À la poursuite du diamant vert
Monde

À la poursuite du diamant vert

Les émeraudes colombiennes sont considérées comme les plus belles du monde. Autrefois exploitées par des gangs criminels, les mines du pays passent aujourd’hui sous contrôle d’entreprises étrangères. Un bouleversement qui ne se fait pas sans heurts. 

Le 4 x 4 blindé, escorté par deux agents de sécurité à moto, arrive au petit aéroport en périphérie de Bogotá. Charles Burgess, président de la société américaine Minería Texas Colombia (MTC), en descend pour monter aussitôt dans l’hélicoptère qui l’attend. Plusieurs fois par mois, cet ancien marine et diplomate américain de 62 ans s’envole en direction de Muzo, surnommée la « capitale des émeraudes » par les Colombiens. Dans cette bourgade nichée au creux des montagnes, à 180 km en voiture au nord de Bogotá, se trouve la plus grande mine d’émeraudes du pays. Une des rares à avoir été vendue à des intérêts étrangers, avec l’accord de l’État, qui veut ravoir la mainmise sur cette industrie où sévissent encore trop d’exploitants illégaux. Et avec la bénédiction d’un homme d’affaires colombien à la réputation sulfureuse, surnommé le « tsar des émeraudes ».

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