Santé et Science

Comment vivre pour toujours…

Oublions les crèmes miracles et autres élixirs de jouvence. Voici du solide, conçu pour faire de nous des bataillons de centenaires actifs.

8 FAÇONS DE RETARDER LE VIEILLISSEMENT

Soulevez des poids et haltères
Les muscles n’aident pas qu’à faire des déménagements ou à flirter au gymnase : ils servent aussi de bouclier contre des pathologies liées au vieillissement, comme les maladies cardiaques, le cancer et le diabète. La masse musculaire commence à décroître dès l’âge de 25 ans et chute d’environ 10 % par décennie à partir de 40 ans. Des exercices de musculation peuvent renverser la tendance.

Allez hop, bougez !
Pas encore convaincu de l’importance de l’exercice physique ? Le simple fait de marcher, de nager ou d’enfourcher son vélo régulièrement réduit les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer et de dépression, tout en augmentant le désir sexuel…

Faites l’amour plus souvent !
Une étude menée par des chercheurs de l’Université Queen’s de Belfast auprès d’un millier d’hommes de 45 à 59 ans révèle les vertus d’une vie sexuelle active. Avoir trois rapports sexuels ou plus par semaine réduit de moitié le risque de subir une crise cardiaque ou un accident cérébrovasculaire.

Prenez de la vitamine D
Consommer quotidiennement 1 100 unités internationales (UI) de vitamine D diminue le risque de contracter divers cancers, selon une étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition. Simplement s’exposer au soleil quelques minutes l’été suffit à faire le plein de vitamine D. La Société canadienne du cancer recommande la prise de suppléments à l’automne et à l’hiver.

Utilisez la soie dentaire
Les dentistes s’évertuent à le dire : soignez votre hygiène buccale. Des recherches démontrent que les maladies des gencives sont des signes précurseurs d’une foule d’autres maladies plus graves. Ceux qui souffrent de gingivite ou de parodontite ont souvent un système immunitaire affaibli et sont aussi plus susceptibles de subir une crise cardiaque ou un accident cérébrovasculaire.

Prenez le temps de dormir
Dormir moins de six heures par nuit augmente substantiellement le risque de décès, selon une étude menée par l’Université de Californie à San Diego. Les insomniaques souffrent plus souvent d’hypertension et sont aussi plus sensibles au stress…

Mangez mieux, mangez peu
Manger moins améliore la santé, retarde le vieillissement et accroît l’espérance de vie. Maintes fois étudiée chez les animaux, la restriction calorique a aussi des bienfaits chez les humains, d’après une étude publiée par le Journal of the American College of Cardiology. Mais encore faut-il suivre un régime de haute qualité nutritionnelle.

Exercez vos neurones !
Stimuler le cerveau, c’est aussi aider à le préserver ! Maintenir des activités mentales complexes — comme apprendre une nouvelle langue — tout au long de la vie permettrait de réduire de moitié le risque de maladies neurodégénératives, selon une étude parue dans la revue Psychological Medicine.

6 PROMESSES DE LA SCIENCE

Cellules souches
Et si l’humain pouvait s’« autoréparer » ? Les chercheurs connaissent depuis un bon moment le potentiel extraordinaire des cellules souches, capables de se reproduire et de se transformer en une multitude de cellules spécialisées, comme celles du foie, du cerveau et du pancréas. Qu’elles soient prélevées sur des embryons humains (une pratique controversée) ou sur des ovules, ou encore qu’elles soient « fabriquées » en laboratoire à partir de cellules adultes, les cellules souches permettront peut-être un jour de remplacer les parties endommagées de notre corps. « Elles ne serviront pas d’abord à prolonger la vie, mais à soigner les malades, par exemple en produisant des cellules de rechange pour les tissus cardiaques », précise le chercheur Marc-André Sirard, de l’Université Laval.

Thérapie génique
Connaître la composition de nos gènes, en corriger les anomalies… Les promesses de la thérapie génique sont multiples. D’abord imaginée pour traiter des maladies héréditaires, celle-ci vise aujourd’hui à réparer tout gène défectueux. La technique la plus courante consiste à utiliser des virus modifiés pour transporter un gène thérapeutique. La plupart des essais cliniques portent sur le traitement du cancer, mais la thérapie génique pourrait aussi permettre, notamment, de soigner les troubles du système nerveux ou les affections cardiaques.
Une autre méthode consiste à insérer dans le noyau d’une cellule humaine un 47e chromosome (l’humain en compte normalement 46). Ce minichromosome artificiel pourrait contenir des gènes servant à corriger des maladies génétiques. Mais il pourrait aussi, théoriquement, être utilisé pour modifier les attributs physiques d’une personne, comme la couleur des yeux, des cheveux ou de la peau…

Pharmacogénomique
Des médicaments créés ou adaptés pour convenir au profil génétique particulier des patients, c’est ce que promet d’accomplir la pharmacogénomique, un champ de recherche en pleine ébullition qui pourrait révolutionner l’industrie des médicaments. À terme, cela permettrait de réduire, voire d’éliminer, les effets indésirables des traitements.

Nanotechnologie
D’ici quelques décennies, des nanorobots (invisibles à l’œil nu) pourraient naviguer dans le système lymphatique, à la poursuite de tumeurs, de bactéries et de virus à éliminer. Ils pourraient aussi « livrer » des médicaments dans un point précis du corps.

Prothèses et implants du futur
Cristallins, coudes, hanches, genoux artificiels : des millions de personnes vivent avec des prothèses. De nouveaux matériaux permettront d’en améliorer grandement l’efficacité et la durée. Les diamants artificiels, dont le coût de production baisse sans cesse, suscitent un grand intérêt en raison de leurs propriétés exceptionnelles. Biocompatibles et connus pour leur dureté à toute épreuve, ils servent déjà d’enduit à certaines prothèses. Ils pourraient être employés dans la fabrication d’implants « intelligents », capables par exemple d’interagir avec des ordinateurs pour administrer des médicaments ou en modifier le dosage. De nouvelles générations de neuroprothèses, comparables aux implants cochléaires pour malentendants, pourraient aussi redonner la vue à des aveugles.

Resvératrol
La fameuse substance aux pouvoirs antioxydants contenue dans le vin rouge est déjà offerte sous forme de supplément alimentaire et elle pourrait bientôt faire partie de la liste des médicaments homologués. Des études ont démontré que ce composé chimique, le resvératrol, permet de contrer les effets néfastes de l’obésité sur les souris et d’allonger leur espérance de vie. La société de biotechnologie américaine Sirtris procède à des essais cliniques sur des humains. Puisque la Food and Drug Administration, l’agence américaine du médicament, ne considère pas l’âge comme une maladie, elle ne permettra pas la commercialisation d’un médicament antivieillissement. Sirtris le teste donc comme médicament contre le diabète… Le resvératrol pourrait aussi aider à vaincre des cellules cancéreuses.