Santé et Science

Les actualités santé

Vivre près d’un réseau routier très fréquenté ferait augmenter le risque de souffrir de démence, la première langue que les bébés entendent s’imprime dans leur cerveau, et on fabrique maintenant des parties d’estomac en laboratoire…

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Un bouchon dans le cerveau

Vivre à moins de 50 m d’un axe routier très fréquenté augmenterait de 7 % le risque de souffrir de démence. À une distance de 50 à 100 m, le risque grimperait plutôt de 4 %. C’est la conclusion d’une étude menée par l’agence de Santé publique de l’Ontario, publiée dans la revue The Lancet. Des polluants, comme le dioxyde d’azote et les particules fines, sont montrés du doigt. Le bruit pourrait aussi être en cause. Pour tirer leurs conclusions, les chercheurs ont croisé des données sur la santé de 2,2 millions d’Ontariens âgés de 55 à 85 ans avec le code postal de ces derniers.

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(Photo: iStockphoto)
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Imprimé dans la tête

On reste imprégné de la langue qu’on a entendue au cours des premiers mois de sa vie, même si on ne l’a jamais parlée. C’est ce que conclut une équipe de l’Université de Séoul qui s’est intéressée à des adultes néerlandais adoptés en Corée en bas âge. Les participants ont montré des aptitudes supérieures pour la prononciation de consonnes typiquement coréennes.

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Le nucléaire, un luxe ?

Les médecins canadiens spécialisés en médecine nucléaire sonnent l’alarme. La fermeture récente du réacteur nucléaire de Chalk River, en Ontario, pourrait multiplier par 10 le coût des isotopes médicaux. Formés de matières radioactives, ces isotopes sont utilisés en imagerie médicale pour dépister des cancers et des problèmes cardiaques, entre autres. L’Association canadienne de médecine nucléaire craint que la hausse fulgurante des prix n’incite les hôpitaux à remplacer des scintigraphies (des tests d’imagerie qui néces­sitent des isotopes médicaux) par d’autres techniques, comme la tomodensi­tométrie (un scan aux rayons X). Or, la tomo­densito­métrie est moins précise et expose les patients à beaucoup plus de radiations.

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Combien le litre ?

Le nombre de dons de sang non rémunérés a chuté de façon considérable en Saskatchewan depuis qu’une clinique privée y a ouvert ses portes en février 2016, constate la Société canadienne du sang.

L’entreprise Canadian Plasma Resources offre des chèques-cadeaux d’une valeur de 25 dollars en échange de quelques litres du précieux liquide, qu’elle revend ensuite à des sociétés privées. L’entreprise compte ouvrir une dizaine d’autres cliniques au pays au cours des prochaines années. L’Ontario et le Québec ont tous deux adopté des lois pour proscrire les dons de sang rémunérés, mais pas les autres provinces.

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Estomac made in labo

Une équipe du centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinnati a fabriqué une partie d’estomac humain en laboratoire. Les chercheurs ont manipulé des cellules souches pour les pousser à former des cellules gastriques. L’estomac peut sécréter des enzymes ou de l’acide chlorhydrique, utiles pour la digestion. À court terme, ces estomacs « faits maison » ne sont pas destinés à des transplantations. Ils serviront plutôt à mesurer l’effet de certains médicaments sur l’estomac ou à étudier l’évolution de maladies gastro-intestinales.