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Des bleuets ? Non, des camerises

Un nouveau petit fruit gagne en popularité dans les champs du Québec : la camerise, dont la forme s’apparente à celle d’un bleuet allongé.

camerises_largeUn nouveau petit fruit gagne en popularité dans les champs du Québec : la camerise, dont la forme s’apparente à celle d’un bleuet allongé. Depuis l’an dernier seulement, le nombre de plants de camerisiers cultivés est passé de 260 000 à 460 000. Le tiers des arbustes se trouvent au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où 65 producteurs se sont lancés dans la culture de cette baie d’origine russe.

La camerise — qui se déguste en confitures, tartes ou gâteaux — est en outre un antioxydant plus puissant que le bleuet. L’arbuste qui la produit peut survivre à des températures allant jusqu’à – 47 °C et ses fleurs résistent au gel jusqu’à – 7 °C, ce qui est idéal pour le climat nordique du Québec.

Les producteurs visent surtout les marchés d’exportation. Des ententes ont déjà été signées avec des importateurs asiatiques. Les Japonais, entre autres, raffolent de ce petit fruit bleu, dont la saveur aigre-douce rappelle celle du bleuet, de la canneberge et de la framboise. Au Québec, on devrait voir apparaître dès l’an prochain des produits transformés à base de camerises, dit André Gagnon, arboriculteur et porte-parole de Boréalis Nature Fruit, un regroupement de producteurs de petits fruits du Lac-Saint-Jean.