Culture

Silence de mort

Un double meurtre sème l’émoi dans un quartier paisible de Québec.

À quelques heures d’intervalle, les deux membres d’un couple ont été assassinés. L’homme a reçu une balle en plein front, sa femme a été étranglée. Basta ! La célèbre détective Maud Graham mène l’enquête. Elle découvrira rapidement qu’il s’agissait de gens peu appréciés du voisinage, notamment parce qu’ils étaient bruyants et très portés sur la fête. En règle générale, il n’y a presque rien d’autobiographique dans les romans de Chrystine Brouillet. Pas cette fois. Un voisin tonitruant n’est pas étranger à la trame de ce nouveau polar. Trop de décibels dans notre environnement immédiat « nous donnent l’impression d’être pris en otage dans notre propre demeure », dit la romancière. Pour un écrivain en mal de silence, le supplice est encore plus grand, plus insupportable. Il y a longtemps que Chrystine Brouillet, reine du polar au Québec, voulait écrire sur ce fléau trop peu connu qu’est la pollution sonore. Parions que ce nouvel épisode des aventures de Maud Graham fera beaucoup… de bruit. (Silence de mort, par Chrystine Brouillet, La courte échelle, 376 p., 29,95 $)