Le nouveau « bunker » de l'OTAN
Politique

Le nouveau « bunker » de l’OTAN

Une visite guidée du nouveau siège social de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), inauguré en mai dernier à Bruxelles.

Le bâtiment représente deux mains entrecroisées, afin de symboliser l’unité et la coopération entre les 29 pays membres, dont le Canada.

Sa superficie équivaut à 25 terrains de football (254 000 m2). Les huit longues ailes — qui forment les « doigts » — sont reliées à un atrium central de 50 m de hauteur. Parcourir la rue intérieure à pied d’un bout à l’autre demande 20 minutes.

500 visiteurs y passent chaque jour.

3 700 personnes travaillent dans les nouveaux bâtiments, dont 56 Canadiens (24 fonctionnaires des Affaires étrangères et 32 militaires).

Depuis la construction de l’ancien quartier général, en 1967, 14 nations se sont ajoutées à l’alliance, de sorte qu’en raison d’un manque d’espace, un bureau sur cinq se trouvait dans un module provisoire.

Sa façade vitrée protège du soleil, de la chaleur et du froid. Son armature en béton doit résister à tous les types d’explosions.

L’OTAN a été créée en 1949 afin de garantir la liberté et la sécurité de ses membres par des moyens politiques et militaires. Les pays membres s’engagent à se protéger mutuellement.

30 000 m: c’est la superficie du sous-sol, équipé d’appareils ultramodernes, qui sont gardés secrets.

Le Canada fournit 165 millions de dollars au budget annuel de fonctionnement de l’OTAN, sur un budget total de 3,3 milliards de dollars canadiens.

On y trouve 1 000 caméras de surveillance, 18 salles de visioconférence, 34 salles de réunion, 1 piscine, 1 piste d’athlétisme, 1 court de tennis en terre battue.

Lancé en 2010, le chantier devait coûter 460 millions d’euros. La facture finale frôlera plutôt le 1,3 milliard d’euros. Le Canada y contribuera à hauteur de 97 millions de dollars (5,1 %). Ottawa devra également assumer la facture d’aménagement des locaux de sa délégation.