Art de vivre

La Terre vue de l’espace, chaque jour plus petite

Depuis plus de trois ans, le site Daily Overview présente la Terre vue de l’espace, pour nous aider à mieux saisir l’ampleur de l’activité humaine, bonne ou mauvaise.

La semaine dernière, le satellite franco-israélien Venus a commencé à révéler ses premiers clichés de la Terre vue du ciel — à 720 km dans l’atmosphère — afin de documenter l’impact de l’activité humaine sur la planète.

Bien avant que cette brillante machine scrute la surface du globe, ce qu’elle fera au cours des 30 prochains mois, un fana de l’espace et de l’Univers sélectionnait des photos prises par d’autres satellites pour les diffuser, à raison d’une par jour, sur son site Daily Overview.

Bassin d’épuration d’une mine de potasse, Moab, Utah, États-Unis. Tiré de l’imagerie satellite de Daily Overview (c) DigitalGlobe.

Depuis plus de trois ans, Benjamin Grant tente ainsi de faire vivre l’overview effect — ou « effet de vue d’ensemble » — au commun des Terriens. Cette prise de conscience est ressentie par quiconque se rend dans l’espace et constate la place réelle qu’occupe notre planète dans l’immensité de l’Univers. Mais il y a plus.

« De notre point de vue, à la surface de la Terre, il est impossible d’apprécier dans sa totalité la beauté et la complexité de ce que nous y avons construit et développé, ou notre impact dévastateur », explique Benjamin Grant.

Îles artificielles, Bahreïn. Tiré de l’imagerie satellite de Daily Overview (c) DigitalGlobe.

Ainsi, voir un site chinois de transbordement de charbon peut impressionner, vu à hauteur d’homme ; le voir du haut du ciel permet d’en saisir l’ampleur réelle, surtout si on a comme points de référence les grues robotisées qui apparaissent minuscules. On comprend alors d’un seul coup d’œil à quel point les énergies fossiles sont encore surutilisées dans l’Empire du Milieu.

Le site de transbordement de charbon de Qinhuangdao, dans l’est de la Chine. Tiré de l’imagerie satellite de Daily Overview (c) DigitalGlobe.

Vues de l’espace, certaines parties de la Terre sont de véritables œuvres d’art, comme nous le mentionnions en 2009, et comme la NASA le souligne sur son site Earth As Art.

Ensemble résidentiel à Boca Raton, Floride. Tiré de l’imagerie satellite de Daily Overview (c) DigitalGlobe.

Benjamin Grant a conclu une entente avec DigitalGlobe, une entreprise privée qui possède quatre satellites. Il a donc accès chaque jour à quantité de photos qui frappent l’imagination, avant d’en choisir une, de la commenter et de la publier sur Instagram, Facebook, Twitter et Tumblr, ainsi que sur le site Daily Overview.

La mine de fer Mount Whaleback, en Australie. Tiré de l’imagerie satellite de Daily Overview (c) DigitalGlobe.

Celui-ci présente non seulement toutes les images retenues depuis le début de son initiative, mais également une section où on peut balayer la photo d’un site terrestre, avant et après l’activité humaine. Le site Daily Overview dispose aussi d’une boutique en ligne, où on peut notamment se procurer l’ouvrage Overview, publié en 2016, et qui rassemble des centaines d’images regroupées par thématiques.

Enfin, on peut s’abonner par courriel à la liste d’envoi de Daily Overview et recevoir jour après jour des photos de différentes parties de la Terre qui nous prouvent, inlassablement, à quel point nous sommes tout petits, tout petits…

Le port de Felixstowe, dans le Suffolk (nord-est de Londres). Tiré de l’imagerie satellite de Daily Overview (c) DigitalGlobe.