Culture

Les rendez-vous culturels

Un film adapté d’un roman de Robert Lalonde, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil, et des militaires qui décompressent dans un hôtel de grand luxe à leur retour de mission.

Photos: Films Séville

Au nom de la mère

Un fils ne peut rien cacher à sa mère, dit-on. L’inverse n’est pas aussi vrai, ce que l’écrivain et comédien Robert Lalonde a brillamment illustré avec le récit C’est le cœur qui meurt en dernier, paru en 2013, où il parlait avec beaucoup de sincérité de sa mère à lui, personnage volubile et envahissant qui n’en est pas moins demeuré, jusqu’à sa mort, une énigme. De cette œuvre applaudie, le réalisateur Alexis Durand-Brault tire un film éponyme qui prend des libertés par rapport au livre, mais où la littérature agit, là encore, comme révélateur des secrets — parfois très lourds — d’une famille. On y verra dans le rôle principal Gabriel Sabourin, qui cosigne le scénario avec l’auteur, et d’autres acteurs de haut vol, dont Céline Bonnier, Denise Filiatrault et Sophie Lorain. (En salle le 14 avril)

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Cirque extrême

Le Cirque du Soleil hissait il y a peu, dans le Vieux-Port de Montréal, l’immense chapiteau qui accueillera à compter du 20 avril Volta, sa prochaine production. En faisant une large place aux sports d’action — dénomination plus douce et de plus en plus courante des sports extrêmes —, le spectacle introduit des disciplines qu’on a encore peu ou pas vues sur une piste de cirque, tels le parkour (franchissement d’obstacles) et le BMX «Flatland», preuve supplémentaire de l’irrésistible expansion de ces pratiques dans une ère en mal d’adrénaline. Pour la petite histoire, certains ont fait d’Ernest Hemingway le père des sports extrêmes, lui qui aurait dit: «Il y a seulement trois sports: la tauromachie, la course automobile et l’alpinisme; tous les autres ne sont que des jeux d’enfants.»

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Décompression cinq étoiles

Ces dernières années, plusieurs pays — dont le Canada — ont mis en place des «sas de décompression» destinés aux soldats revenant de missions dans des zones de combat. En France, le «sas» par lequel passaient les militaires de retour d’Afghanistan, avant le retrait des troupes du pays, en 2014, n’était rien de moins qu’un hôtel cinq étoiles de l’île de Chypre. Les scénaristes et réalisatrices françaises Delphine et Muriel Coulin (17 filles) y ont campé leur plus récent film, Voir du pays, où l’on suit Aurore et Marine, deux jeunes femmes qui passent trois jours dans le sas en question. Décompression ratée dans leur cas, puisque les épisodes les plus durs de la mission rejaillissent dans les discussions et engendrent de nouvelles violences. (En salle le 14 avril)