin de l’année, les deux tarifs pourraient de nouveau être appliqués en même temps. «Bien que je demeure optimiste quant à la conclusion d’une entente négociée, jusqu’à ce que nous y parvenions, nous devons continuer d’imposer les droits compensatoires et antidumping pour défendre les compagnies américaines ainsi que leurs travailleurs», a indiqué le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, dans un communiqué. Le droit antidumping moyen annoncé lundi est en deçà de la prévision de 10 pour cent de la plupart des analystes. Produits forestiers Résolu a aussitôt dénoncé la décision des autorités américaines, affirmant que les compagnies forestières québécoises et ontariennes devraient avoir un libre accès au marché américain. «Tout ce qui est supérieur (à zéro) est scandaleux et inacceptable, a dit son porte-parole, Seth Kursman. Ce n’est qu’un jeu politique.» N’empêche, Résolu a écopé du droit antidumping le moins élevé, à 4,57 pour cent, alors qu’à l’inverse, un droit de 7,72 pour cent est imposé à Canfor (TSX:CFP). Les deux autres répondants à l’enquête du département du Commerce, West Fraser Timber (TSX:WFT) et Tolko, se voient imposer des taux respectifs de 6,76 et 7,53 pour cent. West Fraser se retrouve ainsi avec des droits combinés de 30,88 pour cent, suivi par Canfor à 27,98 pour cent, Tolko à 27,03 pour cent, Résolu à 17,41 pour cent et J.D. Irving — qui n’a pas été sanctionnée par les droits antidumping — à 9,89 pour cent. Les autres joueurs, comme les petites scieries québécoises, sont soumis à un tarif combiné de 26,75 pour cent, ce qui pourrait inciter plusieurs entreprises à réduire leurs effectifs. Déjà, Résolu a réduit le nombre d’heures de travail dans sept de ses scieries en plus de retarder le début d’activités en forêt, ce qui a touché 1282 travailleurs. La réaction du gouvernement canadien n’a pas pris de temps. «Nous défendrons vigoureusement notre industrie du bois d’œuvre résineux, en intentant des actions s’il le faut. Nous nous attendons d’ailleurs à obtenir gain de cause comme par le passé», ont écrit conjointement dans un communiqué lundi soir le ministre des Ressources naturelles du Canada, Jim Carr, et de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland. «Nous sommes profondément déçus de la décision du département américain du Commerce d’imposer des droits antidumping injustes aux producteurs de bois d’œuvre résineux du Canada qui vendent leurs produits aux États-Unis. À l’instar des droits compensateurs préliminaires annoncés en avril dernier, ces droits punitifs reposent sur une logique bancale qui porte préjudice aux travailleurs, aux collectivités et aux consommateurs du Canada et des États-Unis», ont-ils ajouté. Ils ont fait valoir que les consommateurs américains seront parmi les perdants: car selon eux, ces nouveaux droits feront grimper les coûts qu’ils devront assumer pour réparer, rénover ou construire une maison. Le gouvernement du Québec a de son côté qualifié la décision des États-Unis d’«abusive» et d’«injustifiée». «Depuis 2013, le Québec a véritablement fait ses devoirs pour mettre en place un régime forestier qui permet notamment de démontrer aux Américains que le bois du Québec n’est pas subventionné», a indiqué dans un communiqué Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs et ministre responsable des régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. Plus tôt en journée, le premier ministre Philippe Couillard était de passage à Chambord, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour annoncer une aide à la relance de l’usine de Norbord. Anticipant l’annonce, il avait rappelé que Québec et Ottawa avaient prévu respectivement 300 et 867 millions $ pour épauler l’industrie forestière. «Le message que j’ai (envoyé) en privé et en public, c’est que: si vous pensez nous avoir à l’usure, les Québécois, vous vous trompez», a-t-il dit en mêlée de presse. Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) a également dénoncé cette nouvelle salve des Américains. «Avec cette nouvelle taxe, nos entreprises exportatrices de bois d’œuvre verseront quelque 300 millions $ en droits compensateurs et antidumping d’ici la prochaine année. Des sommes importantes qui ne pourront être investies dans l’économie québécoise, que ce soit en équipements ou en salaires, et auxquelles s’ajouteront maintenant les effets d’une autre surtaxe déraisonnable», a déploré le président et chef de la direction du CIFQ, André Tremblay. De l’autre côté de la frontière, la coalition américaine des producteurs de bois d’oeuvre s’est réjouie de la nouvelle. «Nous applaudissons la décision du département du Commerce de prendre des mesures supplémentaires contre les pratiques commerciales du Canada afin de restaurer un commerce équitable pour les producteurs américains de bois d’oeuvre», a soutenu le porte-parole Zoltan van Heyningen dans un communiqué. Le dossier du bois d’oeuvre, ainsi que l’avenir de l’Accord de libre-échange nord-américain, seront assurément au coeur des discussions de la table ronde sur les relations canado-américaines qui se déroulera mardi, à Québec, en présence d’une multitude d’intervenants. Les droits compensatoires visent à contrebalancer ce que les États-Unis considèrent comme des subventions illégales au Canada alors que les tarifs antidumping constituent une réplique à des prix de vente qui seraient inférieurs à ceux du marché. En mai, la part du Canada dans le marché américain du bois d’oeuvre était de 27 pour cent, par rapport à 31 pour cent un an plus tôt, d’après les rapports mensuels du gouvernement fédéral. Ce recul de la part de marché représente une perte en exportations de 165 millions $ pour le mois, notamment de 105 millions $ pour la Colombie-Britannique et de 18 millions $ pour le Québec. Le Conference Board du Canada a dit que les droits compensatoires américains coûteront 1,7 milliard $ en un an aux producteurs canadiens et se traduiront par une réduction de 2200 emplois. Par ailleurs, M. Ross a fait savoir lundi qu’il était approprié d’exempter la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador des taxes frontalières, comme demandé par l’industrie américaine ainsi que les autorités canadiennes. Ces trois provinces ne représentent que deux pour cent des importations américaines de bois de sciage. Les producteurs devront payer des droits préliminaires jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise plus tard cet été.