Affaires et économie

Qui veut produire du lait bio ?

L’attrait des consommateurs est croissant, mais les producteurs peinent à suffire à la demande.

(Photo: iStockPhoto)

La production de lait biologique au Québec, qui représente à peine 1 % de toute la production laitière, doublera d’ici 2023, pour atteindre 83,7 millions de litres par an. Bien qu’encore embryonnaire, cette production n’en a pas moins le vent en poupe. L’attrait des consommateurs pour le lait, le yogourt et le fromage bios est tel que les 111 producteurs de lait bio québécois peinent à suffire à la demande, qui croît de 10 % par année.

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Le Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec a donc lancé il y a quelques mois une campagne de séduction pour convaincre les producteurs traditionnels de prendre le virage biologique. Les Producteurs de lait du Québec, le regroupement qui achète tout le lait produit dans la province et se charge ensuite de la revente, offrent une « prime bio » de 22 dollars l’hectolitre aux producteurs, soit environ 30 % de plus que ce qu’ils paient pour le lait ordinaire.

La stratégie semble donner des résultats, car une vingtaine de producteurs sont en train de se convertir au bio. Pour obtenir la certification biologique, ils doivent avoir cessé d’utiliser des pesticides, herbicides et engrais chimiques dans leurs champs depuis trois ans, et nourrir leurs vaches depuis un an avec du foin et de la moulée biologiques. Le cheptel doit avoir accès au pâturage en été et, l’hiver, être libre de bouger au moins deux fois par semaine (certaines vaches sont attachées en permanence en agriculture traditionnelle).