Art de vivre

Du sirop dans tous les tons

Il y a des sirops d’érable «ordinaires» et des sirops des grands jours. 

(Photo: Getty Images)

Des « pastilles de goût » comparables à celles utilisées par la Société des alcools pour décrire ses vins seront bientôt apposées sur tous les emballages de sirop d’érable du Québec. Exit les cinq anciennes catégories, allant d’extraclair à foncé. Le nouveau système décrit quatre classes de sirop, selon la couleur et le goût. Adopté par toutes les provinces canadiennes et les États américains producteurs de sirop, ce nouveau classement permettra de mieux comparer les produits du Québec et de ses concurrents.

Il permettra aussi de « briser le mythe » selon lequel le sirop clair serait le « meilleur », dit Caroline Cyr, de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Le sirop foncé, au goût prononcé, est souvent plus approprié pour la pâtisserie, par exemple.

De nombreux producteurs ont déjà adopté ce système de classement, assuré par un organisme indépendant, et les autres devront s’y conformer d’ici la fin décembre.

À plus long terme, la Fédération des producteurs acéricoles aimerait mettre en marché un « sirop d’exception ». Quelques jours par an, en fonction de la température, les producteurs produisent un sirop au goût différent, plus raffiné. La Fédération a mandaté une société pour évaluer comment les producteurs pourraient mettre en valeur ce produit. « De la même façon qu’on est content d’avoir de l’huile d’olive à bon prix pour faire sauter ses légumes, on pense qu’il y a un marché pour le sirop de tous les jours et un autre, plus ciblé, pour un sirop spécial, pour des usages fins », dit Caroline Cyr.

Pas question, toutefois, de créer un système de classification du sirop en fonction du terroir, comme le fait l’industrie du vin.