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Un homme de Gatineau arrêté pour un meurtre survenu en Alberta il y a 16 ans

Un homme de Gatineau accusé du meurtre d’une jeune femme survenu il y a 16 ans en Alberta prévoit plaider non coupable, car il dit n’avoir «rien à voir» avec le drame, selon son avocat. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé lundi que Stéphane Parent avait été accusé de meurtre non prémédité relativement à la mort d’Adrienne McColl, 21 ans, en février 2002. Le surintendant Garrett Woolsey a affirmé que M. Parent, âgé de 49 ans, avait été arrêté chez lui, à Gatineau, samedi. L’individu vivait entre le Québec et l’Ontario depuis la mort de la jeune femme, selon la police. La victime était disparue autour de la Saint-Valentin, et son corps avait été trouvé trois jours plus tard sur une terre agricole près de Nanton, à 85 kilomètres au sud de Calgary. April Hall, une amie proche d’Adrienne McColl, a indiqué qu’elles travaillaient avec M. Parent au défunt bar Studio 82 de Calgary, au moment où la victime est disparue. Selon ses dires, Mme McColl et M. Parent entretenaient une relation amoureuse instable. L’avocat de la victime, Jean-Pierre Rancourt, a déclaré en entrevue que son client était très surpris d’avoir été arrêté et qu’il prévoyait plaider non coupable. «Il m’a dit qu’il n’avait rien à faire avec ça», a-t-il déclaré à La Presse canadienne. M. Parent a confié à son avocat qu’il avait été arrêté il y a huit ans relativement à cette affaire, mais qu’il avait été relâché quelques heures plus tard, pour des raisons qu’il ignore, selon Me Rancourt. «Il était surpris de voir qu’on revenait à la charge et qu’on l’arrêtait encore pour la même chose», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique. Me Rancourt n’était pas en mesure de donner des détails sur la nature de la relation entre son client et la victime. Stéphane Parent a comparu par vidéoconférence devant une juge de Montréal, qui lui a ordonné de se présenter devant un tribunal de Calgary. Il devait comparaître là-bas lundi après-midi. Selon Me Rancourt, son client devrait demander d’être libéré sous caution, et le fait que l’événement se soit produit il y a 16 ans pourrait l’aider. «Il doit faire une requête pour montrer au juge qu’il peut être remis en liberté en toute sécurité. Alors il y a une possibilité que ça arrive, parce que c’est un événement qui est arrivé il y a 16 ans, et il ne s’est pas sauvé de la justice du tout», a-t-il expliqué. Période difficile pour les proches Selon April Hall, les proches de la jeune femme ont vécu des années difficiles en attendant l’arrestation d’un suspect, et ils ressentent aujourd’hui de la joie, de la colère et de la peine en même temps. «Je ne croyais jamais que ce jour arriverait. C’est incroyable, a-t-elle témoigné. Ça a tellement été long. Nous avons tellement attendu pour ça.» Il y a quelques jours, la GRC avait diffusé un communiqué de presse mentionnant que de nouvelles technologies avaient permis de tirer de nouveaux renseignements des éléments de preuve liés à ce meurtre. Les membres du Groupe des crimes majeurs de la GRC ont alors ajouté qu’ils étaient convaincus d’être sur le point d’appréhender quelqu’un pour le meurtre de Mme McColl. Une enquête était en cours depuis la découverte du corps de la victime, selon la GRC. Dans les dernières années, April Hall affirme avoir vécu plusieurs fausses joies par rapport à l’enquête. Il y a quatre ans, un policier lui avait téléphoné et avait suggéré qu’une arrestation viendrait bientôt, mais rien n’était arrivé. «Je suis tellement bouleversée en ce moment, je ne sais pas quoi penser.»

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La Colombie-Britannique conteste formellement l’embargo sur le vin

VANCOUVER — Le gouvernement de la Colombie-Britannique a lancé une contestation formelle de l’interdiction par l’Alberta de l’importation de vins britanno-colombiens. La Colombie-Britannique a indiqué lundi avoir prévenu l’Alberta qu’elle sollicitait formellement des consultations en vertu du processus de règlement des différends de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC). Le ministre du Commerce, Bruce Ralston, a affirmé que les démarches entreprises par l’Alberta menaçaient les moyens de subsistance des familles qui ont travaillé à bâtir l’industrie du vin en Colombie-Britannique. Le ministre a fait valoir par communiqué que ces démarches étaient contraires aux obligations de l’Alberta en vertu de l’ALEC, ajoutant que la province protégerait sa réputation et les intérêts des Britanno-Colombiens. La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a annoncé récemment un embargo sur le vin de la Colombie-Britannique, réclamant des avancées pour dénouer l’impasse avec la province voisine sur l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain. Le conflit entre les deux provinces a éclaté peu après que le gouvernement de John Horgan eut annoncé une proposition pour restreindre l’augmentation des livraisons de bitume dilué pendant qu’il examine l’impact environnemental d’un potentiel déversement. La Colombie-Britannique fait aussi appel d’une décision de l’Office national de l’énergie qui permet à l’entreprise Kinder Morgan Canada de contourner des réglementations locales pour la construction de l’oléoduc. Vendredi, Mme Notley a menacé d’accentuer la pression si la Colombie-Britannique n’annulait pas sa décision de contester l’augmentation du transport de pétrole vers ses côtes dans l’attente d’un nouvel examen environnemental. Entreprise dans cette dépêche: (TSX:KML)

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Justin Trudeau rencontrera finalement le ministre en chef de l’État du Pendjab

MUMBAI, Inde — Le dirigeant de l’État du Pendjab, qui avait publiquement accusé des membres du gouvernement de Justin Trudeau de soutenir les séparatistes sikhs en Inde, rencontrera finalement le premier ministre canadien cette semaine. Un gazouillis transmis sur le compte Twitter d’Amarinder Singh, le ministre en chef de l’État du Pendjab, indique qu’il rencontrera M. Trudeau mercredi. M. Singh espère que la rencontre «permettra de resserrer les liens d’affaires et personnels entre les deux pays». M. Trudeau a indiqué lundi que les détails de la rencontre n’avaient pas encore été finalisés, notamment en ce qui concerne la présence de membres de son gouvernement. M. Singh a accusé récemment plusieurs membres du cabinet Trudeau d’être des sympathisants du mouvement séparatiste sikh. Il a aussi soutenu que les communautés sikhes au Canada constituent un terreau fertile de séparatistes. Le gouvernement central indien aimerait que le Canada sévisse contre les éléments séparatistes au sein de la diaspora sikhe au pays. New Delhi soutient que ces éléments étrangers offrent une plateforme à certains séparatistes sikhs qui commettent des actes de violence en Inde pour obtenir un État sikh indépendant, le «Khalistan». En avril, le ministre Singh avait refusé de rencontrer le ministre canadien de la Défense nationale. Harjit Sajjan avait alors qualifié ces allégations de ridicules et de blessantes. La semaine dernière, alors que M. Trudeau s’apprêtait à quitter Ottawa pour ce voyage officiel de sept jours en Inde, aucune rencontre n’était prévue entre lui et M. Singh. Celui-ci avait toutefois confié à une publication indienne qu’il serait le guide touristique personnel du premier ministre canadien lors de sa visite au Temple d’or d’Amritsar, lieu sacré des sikhs. Au premier jour complet de la visite de M. Trudeau, toutefois, le ton avait changé grâce au ministre Sajjan, qui a demandé à son patron de demander une rencontre à trois avec M. Singh. Pour l’heure, le ministre Sajjan ne serait pas invité, mais les détails de la rencontre ne sont pas encore finalisés, a indiqué M. Trudeau lundi à Mumbai. Interrogé sur le différend lundi, M. Trudeau a rappelé que le gouvernement canadien appuyait une Inde unie, mais reconnaissait aussi l’expression de la diversité des opinions. «Ça fait partie des valeurs canadiennes d’accepter une diversité de points de vue, de perspectives, mais on fait toujours ça dans le respect, on rejette la violence et toute approche basée sur la haine, a-t-il dit. Mais en même temps, je peux vous rassurer et répéter que la politique du Canada — et ma politique personnelle — n’a pas changé: on reconnaît et on appuie une (seule) Inde.» Commerce bilatéral Des observateurs ne croient pas que cet irritant nuira aux relations commerciales du Canada avec le deuxième pays le plus populeux de la planète, tout juste derrière la Chine. Ce commerce bilatéral croît par contre beaucoup moins vite que prévu: il avait atteint 8 milliards $ en 2016, très loin de l’objectif de 15 milliards $ que le gouvernement conservateur avait fixé pour 2015. L’Inde constitue un excellent marché pour l’uranium et les produits agricoles canadiens, notamment les lentilles et les pois chiches. Or, New Delhi a imposé depuis deux mois des tarifs douaniers de 50 pour cent sur les pois secs et de 40 pour cent sur les pois chiches, ce qui a fait fuir les producteurs canadiens. M. Trudeau a indiqué lundi qu’il avait évoqué ce dossier avec son homologue indien, Narendra Modi, au Forum économique mondial de Davos, en janvier. Il en a aussi parlé dès son arrivée en Inde samedi, lorsqu’il a été accueilli par le ministre d’État à l’Agriculture. Lundi, M. Trudeau se trouvait d’ailleurs dans l’État du Gujarat, d’où est originaire le premier ministre Modi. De nombreuses affiches à l’effigie du leader canadien avaient été déployées le long du cortège. Dans la ville d’Ahmedabad, le long du parcours, on avait placardé des pancartes et des écriteaux montrant MM. Trudeau et Modi, et sur lesquelles on pouvait lire «Longue vie à l’amitié Inde-Canada». M. Modi n’a pas encore rencontré M. Trudeau depuis son arrivée en Inde, et aucune activité commune n’est prévue avant vendredi. Certains observateurs au Canada et en Inde reprochent à M. Modi de faire preuve d’indifférence face à son homologue canadien. M. Trudeau, qui a visité lundi l’ancienne demeure du Mahatma Gandhi et un temple bouddhiste, est le premier chef de gouvernement canadien à se rendre dans l’État du Gujarat.

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Réforme de la Loi sur les normes: le partage des pourboires divise les parties

MONTRÉAL — Alors qu’une réforme de la Loi sur les normes du travail est dans les cartons à Québec, les restaurateurs et les syndicats qui représentent les travailleurs s’affrontent sur la question du partage des pourboires avec les cuisiniers. À l’heure actuelle, la Loi sur les normes du travail stipule que le pourboire qui est versé à un serveur «appartient en propre au salarié qui a rendu le service». L’employeur ne peut imposer un partage des pourboires entre les salariés. Mais devant les difficultés de recrutement de cuisiniers, l’Association des restaurateurs du Québec espère que la réforme attendue de la Loi sur les normes résoudra le problème, en permettant de partager les pourboires en incluant les serveurs et les cuisiniers. Non, pas question de déshabiller Pierre pour habiller Paul! rétorque le président de la FTQ, Daniel Boyer. «Le partage des pourboires n’est pas une solution, puisque cette proposition risque de déplacer le problème de recrutement en cuisine vers les serveuses et les serveurs», a-t-il opiné. Au cours d’une entrevue, Martin Vézina, conseiller aux communications et aux affaires publiques pour l’Association des restaurateurs, a fait valoir qu’un cuisinier gagne en moyenne 15 $ à 16 $ l’heure, alors qu’un serveur, en comptant les pourboires, peut toucher 25 $ ou 26 $ l’heure. M. Vézina affirme que c’est une question d’équité, de reconnaissance du travail de cuisinier. «On ne pense pas enlever tout le pourboire ou une grande partie du pourboire pour le redistribuer entre tous les corps de métier, mais juste de permettre une meilleure équité entre les différents corps de métier dans la restauration», a-t-il justifié. Mais le président de la FTQ, dont plusieurs grands syndicats représentent des employés dans cette industrie, croit plutôt que pour attirer et garder le personnel, il vaudrait mieux hausser les salaires. Pas pour les employeurs Si le gouvernement a adopté cette formule dans la Loi sur les normes du travail, c’est parce qu’ «il avait bien saisi le danger de laisser le choix de la méthode de partage de ces sommes aux employeurs», a souligné Daniel Boyer. Mais M. Vézina assure que les employeurs n’ont aucunement l’intention d’en conserver une partie. «Il est clair et évident que les pourboires devraient appartenir en tout temps aux employés. Il n’est pas question que les propriétaires ou l’entreprise reçoivent une partie des pourboires.» Guy Gendron, président de la section locale 9400 du Syndicat des métallos (hôtellerie et restauration), affilié à la FTQ, croit que la solution serait que les emplois de cuisinier soient reconnus et que les employeurs les paient en conséquence. Certains cuisiniers dans de grandes chaînes de restaurants commencent à 12,50 $, 13 $ ou 14 $ l’heure, rapporte M. Gendron. Son syndicat a donc négocié ce qu’il appelle «le salaire minimum plus» pour des cuisiniers. C’est dire que dès que le salaire minimum monte, le salaire des cuisiniers monte également. «S’ils prennent l’argent des serveurs pour payer les cuisiniers, ils vont juste renverser le problème: ils vont avoir une pénurie de serveurs; ça ne sera pas mieux là. C’est une mauvaise solution», s’est exclamé M. Gendron. Le Syndicat des métallos représente quelque 4000 syndiqués dans l’industrie de la restauration et de l’hôtellerie, notamment dans les restaurants Saint-Hubert, la chaîne PFK et dans plusieurs hôtels et restaurants de toutes les gammes.

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Des milliers de biens ayant appartenu au gouvernement vendus à l’encan

MONTRÉAL — On peut y trouver des livres, de l’équipement de camping, des meubles de bureau et une panoplie d’outils. On peut miser, négocier et faire monter les enchères. Et les retours ne sont pas acceptés. La vente de garage du coin? Non, plutôt un gigantesque vide-grenier déployé d’un océan à l’autre et dont les ventes atteignent les millions de dollars annuellement. Ces services de «disposition des biens» — peu connus du public — sont gérés par les gouvernements canadien et québécois et sont accessibles à tous. Des dizaines de milliers d’articles usagés, provenant des différents ministères et organismes gouvernementaux, sont mis en vente, sur internet ou lors d’encans publics, puis adjugés au plus offrant. On y retrouve de tout: des voitures, de la machinerie agricole, des appareils photos, des jouets pour enfants, des tapis, des briques, des collections de timbres, des classeurs et même des tableaux et des bijoux. Comme dans toute bonne vente de garage, il faut fouiller et scruter les articles mis en vente pour dégoter des aubaines et mettre la main sur les offres les plus alléchantes. Un congélateur offert à un prix plancher de 25 $, des casques d’écoute à 10 $ ou une faucheuse rotative à 300 $ font partie des articles offerts au public dans les dernières semaines. Au fédéral, la responsabilité de gérer et de mettre en vente les biens excédentaires du gouvernement revient à GCSurplus, une branche de Services publics et Approvisionnement Canada. Au Québec, c’est le Centre des services partagés du gouvernement du Québec qui se consacre à cette tâche. Lorsqu’un ministère veut se départir d’un bien, peu importe sa nature, il est offert en priorité aux autres ministères et organismes gouvernementaux. Mais lorsque ce bien ne trouve pas preneur à l’intérieur de l’appareil gouvernemental, il est vendu au public par le biais d’un encan ou encore d’un appel d’offres. Des biens confisqués, des biens issus de la criminalité et des biens provenant de successions non réclamées se retrouvent également dans les lots offerts au public. «Les fonctionnaires utilisent toutes sortes de biens pour leurs fonctions et tous ces biens-là, éventuellement, finissent leur vie opérationnelle et à ce moment-là, on en dispose», explique en entrevue Nicholas Trudel, directeur général intérimaire du secteur des services spécialisés pour Services publics et Approvisionnement Canada. «Si on rénove un édifice dans lequel travaillent 5000 employés, on va avoir 5000 chaises à vendre», illustre-t-il. «On dispose de tout ce qu’un ministère ou un organisme peut, à un moment, avoir utilisé ou s’être procuré», renchérit Mélanie Larochelle, chef de service de la gestion et de la disposition des biens au Centre de services partagés du Québec. Les municipalités peuvent également utiliser ce service pour se débarrasser de certains de leurs biens. Des lampadaires peuvent ainsi se trouver à l’encan, ou encore des troncs d’arbres touchés par l’agrile du frêne. Tant au fédéral qu’au provincial, la majorité des articles mis en vente sont des véhicules motorisés. Nombre de voitures et de camionnettes utilisées par des fonctionnaires sont vendues au public, des motocyclettes sont également adjugées au plus offrant, tout comme des remorques, des motomarines, des déneigeuses, des tracteurs, des bateaux et des ambulances. On peut même se porter acquéreur de véhicules ayant appartenu à l’armée! L’an dernier, GCSurplus a réalisé des ventes d’environ 45 millions $ en mettant à la disposition du public quelque 25 000 articles. Au Québec, des ventes totalisant 13,3 millions $ ont été réalisées pour l’année financière 2016-2017. La part du lion est retournée aux ministères et organismes qui étaient propriétaires des biens. Une fois les coûts opérationnels couverts pour les deux organismes gestionnaires, la balance a été versée dans les coffres de l’État. Biens issus de la criminalité En parcourant le catalogue des ventes, plusieurs articles détonnent et attirent l’oeil. Au milieu d’articles plus ternes, comme des bureaux ayant appartenu à des fonctionnaires ou des tondeuses usagées, se faufilent des Harley Davidson, des vêtements de haute couture, des montres de luxe et même des bagues de fiançailles. N’ayez crainte, il ne s’agit pas d’objets achetés avec des fonds publics, mais plutôt des biens saisis. «Lorsque nous recevons des lots qui proviennent du Directeur des poursuites criminelles et pénales, nous avons la responsabilité de les conserver en bon état jusqu’à ce que ceux-ci soient confisqués par ordonnance de la cour ou encore que la cour mentionne qu’on doit remettre le bien à son propriétaire», explique Mme Larochelle. Si au terme du processus judiciaire, le bien est bel et bien confisqué, il sera vendu comme n’importe quel autre objet. GCSurplus mentionne alors sur la fiche du produit qu’il s’agit d’un bien confisqué. Au provincial, aucune mention spécifique n’est faite. «Mais ce n’est pas un secret non plus, mentionne Mme Larochelle. (…) On cite le ministère ou l’organisme cédant, donc pour le DPCP, on l’indique.» Pour l’instant, aucune vérification n’est effectuée sur la personne qui se porte acquéreur. Rien n’empêche ainsi une organisation criminelle ou un malfaiteur d’essayer de racheter un bien saisi. GCSurplus dit toutefois plancher sur un projet pilote pour remédier à ce problème. «Ça fait un certain temps que nous faisons des efforts pour nous assurer que nous ne retournons pas le bien entre les mêmes mains. Mais c’est plus compliqué que l’on pensait…», laisse tomber M. Trudel. Des mesures sont toutefois prises pour s’assurer que le bien ne représente pas un risque pour l’acheteur. Par exemple, une motocyclette qui peut être facilement associée à un groupe de motards criminalisés peut représenter un danger si une tierce personne se mettait à la conduire. Dans un tel cas, «on pourrait la démanteler ou la faire détruire si on considère que cela représente trop de risques pour un acheteur», explique M. Trudel. Cadeaux diplomatiques Quelques objets plus flamboyants qui sont mis en vente ne proviennent toutefois pas de saisies policières ou douanières, mais sont plutôt des cadeaux diplomatiques offerts à des émissaires canadiens ou encore des objets variés ayant appartenu à la Couronne. Lorsqu’ils ne sont plus considérés comme des biens patrimoniaux, ces objets peuvent se retrouver dans une vente à l’encan sur le site de GCSurplus. «Il y a eu des rénovations chez le gouverneur général il y a quelques années et on a reçu des biens, souligne M. Trudel. Il y a des travaux qui sont en cours présentement au parlement et on prévoit encore recevoir des biens.» Gardez donc l’oeil ouvert et une statuette ayant trôné à Rideau Hall pourrait bientôt se retrouver sur votre foyer!

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ABI: 10 jours après l’intervention du ministère, toujours pas de rencontre

MONTRÉAL — Dix jours après un engagement en ce sens pris devant la ministre du Travail, Dominique Vien, les parties n’ont toujours pas repris les négociations à l’Aluminerie de Bécancour (ABI). Quelque 1030 travailleurs y ont été mis en lock-out le 11 janvier dernier. Le vendredi 9 février, des représentants du Syndicat des métallos, affilié à la FTQ, et de la direction de l’aluminerie avaient rencontré la ministre du Travail et son cabinet. Le 5 février, c’était le premier ministre Philippe Couillard lui-même qui avait exprimé le souhait que les parties retrouvent le chemin des négociations, vu l’importance économique de cet employeur dans la région du Centre-du-Québec. À l’issue de la rencontre, les deux parties s’étaient dites ouvertes à reprendre les pourparlers en présence du conciliateur-médiateur. Or, lundi, soit 10 jours plus tard, le Syndicat des métallos a fait savoir qu’aucune rencontre n’avait encore eu lieu avec l’employeur. Le conciliateur a bien contacté le syndicat, qui serait prêt à reprendre les discussions sur-le-champ, mais il attendrait toujours des nouvelles quant à la disponibilité de la direction d’ABI. Le lundi suivant la rencontre du vendredi avec la ministre Vien, le conciliateur-médiateur «m’a appelé et m’a dit qu’il n’était pas encore en mesure de fixer une rencontre», a rapporté au cours d’une entrevue Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos (FTQ). «Le mercredi, je l’ai rappelé pour lui demander: « discutez-vous avec l’employeur? » Il m’a dit « oui, j’ai des discussions avec l’employeur. Ce que je fais, c’est que j’essaie de fixer une rencontre de négociation le plus rapidement possible ». C’était mercredi passé. On est rendu le 19 et je n’ai toujours pas de nouvelles. Je lui ai parlé ce matin et il m’a dit qu’il attendait toujours des nouvelles de l’employeur. Il n’y a rien de changé», a laissé tomber M. Masse. Jointe par courriel, la direction de l’Aluminerie de Bécancour a fait savoir lundi que «les démarches sont en cours pour déterminer une date de rencontre». Le député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, qui était présent lors de la rencontre avec le cabinet de la ministre du Travail, rapporte qu’il y aurait un problème de disponibilité pour la direction d’Alcoa. «On m’avait mentionné que pour les deux ou trois premières semaines, il y avait des défis d’agenda pour les gens d’Alcoa. Il y avait une rencontre, entre autres, à l’international; il y avait des gens qui sont à l’extérieur du pays», a rapporté le député au cours d’une entrevue. «Le conciliateur a fait des appels; le conciliateur a ça entre les mains. Jusqu’à maintenant, il n’y a eu aucun signe négatif de la part du conciliateur. Donc, c’est qu’il y a des choses qui avancent. Pour ce qui est de la date, moi je veux leur laisser le temps de revenir autour de la table pour voir la suite des choses», a conclu le député.

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T.-N.-L. veut assouplir la réglementation pour l’industrie des hydrocarbures

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — La province de Terre-Neuve-et-Labrador, aux prises depuis quelques années avec une baisse marquées des recettes fiscales, se dote d’un plan sur 12 ans pour accélérer et améliorer le développement pétrolier et gazier au large de ses côtes. Le gouvernement libéral de Dwight Ball a annoncé lundi qu’il reverra toute la réglementation qui encadre cette industrie. Il encouragera aussi l’innovation technologique pour permettre d’augmenter la production dans les sites existants tout en réduisant les coûts. La province souhaite par ailleurs encourager les technologies de prospection sismique sous-marine afin d’exploiter une capacité estimée à au moins 37 milliards de barils de pétrole au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Le gouvernement, qui mise sur une demande mondiale croissante, souhaite aussi amorcer d’ici 2030 l’extraction de gaz naturel dans un gisement pratiquement inexploité jusqu’ici. Quatre importants sites de forage sont en activité actuellement au large de cette province, mais l’effondrement des prix du pétrole depuis 2014 a durement touché cette industrie — et les coffres de la province. Grâce au plan annoncé lundi, le gouvernement espère alléger les procédures afin d’accélérer l’exploitation tout en respectant l’environnement.

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Retard des trains entre Montréal et Deux-Montagnes: une pétition est lancée

MONTRÉAL — Comme le taux de ponctualité des trains de banlieue entre Montréal et Deux-Montagnes a chuté en deçà de 80 pour cent en janvier, l’association Trajectoire Québec lance une pétition pour que le transporteur rende des comptes aux usagers. Philippe Cousineau Morin, le directeur de Trajectoire Québec (anciennement Transport 2000), explique qu’il souhaite ainsi que le Réseau de transport métropolitain dévoile son plan d’action pour remédier à la situation. Les usagers ne réclament pas la perfection, tempère M. Cousineau Morin, mais ils demandent le retour à un service «décent». Selon Trajectoire Québec, le taux de ponctualité des trains de la ligne Montréal/Deux-Montagnes atteignait les 95 pour cent l’an dernier. L’association demande aussi qu’une politique de garantie de service soit mise en place. Ainsi, les usagers qui ne reçoivent pas le service attendu seraient en droit de réclamer des compensations. Selon M. Cousineau Morin, de telles politiques existent à la Société de transport de Laval, pour les trains de banlieue de la région de Toronto et chez Via Rail. Trajectoire Québec demande également aux citoyens de former un comité permanent des utilisateurs. Celui-ci aurait pour mandat de s’assurer que des services de qualité sont offerts aux usagers. D’ailleurs, deux soirées d’information sont prévues pour former ce comité, l’une à Deux-Montagnes le 19 mars et l’autre à Pierrefonds le 20 mars.

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Les syndiqués d’Unifor rentrent au travail après un lock-out chez Wajax

MONTRÉAL — Les travailleurs de l’entreprise Wajax à Laval rentrent au travail ce lundi matin, après avoir entériné l’entente de principe en vue du renouvellement de leur convention collective dimanche. La quarantaine de travailleurs, syndiqués chez Unifor, affilié à la FTQ, avaient été mis en lock-out par la direction de l’entreprise, dans la nuit du 1er au 2 février. Dimanche, au cours d’une assemblée générale, les membres de la section locale 698 du syndicat Unifor ont entériné l’entente de principe dans une proportion de 83 pour cent. Le contrat de travail, d’une durée de trois ans, prévoit des augmentations de salaire de 2 pour cent par année. Le syndicat affirme que les demandes de concessions qui avaient été faites touchant le paiement des heures supplémentaires, le régime d’assurances collectives et le travail sur appel, notamment, ont été retirées. Wajax offre de la machinerie, des accessoires, des pièces et du service après-vente dans la foresterie, l’équipement lourd en construction et l’exploitation minière.

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La CBC éliminera le sein dénudé d’une patineuse française des rediffusions

GANGNEUNG, Corée, République de — Les premières notes de la chanson «Shape of You» d’Ed Sheeran venaient tout juste de retentir lorsque Gabriella Papadakis a soudainement compris qu’elle allait révéler à des dizaines de milliers de spectateurs des aspects de sa silhouette qu’elle aurait préféré garder pour elle. Alors qu’elle amorçait la présentation de son programme court avec son comparse Guillaume Cizeron aux Jeux olympiques de Pyeongchang, le costume de la patineuse française s’est détaché au niveau de son cou, révélant ainsi son sein gauche en direct à la télévision, dont à la CBC. De nombreux spectateurs canadiens ont critiqué le réseau anglais de Radio-Canada, qui a diffusé la performance vers 23 h 20 lundi soir. Le diffuseur public a expliqué qu’il avait retransmis la compétition en direct, en plus de reprises au ralenti, mais que ces «moments» allaient être retirés des rediffusions. L’athlète de 22 ans a raconté, après coup, avoir été davantage préoccupée à tenter de retenir son costume qu’à effectuer avec précision ses pas de danse. Elle a expliqué avoir senti dès le début que son costume se dérobait. «J’ai prié, a-t-elle mentionné. C’était pratiquement tout ce que je pouvais faire». L’incident a atteint son paroxysme à la fin de la chorégraphie, lorsque Mme Papadakis devait se pencher vers l’arrière posée sur les bras de M. Cizeron, ce qui a révélé son mamelon gauche. Immédiatement, les commentaires ont afflué sur les réseaux sociaux. Le couple français a tout de même réussi une solide performance, réalisant un score de 81,93, ce qui lui a permis de se classer deuxième derrière les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir.

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Paul Gérin-Lajoie en deuil de son épouse Andrée Papineau décédée samedi

MONTRÉAL — L’ancien ministre et philanthrope Paul Gérin-Lajoie est en deuil de son épouse qui est décédée samedi dernier à son domicile de Montréal. Andrée Gérin-Lajoie, née Papineau, était âgée de 96 ans. Outre son époux, Mme Gérin-Lajoie laisse dans le deuil ses quatre enfants, 13 petits-enfants et 11 arrière-petits-enfants. L’avis de décès mentionne qu’elle a été une complice de son conjoint pendant plus de 80 ans. La famille recevra les condoléances mardi soir et mercredi à partir de 11h00 au Centre funéraire Côte-des-Neiges, à Montréal. Les témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Paul Gérin-Lajoie pour l’Éducation pour tous, fondée par M. Gérin-Lajoie en 1977. Paul Gérin-Lajoie, qui aura 98 ans vendredi prochain, a été député à l’Assemblée nationale de 1960 à 1969. Il a été le premier à détenir le portefeuille de ministre de l’Éducation du Québec, de 1964 à 1966.