La Chine ferme ses portes au recyclage
Affaires et économie

La Chine ferme ses portes au recyclage

Qu’adviendra-t-il du contenu de nos bacs ?

Le 1er janvier, la Chine fermera ses frontières aux « déchets étrangers ». Une véritable catastrophe pour l’industrie mondiale du recyclage, qui voit ainsi son plus important client lui tourner le dos.

Le Québec n’est pas épargné. L’Empire du Milieu a acheté près de la moitié des 707 000 tonnes de papier et carton récupérées par les centres de tri de la province en 2015. Pour ces derniers, la décision des Chinois signifie un manque à gagner de 40,7 millions de dollars, qu’il est urgent de combler avec de nouveaux clients.

Certains centres de tri s’en tirent mieux que d’autres. Tricentris et la Société VIA, qui desservent près de 400 villes et municipalités au Québec, parviennent à écouler leur stock sur d’autres marchés grâce à un triage de meilleure qualité. Mais ailleurs, les tonnes de papier et carton s’accumulent déjà.

Cela ne signifie pas qu’il faille arrêter de récupérer. Recyc-Québec cherche des solutions pour améliorer le tri des matières et s’engage à ne pas enfouir ou incinérer le moindre bout de papier, « même en dernier recours ».