De la musique pour lire et écrire
Culture

De la musique pour lire et écrire

Si certains lecteurs et auteurs préfèrent le silence quand vient le temps de plonger dans le monde des mots, d’autres aiment se remplir les oreilles de musiques inspirantes. Claudia Larochelle nous propose des albums aux auras un peu magiques.

Il, par Jean-Michel Blais

Trop méconnu au Québec, ce pianiste de 31 ans originaire de Nicolet a commencé à écrire ses propres compositions à 11 ans, avant d’entrer à 16 ans au Conservatoire de musique de Trois-Rivières et de poursuivre une lancée qui le mène depuis partout en concert. C’est en avril 2016 que cet esprit libre nous proposait Il, un premier album qui plaira aux amoureux d’atmosphères mélancoliques.

En concert le 25 janvier à 20 h à la Maison de la culture Marie-Uguay.

Erik Satie : Avant-dernières pensées, par Alexandre Tharaud

Sorte de maître à penser de Jean-Michel Blais, entre autres, Erik Satie, grand pianiste et compositeur du XIXe siècle, est principalement connu pour ses fameuses Gnossiennes et Gymnopédies. Une partie de son œuvre, combinée à l’immense talent du Français Alexandre Tharaud, crée les conditions idéales pour entrer dans la prose, la nôtre ou celle des autres. Cet album précieux est générateur de création. À conserver près de soi toute une vie.

Semper Femina, par Laura Marling

Chanteuse et compositrice anglaise de 27 ans, Laura Marling célèbre la féminité sur fond de sonorités folks et d’arrangements envoûtants. Oui, ses albums renferment des textes brillants, ce qui peut nuire à une certaine concentration. Mais sa voix est ensorcelante, elle entre dans la tête sans s’imposer, ce qui rend son écoute complémentaire à n’importe quelle lancée créative.

Suites pour violoncelle seul, de J.-S. Bach, par Yo-Yo Ma

Une pléthore d’études démontrent les effets bénéfiques de la musique classique sur notre cerveau. Parmi les monuments de la composition, Bach fait partie de ceux qui rendent les idées plus claires. Ses suites interprétées par le violoncelliste d’origine chinoise Yo-Yo Ma chassent les nuages noirs, structurent la pensée en cas de page blanche ou de brouillons indéchiffrables. Idéal pour rehausser la rigueur et l’esprit logique.

Pianoscope, par Alexandra Stréliski

Ses pièces ont été entendues dans quelques films et séries télé, notamment dans le Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée ou lors de la cérémonie des oscars en 2014. Pianiste et compositrice montréalaise de grand talent, Alexandra Stréliski évoque le rêve, le passage du temps, l’intimité… Idéal à écouter en écrivant un premier jet ou en lisant des œuvres poétiques.

Star Wars : The Last Jedi, par John Williams

Vous voulez entrer dans des mondes fantastiques, des histoires de science-fiction, des romans d’anticipation, des dystopies et, bien sûr, vous aimez la saga Star Wars ? Inutile de chercher plus loin la musique qu’il vous faut pour agrémenter votre temps de lecture ou d’écriture. Les 20 pièces de la bande originale du film de Rian Johnson, sorti en décembre dernier, frappent l’imaginaire… et peuvent bien sûr évoquer l’enfance chez certains amateurs.