Mitch Garber : Prêcher par l'exemple [BALADO]
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Mitch Garber : Prêcher par l’exemple [BALADO]

L’émission Dans l’œil du dragon, à Radio-Canada, a fait connaître cet homme d’affaires aux Québécois. Depuis, il utilise sa notoriété pour promouvoir trois causes : la persévérance scolaire, la philanthropie et le rapprochement entre francophones et anglophones.

21 %

Au Québec, un élève sur cinq n’obtient pas son diplôme d’études secondaires à l’intérieur de sept ans. Et ça rend fou Mitch Garber, qui en a fait une cause personnelle. Il se rend dans les écoles pour transmettre son message aux jeunes : « L’éthique de travail et les connaissances sont plus importantes que le talent. Dans ma carrière, je n’ai connu personne qui a trop appris. »

Il a récemment soulevé une petite tempête en suggérant de verser 1 000 dollars à chaque diplômé du secondaire. Une idée qu’ont repoussée les autorités. Mais Mitch Garber a atteint son objectif. « J’y crois, parce qu’à 17 ans, tu es motivé par l’argent. On n’aime pas mon idée ? So what ? On a parlé du décrochage scolaire pendant une semaine ! Au moins, ça force les gens à y réfléchir. »

1 000 000 $

Mitch Garber s’est engagé à verser au moins un million de dollars par année à des œuvres de charité. « Les riches n’ont pas l’obligation de donner à des causes sociales, mais ils en ont le devoir moral », croit-il.

En 2016, lorsqu’il était coprésident de la campagne de Centraide avec Isabelle Marcoux, il a toutefois laissé celle-ci solliciter les gens d’affaires, afin de se concentrer sur les employés. Pendant des mois, il a multiplié les discours dans les usines et les bureaux du centre-ville. « Je leur demandais de donner selon leur capacité, que ce soit 5 ou 1 000 dollars. Je leur disais : “Si vous avez du travail, trois repas par jour, une maison et des vêtements, vous faites partie du 1 % de chanceux dans le monde.” Et le message était très bien reçu. »

12 %

Un peu plus d’un Québécois sur 10 a comme langue première l’anglais et peine à comprendre le français. De quoi décourager l’Anglo-Montréalais Mitch Garber, marié à une Franco-Québécoise et qui a appris le français dans la vingtaine. Il s’est donné comme mission de rapprocher les deux communautés linguistiques, en participant au débat public en français et en discutant avec les anglophones.

« Au Québec, 70 % de la culture est en français. Si les anglophones ne s’ouvrent pas à l’autre langue, ils sont en quelque sorte des étrangers dans leur propre province. C’est aussi vrai pour les francophones, qui devraient parler avec leurs voisins anglophones », affirme celui qui se dit en accord avec la loi 101.

Il s’agit avant tout d’une question de respect, pense-t-il. « Jamais je ne parlerais en anglais avec un francophone. Mais tous les anglophones ne pensent pas comme ça. Si quelqu’un est au Québec depuis 50 ans et ne parle pas le français, les francophones et moi, on a le droit d’être irrités. »