Art de vivre

140 000 $ pour voir le Titanic au fond de l’Atlantique

Il sera bientôt possible d’aller visiter le Titanic, qui gît au fond de l’océan depuis 105 ans.

Photo: NOAA/Institute for Exploration/University of Rhode Island (NOAA/IFE/URI)

L’an prochain, au mois de mai, il sera possible de monter à bord d’un sous-marin pour aller voir de très près l’épave du Titanic, qui a sombré le 15 avril 1912 à 650 km au large de Terre-Neuve. Coût de l’expédition, offerte par le voyagiste londonien Blue Marble Private: 105 129 dollars américains, soit environ 140 000 dollars canadiens, rapporte CNN.

Pour ce tarif de première classe, les passagers auront droit à un séjour de huit jours au cours desquels ils prendront part à trois plongées de trois heures chacune, à 3 843 m de profondeur. Conçu par OceanGate Expeditions, le sous-marin de titane et de carbone – autant dire un bathyscaphe – explorera pendant 90 minutes l’épave et ses alentours à chaque plongée.

En dépit du prix exorbitant de ce périple vers les abysses, les neuf places du sous-marin ont déjà trouvé preneur. D’autres plongées sont donc à prévoir, y compris chez des concurrents qui émergent, dont l’états-unienne Bluefish.

Jusqu’à il y a cinq ans, de telles expéditions sous-marines étaient offertes «au rabais» (60 000 dollars américains), mais duraient plus longtemps (de 8 à 10 heures sous l’eau au total) et permettaient à 20 passagers de s’embarquer chaque fois à bord d’un sous-marin russe MIR. L’entreprise qui offrait à titre exclusif ces plongées a toutefois cessé ses activités «pour toutes sortes de raisons».

Pas moins de 105 ans après le naufrage du célèbre transatlantique, la Titanicmanie ne semble pas s’essouffler. Après les expositions itinérantes, les croisières thématiques et l’ouverture d’un splendide musée à Belfast, voilà qu’on songe à aménager un musée interactif «pour reproduire l’expérience vécue à bord du Titanic» à Niagara Falls.

Pendant ce temps, une réplique grandeur nature du Titanic est en cours de construction en Chine, et sera bientôt amarrée sur un plan d’eau du Sichuan, tandis qu’un milliardaire australien a mis en chantier une autre réplique, le Titanic II, apte à prendre la mer celle-là.

Nul doute que ses passagers auront intérêt à ne pas être superstitieux pour espérer y couler des jours heureux…


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