Articles par Pierre Fortin

Pierre Fortin

Il est impératif de rééquilibrer les finances publiques du Québec. Mais il faut se donner du temps pour réfléchir aux manières de mieux gérer l’État et pour les implanter.

Pour éviter l’échec, le gouvernement ferait mieux de présenter un plan crédible de réduction de l’endettement à moyen terme tout en évitant la précipitation à court terme.

Compte tenu de la situation financière actuelle du Québec, l’abolition des droits de scolarité universitaires est impossible à envisager. Mais c’est aussi une mauvaise idée en elle-même.

La disparité de rémunération entre le secteur municipal et le secteur provincial ne peut s’expliquer que par un rapport de force inégal favorisant les syndicats municipaux dans la négociation des conventions collectives avec les villes.

Uniques en Amérique du Nord, nos cégeps encouragent la persévérance scolaire et le développement économique régional, dit Pierre Fortin.

Pas du tout : le Canada investit autant que les États-Unis, et le Québec, autant que les six autres provinces non pétrolières, dit Pierre Fortin. Mais hors des secteurs du pétrole et du gaz naturel, la moyenne n’est pas très reluisante.

L’avance du Québec sur l’Ontario en matière de niveau de vie est réelle, mais menacée par le vieillissement plus rapide de sa population. Accélérer la productivité québécoise est le seul antidote possible.

En matière de consommation privée des ménages, le retard du niveau de vie du Québec par rapport à celui de l’Ontario était de 1 % en 2012.

C’est parce que la richesse des provinces pétrolières est hors norme et que la vraie richesse du Québec est sous-estimée, explique Pierre Fortin.

Taxer davantage, s’endetter plus, «tasser» les autres missions et aller supplier Ottawa ne nous permettront pas de résoudre le financement de la santé.

On entend souvent dire que la hausse de 65 milliards de dollars de la dette du Québec, de 2003 à 2014, a mené la province au bord du précipice financier.

Le budget du gouvernement provincial est pris en souricière. Il doit financer plus de dépenses avec moins de revenus ! Un texte de Pierre Fortin.

On compare souvent la performance économique des pays, des États ou des provinces. La plupart du temps, on oublie que la majeure partie de l’emploi et de la croissance est engendrée par l’activité des grandes agglomérations urbaines.

Les traces de la débâcle de 2008, année à laquelle la Caisse a perdu 25 % de l’avoir de ses déposants (ou 39,8 milliards de dollars), ont maintenant presque toutes été effacées.

Depuis 20 ans, la bonne performance du Québec en matière d’emploi a résulté de l’ascension spectaculaire du taux d’activité des femmes. Une analyse de Pierre Fortin.

Les hausses applicables à l’électricité résidentielle ont été nettement plus modérées que celles qui ont touché l’ensemble des autres biens et services.

Depuis 2007, la croissance économique a été plus rapide au Québec que dans les autres provinces non productrices de pétrole et aux États-Unis, explique Pierre Fortin.

Le problème avec les chiffres rapportés par le groupe de HEC, c’est qu’ils ne sont pas les bons et contiennent deux erreurs fondamentales, dit l’économiste Pierre Fortin.

La décision de reporter l’atteinte du déficit zéro à 2015 aura entraîné un gain pour l’économie, sans pour autant augmenter le fardeau de la dette publique, explique Pierre Fortin.

Non, pas vraiment. Le taux de croissance pour le Québec est historiquement plutôt faible, mais le mal est canadien, pas seulement québécois.

La tortue nord-américaine

5 décembre 2013

L’économie québécoise fonctionne à 96 % de son potentiel, celle des États-Unis et de l’Ontario, à 92 %. Mais la croissance demeure partout trop faible pour lancer une vraie reprise.

Depuis cinq ans, la persévérance scolaire a progressé rapidement au Québec, et « par les deux bouts ».

Le pourcentage de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises québécoises n’a augmenté que de quelques points en 25 ans. Si ces dernières ne font pas de progrès tangibles d’ici cinq ans, il faudra imposer un quota.

Amorcée il y a 25 ans, la « révolution tranquille du bonheur » est en marche au Québec. Le degré de satisfaction des Québécois à l’égard de la vie qu’ils mènent fait aujourd’hui d’eux la deuxième des nations les plus heureuses de la terre.