Où aller en 2018, selon Lonely Planet
Art de vivre

Où aller en 2018, selon Lonely Planet

Lancé il y a quelques jours, le Best of 2018 propose une foule de destinations à voir en 2018, qu’elles soient connues et à revoir, ou totalement inconnues.

Chaque année, le géant mondial de l’édition de guides de voyage Lonely Planet publie un petit recueil qui rassemble des pays, des régions et des villes à voir dans l’année à venir : le Best of.

Moins pointu, moins à jour et moins audacieux que celui d’autres recensions du genre (dont la liste du New York Times, publiée en janvier), le contenu de cet ouvrage a été choisi pour une multitude de raisons.

Oslo, capitale de la Norvège (Photo : Gary Lawrence)

Parfois, ce sont des événements majeurs (le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, en Afrique du Sud, ou les 50 ans de mariage du couple royal de Norvège, à Oslo) qui expliquent les choix. D’autres fois, c’est parce que les lieux visés commencent à briller sur la planète tourisme (la Géorgie, dans le Caucase, ou Guanajuato, au Mexique).

L’île Maurice (Photo : Gary Lawrence)

Comme par les années passées, certaines villes sont mentionnées parce qu’elles se démarqueront dans les mois à venir (La Valette, à Malte, sera la Capitale européenne de la culture) ou parce qu’elles se sont complètement renouvelées, comme Hambourg, en Allemagne, Détroit, aux États-Unis, ou Matera, en Italie.

Hambourg, en Allemagne (Photo : Gary Lawrence)

Dans certains cas, on lance plutôt un cri d’alarme pour aviser les voyageurs que s’ils n’y vont pas maintenant, ils risquent de moins apprécier telle ou telle destination, de plus en plus fréquentée : c’est le cas des îles Éoliennes, en Italie, ou du parc national Los Haitises, en République dominicaine.

Du reste, si diverses régions du monde apparaissent comme des nouveautés aux yeux des uns tout en étant bien connues des autres (le Languedoc-Roussillon ou Porto Rico, par exemple), certaines sont citées parce qu’elles sont plus que jamais accessibles, comme l’Alaska. Ce qui ne donne pas nécessairement envie de s’y rendre : qui dit plus de vols, plus de capacité hôtelière et plus de navires de croisière dit aussi beaucoup plus de touristes, ce que d’aucuns fuient comme la peste…

La région de l’Anhui, en Chine (Photo : Gary Lawrence)

Le Chili en haut du palmarès

L’an dernier, le Canada figurait au sommet de la liste du Best of des pays à voir en 2017, compte tenu du 150e anniversaire de la Confédération. Cette année, le nouveau pays-vedette de ce même ouvrage est le Chili, pour souligner les 200 ans de son indépendance, en 2018.

Suivent la Corée du Sud, pays hôte des prochains Jeux olympiques d’hiver (à PyeongChang), et le Portugal, qui a connu un réel regain de popularité ces dernières années, en raison de son coût de la vie abordable, de sa riche histoire, de son soleil radieux, de sa gastronomie et… des Portugais eux-mêmes.

Braga, au Portugal (Photo : Gary Lawrence)

Si la liste des pays à voir du Best of 2018 paraît parfois convenue, elle compte une minuscule exception : Djibouti, micro-État bordant la mer Rouge. Pourquoi en parler cette année ? Parce que de plus en plus de voyageurs sont en quête de lieux méconnus et inexplorés, comme cette nation-confetti réputée pour ses paysages lunaires et ses sites de plongée avec les requins.

En cette ère où prévaut le surtourisme — la fréquentation extrême et éhontée de lieux ultrapopulaires comme Venise ou Barcelone —, plusieurs destinations non traditionnelles sont aussi proposées, comme les splendides Alpes juliennes, en Slovénie ; Kaohsiung, à Taïwan ; Lahaul et Spiti, en Inde ; ou la péninsule de Kii, au Japon.

Les Alpes juliennes, en Slovénie (Photo : Gary Lawrence)

Mais aux côtés de ces destinations émergentes (moins nombreuses que dans les éditions passées), d’autres lieux plus classiques effectuent un retour après avoir été quelque peu oubliés, comme l’île Maurice, la Nouvelle-Zélande ou Anvers, en Belgique.

Un autobus à La Valette, à Malte (Photo : Gary Lawrence)

Enfin, une section entière est consacrée aux meilleurs rapports qualité-prix que sont Tallinn (Estonie), Lanzarote (îles Canaries) — à moins que le volcan Cumbre Vieja ne s’éveille —, La Paz (Bolivie) et autres Essaouira (Maroc). Détail intéressant : le Brexit continue de rendre le Royaume-Uni « abordable » (par rapport à ce qu’il était avant 2016), du moins pour l’instant ; mieux vaut garder l’œil ouvert sur les fluctuations de la livre sterling…

10 pays à voir
Le Chili, la Corée du Sud, le Portugal, Djibouti, la Nouvelle-Zélande, Malte, la Géorgie, l’île Maurice, la Chine, l’Afrique du Sud.

10 villes à visiter
Séville, en Espagne ; Détroit, aux États-Unis ; Canberra, en Australie ; Hambourg, en Allemagne ; Kaohsiung, à Taïwan ; Anvers, en Belgique ; Matera, en Italie ; San Juan, à Porto Rico ; Guanajuato, au Mexique ; Oslo, en Norvège.

10 régions qui valent le détour
Belfast et la Causeway Coast, en Irlande du Nord ; l’Alaska ; les Alpes juliennes, en Slovénie ; le Languedoc-Roussillon, en France ; la péninsule de Kii, au Japon ; les îles Éoliennes, en Italie ; le sud-est des États-Unis ; Lahaul et Spiti, en Inde ; Bahia, au Brésil ; le parc national Los Haitises, en République dominicaine.

10 destinations où on en a pour son argent
Tallinn, en Estonie ; Lanzarote, aux îles Canaries ; l’Arizona ; La Paz, en Bolivie ; la Pologne ; Essaouira, au Maroc ; le Royaume-Uni ; la Basse-Californie, au Mexique ; Jacksonville, en Floride ; le Hunan, en Chine.