Québec/Canada

La pollution atmosphérique nuit au cerveau et aux fonctions cognitives

MONTRÉAL – Même un niveau modéré de pollution atmosphérique nuit à la structure du cerveau et aux fonctions cognitives, préviennent des chercheurs américains.

La pollution de l’air en fines particules — celles qui mesurent moinsn de 2,5 micromètres (PM2.5) — est possiblement le type le plus courant de pollution atmosphérique. Ces particules proviennent de la combustion du charbon ou du bois, des émissions de voitures et d’autres sources.

Les chercheurs ont étudié 943 habitants de la Nouvelle-Angleterre, où cette pollution est habituellement plus faible qu’ailleurs aux États-Unis. Des examens par résonnance magnétique effectués entre 1995 et 2005 leur ont permis de constater qu’une augmentation de deux microgrammes par mètre cube des PM2.5 était associée à une réduction de 0,32 pour cent du volume cérébral total et à une augmentation de 46 pour cent du risque d’infarctus latent du cerveau (une obstruction des vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau).

La réduction du volume cérébral correspond environ à une année d’âge de plus.

Les sujets qui habitaient les régions où la pollution est la plus importante présentaient le plus petit volume cérébral total et le plus grand nombre d’indices d’un infarctus latent du cerveau.

Ces petits infarctus se produisent habituellement dans les coins les plus reculés du cerveau. Ils sont associés à des anomalies neurologiques, à une détérioration des habiletés cognitives et à la démence. Ils témoigneraient de problèmes avec les plus petits vaisseaux sanguins.

L’Organisation mondiale de la Santé prévient que les particules fines touchent plus de gens que n’importe quel autre polluant, et une exposition chronique cause le plus de décès associés à des maladies graves. Ces particules peuvent se loger loin dans les poumons et engendrer différents problèmes de santé.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le réputé journal médical Stroke.