Le vin de la semaine : un riesling de printemps
Art de vivre

Le vin de la semaine : un riesling de printemps

Mes notions d’allemand sont un peu floues. Dans le nouveau vocabulaire germanique que je me suis créé, « printemps » se traduit par… riesling. Goûtez ce vin et dites-moi si j’ai tort.

Dönnhoff, Riesling Trocken 2016, Nahe

Code SAQ : 13510552   25,05 $

Les rieslings allemands ne sont pas tous sucrés, contrairement à la croyance populaire. Si on en juge par l’offre générale quand on visite l’Allemagne, on pourrait même croire que le riesling demi-sec est une espèce en voie de disparition. En vérité, depuis une bonne trentaine d’années, les Allemands se tournent plutôt vers les vins secs. La survie des rieslings demi-secs tels qu’on les connaît repose maintenant en partie sur la demande étrangère…

Pour flirter avec le riesling germanique de façon moderne, rien de mieux que cet excellent trocken — ça veut dire « sec », en allemand — de la Nahe. C’est dans cette région, où le vignoble longe les rives abruptes de la rivière Nahe et dessine des paysages aussi bucoliques que spectaculaires, que Helmutt Dönnhoff s’est imposé comme l’un des vignerons les plus talentueux du pays.

Son fils Cornelius signe à son tour des vins d’une grande finesse, dont cette cuvée tout juste mise en vente à la SAQ. Sans avoir la profondeur des meilleurs crus de la Nahe, il offre de jolis parfums de citron et de pomme verte — qui se révèlent davantage après une aération en carafe — et conjugue la vivacité et le caractère aérien des bons rieslings allemands. Tout ça et à peine 11,5 % d’alcool. Le prétexte parfait pour commencer l’apéro plus tôt.

Santé !