Netflix, de plus en plus souvent dans les airs
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Netflix, de plus en plus souvent dans les airs

Déjà disponible en flux continu sur certains transporteurs aériens, Netflix devrait prendre de l’ampleur en haute altitude au cours des prochaines années.

En rentrant des Açores, la semaine dernière, j’ai parfois trouvé le temps long : 6 heures de vol sans aucun film à visionner à bord, pour cause de panne généralisée du système de divertissement.

En lieu et place, j’ai bouquiné, géré des courriels et fait le ménage dans mon album de photos, mais j’aurais bien entrecoupé le tout d’un ou deux petits longs-métrages, comme j’aime tant le faire du haut des airs. Ç’aurait pu être aisément le cas si le Wi-Fi et Netflix avaient été offerts à bord, par exemple.

En 2015, certains transporteurs comme Virgin ou Qantas ont commencé à proposer les services de visionnement du géant californien sur leurs avions, avant d’être suivis par d’autres compagnies aériennes, l’an dernier.

Toujours en 2016, Netflix a permis à ses utilisateurs de télécharger certains films ou séries pour les visionner plus tard sur leur tablette ou leur téléphone, et ce pendant 30 jours, en utilisant l’application prévue à cette fin.

Le mois dernier, lors de la dernière foire de l’APEX (Airlines Passenger Experience Expo), Netflix est cependant allée plus loin en annonçant le lancement prochain de Netflix Inflight 2.0, une application qui nécessitera moins de bande passante pour visionner un film ou une série en flux continu. Du coup, les transporteurs pourront offrir ce service plus aisément et à moindre coût (jusqu’à 75 % d’économies), et ce dès 2018.

De la sorte, non seulement Netflix espère-t-elle agrandir son bassin d’utilisateurs, mais encore compte-t-elle donner la chance aux transporteurs d’améliorer l’expérience à bord, ce qui rejaillira sur leur réputation et sur le degré de satisfaction de leurs passagers. Un service gagnant-gagnant, où tout le monde, à commencer par les voyageurs, y trouvera son compte… à condition d’être abonné à Netflix.

Car jusqu’ici, les voyageurs n’avaient qu’à s’en remettre aux compagnies aériennes pour profiter de plusieurs films, séries, documentaires, jeux ou autres divertissements (comme c’est le cas sur Air France, Swiss ou Qatar Airways, pour ne nommer qu’eux) et ce sans débourser un sou, dans tous ces cas.

Mais ces dernières années, la donne a changé : plusieurs transporteurs facturent soit le film à la pièce, soit l’utilisation d’écouteurs. D’autres (comme Air Canada Rouge [pdf]) offrent un service de divertissement multimédia, payant ou pas (selon la classe ou le statut du passager), mais qui nécessite l’utilisation d’un téléphone ou d’une tablette; sans compter que bon nombre de passagers montent désormais à bord avec leur tablette préalablement chargée de films ou de séries.

En revanche, d’autres compagnies aériennes ne proposent encore qu’un film à bord – rarement un chef-d’œuvre –, à supposer qu’ils en proposent un : plus le segment de vol est court, plus on a de chances de ne rien avoir à se mettre sous les yeux.

Et c’est notamment là que Netflix risque de se tailler une place, en incitant de nouveaux joueurs aériens à adhérer à ses services plutôt que d’investir dans l’achat (fort coûteux) d’écrans individuels et de droits de diffusion de films ou de séries, dans un avenir plus ou moins rapproché…