Art de vivre

Le vin de la semaine : un incontournable du Languedoc

Ce vin rouge a tout pour vous plaire à l’approche de la rentrée : biologique, biodynamique même, savoureux et vendu à petit prix.

Domaine d’Aupilhac, Lou Maset 2015, Languedoc (11096116 ; 17,05 $)

Chaque année, les séances de dégustation qui précèdent la sortie du Guide du vin amènent leur lot de nouveautés. De pouvoir goûter en primeur tous ces vins qui arriveront sur le marché à l’automne a quelque chose d’excitant. L’opération a de quoi vous faire sentir comme un défricheur en quête de « la » prochaine sensation de la rentrée.

Chaque année aussi, je revois défiler nombre de cuvées qui me sont devenues familières, pour les avoir goûtées assidûment au fil des millésimes. Je ne saurais trop vous dire comment ni pourquoi, mais ce rendez-vous annuel me procure un certain réconfort. J’aime cette sorte de continuité dans le changement. Surtout quand ce changement s’effectue vers le haut.

Je me souviens très bien de mon premier rendez-vous avec le Lou Maset, le « petit vin » de Sylvain Fadat, du Domaine d’Aupilhac. C’était au courant de l’été 2009. Le vin était tout frais, gorgé de fruit, mais bien languedocien par sa vigueur tannique. Dès sa mise en marché, quelques mois plus tard, lors de la sortie du défunt magazine Cellier, je m’étais ruée en succursale pour aller en faire provision à la caisse. À 15,95 $, je ne voyais aucune raison de m’en passer. Huit ans plus tard, son prix n’a presque pas bougé, mais sa qualité continue de progresser.

Le 2015 est un peu timide à l’ouverture, mais après quelques minutes dans le verre, on retrouve le même caractère volubile et guilleret qui fait le charme du Lou Maset. Les cinsault, grenache, carignan et mourvèdre donnent un heureux mariage de générosité, de vigueur et d’étoffe tannique, tandis que des notes de menthe et d’anis apportent une agréable sensation de fraîcheur. Un peu plus contenu et compact que d’habitude, il a aussi beaucoup plus de profondeur aromatique que la moyenne régionale dans cette gamme de prix. Si bon qu’encore aujourd’hui j’en achèterais à la caisse.