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Taxation de Netflix: la ministre Joly dit entendre ce qui se dit au Québec

MONTRÉAL — La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a réitéré, vendredi, qu’il appartenait à son collègue des Finances, Bill Morneau, de décider si Netflix devait être soumis à la Taxe sur les produits et services, comme les autres. Elle a cependant dit «entendre ce qui se passe au Québec» quant à la nécessité d’offrir du contenu en français et d’être équitable envers tous. Et elle s’est également dite prête à rapporter cette «réaction» à ses collègues ministres fédéraux. La ministre, qui s’est adressée à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, ne s’est cependant pas engagée à ce que Netflix soit soumis à la TPS comme les autres, ni même à faire la promotion de cette idée, qui est défendue par le milieu de la culture et des médias, en plus du gouvernement du Québec lui-même. Québec a d’ailleurs annoncé qu’il comptait soumettre Netflix à la Taxe de vente du Québec. L’entente de 500 millions $ du gouvernement fédéral avec Netflix ne fait pas seulement sourciller pour des raisons d’équité dans la taxation, mais aussi à cause du manque de garantie quant aux investissements dans le contenu en français. «Moi, je suis en charge de la culture au sein du gouvernement. J’entends ce qui se passe au Québec, j’entends la réaction, et ça va me faire plaisir de la transmettre à mes collègues», a-t-elle répondu. Pour ce qui est du contenu en français, elle a dit «s’attendre» à ce que Netflix offre du contenu en français, dans le cadre de l’entente qu’elle a signée avec l’entreprise, mais elle ne l’a pas «exigé». Mme Joly a paru plus nerveuse qu’à l’habitude, et parfois même ébranlée, durant son discours et lors de la rencontre qui a suivi avec les médias. D’ailleurs, son «courage» a même été salué par le président de la Chambre, Michel Leblanc, puisqu’elle a été l’objet de vives critiques depuis l’annonce de cette entente avec Netflix. Lorsqu’on lui a demandé si ce sont les critiques qui l’avaient ainsi ébranlée, Mme Joly n’a pas répondu directement, affirmant qu’elle avait à coeur la protection de la culture et de la langue française. «Je suis très fière d’être québécoise, et tous les jours, je suis là pour protéger la culture ici et aussi le fait français au pays. Je suis en charge des langues officielles aussi, dans le contexte de mes fonctions», a-t-elle ajouté. M. Leblanc s’est porté à sa défense, en parlant plus largement de toute la question de la taxation du commerce en ligne, au nom de l’équité pour toutes les entreprises. Et si le ministre Morneau ne comprend pas, a-t-il dit, et bien il faudra s’adresser au premier ministre du Canada. «J’ai l’impression d’avoir entendu une ministre, qui, pour la première fois, n’a pas défendu une décision, mais a dit « je vous entends »», a affirmé le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. «Je sais pertinemment que la politique fiscale est du ressort du ministre des Finances. Il n’y a pas un ministre des Ressources naturelles qui va décréter si la TPS s’applique ou pas sur le minerai de fer. Et quoi que dise une ministre de la Culture, c’est le ministre des Finances qui en a la responsabilité», a ajouté M. Leblanc.

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Québec dépose un projet de loi omnibus pour améliorer le système de justice

QUÉBEC — Le gouvernement québécois a déposé un projet de loi omnibus, vendredi, pour améliorer l’accès au système de justice et le rendre plus efficace alors que les tribunaux québécois ont été mis à rude épreuve par l’arrêt Jordan de la Cour suprême, qui limite le délai des procédures judiciaires. La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a expliqué que cet imposant texte de loi visait à infuser un «changement de culture» dans le système judiciaire québécois, qui depuis des années est aux prises avec des retards. Selon la ministre Vallée, le système a besoin d’argent, mais il a besoin de temps aussi, d’où la nécessité de simplifier les procédures dans la justice pénale, civile et administrative. Le projet de loi 168, qui modifie une vingtaine de lois, ainsi que le Code de procédure pénale et le Code civil, permettra entre autres de faciliter les démarches pour se faire entendre devant le Tribunal des droits de la personne et de créer deux postes de juges qui seront chargés de gérer les nombreux dossiers dans le Nord-du-Québec. Une autre mesure qui devrait se répercuter sur les citoyens en région: pour les procédures civiles, un individu pourra déposer une demande d’appel au tribunal régional qui a rendu le premier jugement. Actuellement, les citoyens doivent se rendre à Québec et à Montréal pour effectuer cette démarche. Le projet de loi inclut également une bonification de l’aide juridique pour que soient couverts des services visant à éviter qu’un dossier ne se retrouve devant les tribunaux. Le texte de loi prévoit aussi tenir compte dans les différents cas de la situation des défendeurs, qui ont parfois des problèmes d’itinérance, de toxicomanie ou de santé mentale, afin de favoriser leur réhabilitation. «Trouvons des mesures alternatives pour diriger un citoyen qui n’a pas sa place dans le système judiciaire, pour le diriger vers les ressources dont il a besoin. Une personne qui fait face à des problèmes de santé mentale a besoin de soins, n’a pas besoin nécessairement d’être à travers les procédures judiciaires», a-t-elle expliqué en conférence de presse. «Même chose pour les citoyens qui une fois le jugement rendu, n’ont pas la capacité financière de payer les contraventions, de payer les sommes auxquelles ils ont été condamnés, on prévoira une possibilité de participer à un programme qui vise sa réhabilitation et qui pourrait permettre le retrait d’une poursuite pénale.» La ministre Vallée a rappelé que le gouvernement avait investi il y a un an plus de 175 millions $ pour ajouter des ressources dans le système — des sommes qui ont eu des impacts «positifs», selon elle. «C’est un projet de loi qui rassemble différentes mesures mais qui ont un objectif commun: de favoriser l’accessibilité à la justice, de rendre la justice plus efficiente et aussi de l’adapter à la réalité de notre société québécoise d’aujourd’hui et de demain», a-t-elle conclu. Optimisme prudent au Barreau et à la Chambre des notaires Le projet de loi de la ministre a été salué par le Barreau du Québec et la Chambre des notaires du Québec, qui s’attendent toutefois à ce que le gouvernement québécois fasse un pas de plus. «Les propositions contenues dans le projet de loi de Stéphanie Vallée permettront d’éliminer certains irritants du système de justice. Nous saluons l’ajout de juges affectés au Nord-du-Québec. Mais dans l’ensemble, nous devons aller beaucoup plus loin», a déclaré sur Twitter le bâtonnier du Québec, Paul-Matthieu Grondin. «Nous attendons maintenant le budget provincial et y espérons un investissement massif en matière d’informatisation, par exemple. Le gouvernement ontarien a récemment présenté un plan concret en ce sens et le Québec doit s’en inspirer», a-t-il poursuivi. Dans un communiqué, la Chambre des notaires a elle aussi invité le gouvernement à «adopter d’autres mesures».

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Crédit d’impôt pour les handicapés octroyé aux diabétiques: l’ARC recule

OTTAWA — Face au tollé, l’Agence du revenu du Canada fait marche arrière et renonce à appliquer des mesures plus restrictives limitant l’accès des personnes souffrant de diabète de type 1 aux crédits d’impôt pour les personnes handicapées. L’ARC assure qu’il n’y a pas eu de changements aux critères d’admissibilité. Ceux-ci stipulent qu’une personne est admissible si elle consacre au moins 14 heures par semaine à l’administration de l’insuline. Mais des groupes de soutien aux diabétiques ont brandi une note interne publiée en mai dernier, dans laquelle il est mentionné que ce n’est que dans des cas exceptionnels qu’un diabétique doit passer 14 heures ou plus pour un traitement à l’insuline. L’ARC dit maintenant qu’elle reviendra aux directives en place avant le mois de mai et qu’elle révisera toutes les demandes qui ont été refusées depuis cette date. L’organisme Diabète Canada a applaudi le geste. Kimberley Hanson, la directrice des affaires fédérales de l’organisme, a dit espérer que cette révision sera l’occasion «de rendre le processus de demande plus clair pour ceux qui ont si chèrement besoin de ce crédit d’impôt» et qu’elle offrira un répit aux personnes vivant avec le diabète de type 1. Le groupe argue que ce crédit d’impôt est essentiel pour aider les diabétiques à payer leurs médicaments et les équipements médicaux dont ils ont besoin, soulignant que la perte de ce soutien financier avait créé un stress financier additionnel sur leurs épaules. La ministre du Revenu Diane Lebouthillier a également rétabli un comité composé de 14 membres qui aide l’ARC à améliorer la gestion des mesures fiscales visant à soutenir les Canadiens vivant avec un handicap. Mme Lebouthillier a d’ailleurs dévoilé vendredi les noms des membres du comité. Des représentants de Diabète Canada et du Conseil des Canadiens avec déficiences y siègent notamment. Néanmoins, un certain scepticisme était toujours présent dans les rangs de l’opposition vendredi, puisque la ministre Lebouthillier a insisté, tout au long de cette controverse, pour affirmer qu’aucun changement n’avait été apporté aux critères d’éligibilité ou aux règles d’interprétation. Si tel est le cas, le député conservateur Pat Kelly s’est demandé pourquoi l’ARC retirait la note de clarification du mois de mai et acceptait de réviser bon nombre de dossiers. «De vouloir revenir en arrière et de réviser un changement dont ils nient l’existence. C’est tellement étrange», a-t-il dit. Depuis le mois de mai, le gouvernement a rejeté presque toutes les demandes transmises par des diabétiques pour le crédit d’impôt pour les personnes handicapées, a ajouté M. Kelly. Et malgré cela, les libéraux continuent de clamer que rien n’a changé, s’est-il étonné. «Je pense qu’ils doivent s’excuser aux diabétiques et qu’ils doivent également s’excuser en Chambre pour nous avoir donné les mauvaises informations depuis deux mois.»

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Trudeau propose Pierre Legault au poste de conseiller sénatorial en éthique

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a choisi le prochain conseiller sénatorial en éthique. La nomination de Pierre Legault doit être approuvée par le Sénat avant de devenir officielle. M. Legault occupe déjà le poste par intérim depuis le printemps dernier. L’avocat a eu une carrière dans la fonction publique fédérale. En 2016, il prenait sa retraite du poste de sous-ministre délégué au ministère de la Justice. Celle qui a occupé le poste avant M. Legault, Lyse Ricard, a eu fort à faire au Sénat. La Chambre haute a été secouée par plusieurs scandales, dont celui des dépenses inappropriées de ses membres. Cette crise a culminé avec le procès du sénateur Mike Duffy. Celui-ci a été déclaré non coupable de toutes les accusations contre lui et l’issue de son procès a poussé la Couronne à abandonner des accusations contre le sénateur Patrick Brazeau. Les deux hommes qui avaient été nommés par Stephen Harper siègent toujours au Sénat mais comme sénateurs indépendants. Les problèmes d’éthique reprochés à de nombreux sénateurs ont conduit à une refonte du code régissant l’éthique et les conflits d’intérêts dans leurs rangs. C’est ce code que M. Legault doit administrer, interpréter et, surtout, appliquer. M. Trudeau doit encore combler le poste de commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique des Communes. Comme le commissariat étudie une plainte contre lui — celle de ses vacances sur l’île de l’Aga Khan — le premier ministre a décidé de ne pas participer au choix du prochain commissaire, confiant la tâche à la leader en Chambre de son gouvernement. Le mandat de la commissaire actuelle, Mary Dawson, a été prolongé à plusieurs reprises déjà en attendant son successeur. Cet éventuel successeur pourrait être appelé à travailler plus étroitement avec la prochaine commissaire au lobbying, Nancy Bélanger. Celle-ci a répondu vendredi matin aux questions des sénateurs, qui doivent décider s’ils approuveront sa nomination. Mme Bélanger a dit vouloir jeter des ponts entre le Commissariat à l’éthique et le Commissariat au lobbying si sa nomination est confirmée, mais elle ne semble pas avoir d’opinion sur une éventuelle fusion des deux bureaux. «Je vais faire ce qu’on me dit de faire, a-t-elle dit. Si le Parlement décide de fusionner les deux postes, c’est quelque chose que je vais accepter.» La commissaire à l’éthique actuelle, Mary Dawson, a déjà indiqué qu’elle souhaite le regroupement des deux commissariats. Nancy Bélanger entend plutôt mettre sur pied un programme de sensibilisation commun pour les lobbyistes et les parlementaires afin qu’ils comprennent bien leurs obligations en vertu de la loi. Elle veut également redorer la fonction de lobbyiste qui souffre d’une mauvaise réputation. «Ma perspective est que le lobbying est une activité que tous les Canadiens devraient reconnaître (comme étant) à leur bénéfice», a-t-elle affirmé en soulignant que cette activité était également pratiquée par des organismes à but non lucratif. «Mon rôle à titre de commissaire au lobbying, ce serait de faire comprendre aux Canadiens qu’il y a du bon dans le lobbying, a-t-elle continué. Très souvent, c’est du cynisme, c’est négatif, mais plus vous avez de l’information, (…) les décisions que vous allez prendre seront mieux informées non seulement pour le bénéfice des lobbyistes, mais des Canadiens en général.» Ses propos démontrent son inexpérience en matière de lobbying, selon le député néo-démocrate Nathan Cullen. Certains pourraient voir cette inexpérience d’un oeil positif puisqu’elle n’a aucun lien avec des lobbyistes, mais il y a l’envers de la médaille. «Embaucher quelqu’un pour être le chien de garde d’une industrie qu’ils ne connaissent pas peut aussi être mauvais», a-t-il souligné. Mme Bélanger a révélé qu’elle n’avait pas postulé pour le poste de commissaire au lobbyisme, mais plutôt pour celui de commissaire à l’information, un bureau où elle a travaillé durant quatre ans. Elle a ensuite reçu un appel pour savoir si elle serait intéressée à passer l’entrevue pour le poste de commissaire au lobbying. Une anomalie, selon le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui se plaint de ne pas avoir été adéquatement consulté par le bureau du premier ministre comme ce fut le cas pour la nomination du commissaire aux langues officielles. «Le Parlement est le comité d’embauche, mais on nous donne seulement un nom et c’est fait en secret», a dénoncé Nathan Cullen. La nomination de Nancy Bélanger doit être approuvée par la Chambre des communes et le Sénat pour un mandat de sept ans. Le mandat de l’actuelle commissaire au lobbying, Karen Shepherd, se termine à la fin du mois de décembre.

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Un chien trouve un pied humain sur une plage en Colombie-Britannique

Un autre pied humain a été trouvé sur la côte de la Colombie-Britannique, la dernière d’une série de découvertes similaires étalées sur une décennie. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué qu’un homme promenait ses chiens sur une plage de Sooke sur l’île de Vancouver, jeudi, lorsque l’un des chiens a trouvé le pied dans un soulier avec une partie de la jambe qui était toujours attachée. Le promeneur a contacté des agents de la GRC, qui se sont rendus sur place avec un coroner. Le pied a été saisi et les alentours fouillés. L’enquête a été confiée au Service des coroners de la Colombie-Britannique. Le porte-parole Andy Watson a déjà fait savoir que les analyses préliminaires suggèrent qu’il s’agit bel et bien d’un pied humain. Il a ajouté que le coroner tenterait de déterminer l’identité du défunt, comment cette personne est décédée et s’il s’agit d’une mort accidentelle, d’un suicide ou d’un homicide. Depuis 2017, au moins 13 pieds ont été trouvés en Colombie-Britannique. Huit d’entre eux ont été identifiés comme appartenant à six personnes. Parmi celles-ci, aucune n’a été victime d’un homicide.

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Montréal: les articles du règlement traitant des chiens pitbulls seront suspendus

MONTRÉAL — La nouvelle équipe en place à la mairie de Montréal a annoncé, vendredi, son intention de suspendre les articles du règlement municipal traitant des chiens de type pitbull. Les dispositions prévues pour encadrer les chiens jugés dangereux seront toutefois maintenues dans leur intégralité. Cette décision devrait être entérinée par le comité exécutif de la Ville de Montréal le 20 décembre. Dans un communiqué, le responsable du dossier de la gestion animalière à la Ville de Montréal, Craig Sauvé, mentionne qu’il s’agit de la première étape de la réforme du règlement sur le contrôle animalier qui devrait être présentée par l’équipe de Valérie Plante au cours de l’année 2018. Les articles du règlement sur le contrôle des animaux qui seront suspendus sont ceux qui visent spécifiquement une race de chien, en l’occurrence les chiens de type pitbull. Incidemment, la Ville de Montréal annonce qu’un seul type de permis de garde de chien sera dorénavant émis pour refléter ces modifications. Projet Montréal avait promis, en campagne électorale, de réviser les restrictions sévères imposées aux chiens de type pitbull par la précédente administration. La SPCA de Montréal — qui avait déposé en Cour supérieure une poursuite pour faire invalider ce règlement — n’a pas tardé à crier victoire. Dans un message publié sur Facebook quelques minutes seulement après l’annonce, le groupe de défense des animaux dit qu’il «attend avec impatience de pouvoir aider la nouvelle administration à mettre en place des mesures justes et efficaces pour faire face à la problématique des morsures de chiens».

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Québec: la femme arrêtée pour cruauté animale ne sera pas accusée de bestialité

QUÉBEC — La femme dans la vingtaine arrêtée à Québec le 30 novembre pour cruauté envers des animaux ne fera pas face à des accusations de bestialité. La semaine dernière, le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) avait arrêté la femme dans un logement du quartier Limoilou et avait ouvert une enquête après avoir reçu des plaintes de gens ayant vu sur les réseaux sociaux des images montrant de la cruauté envers des animaux. Si la police de Québec avait initialement parlé de bestialité, elle a indiqué vendredi avoir fait enquête depuis et avoir conclu que rien ne laisse croire que la suspecte a commis de tels actes. Les informations transmises sur les médias sociaux pouvant montrer des actes de bestialité ne provenaient pas de la suspecte, mais avaient plutôt été transmises à partir de comptes fictifs ou de gens se faisant passer pour elle, a indiqué la porte-parole du SPVQ, Mélissa Cliche. Ces informations se sont avérées non fondées. La dame a ensuite été remise en liberté sous promesse de comparaître au tribunal à une date ultérieure. Deux chiens et un chat qui étaient dans le logement lors de l’arrestation ont été confiés à l’organisme «Les fidèles moustachus», un refuge pour animaux domestiques situé à Québec. Le SPVQ a confirmé vendredi qu’après vérifications, la femme avait respecté la condition de ne pas avoir d’autres animaux chez elle. La police a donc recommandé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de porter une accusation de cruauté envers des animaux. Le DPCP décidera ensuite s’il dépose ce chef d’accusation ou non.

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Un homme se tue lors d’une sortie de route sur la 20 à St-Jean-Port-Joli

MONTRÉAL — Un homme a perdu la vie vendredi matin après avoir été impliqué dans une sortie de route sur l’autoroute 20 dans la région de Chaudière-Appalaches. L’accident est survenu à Saint-Jean-Port-Joli. Les policiers ont été appelés sur les lieux vers 6 h 45 après que le véhicule s’est retrouvé dans le terre-plein central. Le conducteur, un homme âgé de 30 ans de la région de Montréal, était seul à bord de son véhicule. Il a été transporté à l’hôpital où il a rendu l’âme quelques heures plus tard. Selon les premiers éléments de l’enquête policière, le véhicule aurait effectué plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser dans le terre-plein central. Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours.

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Manifestation à Québec: un policier blâmé en déontologie pour un tir d’irritants

MONTRÉAL — Il a été jugé qu’un policier de Québec n’a pas utilisé son fusil à irritants chimiques avec prudence lorsqu’il a atteint au visage la jeune Naomie Tremblay-Trudeau qui participait à une manifestation en 2015. Le Comité de déontologie policière a tranché que la conduite de Charles Scott-Simard constitue un acte dérogatoire. Le policier du Service de police de la ville de Québec (SPVQ) n’a pas été sanctionné pour l’autre reproche déontologique formulé contre lui, soit de ne pas avoir usé de ce fusil avec prudence et discernement à l’égard de l’ensemble des manifestants. Cette manifestation qui a mal tourné pour la cégépienne remonte au 26 mars 2015. Ce jour-là, le gouvernement du Québec avait déposé un budget de dépenses axé sur le retour à l’équilibre budgétaire. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) organise une manifestation prévue pour 18h devant l’Assemblée nationale. Les policiers se déploient aux alentours. Vers 18h33, ils déclarent la manifestation illégale, en informent les manifestants et leur ordonnent de se disperser. Selon la preuve déposée à l’audience déontologique, des manifestants foncent vers une ligne de policiers et une bousculade s’ensuit. Certains manifestants essaient de s’emparer des bâtons des policiers et quelques-uns sont renversés, peut-on lire dans la décision datée de mercredi mais rendue publique vendredi. Pour repousser les manifestants, des tirs de fusil à irritants chimiques (aussi appelés Muzzle Blast) sont utilisés, dont un effectué par l’agent Charles Scott-Simard, qui a atteint Naomie Tremblay-Trudeau au menton. Dans la bousculade, la jeune femme dit que bien qu’elle n’était pas sur la première ligne des manifestants, elle s’y est retrouvée. Elle précise que le policier a tiré alors qu’il était à environ un mètre d’elle. De son côté, l’agent Scott-Simard a dit que la sécurité de ses collègues était compromise et qu’il a alors décidé de déployer un premier Muzzle Blast. Il soutient ne pas avoir vu Naomie Tremblay-Trudeau, et qu’il a visé un groupe de personnes, à la hauteur de leur tronc. Il n’a su qu’après la fin de la manifestation que l’un de ses tirs avait atteint la jeune femme. Tout le monde bougeait et la situation évoluait de seconde en seconde, a-t-il soutenu à l’audience. Mais le Comité retient que l’agent Scott-Simard a tiré trop haut — et non pas à la hauteur du tronc. Une manoeuvre jugée dangereuse. «Pour s’en convaincre, il suffit de voir les photos des blessures de Mme Tremblay-Trudeau et d’imaginer ce qui serait survenu si, par malheur, la bourre avait frappé quelques centimètres plus haut au niveau des yeux», est-il écrit dans la décision. D’où sa conclusion: «Le Comité est donc d’avis que la preuve prépondérante démontre qu’il est enseigné de tirer le « centre-masse ». Or, le tir de l’agent Simard était à la hauteur du visage de Mme Tremblay-Trudeau et celui-ci savait que c’était dangereux à une distance de un mètre ou moins», tranche-t-il. L’agent Scott-Simard saura ultérieurement quelle sanction lui sera imposée.

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Pékin accentue le travail en coulisses pour influencer l’opinion canadienne

GUANGZHOU, Chine — Il était un jeune homme curieux de 23 ans dans une gare de train grouillante quelque part en Chine, au coeur de la saison du Nouvel An chinois, la plus achalandée. Ses deux amis et lui-même n’avaient pas de billet, mais cela avait peu d’importance. «C’était merveilleux», a dit le premier ministre Justin Trudeau cette semaine à Pékin, alors qu’il se remémorait son premier périple dans ce pays à l’âge adulte. Il avait mis les pieds en Chine auparavant, bien sûr — enfant, avec son père en visite officielle —, mais ce voyage était différent. «Les paysages que j’ai pu voir, ce que j’ai découvert sur moi en parcourant la Chine a été extraordinaire», a-t-il relaté. M. Trudeau a fait référence maintes fois au caractère formateur de ses expériences en sac à dos en Chine cette semaine, alors qu’il a tenté de vanter les vertus d’une multiplication par deux du nombre de touristes chinois l’an prochain. Avec sa recherche d’un accord de libre-échange, la hausse du tourisme fait aussi partie d’un plan d’envergure pour accroître les relations avec une Chine en ascension économique. Les tentatives de susciter un élan touristique surviennent parallèlement à des préoccupations sur une forme plus malveillante d’influence interculturelle — un effort délibéré et sans précédent par le président chinois Xi Jinping de projeter une image de puissance de son pays de manières perçues par certains comme de l’ingérence politique internationale. «La Chine a effectivement une stratégie pour influencer l’opinion publique et l’opinion politique dans d’autres pays sur des enjeux qui sont importants pour la Chine», a souligné David Mulroney, ancien ambassadeur du Canada en Chine et conseiller en sécurité nationale. Sous la direction de Xi Jinping, la Chine a entrepris une campagne coordonnée connue sous le nom de «front uni» pour exercer une influence sur les événements dans des pays étrangers, incluant le Canada, a indiqué M. Mulroney. Cela inclut de mobiliser les étudiants chinois et tirer profit de la diaspora au Canada. Lors de visites de dirigeants chinois à Ottawa, l’ambassade chinoise a transporté par autobus des étudiants de Kingston et de Montréal pour faire un contrepoids aux manifestations inévitables contre le gouvernement chinois, a-t-il relevé. Les manifestations d’opposition sont courantes, que ce soit contre le traitement des minorités religieuses au Tibet ou en réaction aux allégations de trafic d’organes. «Les communistes chinois associent avec succès le patriotisme au soutien pour le parti et le gouvernement», a souligné M. Mulroney. Des étudiants chinois à l’étranger sont souvent froissés en lisant des critiques de leur pays et se sentent piégés, ce qui peut les amener à être de «super patriotes». Il y a des similitudes avec ce que fait le Canada aux États-Unis pour vanter les vertus de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) auprès du Congrès, des gens d’affaires et d’autres acteurs — à une différence clé près. «Nous le faisons de façon transparente, nous le faisons publiquement. La manière de la Chine est différente dans sa volonté d’utiliser les groupes de la diaspora, des gens qui ont des intérêts économiques en Chine, pour travailler en coulisses», a expliqué M. Mulroney. «Il s’agit d’une forme d’interférence dans les affaires canadiennes», a-t-il ajouté. M. Mulroney a soutenu que ces efforts comportaient aussi des pressions sur les universitaires et les journalistes pour écrire de façon favorable sur la Chine. Durant le séjour de M. Trudeau, le «Global Times», dirigé par le Parti communiste, a publié un éditorial s’en prenant avec force à la couverture médiatique canadienne sur la Chine. Malgré la nouvelle posture de la Chine sous Xi Jinping, le Canada n’a pas d’autre choix que de s’investir et de tenter d’accroître les relations même s’il y a certaines sérieuses implications, a aussi fait valoir Paul Evans, un expert de la Chine à l’Université de la Colombie-Britannique.