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Le corps retrouvé à Beaumont est celui d’un touriste français porté disparu

QUÉBEC — Le corps retrouvé vendredi sur les berges du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur de Beaumont, à l’est de Lévis, est celui d’un touriste français porté disparu depuis le 29 septembre à Québec. Le service de police de la Ville de Québec a confirmé lundi qu’il s’agissait de la dépouille de Marcel Bidault, âgé de 77 ans. Les policiers de la Vieille Capitale avaient sollicité l’aide du public le 3 octobre dernier après que des proches eurent signalé sa disparition. Le septuagénaire avait été vu pour la dernière fois le vendredi 29 septembre vers 22 heures dans la Haute-Ville de Québec. Il devait entrer en France le lundi suivant, soit le 3 octobre, mais n’avait jamais pris place à bord de l’avion devant le ramener et c’est à ce moment que sa disparition avait été signalée aux autorités. Ses proches étaient extrêmement inquiets depuis ce temps. Ce sont des passants qui avaient fait la macabre découverte et il a fallu quelques jours avant d’identifier la dépouille, l’état de décomposition avancée ne permettant même pas de déterminer le sexe de la victime au moment de la découverte. Selon la Sûreté du Québec (SQ), qui a été chargée de l’enquête, il est encore trop tôt pour déterminer les causes et circonstances de son décès. «Selon les premières constatations, il ne semblerait pas y avoir d’élément criminel, mais on ne peut pas tirer de conclusions d’enquête maintenant, parce qu’il manque de résultats, dont ceux de l’autopsie», a expliqué la sergente Christine Coulombe, de la SQ.

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Les grévistes de l’usine CAMI de GM à Ingersoll approuvent l’entente de principe

MONTRÉAL — Les travailleurs de l’usine CAMI de General Motors à Ingersoll, en Ontario, ont approuvé lundi l’entente de principe conclue à la semaine dernière, ce qui met fin à une grève de quatre semaines. L’entente de principe avait été conclue vendredi et le syndicat Unifor, qui représente 2500 des 2800 travailleurs affectés, avait recommandé son approbation. Selon le syndicat, près de 86 pour cent des travailleurs de l’assemblage et 79 pour cent des travailleurs spécialisés ont voté pour l’accord. Environ 2400 travailleurs ont voté. «On n’obtient jamais tout ce que l’on veut, mais dans l’ensemble, nous sommes prêts à rentrer au travail», a affirmé le président de la division CAMI pour la section locale 88, Mike Van Boekel, lors d’un entretien. Même si GM ne s’est pas engagé à faire des investissements précis dans l’usine CAMI, celle-ce restera le principal centre de production du véhicule utilitaire sport Equinox, avec trois quarts de travail. GM avait menacé, la semaine dernière, de transférer une plus grande partie de la production vers le Mexique si une entente n’était pas conclue rapidement. «Nous voulons des investissements, nous voulons de la production pour l’avenir, nous voulons plein de trucs, mais tant et aussi longtemps que nous continuerons à produire comme nous le faisons actuellement, je crois que notre avenir est bon», a poursuivi M. Van Boekel. Selon lui, les travailleurs obtiendront des hausses de salaire de deux pour cent lors de la première et la quatrième année de l’entente, ainsi qu’une prime de signature de 6000 $ et des primes annuelles de 2000 $ à Noël. Le constructeur automobile sera forcé de payer 300 millions $ pour toute future coupe d’emplois. Environ 400 travailleurs sont actuellement mis à pied. Des offres de départ à la retraite seront présentées à environ 100 travailleurs, afin que ceux-ci soient remplacés par des collègues mis à pied. Les grévistes reprendront leur travail à compter de 23 h 00 lundi. De son côté, GM du Canada a estimé que la ratification de l’accord était une bonne nouvelle pour l’entreprise, pour ses employés et pour la communauté. «Nous avons un nouveau produit exceptionnel à CAMI avec la Chevrolet Equinox, et j’ai bon espoir que nous saurons rapidement nous regrouper et continuer à montrer au monde la productivité, l’innovation et la qualité extraordinaires qui sont propres à l’effectif de CAMI», a affirmé Steve Carlisle, président et directeur général de General Motors du Canada. Selon lui, les défis attribuables à la grève ont été difficiles pour tout le monde. «Avec le récent investissement de 800 millions $ à l’usine CAMI et cette entente, il revient à chacun de nous de mettre en évidence la valeur inégalée que nous livrons en tant que leader dans le secteur automobile canadien», a-t-il ajouté. «J’ai bon espoir qu’en travaillant comme une seule équipe, cela se poursuivra pour les années à venir.» La conclusion de la nouvelle convention collective survient alors que les négociateurs du Canada, des États-Unis et du Mexique discutent de l’avenir de l’Accord sur le libre-échange nord-américain (ALÉNA), pour lequel les États-Unis demandent d’importantes concessions à ses partenaires. Les Américains veulent notamment que toutes les voitures soient composées de 85 pour cent de contenu nord-américain pour éviter d’être soumises à un tarif. Actuellement, la proportion requise est de 62,5 pour cent. Pas moins de 50 pour cent du contenu des voitures devrait provenir des États-Unis, et la liste des pièces soumises à ce calcul serait mise à jour pour inclure des pièces qui n’existaient pas lors de l’entrée en vigueur de l’ALÉNA original, en 1994.

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Une tornade a sévi dimanche à Mont-Laurier, a confirmé Environnement Canada

Environnement Canada a confirmé qu’une tornade a sévi dimanche après-midi, près de Mont-Laurier, dans les Hautes-Laurentides. Le tourbillon de vents violents se serait formé vers 16 heures, a précisé Alexandre Parent, météorologue. L’analyse de photos et de vidéos a permis de confirmer l’événement lundi matin, après observation des dommages causés dans un secteur rural. Deux ingrédients y ont contribué: l’air relativement chaud et humide pour la période de l’année et un front froid en provenance de l’Ontario, a expliqué M. Parent. La tornade, de niveau F0 — soit le niveau tout en bas de l’échelle — était assez localisée et n’a vraisemblablement frappé que sur quelques dizaines de mètres, sur le Chemin du Lac Nadeau. Et la tornade n’a déplacé de l’air en rotation que pendant quelques minutes, voire moins d’une minute, souligne le météorologue d’Environnement Canada. Selon Mario Hamel, directeur du Service des incendies de Mont-Laurier, le toit d’une résidence a été arraché et celui d’un abri d’automobile s’est affaissé sur une voiture. Ces deux résidences ont dû être évacuées et les quatre habitants ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Quatre autres habitations ont aussi subi des dommages, mais moins importants: il s’agit de vitres brisées et de parements extérieurs endommagés par des débris projetés par le vent. Par ailleurs, des arbres sont tombés sur des voitures et sur des fils électriques à Mont-Laurier, ce qui a causé des pannes de courant, a ajouté M. Hamel Il n’y a pas eu de blessés. Il s’agit de la septième tornade observée cette année au Québec, ce qui situe 2017 dans les moyennes, alors que six sont normalement recensées annuellement, a précisé M. Parent. Le secteur de Mont-Laurier est d’ailleurs propice aux tornades.

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Boeing: le syndicat des machinistes de Bombardier réplique avec une publicité

MONTRÉAL — Outré par les démarches de Boeing contre Bombardier, le syndicat des machinistes de l’avionneur québécois lance une contre-offensive de relations publiques pour défendre l’entreprise. L’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) a procédé lundi à l’installation d’un panneau publicitaire géant aux abords de l’autoroute 13 sur lequel on peut apercevoir un groupe de travailleurs devant un appareil de la CSeries avec le slogan «Tous debout». Deux vidéos seront également relayées sur les réseaux sociaux, en français et en anglais, avec le slogan «We stand proud». «Parfois, on n’est pas assez fiers des produits qu’on fait», a laissé tomber le coordonnateur québécois de l’AIMTA, Dave Chartrand, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne. Le syndicat se propose également de multiplier les rencontres avec des élus afin que ceux-ci intensifient les pressions politiques pour contrer les décisions américaines. «Tant que le public et les travailleurs se tiennent debout, ça force les gouvernements à continuer de soutenir notre industrie», a fait valoir M. Chartrand. Boeing a obtenu du département du Commerce des États-Unis que celui-ci impose des droits compensatoires de 220 pour cent et des droits antidumping de près de 80 pour cent sur les avions de la CSeries de Bombardier, alléguant que la multinationale québécoise profite d’un soutien gouvernemental lui procurant un avantage concurrentiel déloyal. Vision erronée Pour Dave Chartrand, les tactiques employées par Boeing s’apparentent à celles d’un «fier-à-bras». Il estime que le géant américain, qui n’a aucun produit comparable aux appareils de la CSeries, ne fait que profiter du vent de protectionnisme qui a marqué l’administration américaine depuis l’élection de Donald Trump pour tenter de déstabiliser un compétiteur. «Il y a 40 000 avions commerciaux à construire d’ici les 20 prochaines années. Il y a en masse de place sur le marché pour avoir un Bombardier, un Boeing, un Airbus, mais Boeing essaie de sortir complètement Bombardier de l’échiquier», dit-il. Le geste de Boeing, selon lui, traduit une vision erronée de la réalité économique mondiale d’aujourd’hui. «Tu ne peux pas agir de manière protectionniste à l’extrême parce que toutes les chaînes d’approvisionnement sont interdépendantes d’un endroit à l’autre. Avec la mondialisation, les marchés intérieurs n’existent plus.» Il souligne que de nombreux sous-traitants, dont certains sont syndiqués avec l’AIMTA, sont des fournisseurs à la fois de Boeing et de Bombardier et que Bombardier elle-même a fait de la sous-traitance pour Boeing pendant plusieurs années dans le passé. Boeing a lancé sa propre campagne publicitaire pour rappeler qu’elle fournit aussi du travail à quelque 2000 travailleurs au Canada, mais l’AIMTA rappelle que le secteur aérospatial représente, au Québec seulement, quelque 40 000 emplois dans 200 entreprises. Dave Chartrand se défend d’ailleurs de vouloir attaquer les activités de Boeing au Canada. «On ne dénigre pas Boeing, en autant qu’ils traitent leurs employés comme il faut. Ce qu’on n’aime pas, c’est de voir essayer d’écraser un compétiteur au point où ça éliminerait des milliers d’emplois non seulement ici, mais je pense qu’ils ont mal mesuré que ça en éliminerait aux États-Unis et au Royaume-Uni», fait-il valoir. L’AIMTA représente 4500 travailleurs de Bombardier aéronautique au Québec, mais l’avionneur en embauche près de 10 000 dans la province et le syndicaliste estime que les efforts publicitaires de l’entreprise américaine ne dupent personne: «Je n’ai pas entendu Boeing dire qu’il allait remplacer les 10 000 emplois le jour où ils vont réussir à faire fermer Bombardier», laisse-t-il tomber.

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Les jeunes Québécois plus enclins à vapoter que les jeunes Canadiens

MONTRÉAL — La proportion de jeunes Québécois qui ont essayé la cigarette électronique est plus élevée que dans le reste du Canada, révèle une étude dévoilée lundi par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Les données recueillies dans le cadre de l’Enquête canadienne 2014-2015 sur le tabac, l’alcool et les drogues chez les élèves démontrent qu’un peu plus d’un élève du secondaire sur quatre (27 pour cent) au Québec a déjà vapoté au cours de sa vie. On parle ici de 110 500 élèves. Dans le reste du Canada, la proportion d’élèves ayant déjà utilisé la cigarette électronique se situe à 15 pour cent, ce qui est significativement moins élevé, notent les chercheurs de l’INSPQ. Mais les jeunes du Québec qui ont déjà tâté de la cigarette électronique étaient moins nombreux durant la période 2014-2015 que lors de la précédente (2012-2013), passant de 34 à 27 pour cent. Pourquoi cette diminution? Elle est principalement due aux garçons qui l’ont beaucoup moins essayée, et aussi à une perte d’intérêt chez les élèves de la première année du secondaire (passant de 22 pour cent à 11 pour cent). Mais puisque ces données peuvent révéler une seule soirée de vapotage — et non pas un usage répété, jour après jour — les chercheurs ont aussi évalué l’usage de la cigarette électronique au cours des derniers 30 jours. Et ils ont trouvé que 8 pour cent des élèves québécois du secondaire (environ 31 400 élèves) ont rapporté avoir fait usage de cette cigarette électronique au cours des 30 jours précédents la cueillette de données, une proportion similaire à celle observée dans le reste du Canada (6 pour cent). Et cet usage est resté stable entre 2012-2013 et 2014-2015. Tel qu’on pouvait s’y attendre, tant au Québec que dans le reste du Canada, la proportion d’utilisateurs de cigarette électronique est plus élevée chez les élèves fumeurs et chez ceux qui croient que l’usage régulier de ce dispositif n’entraîne aucun risque ou un risque minime à la santé, est-il noté dans la recherche. La cigarette électronique est un dispositif permettant d’administrer de la nicotine sous forme liquide sans exposer l’utilisateur et les personnes environnantes aux concentrations élevées de produits toxiques émanant de la combustion de tabac. Un consensus émerge parmi la communauté scientifique et de santé publique à l’effet que la vapoteuse serait moins dommageable pour la santé des fumeurs que les produits du tabac fumés, note l’organisme de recherche. Il y va toutefois de cet avertissement: les jeunes et les non-fumeurs qui utiliseraient la cigarette électronique s’exposeraient à des risques pour leur santé qui sont encore mal connus.

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L’ancien sprinter Nicolas Macrozonaris brigue un poste de conseiller municipal

La première voiture de Nicolas Macrozonaris était une Ford Tempo verte fluorescente 1993 qu’il a achetée pour 800 $ et quatre paires de lunettes de soleil Oakley. C’était en 2002, au début de quelques années prospères pendant lesquelles le jeune homme de 22 ans est devenu l’un des meilleurs sprinters du monde. Macrozonaris avait repéré la voiture grâce à une affiche «à vendre» dans la fenêtre d’un petit commerce de Montréal. Le propriétaire demandait 2200 $. Macrozonaris ne les avait pas. Ayant besoin d’un véhicule pour se rendre et revenir de l’entraînement, il a offert en compensation quelques paires de lunettes de soleil Oakley, l’un de ses premiers commanditaires, pour en diminuer le prix. «Nous nous sommes rencontrés et il a commencé à essayer les lunettes. Certaines étaient super extrêmes, des lunettes excentriques et fluorescentes. Et comme il semblait avoir 65 ans, il les a mis et avait l’air fou. Il m’a regardé et m’a demandé: ‘À quoi je ressemble?’ J’ai dit: ‘Tu es superbe, mec’», s’est rappelé Macrozonaris en riant. Macrozonaris est maintenant âgé de 37 ans et il court toujours — au sens figuré si ce n’est plus au sens propre. Le double olympien et quintuple champion national brigue un poste de conseiller municipal à Laval au sein du parti Action Laval de Jean-Claude Gobé. Dans l’opposition, il travaille avec un budget serré. Mais il sait comment s’y prendre avec peu. Le week-end dernier, Macrozonaris a enrôlé ses athlètes — il dirige son propre club d’athlétisme Finalpush à Montréal — pour l’aider à distribuer des tracts aux 7000 électeurs de son district de Sainte-Dorothée. Parmi ses préoccupations, il y a le manque d’installations sportives décentes dans le secteur. Il effectue son porte-à-porte, vêtu de son veston blanc et rouge des cérémonies de clôture des Jeux olympiques de 2004. Il pose pour des photos avec ses électeurs, puis leur envoie un exemplaire. «C’est tellement intéressant parce que ça ressemble à une compétition, c’est super motivant, a-t-il poursuivi. Littéralement, je travaille dur en faisant du porte-à-porte, en parlant aux gens, en installant mes pancartes au milieu de la nuit et, le lendemain, je visite les supermarchés et j’essaie de rattraper tout le temps perdu.» Il s’est officiellement lancé dans la course fin septembre. Les élections auront lieu le 5 novembre. «Un journaliste m’a dit: ‘La politique est difficile’, mais je lui ai répondu; ‘Quand vous faites les choses pour les bonnes raisons, c’est facile’. Les gens peuvent dire, ‘Nic, tu n’es pas fatigué?’ mais vous trouvez cette énergie parce que quand vous êtes passionné ou que vous êtes vraiment enthousiasmé par quelque chose, ça vous procure une dose illimitée d’énergie. Je suis à ce stade de ma vie où j’ai une grande quantité d’énergie.» Macrozonaris a été présenté comme l’avenir du sprint canadien quand il a gagné sa place au sein de l’équipe olympique canadienne pour les Jeux de Sydney à 19 ans. Dans les coulisses, il tirait toutefois le diable par la queue. Ses parents venaient de divorcer et il partageait un lit avec son frère dans un petit appartement de Montréal. Il échangeait ses points de récompense à la station service pour des sandwichs. Il a ensuite battu l’Américain Tim Montgomery, détenteur du record du monde à l’époque, lors d’un 100 mètres à Mexico, en 10,03 secondes. Sa vie a soudainement changé du tout au tout. Il a effectué le lancer protocolaire lors d’un match des Expos de Montréal. Il s’est procuré une Lexus, qu’il a plus tard vendue pour acheter à sa mère Doris un condo à moins de 100 mètres du sien. Il côtoyait des gens comme le Prince Albert II de Monaco. «Ma vie a complètement changé. Des sandwichs obtenus avec mes Petro Points, je me suis retrouvé dans de bons restaurants où le Prince mangeait. N’importe quel jeune de 22 ans qui passe par ce changement, peu importe votre organisation personnelle, ça bouleverse une vie. Je vivais avec mon frère, sans organisation, sans personne pour me guider. Et c’est facile de perdre les pédales et de penser que vous savez tout.» Macrozonaris a connu un conflit avec l’entraîneur Glenroy Gilbert et a perdu sa place au sein du relais 4×100 mètres aux championnats du monde de 2003. Son chrono de 10,03 — il a raté la barre sous les 10 secondes par un clignement d’oeil — s’est révélé sa meilleure performance en carrière quand il a pris sa retraite en 2010. Des regrets? Il a rappelé une conversation à coeur ouvert avec un ami au moment où il était au sommet de sa carrière. «Il m’a dit: ‘Nic, la chose la plus importante que tu ne veux pas faire, c’est de savoir que tu n’as pas donné ton 100 pour cent, parce qu’après ta retraite, ça va te hanter longtemps.’ Alors je me suis dit: ‘Il est hors de question de commencer à me relâcher, et maintenant à 35 ans je me dis: J’aurais pu, j’aurais dû, mais je ne l’ai pas fait.’ «J’ai donné mon 100 pour cent, je l’ai fait proprement, et c’était le mieux que j’ai pu faire. Je suis satisfait de tout ce que j’ai pu accomplir dans les circonstances et je n’ai aucun regret, Je suis très content de tout ce que j’ai fait.» Peu après sa retraite, Macrozonaris a commencé à faire du bénévolat dans un centre communautaire de son quartier, puis a rejoint son conseil d’administration. C’est à travers ce travail qu’il a rencontré Gobé. Il a commencé son club d’athlétisme en 2015 et compte plusieurs jeunes sprinters parmi les meilleurs, dont Praise Omogbai, champion canadien du 100 mètres dans la catégorie des 14-15 ans. Il est un grand partisan du sport, en particulier de la vedette canadienne du sprint Andre De Grasse. «Je pense qu’André est un athlète exceptionnel. J’ai travaillé fort toute ma vie pour essayer de réaliser des records personnels quand ça compte vraiment. Et c’est extrêmement difficile d’y arriver. Pour sa part, il est capable d’exécuter ses meilleures performances au plus haut niveau, c’est quelque chose de remarquable, a déclaré Macrozonaris. Et je pense que l’idée selon laquelle vous devez mesurer six pieds cinq pour être une vedette est soudainement déboulonnée. Car nous avons un gars qui est relativement petit et il fait des choses incroyables. «La médaille de bronze qu’ils ont obtenue (au relais 4×100) aux derniers Jeux olympiques démontre où en est l’athlétisme au Canada. J’aurais aimé être de cette génération de sprinters, parce qu’ils sont si forts et si puissants.»

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Le personnel scolaire des collèges publics de l’Ontario est en grève

TORONTO — Le personnel de 24 collèges publics de l’Ontario a débrayé, dimanche soir, devant l’impasse dans les négociations avec les employeurs. La grève des 12 000 enseignants, chargés de cours, conseillers pédagogiques et bibliothécaires touche plus de 500 000 étudiants des collèges publics de la province. Les négociations entre le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario et le Conseil des employeurs des collèges sont rompues depuis dimanche. Une offre présentée samedi par le syndicat a ensuite été rejetée par l’employeur. Les syndiqués ont déclenché la grève dimanche soir, juste avant l’échéance de minuit fixée dans le cadre de ces négociations. L’embauche de nouveaux enseignants à temps plein et la sécurité d’emploi font partie des principaux points en litige. Le syndicat souhaite que les enseignants à temps plein soient aussi nombreux que les enseignants sous contrat; le Conseil des employeurs estime que cela coûterait plus de 250 millions $ par année aux collèges publics. Don Sinclair, président du Conseil des employeurs, soutient que la partie patronale a offert une convention de quatre ans prévoyant des hausses salariales totalisant 7,75 pour cent. Le négociateur en chef pour le syndicat, JP Hornick, se dit prêt à reprendre immédiatement les pourparlers dès que la partie patronale voudra discuter, en présence ou non du médiateur.

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Le Curateur public lance le nouveau mandat de protection, en langage simplifié

MONTRÉAL — Comme il n’est jamais agréable d’envisager sa propre inaptitude, qu’elle survienne à la suite d’un accident ou d’une maladie, le Curateur public vient de faciliter la tâche des Québécois en simplifiant le formulaire et le guide qui permettent d’énoncer ses volontés dans un tel contexte. De même, il lance ces jours-ci une campagne de publicité pour mieux faire connaître le mandat de protection, qu’on appelait jusqu’à l’an dernier le mandat d’inaptitude. Le mandat de protection est un document que l’on rédige lorsqu’on est apte pour désigner une personne, appelée mandataire, qui verra à la protection et à l’administration de nos biens, si l’on devient inapte à la suite d’un accident ou d’une maladie. «Cela vous permet de garder le contrôle lorsque vous aurez perdu le contrôle», a résumé le curateur public, Me Normand Jutras. Dans leur nouvelle version, le formulaire et le guide ont été rédigés dans un langage simplifié, avec des explications et des exemples. Le contenu a été allégé pour rendre la tâche moins fastidieuse, a-t-il expliqué au cours d’une entrevue. Les personnes qui ont ainsi exprimé leurs volontés avec l’aide de l’ancien formulaire n’ont pas à le refaire, a pris soin de préciser Me Jutras. Il rappelle aux gens qui en ont déjà rédigé un qu’il est bon de le réviser régulièrement, puisque depuis, différents événements peuvent être survenus, comme un divorce, de la mortalité ou autre. Selon le Curateur public, 42 pour cent de la population adulte québécoise s’est dotée d’un mandat de protection, soit 2,8 millions de Québécois. La proportion était de 36 pour cent en 2006 et 2010. Comme on pouvait s’y attendre, la proportion est moindre chez les plus jeunes. Elle est de 34 pour cent chez les citoyens de 34 à 44 ans. Le Curateur public souhaite que la moitié des Québécois aient un mandat de protection en 2021. Le formulaire peut être téléchargé gratuitement sur le site web du Curateur public, www.curateur.gouv.qc.ca. On peut aussi en obtenir une copie papier, au coût de 9,95 $, dans les librairies accréditées.

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Un instructeur militaire de Saint-Jean accusé d’agression sexuelle

OTTAWA — Un instructeur de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu a été accusé d’avoir agressé sexuellement un stagiaire. Le caporal-chef Pierre Desrosiers fait également face à un chef d’accusation d’ivresse ainsi qu’à deux chefs d’accusation de conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline. Le dépôt de ces accusations par le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) a été annoncé lundi par voie de communiqué. Les accusations ont trait à «un incident impliquant un instructeur et un stagiaire» qui aurait eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant à Saint-Jean-sur-Richelieu, a-t-on précisé. L’affaire suivra son cours conformément au système de justice militaire et pourrait être présentée devant la cour martiale à une date et à un lieu à déterminer. Les Forces armées canadiennes se sont engagées à combattre le fléau de l’inconduite sexuelle dans leurs rangs dans la foulée de la parution d’un rapport accablant sur le phénomène, en avril 2015.

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Un ancien policier de la SQ a été victime d’un homicide au Lac-Saint-Jean

SAGUENAY, Qc — Un ancien policier de la Sûreté du Québec a été retrouvé mort dimanche matin au Lac-Saint-Jean. Le corps de Norbert Fortin se trouvait dans une résidence de Sainte-Hedwidge. Ce sont des proches de l’homme de 64 ans qui ont fait la découverte. L’homme vivait seul à son domicile. Les policiers ont conclu lundi qu’il s’agissait d’un meurtre, a précisé le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jean Tremblay. L’enquête a été confiée à l’équipe des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec. Des enquêteurs et des techniciens du service d’identité judiciaire sont sur les lieux pour faire la lumière sur cet homicide.

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Des vents violents causent des dommages importants dans les Laurentides

MONTRÉAL — À un certain moment hier, 17 000 clients étaient privés d’électricité dans la région des Laurentides alors que des vents violents ont balayé la région et causé des dommages substantiels à certains endroits, en fin d’après-midi. À Mont-Laurier, quelques maisons ont subi des dégâts très importants. La Sûreté du Québec rapporte que des fils électriques jonchent des rues, et des arbres bloquent des routes dans certains secteurs de Mont-Laurier. Les services d’urgence ont été déployés dans la région touchée. La Sûreté du Québec ne rapporte aucun blessé.