Articles par Chantal Hébert

Chantal Hébert

Quand la caricaturiste de l’Ottawa Sun, Sue Dewar, a dessiné un castor qui rongeait à belles dents la jambe artificielle de Lucien Bouchard, en 1995, elle a reçu des centaines de menaces de mort.

Prévu pour le 19 octobre, attendu par certains dès le printemps, mais inévitable d’ici la fin de l’année, le scrutin fédéral sera le grand rendez-vous politique de 2015.

S’il ne fallait retenir qu’une seule tendance lourde en politique canadienne, ce serait celle du retour en force de la marque de commerce libérale, dit Chantal Hébert.

Il y avait beaucoup d’inconnues à la clé de l’équation politique qui a récemment amené le chef libéral, Justin Trudeau, à suspendre deux députés — le Montréalais Massimo Pacetti et le Terre-Neuvien Scott Andrews —, parce qu’ils étaient soupçonnés de fautes graves à l’égard de deux collègues néo-démocrates.

L’après-22 octobre

8 novembre 2014

La date du 22 octobre 2014 — jour de la fusillade qui a ébranlé la colline du Parlement fédéral — est-elle appelée à passer à l’histoire comme le 11 septembre 2001 du Canada ?

L’ex-députée néo-démocrate ne sera pas celle qui réussira à barrer la route à Doug Ford à la mairie de Toronto.

Si Stephen Harper remportait son pari de faire élire un autre gouvernement majoritaire, les plus ambitieux de ses députés commenceraient la veillée funèbre de son leadership dès le lendemain du vote.

Dans le champ de ruines – pour reprendre l’expression de Jacques Parizeau – dans lequel se trouve le mouvement souverainiste québécois, les indépendantistes écossais ont planté un chêne.

Aujourd’hui, l’idée que le Bloc n’a plus de raison d’être est à peine moins répandue dans les officines souverainistes qu’au sein de l’électorat.

La tenue presque simultanée d’élections au Québec et en Ontario a illustré le gouffre entre leurs électorats et la culture politique du gouvernement fédéral de Stephen Harper.

Dans ses temps libres, qui sont nombreux étant donné la modestie de ses responsabilités de ministre d’État à la Petite Entreprise, Maxime Bernier se plaît parfois à jouer l’électron libre.

Depuis 1993, la langue de bois est devenue encore plus courante en politique, et peu de partis au Canada en ont abusé davantage que le PQ quand il a été question de la réalisation de son option, dit Chantal Hébert.

L’effet Flaherty

9 mai 2014

Il aura fallu des funérailles pour mettre fin à la longue lune de miel de Justin Trudeau.

Le Parti québécois n’a jamais vraiment fait son deuil de la défaite serrée du référendum de 1995. Depuis 20 ans, ses ténors en sont restés à la première phase, celle du déni, dit Chantal Hébert.

Philippe Couillard dispose de temps pour voir venir et passer à travers les intempéries qui l’attendent au tournant de l’UPAC et de la commission Charbonneau, mais sa lune de miel risque d’être courte.

Si le PLQ devait manquer le rendez-vous d’un gouvernement majoritaire, son retour aux affaires pourrait être mouvementé et, éventuellement, de courte durée.

La douche froide

4 avril 2014

Deux décennies après le dernier référendum, une majorité de Québécois — dont une frange importante d’électeurs qui ont voté oui en 1995 — résistent farouchement à l’idée de reprendre le débat sur l’avenir politique du Québec.

Depuis un mois, les stratèges du PQ ont travaillé fort pour les autres partis. Un peu plus et on croirait que les conseillers de Philippe Couillard ont élaboré le plan de match de Pauline Marois.

Un troisième sondage réalisé après le dernier débat suggère que le PQ perd des plumes aussi bien à la CAQ qu’à QS, pendant que le PLQ conserve sa mise.

«Mais non, je ne vous ferai pas de prédictions sur l’issue du vote de lundi. Voici plutôt les quatre scénarios les plus probables, conjugués avec l’avenir de chaque chef», dit Chantal Hébert. Et vous, quelle est votre prédiction ?

Pendant des mois, Pauline Marois et ses ministres ont affirmé que le recours à une clause dérogatoire n’était pas nécéssaire pour mettre en vigueur le projet de Charte des valeurs. Plus aujourd’hui.

Ce n’est pas par politesse pour Janette Bertrand que Pauline Marois ne se dissocie pas de ses fantasmes. Mais le devoir d’un chef de gouvernement n’est pas de cautionner n’importe quoi juste parce qu’on espère en tirer profit.

Dans cette campagne, la meilleure arme de chacun des principaux chefs, c’est l’épouvantail d’une victoire de son rival.

Trois ans plus tard, les sondages indiquent que la vaste majorité des électeurs qui ont fait la différence entre un gouvernement conservateur majoritaire ou minoritaire en 2011 en votant de façon stratégique le regrettent.