Politique

Course à la chefferie du PQ: qui y sera, qui n’y sera pas

Il semble que Véronique Hivon soit plus prête qu’il n’y paraît.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Ainsi, Véronique Hivon serait en réflexion. C’est ce qu’elle a affirmé en marge du caucus spécial qui a permis à Sylvain Gaudreault de devenir chef intérimaire du Parti québécois.

Mais il semble que Mme Hivon soit plus prête qu’il n’y paraît. En fin d’après-midi, vendredi, son attachée de presse m’a envoyé par mégarde une proposition de campagne publicitaire qui pourrait être utilisée lors du lancement de sa candidature. On y lit le slogan «Faisons-nous confiance», suivi du mot-clic #hivon, sur fond très tendance turquoise, bleu et mauve.

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De plus, l’équipe de campagne de Mme Hivon serait déjà formée. Pour les communications, elle aurait recruté d’anciens collaborateurs péquistes égarés lors du règne de Pierre Karl Péladeau. À voir son niveau d’organisation, celle qui disait pouvoir «voler de ses propres ailes» devrait quitter le nid dans les prochains jours.


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Quant à Alexandre Cloutier, il dit que sa décision est prise, mais qu’il veut l’annoncer au moment où sa conjointe sera à ses côtés. S’il n’avait pas l’intention de se lancer, pourquoi diable aurait-il besoin de sa conjointe pour le dire?

Reste Martine Ouellet, qui affirmait vouloir défendre l’héritage économique laissé par PKP lui-même. Son site Internet de la dernière campagne au leadership, martineouellet.quebec, est toujours en ligne. D’ailleurs, elle doit tenir lundi une conférence de presse où elle présentera son «plan de développement économique intelligent». Plutôt étrange pour la porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, stratégie maritime et électrification des transports. Sans compter que l’événement de lundi est organisé par son bureau de circonscription et que le cabinet du chef de l’opposition n’est pas au courant.


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Autre certitude, Bernard Drainville ne sera pas candidat. Il soutenait vendredi que sa priorité était d’être leader de l’opposition. Il a obtenu le poste. Mais le message laissé par son épouse, Martine Forand, sur sa page Facebook laissait peu d’équivoque.

«Mon amoureux ne sera pas candidat à la course à la chefferie du Parti québécois. Je sais qu’il le fait beaucoup, beaucoup pour nos 3 enfants et beaucoup, beaucoup pour moi. Merci mon amour, quelle belle preuve d’amour», écrivait-elle.

C’est peut-être ça, le véritable héritage de Pierre Karl Péladeau…