Culture

Les rendez-vous culturels

Le nouvel album de Damien Robitaille, un documentaire en hommage à un horticulteur et philanthrope, et une initiative qui encourage les jeunes autochtones à s’exprimer par le cinéma.

Une image du film Le jardinier. (Photo: Sébastien Chabot)
Une image du film Le jardinier. (Photo: Sébastien Chabot)

Jardin secret

Sur les hauteurs du mont Murray, dans Charlevoix, se trouvent les Quatre-Vents, huit hectares de jardins privés, de style anglais, auxquels aucune équipe de tournage n’avait jamais eu accès. Atteint d’une maladie pulmonaire incurable, l’âme des lieux, l’horticulteur et philanthrope Francis Cabot, accordait en 2011 une longue entrevue filmée au réalisateur Sébastien Chabot, qui en a tiré l’émouvant documentaire Le jardinier. Une ode à un aménagement composé par trois générations d’horticulteurs, mais aussi le portrait d’un homme, Cabot, dont l’amour inconditionnel pour la nature donne envie de mieux traiter celle qui nous entoure. (En salle le 17 mars)

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Damien Robitaille: mise à feu

LAT03_ARTS_04_ORIGINALE 800px«Tout feu, tout flamme», le pétillant premier extrait du quatrième album de Damien Robitaille, lancé en novembre dernier, annonçait un certain retour à l’essentiel pour l’auteur-compositeur-interprète franco-ontarien. Univers parallèles est en effet un disque plus épuré sur le plan des arrangements que le très orchestré Omniprésent (2012), de quoi ravir les amateurs de la première heure. L’inclassable chanteur, qui a une façon bien à lui de marier autodérision et profondeur, sera en tournée au Québec à compter du 17 mars, avec un arrêt fort attendu le 20 avril au Club Soda. (Album en vente le 7 avril)

Écoutez «Tout feu, tout flamme», premier extrait du disque.

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(Photo: Adsum Lab)
(Photo: Adsum Lab)

Cinéma de quartier

L’OSBL Wapikoni mobile, qui encourage les jeunes des Premières Nations à témoigner de ce qu’ils vivent par le truchement d’œuvres cinématographiques, contribue de façon originale au 375e de Montréal en déployant dans la ville un parc de vélos à trois roues munis d’un équipement de projection. Il crée ainsi, depuis quelques semaines, des moments de cinéma impromptus et accessibles à tous dans différents quartiers de la métropole. Le clou de l’activité aura lieu le 9 août, quand les triporteurs convergeront vers la place des Festivals dans le cadre du festival Présence autochtone. Pour la petite histoire, l’initiative s’inspire de celles de l’organisme australien Projector Bike, dont les triporteurs diffusent, depuis 2004, des films à teneur culturelle et sociale dans des lieux publics de nombreuses villes d’Australie.