Où ne pas aller en 2018 ?
Art de vivre

Où ne pas aller en 2018 ?

Surtourisme, travaux en cours, pollution, criminalité, boycottage : autant de raisons de ne pas visiter certaines destinations, suggèrent les guides Fodor’s. Survol d’une liste à prendre ou à laisser en partie.

Au tournant de chaque année, les grands médias du globe et les éditeurs de guides de voyage y vont de leurs suggestions de destinations à visiter, comme c’est le cas du New York Times et du Best Of de Lonely Planet, pour ne nommer qu’eux.

Mais dans ce raz-de-marée d’invitations au voyage, une liste se démarque : l’« antiliste » des guides Fodor’s. Au lieu d’encourager les visiteurs à investir telle ou telle destination, la « No List 2018 » ne traite que d’endroits à éviter, du moins pour un temps, et ce, pour toutes sortes de raisons.

En 2018, on suggère ainsi de ne pas mettre les pieds aux fragiles îles Galapagos : même si l’Équateur impose des règles très strictes aux visiteurs, ceux-ci ne sont pas toujours sensibilisés à la vulnérabilité extrême de cet écosystème unique au monde. Et une petite pause du tourisme ne pourra que faire du bien à cet archipel.

Autres lieux qui ont besoin d’un peu de répit, pour cause de surfréquentation : Venise, le Machu Picchu, le parc national Ao Phang Nga (en Thaïlande), la Grande Muraille de Chine et même l’Everest, avancent les experts de Fodor’s.

Dans ce dernier cas, trop d’imprudents s’aventurent témérairement sur les flancs du plus haut sommet de la planète, dont l’accès est plus périlleux que jamais en raison de la fonte accrue des neiges et des glaces, vu les changements climatiques.

Quant à Pékin, la pollution et le smog y sont d’une telle ampleur qu’il vaut mieux attendre que soient prises des mesures pour les enrayer avant de s’y rendre, estiment les experts de Fodor’s.

Si tout le monde ou presque rêve d’admirer le Taj Mahal, 2018 n’est sans doute pas la meilleure année pour ce faire : en mars, le splendide mausolée aura droit à une cure de jouvence et il sera recouvert d’une sorte de boue régénératrice censée redonner leur éclat au dôme et aux minarets.

Aux États-Unis, le Missouri figure également sur l’antiliste de Fodor’s : dans cet État du Midwest, la loi ne serait pas toujours appliquée de la même manière selon qu’on est blanc ou noir, chrétien ou musulman, homme ou femme. Un touriste égaré a notamment été retrouvé assassiné dans une cellule de prison sans qu’on sache pourquoi il avait été conduit là, et deux hommes « soupçonnés » d’être musulmans ont été traqués puis éliminés, l’an dernier…

Dans un proche registre, les auteurs de Fodor’s suggèrent aux gais, lesbiennes et transgenres d’éviter le Honduras, où le taux de meurtres est l’un des plus élevés au monde, en particulier envers ces communautés.

Pour l’infâme traitement que son gouvernement inflige aux Rohingyas, Fodor’s intime aussi aux voyageurs d’éviter le Myanmar (Birmanie), jusqu’à ce que cessent la persécution et le nettoyage ethnique à l’égard de cette minorité.

Enfin, les voyageurs (états-uniens, du moins) devraient y songer deux fois plutôt qu’une avant de mettre le cap sur Cuba, estiment les experts de Fodor’s, et ce, tant que ne sera pas résolu le mystère de l’étrange affection qui a touché 21 membres de l’ambassade états-unienne (et 8 de l’ambassade canadienne) à La Havane, l’automne dernier. À ce jour, rien n’explique l’origine des saignements de nez, étourdissements, troubles de l’ouïe ou du sommeil et pertes de mémoire subis par les membres de ces corps diplomatiques ou de leur famille.

Quoi qu’il en soit, aucun avertissement officiel n’a été lancé, de ce côté-ci de la frontière, et on parle davantage de mises en garde contre les virus Zika et chikungunya que de la surprenante thèse d’une « attaque acoustique », dans la Isla Grande…