Art de vivre

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Éloge du pâté chinois

Ça s’appelle Le mystère insondable du pâté chinois et, comme le mets en question, ce délicieux petit livre est fait de trois couches successives. Une couche socioculturelle, puisqu’il est ici question de rien de moins que le plat national du Québec. Une couche historico-ethnologique, où l’on part à la recherche de l’origine de sa recette et de son nom. Et une couche gastronomique, parce que ce plat familial par excellence se retrouve aujourd’hui, après des réinterprétations parfois surprenantes, sur quelques-unes de nos meilleures tables. Comme le célèbre triple-couche, ce fort joli livre dégage les arômes et les saveurs propres à son cuisinier et auteur, Jean-Pierre Lemasson, inventeur du certificat en gastronomie de l’Université du Québec à Montréal. La recette de cet universitaire sérieux pourrait ainsi s’écrire : mettez, dans un plat allant au four, une bonne dose d’érudition ; ajoutez-y, en quantités égales, de l’humour et de la gourmandise ; servez immédiatement. Un pur délice que ce livre, donc. Comme furent pures délices ces variantes que j’ai personnellement testées : le pâté chinois au boudin noir et aux pommes (une recette de Jean Mourre, du Balzac, à Granby), et le pâté chinois au confit de canard et oignons caramélisés (une recette de Danny St-Pierre, du Auguste, à Sherbrooke). Nous avons dégusté ces pâtés chinois « revisités » à l’émission Christiane Charette en direct, à la radio de Radio-Canada, le vendredi 23 octobre, avec l’auteur et l’œnologue Jean Aubry. Cela dit, que cette « recette ouvrière par excellence » ait obstinément refusé de livrer son mystère ne fait que la grandir. Pour Jean-Pierre Lemasson, cela lui confère un statut culinaire à nul autre pareil, à un point tel qu’il lui consacre un site Internet. Comme le dit notre savant auteur, « le pâté chinois est au cuisinier ce que la fugue est à Bach ! » Le mystère insondable du pâté chinois, par Jean-Pierre Lemasson, Éditions Amérik Média, 140 p., $ 22,95.

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Le tour du monde en 100 minutes et 20 secondes

Hier après-midi, je suis allé skier au Lesotho avant de m’embarquer pour une croisière en Indonésie. Puisque j’étais déjà en Asie, j’en ai profité pour explorer la Mongolie à vélo et remonter le fil du Mékong sur une coque de noix. Après avoir siroté un ti-punch guadeloupéen et croqué quelques acras martiniquais, j’ai ensuite mis le cap sur le Salvador et le Panama, pour traverser à nouveau l’Atlantique et me retrouver en compagnie de gorilles des plaines, au Cameroun. Enfin, pour rentrer en Amérique, j’ai pris un avion que j’ai moi-même piloté et fait atterrir à Las Vegas. Je fabule, évidemment. Sauf pour l’avion : il y a bel et bien un simulateur de vol au SITV, le Salon international tourisme voyages, qui se déroule jusqu’à demain soir à Place Bonaventure, à Montréal. Et tous les pays et régions qui viennent d’être mentionnés y sont représentés. En cette ère où on trouve tout sur Internet, il peut sembler superflu d’arpenter des allées bondées de monde, où se bousculent des kiosques souvent minuscules, pour partir à la pêche aux destinations et aux brochures. Mais l’avantage du SITV, c’est qu’on y rencontre des gens qui proviennent des lieux qui y sont mis en valeur, et qui sont capables de guider les visiteurs selon leurs intérêts. Même si les destinations soleil couvrent l’essentiel de l’espace disponible, la France et la Chine sont particulièrement visibles, la première parce que c’est une tradition, la seconde parce que la prochaine Exposition universelle se déroulera à Shanghaï, en 2010. Pour sa part, le kiosque sur le Latium dévoile une intéressante visite virtuelle de Rome au temps des Romains; le secteur des croisières, en plein essor, dispose d’une forte visibilité; et une section plein air a été aménagée pour la première fois au Salon. Enfin, la place de l’animation voit défiler spectacles et conférenciers, et ceux qui succombent à une destination n’ont qu’à se rendre à la centrale de réservation, où ils peuvent se procurer un forfait-vacances à l’aide d’un agent de voyages. Le SITV est ouvert de 10 h à 18 h, aujourd’hui et demain. Admission: 12 $ adultes, 10 $ aînés et étudiants, 6 $ pour les 6 à 12 ans.

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L’univers gourmand de… Manuel Kak’wa Kurtness

Manuel Kak’wa Kurtness est le cuisinier innu de Mashteuiatsh, au lac Saint-Jean, qui publie un livre intitulé Pachamama, Cuisine des Premières nations (éditions du Boréal). Je vous le présente dans ma chronique Plaisirs gourmands de L’actualité qui sort en kiosque aujourd’hui. Pour préparer cette interview, je l’ai longuement rencontré, en septembre dernier, quelque part dans la réserve faunique Ashuapmushuan. Le soir, dans le camp de ses parents, quand je lui ai demandé de me décrire son univers gourmand, il m’a tout de suite répondu : « En quelle saison ? » Je lui ai bien sûr demandé de commencer par la saison qui débutait à ce moment-là… et voici ce qu’il a répondu… Automne. L’orignal, bien sûr. « Mais de grâce, chasseurs, ne laissez le museau se gâcher sur le toit de votre voiture en ramenant la bête, c’est un morceau de choix. » Comment apprêter le museau d’orignal ? On le fait cuire pendant 6 à 7 heures dans un four à 325 degrés, avec un fond brun de gibier. « Quand on ouvre le four, c’est l’explosion des arômes. » Autre plaisir d’automne : la perdrix. La recette de Manuel : on l’enrobe entièrement dans l’argile, avec plumes et entrailles, puis on la place dans un four bien chaud pendant 3 à 4 heures, pour une cuisson à l’étouffée ; dès la sortie du four, on casse le moule, les plumes viennent avec l’argile et la chair est purement « délicieuse ». Manuel dit aussi aimer « le goût de noisette sucrée de l’écureuil », qu’il propose en entrée. Hiver. C’est le temps du lièvre et de la perdrix grise qui est devenue blanche – la base d’une tourtière du Lac Saint-Jean qui se respecte… C’est aussi le temps du castor, qu’on peut faire confire, « comme du canard ». Printemps. Reviennent les outardes, les oies, les canards. Mais c’est aussi, très vite, le retour de la pêche. Le meilleur poisson, pour Manuel ? « La ouananiche, ou saumon d’eau douce », répond-il sans hésitation. Mais il évoque aussi avec gourmandise le brochet de printemps et le doré. Et, côté végétaux, les pousse de fougère au mois de mai. Été. Pour Manuel, c’est le temps des poissons de lac et des petits fruits en forêt – une forêt qu’il sait généreuse avec « plus de 250 herbes, feuilles, racines et épices sauvages qu’on était en train d’oublier et qu’on redécouvre aujourd’hui ». Bien sûr, il n’est pas facile de découvrir soi-même un univers gourmand comme celui de Manuel Kak’wa Kurtness. Pas plus qu’il n’est facile de se procurer certains ingrédients de base des recettes de son livre. Mais on trouve quand même facilement les poissons qu’il propose. Et du gibier d’élevage qui ne vaut pas « le vrai », mais qui l’évoque quand même assez bien. « Mon livre s’adresse à tout le monde, dit Manuel. Il veut d’abord faire connaître nos valeurs et nos traditions. Et puis, qui ne connaît pas quelqu’un qui chasse ou qui pêche ? »

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Le péché mignon du cinéaste Ricardo Trogi

La crème glacée. Le réalisateur de Québec-Montréal, puis d’Horloge biologique, et tout récemment de 1981, avoue qu’il lui en faut « un cornet par jour ». Quand l’automne arrive, il se cogne le nez sur la porte des marchands de crème glacée. Heureusement, cet « excessif », comme il se définit lui-même, a d’autres péchés pour se damner. « Les céréales sucrées avec du chocolat, un massacre pour la santé ». Le Nutella, « seulement sur un plateau de tournage ». Le pâté chinois, « deux fois par semaine, mais sans ketchup, c’est impossible ». Et « plus que tout ça, des pâtes avec sauce tomate et parmesan » – il faut dire que Ricardo Trogi a des racines italiennes et qu’il vient d’une famille de restaurateurs de Québec. Photo : Patrick Lamarche

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Le Stefano novello est arrivé

C’est généreux. C’est festif. C’est simple. Et c’est bon. Bref, c’est la cuisine du fort sympathique Stefano Faita, qui officie à l’école de cuisine Mezza Luna depuis des lunes et qu’on voit depuis l’automne dans Kampaï !, à la télé de Radio-Canada. Son premier livre, sorti il y a tout juste deux ans, s’appelait Entre cuisine et quincaillerie et racontait l’histoire de sa famille, si liée à la quincaillerie Dante, dans la Petite Italie de Montréal. Signe du temps qui passe et de la vie qui continue son cours, son deuxième livre, lancé hier soir, s’appelle Entre cuisine et bambini : Stefano est en effet devenu papa et comme c’est un papa un peu gaga, il a mis sa petite Emilia en couverture. Et cette couverture donne bien le ton de l’ouvrage. Il y a beaucoup de joie de vivre et de plaisir de manger, comme si l’une pouvait aller sans l’autre. Beaucoup d’enfants, petits et grands. Beaucoup de visages avec beaucoup de sourires et de rires. Avec, ici et là, un zeste de tendresse et deux pincées d’émotion. Et, par-dessus le marché… des recettes ! Pour les tout jeunes (ça commence par une purée de courgettes fraîches), pour les ados (qui, c’est un pari, ne résisteront pas à un hamburger de morue), pour la gardienne, pour les boîtes à lunch, pour les « soirées de filles » et aussi, pour les fois où Stefano est en congé de famiglia, pour les « journées de gars ». Bref, un bien bon livre. Sans doute parce que ce n’est pas seulement un livre de recettes. Mais un livre avec des recettes. Entre cuisine et bambini,par Stefano Faita, avec des photos de Claudine Sauvé, Éditions du Trécarré, 192 p., $ 39,95.

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De films d’aventure, de sommets et de salons

À chaque automne, on se prépare à affronter la grisaille de novembre et la froidure de l’hiver en songeant à son prochain voyage. Et à cet égard, la semaine qui s’entame est riche en événements. D’abord, c’est demain que débute la 8e édition du FIFAM (Festival international du film d’aventure de Montréal), qui vient d’être rebaptisé FestiVA (Festival du film Voyage & Aventure), et où on propose une série de documentaires, de conférences et d’ateliers pratiques. En tout, 18 films sont en compétition : grand trek au Ladakh, 4000 km de kayak de mer en Afrique, alpinisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée, etc. À cela s’ajoutent neuf conférences données par une brochette de voyageurs et d’aventuriers, dont le kayakiste d’eau vive Trip Jennings, qui parlera de son projet Epicocity, et Gil Thériault, qui a visité 52 îles en 52 semaines. Parmi les autres conférences, notons une visite gourmande de l’Argentine et le carnet de voyages de l’ex-animateur Gilles Proulx. Trois ateliers (photo de voyage, ascension en haute montagne et sécurité en zone d’avalanches) seront donnés, et une série de rencontres sur invitation permettront d’échanger avec plusieurs passionnés, dont Sylvie Fréchette, « première mère canadienne sur le Toit du monde ». Toutes les activités et les projections du FestiVA ont lieu à l’UQÀM, du 21 au 24 octobre. Du 28 octobre au 24 novembre, le FestiVA prendra la route pour une tournée dans neuf villes du Québec. *** C’est également demain qu’est lancée, au Cinéma du Parc cette fois, la série En voyage avec ontheglobe.com. Elle donnera lieu à des présentations multimédias, des films (courts et longs métrages) et des discussions portant sur trois destinations : le Pérou (Machu Picchu et Danse des ciseaux, 21 octobre), le Kazakhstan (18 novembre) et Luanda, en Angola (9 décembre). *** Enfin, le lendemain de la clôture du Sommet mondial de l’aventure, dans Charlevoix, le Salon international tourisme voyages (SITV) de Montréal ouvrira ses portes. De vendredi à dimanche, on pourra y assister à des conférences et à des spectacles, mais surtout glaner de l’information sur une centaine de destinations et rencontrer les représentants d’offices de tourisme d’autant de pays, entre autres exposants. Une belle façon de bourlinguer un peu partout à travers le monde tout en demeurant à Montréal…

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Le Massif est mort, vive le Massif de Charlevoix!

Depuis le temps qu’on en parle, cette fois, ça y est : l’ambitieux projet de développement du centre de ski Le Massif est officiellement lancé aujourd’hui. En fait, il faut désormais dire « Le Massif de Charlevoix » pour décrire cette entité touristique fort singulière, qui s’articule autour de l’un des plus beaux domaines skiables de l’Est de l’Amérique du Nord. Accompagné d’une nouvelle image de marque, également dévoilée aujourd’hui, Le Massif de Charlevoix est le plus important projet de développement récréotouristique en cours au Québec : en tout, 230 M $ y seront investis. « C’est un projet harmonieux, intelligent et respectueux de l’environnement », estime Alyre Jomphe, directeur de Tourisme Charlevoix. Piloté par Daniel Gauthier, co-fondateur du Cirque du Soleil et propriétaire, depuis 2002, de cette « montagne sur mer », le Massif de Charlevoix englobe trois éléments distincts : la Ferme, le Train, la Montagne. À Baie-Saint-Paul, la Ferme sera composée d’une gare, d’un hôtel 4 étoiles « bioclimatique » de 150 chambres avec spa, d’une salle à usage multiple (spectacles, congrès, films) capable d’accueillir jusqu’à 500 convives et d’un marché public où seront vendus les produits du terroir charlevoisien. Tous ces éléments seront déployés autour d’une sorte d’agora ouverte à tous, même s’ils ne résident pas à l’hôtel. « Ce sera une sorte d’anti-resort, un lieu qui profitera à toute la communauté », indique Daniel Gauthier. Autre composante majeure du projet, un train panoramique reliera Québec à La Malbaie, en passant par Baie-Saint-Paul et Petite-Rivière-Saint-François. Contrairement à l’ancien Tortillard, le Train sera un « train-expérience » moderne, confortable et doté d’une large fenestration. Parallèlement, une navette de 230 passagers reliera Baie-Saint-Paul à Petite-Rivière, où une télébenne permettra de gagner la montagne. Pour sa part, la Montagne sera développée pour agrandir le domaine skiable de 30% et ajouter une piste de luge de 10 km (!), mais aussi offrir des activités sur les quatre saisons. Pour accueillir la clientèle, plusieurs centaines d’unités d’hébergement de toutes sortes seront construits à la base et au sommet, tandis qu’un spa avec 30 chambres sera aménagé à flanc de montagne. Daniel Gauthier assure que l’ensemble du projet sera réalisé en tenant compte de tous les principes de développement durable et que chacune de ses composantes s’intègrera harmonieusement avec la nature. Si tout se déroule comme prévu, le Train et la Ferme seront livrés à l’été 2011 alors que la Montagne sera progressivement dotée de nouvelles infrastructures, de 2011 à 2013. Pour sa part, la navette pourrait entrer en opération dès novembre 2010. Plus de détails à venir bientôt, dans l’une des prochaines éditions du magazine L’actualité.

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Ça sent le ski

D’accord, les couleurs sont à leur apogée dans plusieurs régions du Québec. Bien sûr, le vert prédomine encore à Montréal. Mais le week-end dernier, les premiers flocons ont fait leur apparition, ici à Saint-Donat, là dans Charlevoix. Et surtout, depuis le mois de mai, des contingents de skieurs et de planchistes québécois ne rêvent qu’à une chose : le début de la prochaine saison de glisse. En Amérique du Nord, cette saison a officiellement débuté la semaine dernière, lorsque que le centre de ski de Loveland, au Colorado, a été le premier à ouvrir ses pistes. Puisque les domaines skiables québécois ne devraient pas tarder à faire de même – au plus tard à la fin novembre -, voici quelques bonnes adresses pour être fin prêt lorsque les pentes seront mûres. D’abord, l’ASSQ (Association des stations de ski du Québec) regroupe tous les centres de ski québécois sur son site Maneige. De leur côté, les membres de la « communauté de ski et de snow au Québec » sont à l’affût de la moindre bordée de neige, toujours prêts à dégainer leur iPhone pour envoyer une image et un commentaire sur ZoneSki. Ils sont suivis de près par le chroniqueur Roger Laroche, qui alimente sans relâche son Carnet du ski, même lorsqu’il fait 30 degrés à l’ombre au mois d’août. Très bonne référence depuis des années, le magazine Ski Presse compte plusieurs éditions sur la planète ski, dont une qui est toute québécoise. L’an dernier, le Groupe Espaces (qui publie la revue du même nom) lui emboîtait le pas en lançant le magazine Parabolik, qui revient cette année. Pour tout savoir sur l’actualité, les nouveautés et les dernières tendances, le magazine Ski Rebel est également fort fouillé et très bien alimenté par une équipe d’assoiffés de neige. Pour sa part, le Skigreenguide s’intéresse aux centres de ski écolosensibles et à la « pratique verte » du ski et de la planche à neige. Enfin, le fabricant de ski Rossignol a lancé l’an dernier une Webtélé baptisée Rooster.tv. À toutes les deux semaines, on y présente plusieurs clips informatifs sur le ski et le surf, mais aussi des prestations époustouflantes des rois de la glisse extrême. À voir pour se mettre en appétit tandis que tombent les feuilles. *** Demain matin, le Groupe Le Massif inc. fera une importante annonce sur l’ambitieux projet de développement du centre de ski Le Massif, dans Charlevoix. Pour tous les détails, rendez-vous sur ce blogue dès 10 h.

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Deux petits signes des temps

J’ai reçu coup sur coup, cette semaine, deux livres de cuisine qui sont peut-être autant de signes des temps. Ou, en fait, qui sont un même signe des temps : la tendance au cocooning gourmand – peut-être pourrait-on dire au… cocooking. Le premier de ces livres s’intitule, tout simplement, Petites recettes pour soirées douillettes. Il est publié chez Larousse. Ça sent bon les galettes de choux de Bruxelles et œufs pochés, le gigot d’agneau à la boulangère (parfumé au jambon de Parme et cuit sur pommes de terre tranchées), les petits pains à la poire, au lard et au roquefort, ou encore le moelleux au chocolat et aux amandes. Bref, de la bonne cuisine familiale, savoureuse et sans chichis. Le deuxième livre vient d’ici. Il s’appelle Sexy, cuisiner pour deux (Flammarion Québec). Il est signé Louis-François Marcotte, dont on connaît les restos Simpléchic et Le Local et qui avait publié, chez le même éditeur, Simple et chic. Son nouveau livre marie habilement, et parfois en termes très directs, le coup de foudre et le coup de fourchette. Le premier chapitre propose des recettes pour le premier rendez-vous. Le chapitre suivant s’intitule « Ce soir, on score ». L’autre, « Petit-déjeuner du lendemain ». Mais, puisque tout s’émousse et s’assagit, on a prévu des recettes pour « briser la routine ». L’auteur, bien sûr, ne propose pas ici de la cuisine familiale à proprement parler – la famille devrait venir plus tard, si son livre tient toutes ses promesses. Il propose une cuisine stimulante et parfois coquine – comme ce mini-burger d’agneau à la menthe « petit comme un baiser furtif » et qui « s’avale ni vu ni connu, laissant les mains assez blanches pour défaire un vêtement ». C’est simple, appétissant, à servir éventuellement sur canapé. « La cuisine comme une arme de séduction massive », promet Louis-François Marcotte.

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Pas de pipi à bord, SVP

Décidément, les compagnies aériennes ne savent plus où donner de la tête, dans leur quête incessante pour réaliser des économies de bouts de chandelles. Dernière trouvaille : délester les passagers de leurs trop-pleins corporels pour alléger les avions et économiser du carburant, et ainsi réduire les émissions de CO2. Un transporteur japonais, All Nippon Airways, incite désormais les voyageurs à passer au petit coin, juste avant l’embarquement. Des toilettes sont toujours disponibles à bord pour ceux qui voudraient se soulager, mais ANA n’écarte pas la possibilité de les rendre bientôt payantes, une idée (un coup de pub, en fait) lancée par le transporteur irlandais Ryanair. Photo : Un avion de All Nippon Airways / Arpingstone- Wiki Commons

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Première coupe du monde de saut en combinaison ailée

En matière d’activités de plein air extrême, on croyait avoir tout vu avec le « sky surf » (on saute d’un avion avec un surf fixé aux pieds), le paralpinisme (parachutisme en milieu naturel) et le « base jump » (on saute d’un point fixe dans le vide). Mais le dernier sport extrême en vogue a pour nom « saut en combinaison ailée » (wing suit base jump), ou comment jouer les écureuils volants. L’origine de cette activité sportive à haute teneur en adrénaline est attribuée au Français Patrick de Gayardon, décédé en 1998. Elle gagne de plus en plus en popularité, notamment grâce à un autre Français, Loïc Jean-Albert, devenu maître du genre. Vêtu d’une « aile-combinaison », ou combinaison ailée, le parachutiste qui s’y adonne se transforme en véritable planeur humain et peut atteindre jusqu’à 200 km/h ! Devant l’intérêt suscité par ce sport complètement délirant, la petite localité suisse de Stechelberg, dans la vallée de Lauterbrunnen (Jungfrau) organise la première Coupe du monde de saut en combinaison ailée, du 22 au 25 octobre prochain. Et à en juger par la vidéo qui précède, on peut s’attendre à des compétitions pour le moins… ébouriffantes. *** Mise à jour: un reportage de la chaîne Arte, où on traite notamment de la version hivernale du « wing suit base jump », mettant en vedette d’autres avions humains.