Voir le pôle Nord en brise-glace nucléaire
Art de vivre

Voir le pôle Nord en brise-glace nucléaire

Il fut un temps où seuls les explorateurs prêts à risquer leur vie pouvaient atteindre le pôle Nord. Plus maintenant…

Il est de ces périples qui frappent l’imaginaire, le genre de voyage que seule une poignée de privilégiés peuvent se permettre. C’est le cas de ce périple aller-retour de près de deux semaines entre Mourmansk, en Russie, et le pôle Nord géographique.

Pour ce faire, il faut d’abord avoir les moyens de ses ambitions (soit 28 695 $US — 35 000 dollars canadiens — au bas mot), et ensuite réserver sa place à bord du 50 лет Победы, le « 50 ans de la victoire » , le plus gros et le plus puissant brise-glace au monde (pour l’instant, du moins).

Crédit: Quark Expeditions

Propulsé grâce à des turbines alimentées à l’énergie nucléaire, ce bâtiment russe peut fendre des glaces de trois mètres d’épaisseur et se frayer un chemin jusqu’à l’extrémité la plus boréale de l’axe de la Terre, en plein été et sous le soleil de minuit.

En cours de route, les passagers croisent bon nombre d’icebergs, mais ils ont surtout droit à l’immensité sans fin de la banquise, plate et immaculée, là où les seuls être vivants qu’ils risquent de rencontrer – ou presque – sont les ours polaires et les morses.

Crédit: Quark Expeditions

Lancé en 2007, le «50 ans de victoire» comporte une piste d’atterrissage pour hélicoptère, une salle de gym, une piscine chauffée, un centre de massage, un salon de musique, deux saunas, un terrain de volley-ball et 64 cabines doubles tout confort.

Il est le seul au monde à effectuer des périples réguliers au pôle Nord. En chemin, il fait escale à Terre François-Joseph, un archipel russe inhabité, où subsiste une ancienne station météorologique désaffectée.

Crédit: Quark Expeditions

Une journaliste a récemment pris part à l’un de ces périples hors-normes; elle relate brièvement son expérience ici, en textes et en photos.

Ceux qui n’ont «pas les moyens» de s’offrir pareil périple peuvent toujours se rabattre sur un séjour à Barnéo, une base arctique russe temporaire érigée chaque année au 89e parallèle… et à laquelle ils peuvent accéder en avion depuis le Svalbard pour la modique somme de 21 000 $US (26 000 dollars canadiens)…