Le vin de la semaine : un chinon maternel
Art de vivre

Le vin de la semaine : un chinon maternel

Faute d’avoir trouvé en succursale un patrimonio — appellation de Corse — abordable, je me suis volontiers rabattue sur cet excellent rouge de la Loire.

Nicolas Grosbois, Chinon 2016, La Cuisine de ma mère
12782441   21,65 $

Il y a quelques mois, je vous racontais l’histoire de Nicolas Grosbois, vigneron de la Loire durement touché par le gel du printemps 2016 et qui, ayant perdu environ 80 % de sa récolte, était allé chercher des raisins du côté de Gaillac. Cette cuvée tout juste mise en marché à la SAQ provient des quelque 20 % de raisins qui ont survécu aux intempéries.

Un vin d’autant plus pertinent que Nicolas Grosbois l’a nommé en l’honneur de sa mère, dont il s’inspire dans le chai. Rentré au domaine familial en 2008, il a converti l’ensemble du vignoble à l’agriculture biologique. Comme tous les rouges de Chinon, La Cuisine de ma mère mise exclusivement sur le cépage cabernet franc, qui trouve sur les sols d’argile, de sable et de tuffeau une expression très élégante.

Le 2016 a tout pour plaire. D’emblée, on est séduit par son nez d’une grande pureté, dépourvu de tout parfum boisé. La bouche suit, relevée de notes de poivre et de petits fruits noirs, portée par une trame tannique fine et soyeuse, empreinte de cette fraîcheur caractéristique des meilleurs vins de Chinon. Plaisir garanti à table !