En librairie : Bojangles, Adam et Myre
Culture

En librairie : Bojangles, Adam et Myre

Une adaptation graphique d’un best-seller, un roman exploratoire énigmatique et une nouvelliste à la plume acérée.

En attendant Bojangles, adapté par Ingrid Chabbert et Carole Maurel, Steinkis, 131 p.

À sa sortie, il y a deux ans, le roman En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut, a connu un succès instantané en raison de ses personnages touchants : la mère fantasque qui se réinvente chaque jour, le père qui suit la valse, et le fils qui doit vivre dans le monde de ses parents et dans l’autre, plus traditionnel. Voilà qu’une adaptation graphique du best-seller est parue, le dotant de couleurs plus belles encore que celles qu’on aurait pu imaginer.

Chanson de la ville silencieuse, par Olivier Adam, Flammarion, 219 p.

Une éditrice part sur les traces de son père, un chanteur célèbre porté disparu. Se fiant à une photographie où elle croit l’apercevoir, elle se surprend à l’espérer, portant en elle la petite fille qui tente de saisir le paternel aimé et peut-être trouver enfin des réponses à tant de questions. Comme un air mélancolique de Delerm ou de Gainsbourg, ce roman énigmatique explore les liens du sang entre douceur et déchirements.

L’allumeuse, par Suzanne Myre, Marchand de feuilles, 205 p.

Myre fait partie de nos grandes nouvellistes. Plume acérée, drôle et déroutante, elle a tout pour marquer les esprits, comme dans ce nouveau recueil où des héroïnes sortent les griffes pour retrouver espoir en la vie. Qu’elles soient aux aguets, soucieuses, fortes ou fragilisées, elles touchent le cœur de ceux qui s’aventurent dans leur monde. Rares sont les auteurs qui maîtrisent aussi bien l’art de créer un univers en si peu de mots.

Une fois, un type m’a demandé de réciter des prières pendant qu’il était sur moi, ça l’excitait. C’est fou de voir que ce qui plaît aux hommes est aussi ce qui les humilie le plus.

Tiré du recueil L’allumeuse